Connect with us

Dernières actualités

Corruption et détournements : Maurice Kamto appelle le gouvernement à sauver le pays

Published

on

Corruption et détournements : Maurice Kamto appelle le gouvernement à sauver le pays
Spread the love

Lebledparle.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration de Maurice Kamto, président du MRC sur la situation et les perspectives de l’économie camerounaise à la suite de la révision du budget de l’Etat par ordonnance présidentielle:

DECLARATION SUR LA SITUATION ET LES PERSPECTIVES DE L’ECONOMIE CAMEROUNAISE A LA SUITE DE LA REVISION DU BUDGET DE L’ETAT PAR ORDONNANCE DU 20 JUIN 2024.

Alors que le document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) nous promettait en 2010 une émergence en 2035 consécutivement à une croissance soutenue pendant 15 ans, aux taux annuels de 10% au moins, le Régime du renouveau a plutôt installé notre pays dans un cycle ininterrompu de croissance molle qui va persister jusqu’en 2030, avec des taux de croissance oscillant entre 3,6% et 4,4%, selon les projections convergentes des autorités camerounaises et des partenaires internationaux. Le décrochage par rapport à l’économie ivoirienne à laquelle on avait souvent mesuré la nôtre s’est opérée il y’a plus de 10 ans déjà et l’écart n’a cessé de se creuser depuis lors, avec des taux de croissance annuels ivoiriens dépassant les 7%, qui ont conduit à un PIB de ce pays de 87,4 Mds de dollars US en 2024, soit plus d’une fois et demie le PIB du Cameroun estimé à seulement 52Mds de dollars US pour la même année ! La résilience tant vantée de l’économie camerounaise n’est en réalité qu’un cache misère qui révèle, hélas, une certitude irréfragable : il n’y aura pas d’émergence en 2035, ni après 2035 d’ailleurs, avec le Régime en place. En raison des faits ci-après :

I- UNE SITUATION ET DES PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES ATONES

D’après les services de l’Etat, l’économie camerounaise a connu un ralentissement de sa croissance en 2023, en affichant un taux de croissance de 3,3%, après 3,6% en 2022. En 2024, cette croissance est estimée à 4,1% et ses projections à moyen terme maintenues autour du même taux, dans un élan d’optimisme relevant plus du volontarisme que de l’analyse froide des faits : car nonobstant la stabilité des projections de croissance du secteur tertiaire – dont on sait par ailleurs que son dynamisme est fortement tributaire de la santé des secteurs primaire et secondaire et non l’inverse– les facteurs qui plombent la croissance de ces deux derniers ( qui représentent plus de 41% du PIB en 2024) sont en berne, et vont le demeurer pendant plusieurs années :

  • En effet, et selon les chiffres officiels, le secteur secondaire, créateur de richesse et d’emploi par excellence, est en déclin, puisque sa part dans le PIB baisse de 23,3% à 21,3% entre 2024 et 2027. La branche des industries extractives qui englobe la filière hydrocarbures est en baisse persistante (-4,7% et -0,1% en 2024 et 2025) et va se contracter davantage en 2026 et 2027 (-11,8 et-5,1%).
  • L’offre d’énergie électrique indispensable à l’industrie et en particulier à l’industrie lourde demeure insuffisante, du fait des promesses non tenues en matière de barrages hydroélectriques
  • Les crédits à l’économie sont en baisse (10,9% puis 8,1% en 2024 et 2025)
  • Les investissements directs étrangers se font de plus en plus rares, à cause des perspectives peu reluisantes de notre économie à court et moyen terme, et du fait d’une gestion des finances publiques qui incite à privilégier les placements financiers au détriment des investissements directs.

