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FRANÇOISE MBANGO ETONE : « Mener les jeunes vers ces professions du sport encore méconnues »

Quels sont les débouchés professionnels disponibles pour les jeunes au sein de l’industrie sportive camerounaise ?
Le sport regorge de nombreux métiers encore méconnus des jeunes. Ce camp de formation leur permet donc de mieux connaître ces métiers, de comprendre l’impact et l’importance d’une formation longue et académique, et de les encourager à se former et à s’engager dans l’entrepreneuriat dans ce domaine. Certains métiers dans le domaine du sport leur sont ainsi présentés pendant cette période de formation. Par exemple, la kinésithérapie, la médecine du sport, les experts en droit du sport, les négociateurs de contrats sportifs, la diététique sportive et les nutritionnistes spécialisés dans le sport. Ce sont des métiers variés qu’ils découvrent au camp, et cette exposition leur permet de choisir la voie de formation qui pourrait les mener vers ces professions encore largement méconnues. Comme nous l’avons vu tout à l’heure lors de la présentation, par exemple, la médecine est un domaine vaste, mais il existe une spécialisation dans la médecine sportive. Au-delà d’une formation généraliste, il est possible de se spécialiser dans ce type de métier. L’enjeu est d’abord de sensibiliser et d’informer les jeunes sur les possibilités de formation.
Le sport peut-il être un moteur de développement ?
Chacun d’entre nous, je pense, doit, d’une manière ou d’une autre, apporter un minimum, aussi modeste soit-il, pour justement contribuer à poser des bases solides pour que le sport devienne véritablement un moteur de développement et ait un impact concret sur l’économie. À ce titre, il m’a toujours semblé regrettable de ne pas pouvoir être utile à notre mouvement sportif, camerounais et africain, car je n’étais impliqué nulle part. Vous le savez sans doute : vous ne me voyez dans aucune structure ou initiative sportive, que ce soit au Cameroun ou en Afrique, malgré tous mes titres. Cependant, cela ne m’a pas empêché de trouver un moyen d’aider cette jeunesse et de soutenir notre sport camerounais.
Qu’est-ce que vous avez fait pour le développement du mouvement sportif camerounais ?
Après quinze années de sport de haut niveau et de nombreuses victoires, j’ai voulu mettre cette expérience au service de la nation et des jeunes. Au Cameroun, le sport est une véritable culture. Tout le monde aime le sport, pratiquants ou non, chacun apprécie une discipline et vibre pour le sport. C’est l’un des rares domaines où l’on peut vraiment rassembler les gens et créer une unanimité. On l’a vu à Paris (pendant les Jeux Olympiques, Ndlr), pendant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), et même tous les week-ends dans nos clubs locaux. Le sport reste un puissant vecteur d’unité. Dans cette optique, j’ai voulu être utile en transmettant ce que j’ai appris durant ces années et en laissant un patrimoine pour la jeunesse camerounaise et le mouvement sportif. J’ai donc créé le programme « African Jump », qui travaille dans trois secteurs d’activité. Le premier est évidemment le sport, où nous agissons principalement dans la détection et l’accompagnement des talents, ainsi que dans les activités spécifiques à ce domaine. Dans le secteur de l’éducation, j’ai développé deux projets. Le premier vise à encourager la jeunesse au bilinguisme en offrant des bibliothèques dans les écoles, projet que je mène depuis au moins huit ans dans plusieurs régions. Le second, plus ambitieux, est l’ouverture d’un institut d’éducation physique et sportive pour accompagner l’État dans sa mission de formation des jeunes aux métiers du sport. Cet établissement, l’Institut Françoise Mbango, est le premier à recevoir les agréments du ministère de l’Enseignement supérieur, pour la tutelle académique, et du ministère des Sports et de l’Éducation physique, pour la tutelle technique. Ainsi, nous sommes habilités à délivrer des diplômes d’État et comptons déjà trois promotions de diplômés en BTS, ainsi qu’une promotion en management des organisations sportives pour les licences, sous la tutelle de l’université de Ngaoundéré. Nous en sommes maintenant à notre cinquième année. J’ai ouvert cet institut de sport, qui entre maintenant dans sa cinquième année d’existence. Nous avons déjà eu trois promotions, dont 100 % en BTS, et la première promotion en licence de management des organisations, sous la tutelle de l’Université de Ngaoundéré. À l’institut, nous accueillons ceux qui sont qualifiés pour des formations de niveau supérieur, c’est-à-dire ayant le baccalauréat ou un niveau équivalent. Nous offrons plusieurs filières, comme celles des Sciences et Techniques des Activités Physiques et sportives (STAPS), qui forme des professeurs de sport et des entraîneurs sportifs, et le management du sport, qui prépare à la gestion des infrastructures sportives. J’ai également ouvert un centre de formation professionnelle, car j’ai constaté que beaucoup de jeunes passionnés par le sport ne possèdent pas le baccalauréat, condition nécessaire pour intégrer l’enseignement supérieur. Nous avons eu l’honneur de recevoir l’agrément du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui est venu aujourd’hui à l’Institut pour marquer son soutien. C’est une grande avancée dans ma carrière, car ce centre permet de lancer un programme de formation pour les jeunes. Nous avons compris que, pour beaucoup d’entre eux, les métiers du sport restent peu connus. Ainsi, en plus de former les athlètes, nous avons lancé une campagne de découverte des métiers du sport pour ceux qui souhaitent travailler dans ce domaine sans être eux-mêmes sportifs de haut niveau. Nous avons donc accueilli cette semaine le ministre de l’Emploi et la Formation professionnelle, ainsi qu’une cinquantaine de jeunes pour une formation de deux semaines, bien que plus d’une centaine soient venus. À l’issue de ce camp, ils auront une meilleure compréhension des possibilités professionnelles dans le domaine sportif et pourront envisager des formations spécialisées. De plus, nous développons constamment de nouvelles formations au sein de l’institut pour permettre aux jeunes de se former ici, au Cameroun, avec la perspective d’approfondir leurs connaissances à l’étranger par la suite.
Comment les sportifs de haut niveau peuvent-ils contribuer au développement du mouvement sportif dans leur pays ?
Je pense qu’il est important de montrer ce que l’on peut accomplir en tant que sportif de haut niveau, quel que soit notre parcours. Nous avons tous quelque chose à offrir à notre pays. Je suis fier d’avoir trouvé une voie pour contribuer, par l’expérience que j’ai acquise, au développement du mouvement sportif camerounais, avec l’espoir d’un soutien durable pour un impact réel.
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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison

