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Le Pr Pascal Nguihé Kanté enseigne la résilience dans la Mifi

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Le Pr Pascal Nguihé Kanté enseigne la résilience dans la Mifi
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Des lauréats chiffrés à 692 élèves et étudiants originaires de diverses localités du triangle national ont été célébrés en présence de nombreux dignitaires.

Plus de 12heures 30 ce samedi 21 septembre 2024 à la place des fêtes de Bafoussam. La pluie est menaçante. Un initié fait des va et vient juste à l’arrière-plan de la tribune les chefs traditionnels dont le chef supérieur de Bamougoum, Mitterrand Moumbe. L’individu en mouvement agite un tube en bois noir sculpté sous forme de pipe. Selon toute vraisemblance, il se bat pour contrer la pluie…Le ciel est toujours menaçant…Quelques gouttes de pluie finissent par se déverser sur le site choisi pour arbitrer la 9eédition de la Journée de l’excellence scolaire et académique dans la Mifi (Jesam). Cette pluie n’est pas violente. Elle est de courte durée. Elle n’a occasionné aucun incident, ni orchestré de démobilisation…

La foule venue nombreuses pour suivre cette 9eédition de Jesam est restée concentrée pour acclamer les différents lauréats, bénéficiaires des prix. Il s’agit d’environ 692 élèves et étudiants originaires de diverses localités du triangle national. Ils ont été célébrés par nombreux dignitaires massés à la tribune principale de la place des fêtes de Bafoussam. Au rang de ses invités de marque se trouvaient, MM. Adrey Epenté, secrétaire général des services du gouverneur de la région de l’Ouest, Emmanuel Nzété, vice-président du Conseil économique et social et chef de la délégation permanente régionale du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc), Arthur Zang, inventeur d’une application médicale, Dr Maurice Doubé, responsable d’une mission rattachée au ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation, Maurice Nzogné Nzogné, cadre en service à la présidence de la République, Jules Hilaire Focka Focka, président du Conseil régional de l’Ouest, Pr Bernard Raymond Guimdo, vice-recteur chargé de la Recherche à l’université de Dschang, Dr Patrice Thomas, Barthélemy Teubo, Joel Nana Nkontchou et bien d’autres hauts fonctionnaires, leaders communautaires et chefs d’entreprise.

Par devant, ces dignitaires, les lauréats du jour ont été célébrés premièrement à travers diverses allocutions prononcées pour exalter leur engagement vers l’excellence. Une valeur portée par le Pr Pascal Nguihé Kanté, secrétaire général adjoint des services du Premier ministre et promoteur du Centre communautaire de la jeunesse de la Mifi. Cet universitaire exprime sa satisfaction relativement à l’atteinte des objectifs fixés lors du lancement de la première édition de la Journée de l’excellence scolaire et académique dans le département de la Mifi en 2016. Le culte de l’effort, l’endurance dans l’action, la sagesse dans les comportements pour la quête de l’excellence font désormais des valeurs distillées dans le département de la Mifi grâce à la Jesam. A cet effet, son initiateur souligne :« Comment ne pas se réjouir d’avoir parmi les lauréats du département de la Mifi, le major de la région de l’Ouest, et peut être major national du baccalauréat de l’enseignement secondaire général en la personne de l’élève Fosso Kenfack Carême Vianney du lycée bilingue de Gouaché, lauréat de la 3eme édition du concours « Semences Génies Sciences et Technologies et lauréat au baccalauréat de l’enseignement secondaire général, série C, avec la mention « Excellent ». L’amélioration considérable des performances scolaires dans le département de la Mifi qui occupe, depuis plusieurs années déjà, la première place dans le classement officiel des performances dans le classement officiel des performances des départements de la région de l’Ouest, nous conforte dans la poursuite, avec vos appuis divers, de cette initiative fort louable. » Selon cet enseignant du droit des affaires, cette cérémonie s’inscrit en droite ligne de la politique de développement du secteur de l’éducation impulsée des mains de maitre par le président de la République, chef de l’Etat, Son excellence monsieur Paul Biya. Pour ce, Pr Pascal Nguihé Kanté le présente l’homme du 06 novembre en visionnaire et appelle les jeunes de la Mifi a voter en sa faveur lors de l’élection présidentielle de 2025. « A vous chers lauréats, cette double cérémonie est une reconnaissance de vos efforts. Des efforts poursuivis inlassablement sous l’encadrement et l’attention particulière et permanente de vos parents. Maintenant que vous êtes des lumières pour vos congénères, il vous revient de vous apprivoiser ce message du chef de l’Etat et de le partager partout où vous irez. S’adressant à vous le 10 février dernier, Sem Paul Biya disait exactement ceci, je cite : « Je sais pouvoir compter sur vous. Vous l’avez prouvé par le passé. Vous le prouvé dans le présent. Et je sais que vous le prouverez dans le futur. Grace à votre vitalité, votre ingéniosité et votre maturité, vous pouvez contribuer efficacement à la construction de cet avenir radieux auquel aspire notre pays. » »