II –DES FINANCES PUBLIQUES AU SERVICE DE LA DETTE

Le 20 juin 2024, le Président de la République a, par ordonnance, révisé à la hausse, le budget en cours d’exécution, pour le porter de 6740,1 à 7278,1 Mds de francs, soit une augmentation de 538 Mds en absolu et 8% en valeur relative. Ceux qui pouvaient imaginer que cette hausse était destinée à relancer notre économie morose en vue de créer davantage de richesse et d’emplois qui manquent cruellement à notre jeunesse, doivent déchanter rapidement.  Il s’est agi en réalité d’un tour de passe- passe, hélas cyniquement approuvé par les bailleurs de fonds internationaux, visant à maquiller la quasi banqueroute de l’Etat ! Car, à la lumière des données officielles, le solde primaire de ce nouveau budget – paramètre qui permet d’apprécier la viabilité d’un budget à court et moyen terme – déjà insuffisant en 2023 (à +138,8Mds) pour faire face aux engagements financiers contractuels de l’Etat, y est maintenant projeté négativement (à-182,2Mds), traduisant de ce fait l’incapacité du gouvernement à assurer le service de la dette publique, même partiellement par ses propres ressources.

Par cette révision, le gouvernement assume donc un déficit budgétaire de 137,9 Mds, en hausse par rapport aux 125,4 Mds de déficit de 2023. Plus grave encore, il prévoit de se lancer dans une campagne d’emprunts tous azimuts de 2070,1 Mds, représentant 6,6% du Pib national, pour…rembourser les dettes antérieures !  En l’occurrence, 1291,5 Mds de dette structurée, 84 Mds de remboursement de Tva, 537 Mds de paiement d’arriérés, 19,7 Mds de sorties nettes des fonds correspondants, auxquelles viendront s’ajouter le financement du déficit de 137, 9 Mds ; soit des besoins de financement totaux de 2070,1Mds pour la seule année 2024, aux dires du gouvernement.

Ainsi, pas un sou n’est destiné à l’accroissement des dépenses en capital (investissements), qui accusent au contraire une baisse de 48 Mds par rapport au budget initial de 2024, ni même à l’augmentation des dépenses courantes hors intérêts, qui chutent plutôt de 3662,4 Mds dans le budget initial, à 3536 Mds dans le budget révisé de 2024. Soit une baisse de 126,4 Mds !

Au total donc, le budget révisé à la hausse de 2024 ne permettra pas de relancer l’économie moribonde de notre pays : ni par une politique de l’offre, à travers une baisse relative des impôts et prélèvements, (qui sont plutôt maintenus à des niveaux asphyxiants pour les entreprises du secteur formel) ni par une politique assumée de la demande, via les dépenses courantes et d’investissement conséquents.

Il est donc clair que la gouvernance désastreuse et anti- patriotique de notre économie, à travers la gestion cavalière de ses finances, enfonce inexorablement le pays dans une spirale d’endettement qui conduira – si rien n’est fait- à l’effondrement de tout le système économique national ; avec l’aggravation du chômage et de la pauvreté de masse comme corollaire.

III-UN ENDETTEMENT PUBLIC DE PLUS EN PLUS INSOUTENABLE

S’agissant de l’endettement du Cameroun, l’encours de la dette du secteur public n’a fait que s’accroitre d’année en année, passant de 12457 Mds en 2023, pour s’élever à 13 070 Mds, soit 43% du Pib, selon la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA). Dans ce stock, l’Administration centrale a accumulé des dettes à hauteur de 12219 Mds (4O% du Pib) composé de 67,5% de dette extérieure et 32,5% de dette intérieure. Ce volume élevé d’endettement exerce une pression excessive sur les finances de l’Etat, qui doit honorer un service de la dette de l’ordre de 2252,3 Mds pour l’année 2024, largement supérieurs aux dépenses d’investissement prévus à seulement 1424, 3 Mds. Comme on l’a dit précédemment, le gouvernement dépense plus pour payer des dettes improductives que pour soutenir la consommation et l’investissement, principaux facteurs de croissance économique.

