Actualités locales
Entreprise publique : Camtel double son chiffre d’affaires et augmente son capital à 117 milliards FCFA en cinq ans

(Investir au Cameroun) – L’opérateur historique des télécoms au Cameroun, Cameroon Telecommunications (Camtel), revendique un doublement de son chiffre d’affaires entre 2018 et 2023. Cette information est contenue dans son magazine hebdomadaire du 26 octobre dernier. Selon Camtel, son chiffre d’affaires est ainsi passé de 108 milliards FCFA en 2018 à 207 milliards FCFA en 2023.
Pour mettre en avant sa« santé financière excellente »,Camtel souligne également une augmentation notable de son capital, passé à 117 milliards FCFA, d’après Francis Ottou, Conseiller technique numéro 1. Il y a deux ans, le capital de cette entreprise publique était de 67 milliards FCFA.
Camtel attribue ces performances financières à plusieurs facteurs qui lui ont permis de générer un bénéfice de 11 milliards FCFA en 2023, dont quatre milliards FCFA ont été reversés au Trésor public.« Le bénéfice de 11 milliards FCFA a été facilité par trois facteurs. Tout d’abord, la réussite de l’opération accordéon qui a permis de réajuster le capital de l’entreprise et de gérer le passif qui, pendant longtemps, plombait la comptabilité de Camtel », explique Francis Ottou.
En 2022, la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic avait estimé la dette de Camtel à 648 milliards FCFA.« La hausse du capital à 117 milliards FCFA a permis de combler les dettes comptables que l’entreprise traînait depuis plusieurs années »,ajoute le Conseiller technique numéro 1.
Pour rappel, Camtel a été créée en 1998, succédant à la défunte Intelcam. L’entreprise, dont l’État est l’unique actionnaire, détient une concession exclusive sur la fibre optique. Camtel est dirigée depuis 2018 par Judith Yah Sunday.
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21 – 10 – 2024 – Télécoms : Camtel affiche un bénéfice de 11 milliards FCFA en 2023 malgré une qualité de service critiquée
Actualités locales
j’ai décidé de démissionner des fonctions de Président National du MRC

Coup de tonnerre dans le landerneau politique camerounais. Dans une lettre datée du 8 septembre 2026 à Yaoundé et publiée il y a quelques minutes sur sa page Facebook certifiée, le Pr Maurice Kamto annonce sa démission des fonctions de président national du MRC.
La lettre, d’une page, est adressée au directoire du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. «Je vous informe par la présente que dans l’intérêt supérieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du Changement en général, j’ai décidé de démissionner des fonctions de Président National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Cette décision prend effet à compter de ce jour.»
Le document porte le cachet du parti avec la mention manuscrite « Reçu le 08/09/2026 » et une signature. La lettre commence par la formule devenue sa marque de fabrique : « Chers Amis Politiques ».
Si elle est confirmée, cette démission intervient paradoxalement à un moment où toutes les fédérations réaffirmaient leur fidélité à l’issue de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025 qui l’avait ramené à la tête du parti.
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Actualités locales
affaire de mœurs, la faillite d’un État
«L’affaire Rose Bella, et les réactions qu’elle suscite, transcende le simple domaine du sport et remet sur la place publique la faillite d’un système incapable d’appliquer et de protéger les propres lois qu’il a mis en place, une mort lente des valeurs propres au Cameroun», dénonce Marc Chouamo.
Lire ici son analyse :
OÙ EST PASSÉ LE MINISTÈRE PUBLIC ?
Oui, avant de parler de l’affaire d’orientation sexuelle au Cameroun sur le plan purement sportif, il est de bon ton de se questionner sur l’utilité du ministère public.
Où sont les procureurs généraux ? Sont-ils désormais de simples suiveurs, passifs, au lieu d’être les premiers défenseurs de la loi camerounaise? Sont-ils justes efficaces sur le bas peuple, et aveugles sur les gens de pouvoirs et leurs protégés?
Parce que clairement, on peut dire sans risque de se tromper qu’au Cameroun, le 2 poids 2 mesures est devenu une norme. Et la norme est perçue comme un problème. Que ce soit le cas Rose Bella aujourd’hui, Gaëlle Enganamouit hier, La fille du Président ou d’autres avant elles, le procureur Général doit s’auto-saisir non pas seulement pour passer un message mais pour garantir et conforter la Loi telle que votée.