L’acquisition du sens de l’humanisme

Une projection en faveur du progrès qui, selon Jacques Bonjawo, spécialiste de l’intelligence artificielle (Ia) commande de savoir travailler en équipe. Car ce chercheur, les vertus du travail en groupe sont nombreuses et indéniables. Il énumère, entre autres, l’acquisition du sens de l’humanisme, le renforcement du professionnalisme, la complémentarité des idées et la pérennisation et l’universalisation des actions en faveur de la société. Avant lui, l’adjoint au maire de la ville, M. Negou, a salué la dynamique portée depuis neuf ans déjà par le comité d’organisation de la Jesam comme exemple de travail en équipe qui profite à la cité capitale de la région de l’Ouest et à ses habitants. Cet élu local a particulièrement magnifié le Pr Pascal Nguihé Kanté et les membres du comité d’organisation de la Jesam pour«la rigueur et la détermination à promouvoir l’excellence dans tous les établissements scolaires, sans aucune discrimination ».Plus simplement, M. Negou présente le secrétaire général adjoint des services du Premier ministre comme« un modèle d’humilité et de générosité ».Des qualités approuvées par M. Pouedogo, en service au Premier ministère et président du comité d’organisation de la Jesam depuis neuf éditions déjà.« Au fil des années, et malgré les difficultés, la Jesam poursuit son bonhomme de chemin »,conclut-il.

Marylise SIBATCHEU

Innovations

La prise en compte des droits des minorités vulnérables

Les déplacés internes de la crise anglophone, les Mbororos et les élèves sourds et malentendants ont été gratifiés par le Pr Pascal Nguihé Kanté et son équipe.

Un fait inhabituel ce samedi 21 septembre 2024 à la place des fêtes de Bafoussam. En face de la tribune et devant les huit lauréats du baccalauréat scientifique 2024, (C et D) duCERSOM-Centre d’Education Spécialisée et de Réhabilitation des Sourds et Malentendants, un jeune homme traduit toutes les communications en langage des signes pour permettre aux personnes sourdes de comprendre le contenu de tous les discours prononcés. Logé à la tribune, Innocent Djonthé, sourd-parlant et promoteur du Cersom, salue certainement cette innovation qui, incontestablement, contribue à la vulgarisation du langage des signes, à la promotion du droit d’accès à l’information et à la liberté d’expression édictée par l’article 9 de la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples.

Cette action traduit que sur les 21 points inscrits à l’ordre du jour de l’édition 2024 de la Jesam, le numéro 19 est significatif et attire la curiosité. Il porte sur la remise des prix aux déplacés internes et aux Mbororos. Une démarche en faveur des droits des minorités vulnérables. Elle est aussi dirigée en faveur des sourds et malentendants, lauréats au baccalauréat 2024, primés par lors de la Jesam.

En effet, un bon nombre de jeunes déplacés internes de la crise anglophone et membres de la minorité Mbororos ont eux aussi été primés par lors de cette Journée de l’excellence scolaire et académique de la Mifi initiée par le Pr Pascal Nguihé Kanté en 2016.