Pour faire face à ces obligations, les dirigeants du pays font appel aux multiples appuis budgétaires multilatéraux (BAD, BIRD, IDA etc.) et bilatéraux (AFD, EXIMBANK, Corée, USA, etc.)  et commerciaux, mais aussi à l’épargne intérieure (32,5%), au travers des titres publics, et des emprunts bancaires (BEAC…) notamment. Ces appels incessants aux marchés financiers pour régler le service de la dette font logiquement grimper les taux d’intérêts (atteignant parfois 10%) exigés à l’Etat, et créent un effet d’éviction des investissements, occasionné par une attractivité particulière pour les placements financiers au détriment des investissements proprement dits.

Le problème de la soutenabilité de la dette du Cameroun est donc posé, même si les autorités camerounaises s’enferment comme à leur habitude dans le déni, se réfugiant derrière la fameuse et simpliste règle qui établit le seuil de soutenabilité de la dette à 60-70% du Pib, alors que les critères les plus pertinents disent le contraire. En effet, et d’après les sources officielles, l’historique et les projections négatives des soldes budgétaires primaires aussi bien que globaux, en pourcentage de Pib (-3,8 -3,9 -2,6 -1,9 -2,1 -1,7 -1,0 -0,7), de 2021 à 2027 d’une part, et les ratios service de la dette sur recettes budgétaires et recettes d’exportation largement au-dessus des seuils minimaux d’autre part, font peser de graves risques d’insoutenabilité sur la dette du Cameroun.

Les Agences de notation Standard and Poor et Fitch notamment, ne s’y sont du reste pas trompées, en attribution la note B à tendance négative au Cameroun.

En vérité, la fuite en avant dans l’endettement, assumée par le gouvernement, pour financer les déficits budgétaires et rembourser les dettes des périodes antérieures, ne pourra qu’enfoncer d’avantage le pays dans le marasme économique et compromettre même la croissance  molle projetée par les services publics. Or, tout est lié en économie et le secteur extérieur ne peut  bien se porter quand tout va mal par ailleurs

IV- UNE POSITION EXTÉRIEURE DÉGRADÉE

Sans surprise, et suivant les chiffres gouvernementaux, le solde du compte courant de la balance des paiements du Cameroun en pourcentage du Pib, est structurellement et tendanciellement négatif depuis au moins 2021 et jusqu’à 2027 (-4%, -3 ,4%, -4%,-2,7% –3 ,3%, -2,3% -2,4% -2,5%), en échos au déficit chronique de notre balance commerciale durant la même période (8,1%,  8,7%  7,6%  9,6%  9,2%  9,5% 9,4% 9,9%). A titre d’illustration, les importations du Cameroun ont augmenté de 10,9% au quatrième trimestre 2023 comparativement à la même période en 2022, pendant que les exportations enregistraient une baisse de 9,2% des biens, couplée à une chute des services de 18,1% dans les mêmes périodes. Conséquemment, les avoirs extérieurs nets du pays se dégradent dangereusement (-10,1% en 2023 ; -6,6% en 2024 ; -1,1% en 2027)

V- LA VIE DE PLUS EN PLUS CHÈRE

Dans une économie à forte démographie qui n’investit et ne produit pas assez, qui importe plus qu’elle n’exporte, qui s’endette beaucoup pour payer ses dettes, il n’y a rien d’étonnant à ce que le cout de la vie soit élevé et que les populations s’en plaignent de plus en plus.  Au mois de juin 2024, l’indice des prix à la consommation était à la hausse, atteignant 5,7% en moyenne sur 12 mois, largement au-dessus de l’objectif de 3% fixé par la CEMAC, et estimée à 7% à la fin de cette année, par les services gouvernementaux.