Messieurs, si vous ne jouez pas votre rôle, DÉMISSIONNEZ !!!
CAS ROSE BELLA
Son statut d’international camerounaise, et récente championne d’Afrique avec la médaille du mérite délivrée par les bons soins du Chef de l’Etat camerounais récemment, la plonge naturellement dans la tourmente. Étant encore en activité, elle doit normalement faire face à minimum 2 procédures. Celle venant de la Fecafoot avec sa commission d’Ethique sur le plan sportif, et sur le plan pénale, celle venant du ministère public.
Sur celle venant de la Fédération Camerounaise de Football, elle même affiliée à la FIFA, qui n’interdit pas aux joueurs et aux joueuses d’avoir des orientations sexuelles opposées à leurs sexes, on peut comprendre la gêne. Étant dans un ÉTAT, qui a ses propres lois, la FECAFOOT se retrouve dans un dilemme et son Président Samuel Eto’o qui avait déjà user astucieusement de jongles sur le cas Enganamouit par le passé (bien que cette dernière n’étant plus en activité au sein des lionnes), va devoir rapidement se positionner face à la grogne qui monte. Le Staff technique sera lui aussi scruté quant à l’approche des éliminatoires des Jeux Olympiques.
On attend de voir, même si le pessimisme prime sur l’optimisme quand on connaît la gestion du pays actuellement.
CAS GAELLE ENGANAMOUIT
Il y’a 5 ans, c’est le seul Ballon d’Or Africain féminin du Cameroun qui était dans la tourmente avec sa fameuse vidéo « do you like it baby ?». A cette époque, Enganamouit avait déjà pris sa retraite sportive due à plusieurs blessures. Elle était promue Team Manager des lionnes indomptables sous Seidou Mbombo Njoya avant de claquer la porte à la veille de l’élection de Décembre 2021 pour se rallier à Samuel Eto’o, son grand frère.
N’étant plus sur le terrain, elle ne craignait plus d’être écartée de la sélection, mais le ministère public en son temps devait s’auto-saisir. Sauf que cette dernière a été exfiltrée du Cameroun et a disparu des radars le temps que la grogne se tasse et qu’on passe à autre chose. La FIFA et la CAF l’invitaient régulièrement dans leurs activités de légendes puisque dans leur texte, ce n’est pas une faute.
À son retour au Cameroun, elle a été petit à petit intégrée dans la sphère dirigeante du football camerounais. Et n’ayant pas de condamnation sur le plan pénal, sa candidature au poste de membre du COMEX n’a souffert d’aucune contestation.
Aujourd’hui le phénomène s’aggrave. Le lit est dressé pour que ça soit une norme au Cameroun. L’Etat lui n’attend qu’un courageux à sa tête pour légaliser tout ça.
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Actualités locales
l’ONG Mandela Center interpelle Yaoundé et l’Union africaine
Le Mandela Center International (MCI) dénonce les conditions de prise en charge de migrants africains expulsés des États-Unis et transférés au Cameroun. L’ONG appelle les autorités camerounaises et l’Union africaine à garantir leurs droits et le respect du principe de non-refoulement.
Dans un communiqué publié le 7 septembre 2026, l’organisation de défense des droits humains affirme que 36 personnes originaires de neuf pays africains ont été transférées au Cameroun depuis janvier, à bord de quatre vols arrivés entre janvier et mai 2026. Ces transferts seraient intervenus dans le cadre d’un accord conclu entre Washington et Yaoundé.
Selon le secrétaire exécutif permanent du MCI, Jean-Claude Fogno, ces migrants ne disposeraient ni de documents d’identité ni d’un statut légal clairement établi et seraient soumis à des restrictions de déplacement. L’ONG affirme également que cinq personnes auraient déjà regagné leur pays d’origine, malgré les risques qu’elles encourraient, notamment de torture ou de représailles.
Face à cette situation, le Mandela Center International demande au gouvernement camerounais de garantir le principe de non-refoulement et la poursuite des procédures d’asile. L’organisation dit également avoir saisi l’Union africaine afin qu’un mécanisme de suivi des déportations soit mis en place.
Le MCI déplore enfin l’absence, selon lui, de réaction officielle des autorités camerounaises malgré plusieurs correspondances et interpellations sur ce dossier. Le gouvernement camerounais n’a jamais commenté officiellement l’accord migratoire avec les Etats-Unis.
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