Autre séquence spéciale de la 9eme édition de la Jesam 2024 porte sur la remise des prix aux méritants du« Concours semence génies sciences et technologies »,rendu à sa troisième édition.Un effectif de huit cent quatre-vingt-six, soit 585 pour l’enseignement secondaire et 305 pour l’éducation de base, ont concouru aux épreuves courant le mois d’avril dernier. En guise de discrimination positive, la prise en compte de l’approche genre encourageant les candidatures féminines a été actée par Samuel Nguedia, proviseur du lycée technique de Tougang II et responsable du Centre communautaire de la jeunesse de la Mifi. Valentin Kamdem, ancien inspecteur régional de mathématiques et chargé d’étude dans les services du Premier ministre, Auguste Teguem, délégué départemental du ministère de l’Education de base dans la Mifi et Pr Lélé, vice doyen de la faculté des sciences de l’université de Dschang se sont investis pour la sélection des promus en toute objectivité. Pierre Steve Bidoung Mkpwatt, deuxième adjoint préfectoral de la Mifi n’a lésiné sur aucun moyen pour assurer la supervision des opérations menées par le Centre communautaire de la jeunesse de la Mifi. Les lauréats de la 3eédition ont été encouragés et motivés par Arthur Zang, l’inventeur d’une application médicale qui permet de détecter et d’anticiper sur les maladies cardiovasculaires. La remise d’une prime d’encouragement de cinquante mille (50.000) FCFA par personne aux meilleurs enseignants du primaire comme du secondaire, la remise des ordinateurs laptops aux meilleurs enseignants, la prise en compte des étudiants des différents facultés de l’université de Dschang, la prise en compte des doctorants de toutes les régions du Cameroun, la remise de sept machines à coudre aux ressortissants Mbororos du département de la Mifi, la remise de vingt machines à coudre moderne aux établissements techniques et professionnels du département de la Mifi font également partie des innovations qui montrent le sens de la créativité des acteurs et initiateurs de la Jesam.

Guy Modeste DZUDIEpour 237online.com

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La création de la Banque africaine de l’énergie ouvre des perspectives de financement au Cameroun

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La création de la Banque africaine de l’énergie ouvre des perspectives de financement au Cameroun
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Officiellement créée le 31 octobre 2026 à Abuja par Afreximbank et l’Organisation des producteurs de pétrole africains, la Banque africaine de l’énergie entend financer les investissements pétroliers et gaziers du continent. Pour le Cameroun, membre de l’organisation fondatrice, cette nouvelle institution pourrait constituer une source de financement pour la reconstruction de la SONARA, les projets gaziers et les infrastructures pétrolières.

La reconstruction de la Société nationale de raffinage (SONARA), le développement des projets gaziers et la modernisation des infrastructures pétrolières camerounaises pourraient bénéficier d’une nouvelle source de financement africaine. Le 31 octobre 2026, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) ont officiellement créé, à Abuja, au Nigeria, la Banque africaine de l’énergie (Africa Energy Bank, AEB). Dotée d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, soit environ 2 800 milliards de FCFA, l’institution aura vocation à financer l’exploration, la production, le transport, la transformation, le raffinage et la distribution des hydrocarbures.

La première assemblée générale de la banque, tenue dans la capitale nigériane, a désigné l’Égyptien Helmy Ghazi comme premier président et constitué son conseil d’administration. La nouvelle institution fonctionnera comme une banque panafricaine supranationale et indépendante. Ses promoteurs entendent mobiliser des ressources auprès des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales, des établissements financiers et des investisseurs privés. Le capital autorisé de 5 milliards de dollars représente le plafond statutaire de capital, et non le montant des ressources déjà disponibles pour accorder des crédits.

Le Cameroun appartient à l’APPO, organisation intergouvernementale créée le 27 janvier 1987 à Lagos pour renforcer la coopération entre les pays africains producteurs de pétrole. Cette appartenance place le pays dans le périmètre institutionnel de l’initiative. Les entreprises camerounaises du secteur énergétique pourraient ainsi rechercher des financements auprès de la nouvelle banque, sous réserve des conditions d’éligibilité et des procédures d’approbation qui seront établies.

LA RECONSTRUCTION DE LA SONARA PARMI LES BESOINS POTENTIELS

La SONARA constitue l’un des principaux dossiers camerounais susceptibles d’intéresser cette nouvelle institution. Depuis l’incendie du 31 mai 2019, qui a endommagé ses installations de raffinage à Limbé, le Cameroun dépend des importations de produits pétroliers raffinés pour approvisionner son marché. La reconstruction de l’unique raffinerie du pays nécessite d’importants investissements, auxquels s’ajoutent les engagements financiers accumulés par l’entreprise.