Cette tendance haussière est principalement imputable à la progression de 7,6% des prix des produits alimentaires et de 14% des coûts de transport, consécutivement à la hausse des prix des carburants à la pompe. Le groupe de produits « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » est également en augmentation. Ces composantes constituent comme on le sait, des postes essentiels du « panier de la ménagère ». La vie au quotidien est donc de plus en plus chère au Cameroun et les camerounais s’appauvrissent de plus en plus dans leur grande majorité.

VI- LA PAUPÉRISATION CROISSANTE DES CAMEROUNAIS

La 5ème enquête (ECAM5) sur l’Etat de la pauvreté au Cameroun en 2021-2022 atteste de l’aggravation et l’expansion de la pauvreté au sein de la population camerounaise. La stratégie nationale de développement(SND30), cadre de référence de la planification des politiques de développement entre 2020 et 2030 avait fixé un objectif de 30,8% de taux de pauvreté en 2030. Or, nonobstant les disparités entre les diverses régions et entre villes et campagnes, le taux de pauvreté constaté, après avoir décliné de 40,2% à 37,5% entre 2001 et 2014, est reparti à la hausse pour se situer à 38,6% en 2021.

Aussi, l’écart de 1 à 10 de niveau de consommation entre riches et pauvres n’a pas du tout diminué sur la période 2014-2021 : 20% des plus riches consomment toujours 10 fois plus que les 20% les plus pauvres. Toujours d’après l’étude ECAM5, le seuil de pauvreté était estimé à 813 FCFA par personne et par jour en 2O22. Suivant ce nouveau critère basé sur le revenu, 37,7% de la population camerounaise vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2O22, encore bien éloigné du taux de 30,6% planifié pour 2030 déjà à nos portes. On peut donc raisonnablement conclure que malgré tant de milliards produits à l’intérieur ou reçus de l’extérieur depuis des décennies, environ 2 camerounais sur 5 vivent encore à ce jour en dessous du seuil de pauvreté !

Devant le sombre tableau de l’économie camerounaise qui se dévoile ainsi aux yeux de tous, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun affirme qu’une seule voie permettrait de briser le cercle vicieux appauvrissant dans lequel tourne le pays, à savoir réinvestir dans l’économie camerounaise les quelques 30% de Pib de revenu national annuellement détournés par de multiples canaux de type maffieux. Cela permettrait à coup sûr de porter le budget camerounais au niveau qui doit être le sien, assurer le service de la dette autrement que par la dette, et relancer la croissance économique par l’augmentation significative des dépenses publiques de bonne qualité, c’est-à-dire orientées vers des projets porteurs de croissance et gérées avec compétence et patriotisme.

En conséquence, le MRC demande au gouvernement d’engager enfin une lutte sans merci contre la corruption et les détournements de fonds qui privent mortellement notre pays de tant de ressources indispensables à l’accélération de sa croissance économique et au mieux-être de ses citoyens.

Il invite également les principaux partenaires financiers multilatéraux du Cameroun à moins de complaisance complice vis avis de la gestion calamiteuse de nos ressources et de notre économie

Fait à Yaoundé le 30 octobre 2024

Maurice KAMTO

Président National du MRC

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

La BDEAC va lever 54 milliards FCFA pour financer trois projets verts au Cameroun

Published

on

La BDEAC va lever 54 milliards FCFA pour financer trois projets verts au Cameroun
Spread the love

La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) s’apprête à mobiliser près de 53,75 milliards de FCFA pour financer trois projets environnementaux au Cameroun dans le cadre du premier portefeuille prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Les données contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC) indiquent que cette enveloppe est destinée à des initiatives portant sur la restauration des mangroves, la valorisation économique de la jacinthe d’eau invasive ainsi que la lutte contre l’érosion côtière et fluviale.

