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« Cessez, renoncez et agissez » : la lettre ouverte cinglante de Kah Walla à Atanga Nji

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« Cessez, renoncez et agissez » : la lettre ouverte cinglante de Kah Walla à Atanga Nji
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Edith Kah Walla, une éminente dirigeante politique et militante, a adressé une lettre ouverte cinglante à Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, l'accusant d'actions illégales, d'intimidation et de non-résolution des problèmes nationaux clés. La lettre, intitulée « Cessez, renoncez et agissez » » reflète un ton profondément personnel, s'adressant à Atanga Nji à la fois comme une compatriote originaire d'Abakwa et comme un haut fonctionnaire dont les actions, selon elle, nuisent au Cameroun.

Un plaidoyer personnel mais public

Kah Walla commence par reconnaître le double caractère de sa lettre : publique en raison de l'action du ministre et personnelle en raison de leurs racines communes à Bamenda. Elle exprime sa frustration face au recours continu d'Atanga Nji à des menaces et des insultes contre les citoyens camerounais, l'exhortant à changer d'approche.

« Vous devez cesser de nous menacer et de nous insulter, nous citoyens camerounais », écrit Kah Walla, faisant spécifiquement référence à l'utilisation par Atanga Nji de termes comme « moulinex » pour humilier le public.

« Nous, le peuple, détenons la souveraineté nationale, que nous choisissons d'exercer à travers le Président de la République. Vous êtes nommé par le Président. Par ordre hiérarchique, nous, les gens, sommes le patron de votre patron », a-t-elle déclaré.

Cette déclaration liminaire donne le ton à une critique plus large de la manière dont Atanga Nji traite les citoyens, insistant sur le fait que son rôle de ministre exige professionnalisme, respect et respect de la loi.

Déclarations illégales et violations des droits

Kah Walla accuse ensuite Atanga Nji d'avoir fait plusieurs déclarations anticonstitutionnelles, notamment son interdiction controversée des débats publics autour de la santé du président Paul Biya. Elle souligne que la liberté d'expression est inscrite dans la constitution camerounaise et qu'aucun ministre n'a le droit de la restreindre sans justification légale.

« La liberté d’expression est un droit constitutionnel ! » souligne-t-elle. “Vous ne pouvez pas, en tant que ministre de la République, interdire à tout Camerounais de s'exprimer sur un sujet quelconque, sauf s'il existe une loi spécifique vous permettant de le faire.” Kah Walla déclare la directive du ministre illégale et constitue une violation des droits fondamentaux des citoyens.

Elle critique également son ingérence dans le fonctionnement des partis politiques, citant les lois qui protègent les activités politiques de telles restrictions. Kah Walla, la dirigeante du Parti du peuple camerounais (CPP), souligne son expérience personnelle en contestant avec succès les actions d'Atanga Nji devant les tribunaux, ajoutant que d'autres partis politiques ont également gagné des procès contre son ministère.

“Vos communiqués des 12 mars et 23 mai 2024, qui sont également rédigés sur un ton menaçant et insultant, sont illégaux”, a-t-elle déclaré, ajoutant que de tels actes donnent une mauvaise image de son aptitude à exercer ses fonctions.

Échec de la résolution des crises nationales

Dans cette lettre, Kah Walla souligne l'incapacité du ministre à répondre efficacement aux crises majeures auxquelles le Cameroun est confronté, notamment les inondations dans l'Extrême-Nord, l'insécurité urbaine croissante et la crise anglophone actuelle. Elle accuse Atanga Nji d’avoir négligé ses véritables fonctions en se concentrant sur les interdictions illégales et la rhétorique incendiaire.

« La Direction de la Protection Civile de votre ministère a échoué sur plusieurs fronts », écrit-elle à propos des récentes inondations. « Ces inondations se produisent chaque année et des niveaux d’eau exceptionnellement élevés étaient prévus cette année. Votre ministère n’a rien fait pour empêcher la mort de Camerounais et la situation désastreuse dans laquelle se trouvent près de 500 000 de nos compatriotes.

Les critiques de Kah Walla s'étendent à la réponse inadéquate du ministre à l'insécurité urbaine, qu'elle relie au chômage des jeunes et à la prolifération des drogues illégales. Elle souligne que cela fait partie du portefeuille d'Atanga Nji en tant que ministre de l'Administration territoriale, appelant à une action urgente pour faire face aux dangers croissants dans les villes du pays.