Le mandat de la Banque africaine de l’énergie correspond à plusieurs composantes de ce chantier : raffinage, stockage, transport et distribution des produits pétroliers. Une intervention pourrait prendre la forme d’un prêt à long terme, d’un financement structuré ou d’une participation à un montage associant plusieurs institutions. Les modalités exactes dépendront de la politique de crédit de la banque et de la structure financière du projet présenté.

DES PERSPECTIVES POUR LE GAZ ET LES INFRASTRUCTURES PÉTROLIÈRES

Au-delà de la SONARA, les projets de développement du gaz naturel constituent un autre champ d’intervention potentiel. Le Cameroun dispose de ressources gazières exploitées ou en cours de valorisation, notamment dans les bassins sédimentaires côtiers. Leur développement nécessite des investissements dans les installations de production, de traitement, de transport et, selon les projets, de liquéfaction ou de distribution aux industries.

Les besoins concernent également les infrastructures de stockage et de transport des produits pétroliers. La sécurisation des approvisionnements dépend de la capacité à réceptionner les cargaisons, à conserver des stocks suffisants et à acheminer les carburants vers les principaux centres de consommation. Les investissements correspondants mobilisent des capitaux importants et exigent des financements adaptés à la durée de vie des équipements.

La création récente de Dangote Oil & Gas Cameroon, avec un centre d’opérations déclaré à Kribi, intervient dans ce contexte de développement potentiel des infrastructures pétrolières. Les projets envisagés par le groupe nigérian dans le stockage et le transport des hydrocarbures pourraient s’inscrire dans les catégories d’investissements que la Banque africaine de l’énergie souhaite soutenir. Aucun engagement financier entre la nouvelle banque et Dangote Oil & Gas Cameroon n’a été annoncé.

Pour les compagnies pétrolières et gazières, l’intérêt de l’AEB réside notamment dans la possibilité de mobiliser des capitaux auprès d’une institution spécialisée dans les risques énergétiques africains. Les projets d’exploration présentent des incertitudes géologiques et commerciales importantes, tandis que les installations de production ou de transport nécessitent souvent plusieurs années avant de générer des recettes suffisantes. Ces caractéristiques compliquent leur financement par les circuits bancaires traditionnels.

UNE RÉPONSE AU RETRAIT DES FINANCEURS INTERNATIONAUX

La création de la banque répond à l’évolution des politiques de financement du secteur énergétique. Plusieurs institutions financières internationales et banques commerciales ont réduit leurs engagements dans les nouveaux projets pétroliers et gaziers, dans le cadre de leurs politiques climatiques et de gestion des risques. Cette évolution limite les sources de capitaux disponibles pour les pays africains qui souhaitent développer leurs ressources en hydrocarbures.

Dans leur communiqué conjoint du 31 octobre, Afreximbank et l’APPO constatent que les financeurs traditionnels « se retirent du financement des énergies fossiles », alors que le pétrole et le gaz demeurent essentiels aux systèmes énergétiques africains. Les deux organisations évaluent à 200 milliards de dollars les besoins d’investissement énergétique du continent. La Banque africaine de l’énergie est présentée comme un instrument destiné à contribuer à la mobilisation de ces ressources.

L’institution entend également soutenir la transformation locale des ressources. Ses promoteurs indiquent que les investissements doivent permettre de « réduire la dépendance à l’égard des produits pétroliers importés » et de promouvoir le commerce énergétique entre pays africains. Cette orientation concerne directement le Cameroun, dont les exportations d’hydrocarbures coexistent avec une dépendance aux importations de carburants raffinés depuis l’arrêt des activités de transformation de la SONARA.

Le développement du raffinage africain constitue d’ailleurs une priorité affichée par l’APPO. Dans un entretien accordé à S&P Global Commodity Insights le 15 octobre 2026, son secrétaire général, Farid Ghezali, avait insisté sur la nécessité de développer les marchés énergétiques intérieurs et de transformer davantage les ressources produites sur le continent. Cette stratégie vise à réduire la dépendance des économies africaines aux importations de produits finis et aux perturbations des marchés internationaux.