 Le projet le plus important attribué au Cameroun est le Programme intégré de restauration des mangroves, classé dans la catégorie « Gestion durable des écosystèmes et protection côtière ». Son coût est estimé à 58,6 millions de dollars, soit environ 33,1 milliards de FCFA. Selon les données du portefeuille prioritaire du F2BC, ce projet vise à restaurer 5 000 hectares de mangroves tout en développant une économie locale liée à ces écosystèmes. Les résultats attendus incluent la création de 800 emplois verts et une capacité de séquestration supérieure à 2,5 millions de tonnes équivalent CO₂.

Le deuxième projet concerne l’Économie circulaire pour la jacinthe d’eau invasive, rattaché aux programmes transverses du Fonds Bleu dans les domaines de l’économie circulaire et de la bioéconomie. Son coût est évalué à 19,04 millions de dollars, soit environ 10,77 milliards de FCFA. Cette initiative vise à transformer une plante considérée comme nuisible en activité économique structurée. Les données du document évoquent la collecte de 3 500 tonnes de jacinthe d’eau, la génération de revenus annuels estimés à 87,7 millions de dollars, soit environ 49,5 milliards de FCFA, ainsi que la restauration de plus de 500 hectares de plans d’eau et la création de plus de 500 emplois.

Le troisième volet retenu pour le Cameroun porte sur un Programme intégré de lutte contre l’érosion côtière et fluviale, pour lequel le financement recherché atteint 17,5 millions de dollars, soit environ 9,89 milliards de FCFA. Les objectifs annoncés comprennent la stabilisation de 25 kilomètres de littoral, la protection de 150 hectares, la création de 400 emplois verts et une réduction de 30 % des pertes économiques annuelles liées à l’érosion. Ces trois initiatives s’inscrivent dans une opération plus large pilotée par la BDEAC. Le 26 mai prochain à Brazzaville, l’institution financière régionale réunira les principaux bailleurs internationaux dans le cadre d’une table ronde destinée à enclencher la capitalisation effective du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

Le montant recherché est fixé à 5,32 milliards de dollars, soit environ 3 200 milliards de FCFA. Selon les informations contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), les ressources recherchées doivent soutenir un portefeuille initial de 63 projets répartis dans 17 pays, selon une approche qui entend se distinguer des modèles traditionnels de financement environnemental. Les initiatives ciblent prioritairement la préservation des massifs forestiers, la transition vers les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance au bois de chauffe, ainsi que le développement de l’agroforesterie.

 Chaque projet a été conçu de manière à générer un retour sur investissement mesurable, rompant ainsi avec une logique classique d’aide au développement. La même source précise également que la banque régionale a engagé une réorganisation de ses mécanismes internes afin de rassurer les investisseurs internationaux sur les questions de gouvernance

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

La SIC s’appuie sur le Minrex pour promouvoir ses projets immobiliers auprès de la diaspora

Published

on

La SIC s’appuie sur le Minrex pour promouvoir ses projets immobiliers auprès de la diaspora
Spread the love

La Société immobilière du Cameroun (SIC) souhaite désormais s’appuyer sur l’appareil diplomatique camerounais pour mieux faire connaître ses projets immobiliers auprès des Camerounais vivant à l’étranger. Le mardi 19 mai 2026, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, et le directeur général de la SIC, Ahmadou Sardaouna, ont signé un protocole d’accord définissant un cadre de coopération entre les deux institutions. L’objectif affiché est de renforcer la visibilité internationale des projets immobiliers de l’entreprise publique, tout en facilitant la recherche de partenaires techniques et financiers.

 Le premier actif immobilier placé au cœur de cette stratégie est « Le Mfoundi », présenté comme le premier complexe immobilier haut de gamme développé par la SIC à Yaoundé. Selon les données rendues publiques lors d’une conférence de presse organisée le 23 septembre 2025, ce projet, lancé en 2022, affichait alors un taux d’exécution de 99 %. L’ensemble comprend 152 appartements de haut standing, allant d’une à cinq chambres, auxquels s’ajoutent des espaces commerciaux ainsi que des aires de stationnement. Les prix communiqués par l’entreprise varient entre 30 millions et près de 500 millions de FCFA.