Une jeune femme de 26 ans, sans lien avec les faits, a perdu la vie après avoir été touchée par une balle perdue. Plusieurs années après le drame, la justice a rendu un verdict particulièrement sévère contre l’auteur des tirs, qui était âgé de seulement 15 ans au moment des faits.
Une victime innocente prise dans une fusillade
Dayla, 26 ans, se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Une fusillade a éclaté et une balle perdue l’a mortellement atteinte, alors qu’elle n’avait aucun lien avec les personnes impliquées dans les violences.
Sa mort avait profondément choqué la population et relancé le débat sur les conséquences dramatiques des armes à feu et de la violence chez les jeunes.
Une condamnation exceptionnelle
Le tireur, qui n’avait que 15 ans au moment des faits, a finalement été condamné à une peine cumulée de 100 ans de prison par la justice américaine.
Même si cette peine paraît spectaculaire, le système judiciaire des États-Unis permet de cumuler plusieurs condamnations pour différentes infractions liées à une même affaire, ce qui explique ce total particulièrement élevé.
Une affaire qui marque les esprits
Ce dossier rappelle une nouvelle fois les conséquences tragiques des fusillades, où des personnes totalement étrangères aux conflits deviennent des victimes.
La condamnation prononcée traduit la volonté de la justice de sanctionner sévèrement les crimes commis avec des armes à feu, même lorsque leur auteur était mineur au moment des faits.
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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs

Une vive polémique agite les réseaux sociaux après la diffusion de supposées captures d’écran de conversations attribuées à un pasteur et à une jeune femme. Les images ont été largement partagées sur plusieurs plateformes, suscitant de nombreuses réactions.
À ce stade, l’authenticité de ces captures d’écran n’a pas été officiellement confirmée. Les personnes concernées ne se sont pas publiquement exprimées, et aucune décision de justice ou communication officielle n’a permis de vérifier les accusations relayées en ligne.
Cette affaire relance le débat sur la diffusion de contenus privés sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes appellent à la prudence, rappelant qu’il est important de ne pas tirer de conclusions avant que les faits ne soient établis.



Une polémique est née après la diffusion de supposées captures d’écran impliquant un pasteur et une jeune femme. Les faits restent à confirmer.
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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA

Le Cameroun fait face à une accumulation de contentieux financiers liés à la gestion de grands projets d’infrastructure et miniers. L’addition des indemnités réclamées ou déjà accordées à des entreprises internationales pourrait dépasser les 650 milliards FCFA, faisant peser un risque important sur les finances publiques.
L’annonce la plus récente concerne le secteur minier. L’entreprise australienne Sundance Resources a affirmé avoir remporté une procédure d’arbitrage devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris contre l’État du Cameroun. Dans un communiqué publié par son financeur de litige, Burford Capital, le tribunal arbitral a condamné le Cameroun à verser 355 milliards FCFA (plus de 600 millions de dollars) à la junior minière australienne.
Cette sentence fait suite à un litige portant sur le projet de gisement de fer de Mbalam-Nabeba, situé à la frontière entre le Cameroun et la République du Congo. Sundance et sa filiale Cam Iron SA estimaient que le Cameroun avait violé ses obligations légales en retirant leurs droits miniers et en attribuant le permis d’exploitation du côté camerounais à un autre opérateur.
Le tribunal a également jugé que Yaoundé n’avait pas respecté une ordonnance d’urgence de la CCI rendue en mars 2022, qui lui interdisait d’accorder ce permis à une tierce partie. Selon les informations disponibles, la somme initialement réclamée par Sundance s’élevait à 5,5 milliards de dollars. Cette condamnation ne signifie toutefois pas que le paiement interviendra immédiatement. Burford Capital, qui a financé les frais de la procédure en échange d’une part des indemnités éventuelles, a lui-même appelé à la prudence. « La délivrance de la sentence arbitrale ne constitue pas un versement en espèces pour Burford », rappelle le groupe, soulignant que « plusieurs étapes restent à franchir avant un éventuel recouvrement effectif ».
UN RISQUE GLOBAL DE PLUS DE 600 MILLIARDS FCFA POUR LES FINANCES PUBLIQUES
Le contentieux minier n’est cependant pas le seul dossier susceptible d’alourdir les charges de l’État. Selon le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, publié par la Chambre des comptes de la Cour suprême, le Cameroun reste confronté à deux autres contentieux majeurs liés au Complexe sportif d’Olembé.
Ce complexe comprend un stade de 60 000 places, un hôtel, un centre commercial, un gymnase, une piscine olympique et plusieurs équipements annexes. Si le stade a accueilli des rencontres de la Coupe d’Afrique des nations en janvier 2022, l’ensemble du projet n’a jamais été achevé.
Depuis lors, les travaux sont à l’arrêt malgré plusieurs mises en demeure adressées par le ministère des Sports. Les entreprises Piccini (Italie) et Magil Construction (Canada), qui se sont succédé sur le chantier, réclament au total 267 milliards FCFA d’indemnisation. Le contentieux le plus important concerne Piccini SPA.
La société italienne a saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), institution du Groupe de la Banque mondiale basée à Washington. Elle estime avoir été évincée alors que son contrat, d’un montant initial de 163 milliards FCFA, pouvait encore être exécuté. Elle réclame ainsi 250 milliards FCFA, soit environ 381 millions d’euros. La Chambre des comptes rappelle toutefois que l’entreprise avait déjà perçu 113 milliards de FCFA avant la résiliation du contrat.
De son côté, le gouvernement soutient que les retards accumulés par Piccini compromettaient l’organisation de la CAN 2021 et justifiaient la rupture du marché. La procédure est toujours en cours. Magil Construction Corporation, qui avait repris le chantier après le départ de Piccini, poursuit également l’État devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale à Paris.
L’entreprise canadienne réclame 17 milliards FCFA, estimant que les financements nécessaires à la poursuite des travaux n’ont jamais été mis à sa disposition. En réponse, le gouvernement affirme que Magil a déjà perçu 42 milliards FCFA alors que le contrat initial s’élevait à 22 milliards de FCFA. Il précise que 38 milliards FCFA provenaient d’un prêt contracté auprès de Standard Chartered Bank. Les autorités estiment en outre que les décaissements dépassaient largement l’état réel d’avancement du chantier.
Elles rappellent enfin qu’au moment de quitter Olembé, plusieurs fournisseurs réclamaient à Magil près de 13 milliards FCFA de factures impayées.
TOLLCAM ATTEND TOUJOURS SON INDEMNISATION
Le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024 évoque également le contentieux opposant le Cameroun à Tollcam Partenariat SAS, société créée par les groupes français Fayat et Egis pour réaliser quatorze postes de péage automatiques dans le cadre d’un partenariat public-privé signé en 2019. Après la résiliation de ce contrat, l’entreprise a saisi la Cour internationale d’arbitrage de Paris pour réclamer 30 milliards FCFA à l’État.
La Chambre des comptes indique toutefois qu’une procédure de règlement amiable a été engagée entre les deux parties. Selon des informations recueillies auprès du ministère des Travaux publics, le gouvernement a inscrit 20 milliards FCFA au budget 2026 afin d’effectuer un premier versement au profit de Tollcam. Les 10 milliards FCFA restants devraient être réglés en 2027, conformément aux dispositions de l’accord conclu entre les parties.
En additionnant la condamnation obtenue par Sundance (environ 355 milliards FCFA), les réclamations de Piccini et Magil (267 milliards de FCFA) ainsi que l’indemnisation prévue pour Tollcam (30 milliards FCFA), les passifs potentiels ou déjà actés liés à ces trois contentieux atteignent environ 652 milliards FCFA. Ces trois dossiers ne constituent toutefois que la partie visible de l’iceberg.
Dans son Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, la Chambre des comptes de la Cour suprême relève que le Cameroun est confronté à une multitude d’autres litiges opposant l’État à des entreprises et à des particuliers. Si les montants en jeu sont, pour la plupart, nettement inférieurs à ceux des affaires Sundance, Piccini, Magil ou Tollcam, ils représentent néanmoins des engagements financiers susceptibles d’alourdir progressivement les charges publiques.
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