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500 MILLIONS DE DOLLARS MOBILISÉS POUR LE DÉMARRAGE

Le financement initial de la banque demeure une étape déterminante. Le 15 octobre, Farid Ghezali avait indiqué à S&P Global Commodity Insights que l’institution disposait de 500 millions de dollars de capital de départ, soit environ 280 milliards de FCFA. Le responsable de l’APPO annonçait également l’ambition de lever 5 milliards de dollars sur les marchés et de porter les ressources mobilisées à 10 milliards de dollars d’ici à la fin de 2027.

Dans le même entretien, le secrétaire général précisait que les premières décisions d’investissement étaient attendues en 2027, avec l’objectif de financer au moins trois projets au cours de l’année. La priorité initiale serait accordée aux opérations transfrontalières, notamment les raffineries régionales et les infrastructures de transport des hydrocarbures. Le système de pipelines d’Afrique centrale figure parmi les projets cités par l’APPO.

La constitution du capital associe les États membres et Afreximbank. Selon des déclarations d’Helen Brume, directrice du financement de projets et d’actifs à Afreximbank, rapportées le 13 octobre, le Nigeria avait engagé 200 millions de dollars et Afreximbank 222 millions. Ces deux contributions représentent ensemble 422 millions de dollars. La participation financière propre du Cameroun à la capitalisation de la nouvelle banque n’a pas été rendue publique dans les documents examinés.

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Par Bonaventure TCHOUANGE
Défis Actuels du 03/11/2026

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Journée mondiale de l’épargne : Le Minfi appelle à mobiliser davantage l’épargne pour financer le développement

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Journée mondiale de l’épargne : Le Minfi appelle à mobiliser davantage l’épargne pour financer le développement
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Le Cameroun a célébré, samedi 31 octobre 2026, à la Maison du Parti de Bonanjo, à Douala, sa deuxième Journée mondiale de l’épargne officiellement commémorée, un an après la première édition organisée à Yaoundé. Devant les représentants des banques, des compagnies d’assurances, des sociétés de bourse et des fintechs, le ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, a délivré, au nom de Louis Paul Motaze, un message : mobiliser davantage l’épargne nationale et mieux la mettre au service du développement économique. L’enjeu est de taille.

Dans son message publié dans la plaquette-programme de la journée, le ministre des Finances estime l’épargne nationale à environ 15 % du produit national, un niveau insuffisant au regard des ambitions de développement du pays. « Ce niveau demeure inférieur aux exigences nécessaires pour porter l’investissement au seuil de 29 % initialement fixé dans la SND30, condition essentielle à l’atteinte d’une croissance forte, durable et inclusive », souligne Louis Paul Motaze. Pour le ministre, l’épargne intérieure constitue également « un gage de résilience face aux multiples chocs auxquels nos économies peuvent être confrontées ».

QUATRE PRIORITÉS POUR MIEUX MOBILISER L’ÉPARGNE

Placée sous le thème « Soutenir ses projets par une épargne efficace », cette édition a mis l’accent sur l’accès aux services financiers, la confiance dans les institutions et la diversification des placements. « Or, notre économie demeure confrontée à une insuffisance de l’épargne disponible pour soutenir pleinement ses besoins d’investissement », relève le mijistre Yaouba Abdoulaye dans son discours d’ouverture. Pour inverser cette tendance, le Minfi fixe quatre priorités : développer la culture de l’épargne, sécuriser les placements, encourager les innovations financières et orienter les ressources collectées vers les secteurs productifs.

Car l’enjeu dépasse la seule accumulation de dépôts. « Sa véritable utilité économique réside dans sa capacité à se transformer en investissements, en entreprises, en emplois et, finalement, en richesses pour la Nation », insiste le Minfi. Les banques sont ainsi appelées à renforcer leur soutien aux PME, à l’agriculture, à l’industrie et aux projets structurants. Les assureurs sont, pour leur part, invités à développer l’assurance-vie et les produits de capitalisation.

9 147 MILLIARDS DE FCFA DE DÉPÔTS, ESSENTIELLEMENT À VUE

Les chiffres présentés à l’occasion de cette journée témoignent d’une progression de la collecte, mais aussi de la prédominance des ressources à court terme. Selon le magazine officiel de l’événement, consulté par Défis Actuels, les dépôts de la clientèle des 18 banques commerciales, qui disposent de 502 agences, ont atteint 9 147,5 milliards de FCFA à fin décembre 2025, contre 8 351,6 milliards un an auparavant, soit une hausse de 9,5 %. Les dépôts à vue concentrent 82,8 % de cet encours, soit 7 577,3 milliards de FCFA, loin devant les dépôts à terme (1 003,3 milliards) et les comptes à régime spécial (566,9 milliards).