Lors de cette même rencontre, la direction commerciale de l’entreprise avait indiqué que 52 appartements avaient déjà trouvé preneurs, pour des ventes cumulées évaluées à 6 milliards de FCFA. C’est également à cette occasion que la SIC avait clairement identifié la diaspora comme une clientèle stratégique. L’entreprise expliquait alors qu’un protocole d’entente avait été conclu avec le ministère des Relations extérieures afin de « faciliter le marketing autour de la vulgarisation de ce complexe ainsi que des futurs projets de la SIC ». La convention signée le 19 mai 2026 apparaît ainsi comme la formalisation d’une démarche engagée plusieurs mois auparavant.

Au-delà de la commercialisation du complexe de Yaoundé, cette stratégie vise également les futurs projets immobiliers de l’entreprise publique. En effet, la cérémonie du 23 septembre 2025 avait aussi servi de cadre à l’annonce d’un nouveau programme immobilier à Douala. La SIC avait alors révélé son intention de développer, dans le quartier Bonapriso, un complexe résidentiel évalué à 25 milliards de FCFA.

Le financement de ce projet doit être assuré avec l’appui de trois établissements bancaires camerounais : NFC Bank, Commercial Bank Cameroon (CBC) et Union Bank of Cameroon (UBC). Selon les déclarations du directeur général de la SIC, ce futur ensemble immobilier devrait reprendre les principales caractéristiques du projet développé dans la capitale politique.

C’est précisément cette nouvelle génération de programmes immobiliers que la SIC cherche désormais à faire connaître plus largement à travers le réseau diplomatique camerounais, avec l’ambition d’élargir sa clientèle potentielle au sein de la diaspora et d’accroître la visibilité de ses projets sur les marchés internationaux.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Après le 1er mai… Et maintenant ? : Et si le Cameroun faisait enfin du bonheur au travail une priorité nationale !

Published

on

Après le 1er mai… Et maintenant ? : Et si le Cameroun faisait enfin du bonheur au travail une priorité nationale !
Spread the love

Le Cameroun vient une fois de plus de célébrer la Fête Internationale du Travail. Comme chaque année, le 1er mai aura été marqué par les défilés, les discours officiels, les décorations, les repas d’entreprise et les célébrations diverses organisées à travers le pays. Mais une fois les fanfares éteintes et les festivités terminées, une question essentielle demeure : que reste-t-il réellement pour les travailleurs ? Car derrière les uniformes impeccables et les sourires de circonstance, beaucoup continuent de vivre le stress ; la fatigue psychologique ; le manque de reconnaissance ; des tensions relationnelles ; parfois même une profonde démotivation.

Et pourtant, une évidence s’impose désormais partout dans le monde : aucune entreprise, aucune administration et aucune nation ne peut durablement performer sans prendre soin des femmes et des hommes qui la font vivre. Comme le rappelle Richard Branson : « Prenez soin de vos employés, ils prendront soin de votre entreprise. »

 Le bien-être au travail n’est plus seulement une question sociale. Il devient un enjeu stratégique.

UNE ÉVOLUTION QUI INTERPELLE

Le Cameroun a récemment progressé dans le classement mondial du bonheur, passant de la 104ème à la 100ème place. Une progression encourageante. Mais cette avancée restera fragile tant que nos lieux de travail ne deviendront pas de véritables espaces : d’équilibre ; de respect ; d’écoute ; d’épanouissement et de dignité humaine. Car nous passons au travail une part importante de notre vie. Le travail n’est donc pas seulement un moyen de subsistance. C’est aussi un espace humain, relationnel et psychologique.