Cette structure souligne le défi de la mobilisation de ressources stables pour financer les investissements de longue durée. La même prédominance du court terme caractérise la microfinance. Les 385 établissements agréés totalisent 1 112,6 milliards de FCFA de dépôts, en progression de 14,1 % sur un an, dont 84,2 % à court terme. Dans l’assurance-vie et la capitalisation, les onze sociétés du secteur ont collecté 102,35 milliards de FCFA de primes en 2025, contre 98,41 milliards en 2024. Leurs actifs atteignent 431,26 milliards de FCFA, dont 201,85 milliards placés en obligations et autres valeurs d’État.

LA CONFIANCE, CONDITION DE LA MOBILISATION

Au-delà des volumes collectés, le ministère des Finances insiste sur la sécurisation de l’épargne. Tout en encourageant la digitalisation des services financiers, il met en garde contre les placements non autorisés et les offres promettant des rendements irréalistes. « La confiance constitue le socle de tout système financier solide. Sans elle, aucune politique de mobilisation de l’épargne ne saurait prospérer durablement », prévient le ministre des Finances. Trois panels ont permis d’approfondir ces enjeux, autour des leviers d’amélioration de l’épargne nationale, notamment la diaspora et la finance islamique, des innovations technologiques et des critères d’efficacité de l’épargne.

DES UNIVERSITÉS AU MARCHÉ MBOPPI

La célébration a été précédée, les 29 et 30 octobre, d’une campagne de sensibilisation destinée à rapprocher les produits d’épargne du public. Selon Gilbert Didier Edoa, secrétaire général du ministère des Finances et président du comité d’organisation, les activités ont notamment ciblé l’Université de Douala, l’Université catholique Saint-Jérôme, l’Institut universitaire du Golfe et les commerçants du marché Mboppi. À ces rencontres se sont ajoutés des programmes radio télévisés, un court-métrage consacré à l’assurance-vie et l’envoi de 10 000 SMS de sensibilisation.

Pour le Minfi, le défi consiste désormais à transformer cette mobilisation en pratiques durables. « Une Nation qui protège l’épargne de ses citoyens consolide la confiance dans ses institutions. Une Nation qui investit efficacement cette épargne prépare les conditions d’une prospérité durable et partagée », conclut le ministre Yaouba Abdoulaye.

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Rutile : les 2 580 km² de permis miniers de Tusker dans le bassin de Douala

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Rutile : les 2 580 km² de permis miniers de Tusker dans le bassin de Douala
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L’Australien Tusker Minerals doit obtenir le renouvellement de trois permis d’exploration couvrant 1 391 km² dans le Douala » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »Bassin de Douala »>bassin de Douala. Trois autres demandes, portant sur 1 189 km², restent en instruction. Cette situation concerne notamment Diwong South, où la compagnie a annoncé un objectif d’exploration de 2,1 à 2,6 milliards de tonnes de sables minéralisés.

L’entreprise australienne Tusker Minerals, cotée à la Bourse de Sydney, fait face à plusieurs échéances administratives concernant ses projets de sables minéralisés dans le bassin sédimentaire de Douala. Dans sa communication boursière du 30 octobre 2026, la compagnie indique que trois permis d’exploration déjà accordés doivent être renouvelés, tandis que trois autres périmètres demeurent au stade des demandes d’attribution. Au total, les six zones représentent 2 580 km² de terrains présentant un potentiel en rutile, zircon, ilménite et autres minéraux lourds.

Selon les documents consultés par Défis Actuels, les permis concernés par le renouvellement sont Mungo, Mbanga et Édéa Sud. Ils couvrent respectivement 483, 468 et 440 km², soit 1 391 km². Accordés le 14 décembre 2022, ces titres sont détenus par Rhino Resources Ltd, filiale camerounaise intégrée au portefeuille de Tusker. Les trois autres périmètres, Maleke, Diwong et Mbongo, couvrent respectivement 491, 484 et 214 km². Les demandes correspondantes restent en instruction auprès de l’administration minière camerounaise.