LE MANAGEMENT HUMAIN : LE TOURNANT SILENCIEUX

Longtemps perçu comme un luxe ou une idée naïve, le bonheur au travail s’impose progressivement comme une exigence moderne du management. Et certaines entreprises commencent à ouvrir la voie. Le 9 avril dernier, à l’occasion de la conférence de presse marquant les 15 ans de BGFIBank Cameroun, son Directeur Général, M. Abakal Mahamat, a pris une position particulièrement forte dans notre contexte : faire du bonheur des collaborateurs un objectif stratégique prioritaire.

Son ambition ? Créer un environnement où les employés sont heureux de venir travailler… et presque réticents à repartir. Dans un environnement professionnel encore souvent marqué par la rigidité et la contrainte, cette déclaration mérite d’être saluée. Car elle traduit une prise de conscience importante : la performance ne se décrète pas. Elle se construit. Et surtout… elle se vit.

UNE RÉALITÉ ENCORE CONTRASTÉE

Oui, certaines grandes entreprises commencent à investir dans le développement personnel ; les activités sportives ; les politiques de reconnaissance ; les espaces d’écoute ou encore le bien-être des collaborateurs. Mais dans beaucoup de PME, le bonheur au travail reste encore secondaire. Et dans l’administration publique, malgré quelques efforts, la dynamique demeure timide. Pourtant, l’enjeu est profondément national.

PEUT-ON ÊTRE HEUREUX AU TRAVAIL AU CAMEROUN ?

La question peut sembler provocatrice. Mais elle mérite d’être posée honnêtement. Entre les pressions économiques, les difficultés sociales, les rigidités hiérarchiques et parfois le manque de reconnaissance, beaucoup répondront spontanément : non. Et pourtant… La réponse est oui. Mais pas automatiquement.

Le bonheur au travail suppose une double évolution : une transformation des organisations mais aussi une évolution des mentalités individuelles. Car le bonheur au travail ne se construit pas uniquement d’en haut. Il se cultive aussi de l’intérieur.

DES LEVIERS SIMPLES EXISTENT POURTANT

Contrairement aux idées reçues, promouvoir le bonheur au travail ne nécessite pas toujours des investissements lourds. Chaque travailleur peut déjà : redonner du sens à son travail ; développer des relations positives ; prendre soin de son équilibre personnel ; exprimer ses idées et cultiver la gratitude.

Et les entreprises peuvent également : humaniser le management ; valoriser les efforts ; créer des espaces de dialogue ; intégrer la santé mentale ; renforcer le sentiment d’appartenance et donner davantage de sens au travail.

CE QUE DOIT DEVENIR LE 1ER MAI

Le 1er mai ne peut plus être uniquement un jour de célébration. Il devrait progressivement devenir : un moment national de réflexion sur la qualité humaine du travail. Un moment où chaque organisation se pose une question simple : comment améliorer concrètement la vie de celles et ceux qui y travaillent ? Car au fond, une entreprise forte est d’abord une entreprise humaine.

LE MOMENT DU CHOIX

Le Cameroun est aujourd’hui face à un choix important : continuer à considérer le bonheur au travail comme un luxe ou en faire progressivement un levier stratégique : de performance ; de stabilité sociale ; d’engagement et de développement humain ? La question concerne les entreprises, les managers, les travailleurs, les institutions et la société toute entière.

 LE BONHEUR AU TRAVAIL N’EST PLUS UNE OPTION

Le bonheur au travail n’est ni une utopie, ni un privilège réservé à quelques multinationales. C’est une nécessité : économique, sociale et humaine. Et si, finalement, la vraie modernité du management camerounais commençait par une chose simple : remettre l’humain au cœur du travail ? À travers ses réflexions, ses actions et ses projets, l’Académie du Bonheur entend contribuer à faire émerger au Cameroun une véritable culture du management humain, du vivre-ensemble et du bonheur au travail.

Car nous en sommes convaincus : des travailleurs plus épanouis construisent des entreprises plus fortes… et une nation plus équilibrée. Et si le Cameroun décidait, lui aussi, de faire du bonheur au travail une priorité nationale ?

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos Cliquez ici