Dans sa publication du 30 octobre, Tusker distingue les permis « accordés et soumis à renouvellement » des périmètres « faisant toujours l’objet de demandes », selon les termes traduits de l’anglais. La compagnie précise également que le projet Douala Basin demeure une priorité stratégique.

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Le rutile, minerai naturel riche en dioxyde de titane, suscite un intérêt croissant dans l’industrie minière internationale. Il constitue, avec l’ilménite, l’une des principales matières premières utilisées pour produire le dioxyde de titane, un pigment blanc recherché pour son pouvoir couvrant, sa luminosité et sa résistance. On le retrouve dans les peintures, les plastiques, le papier et de nombreux revêtements industriels. Une partie des minerais titanifères sert également à la fabrication du titane métallique, utilisé notamment dans l’aéronautique, les équipements médicaux et les industries chimiques.

Le marché international est dominé par la demande des fabricants de pigments. Selon l’United States Geological Survey (USGS), plus de 95 % des concentrés de minerais titanifères consommés aux États-Unis sont destinés à cette industrie. La Chine demeure le principal producteur et consommateur mondial de concentrés titanifères. L’Australie, l’Afrique du Sud, le Mozambique et plusieurs autres pays africains occupent également des positions importantes dans l’approvisionnement international. Cette activité reste néanmoins exposée aux fluctuations de la demande industrielle et à la concurrence entre producteurs.

C’est sur ce marché que l’Australien Tusker Minerals entend positionner ses projets camerounais. Dans le bassin sédimentaire de Douala, la compagnie contrôle, à travers sa filiale Rhino Resources, un portefeuille de trois permis d’exploration et de trois demandes supplémentaires totalisant 2 580 km². Les recherches portent principalement sur le rutile, mais également sur le zircon, l’ilménite et d’autres minéraux lourds présents dans les formations sableuses.

Seulement, les perspectives géologiques se heurtent à des contraintes administratives. Dans sa communication boursière du 30 octobre 2026, Tusker indique que trois permis déjà attribués doivent être renouvelés, tandis que trois autres demandes attendent toujours une décision des autorités camerounaises. Une situation qui pourrait peser sur le calendrier des nouveaux forages et, par conséquent, sur l’évaluation des ressources minérales.

TROIS PERMIS À RENOUVELER, TROIS DEMANDES EN ATTENTE

Les documents publics consultés ne précisent pas les dates exactes d’expiration des trois permis ni les décisions éventuellement prises sur leur renouvellement. Il serait donc prématuré d’affirmer que Tusker a perdu ses droits. En revanche, la compagnie reconnaît elle-même que la situation administrative de plusieurs périmètres reste à régulariser.

DIWONG, PLUSIEURS MILLIARDS DE TONNES À CONFIRMER

L’enjeu est particulièrement important pour Diwong, où Tusker a identifié l’une de ses principales cibles d’exploration. En juillet 2026, la société a annoncé pour Diwong South un objectif compris entre 2,1 et 2,6 milliards de tonnes de sables, avec une teneur estimative de 2,1 à 2,3 % de minéraux lourds. Sur cette base, la compagnie évoque un potentiel de 48 à 55 millions de tonnes de minéraux lourds, comprenant environ 7 à 8 millions de tonnes de rutile et 1,4 à 1,7 million de tonnes de zircon.

LES NOUVEAUX FORAGES CONDITIONNÉS PAR LES AUTORISATIONS

Ces résultats ont conduit Cliff Fitzhenry, directeur général de Tusker Minerals, à afficher sa confiance dans les perspectives du bassin de Douala. « Ce qui rend Douala particulièrement intéressant, c’est l’ampleur du potentiel supplémentaire. L’objectif actuel ne couvre qu’une partie d’un seul permis de notre portefeuille de 2 580 km², tandis que les premiers forages de reconnaissance mettent déjà en évidence des zones proches de la surface présentant des teneurs sensiblement plus élevées, notamment 3,2 mètres à 0,76 % de rutile depuis la surface », déclarait-il lors de la présentation des résultats de juillet 2026.

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Le dirigeant soulignait également les avantages logistiques du projet, situé à proximité du port de Douala. Cette implantation pourrait faciliter l’exportation de concentrés minéraux si une exploitation commerciale venait à être développée.

Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 03/11/2026

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