Crise anglophone : un catalyseur de désastre

La partie la plus dure de la lettre de Kah Walla est peut-être sa mise en accusation du rôle d'Atanga Nji dans la crise anglophone, qu'elle pense qu'il a contribué à déclencher lors d'une « réunion pour la paix » du RDPC en décembre 2016. Selon elle, l'événement a exacerbé les tensions, transformant les griefs légitimes en une guerre civile de faible intensité qui a depuis tué près de 10 000 Camerounais.

« Je vous considère comme l'un des principaux protagonistes d'une crise qui a tué près de 10 000 Camerounais », déclare-t-elle. Elle reproche au ministre de ne fournir qu’une aide superficielle aux personnes déplacées internes (IDP), comme des sacs de riz ou des matelas occasionnels, tout en ignorant le besoin plus large de documents administratifs, de soins de santé et d’emploi pour les personnes déplacées par le conflit.

« Les personnes déplacées ont besoin d’un abri, de documents administratifs, d’écoles et d’emplois. Vous leur avez parfois fourni un matelas ou un sac de riz », écrit-elle, soulignant l'insuffisance de la réponse du gouvernement face à la catastrophe humanitaire.

Un appel au changement et à la réflexion

Kah Walla conclut sa lettre en exhortant Atanga Nji à réfléchir à ses responsabilités, non seulement en tant que responsable du gouvernement mais aussi en tant que compatriote camerounais. Elle reconnaît sa profonde loyauté envers le président Biya, mais prévient que cette loyauté a coûté très cher au pays.

« Votre amour aveuglant pour Paul Biya… vous a amené à mener des actions qui ont très directement détruit les Abakwa que nous connaissions et aimions, pour cette génération et la suivante », écrit-elle. « Que cela soit une leçon. Que cela ne se reproduise pas dans l’ensemble du pays.

Ses derniers mots sont à la fois un appel personnel et un appel national à l’action : « Cessez. Cesser. Agissez. Pour que ce jour-là, nous puissions trouver un terrain d’entente pour reconstruire, de ces cendres que toi et ton amour de Paul Biya nous avez laissés.

Un débat national agité

La lettre de Kah Wallah a rapidement suscité un débat national, beaucoup y voyant une prise de position audacieuse contre l'un des ministres les plus puissants du Cameroun. La manière dont Paul Atanga Nji choisira de réagir reste une question de spéculation. Cependant, les puissantes accusations et les appels au changement contenus dans la lettre l'ont certainement placé sous le feu des projecteurs. Les paroles de Kah Walla rappellent la frustration croissante face à la manière dont le gouvernement gère les questions nationales clés et l'appel à la responsabilité de la part de ceux qui sont au pouvoir.

Mimi Méfo Infos

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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison

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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison
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Une jeune femme de 26 ans, sans lien avec les faits, a perdu la vie après avoir été touchée par une balle perdue. Plusieurs années après le drame, la justice a rendu un verdict particulièrement sévère contre l’auteur des tirs, qui était âgé de seulement 15 ans au moment des faits.

Une victime innocente prise dans une fusillade

Dayla, 26 ans, se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Une fusillade a éclaté et une balle perdue l’a mortellement atteinte, alors qu’elle n’avait aucun lien avec les personnes impliquées dans les violences.

Sa mort avait profondément choqué la population et relancé le débat sur les conséquences dramatiques des armes à feu et de la violence chez les jeunes.

Une condamnation exceptionnelle

Le tireur, qui n’avait que 15 ans au moment des faits, a finalement été condamné à une peine cumulée de 100 ans de prison par la justice américaine.

Même si cette peine paraît spectaculaire, le système judiciaire des États-Unis permet de cumuler plusieurs condamnations pour différentes infractions liées à une même affaire, ce qui explique ce total particulièrement élevé.

Une affaire qui marque les esprits

Ce dossier rappelle une nouvelle fois les conséquences tragiques des fusillades, où des personnes totalement étrangères aux conflits deviennent des victimes.

La condamnation prononcée traduit la volonté de la justice de sanctionner sévèrement les crimes commis avec des armes à feu, même lorsque leur auteur était mineur au moment des faits.

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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs

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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs
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Une vive polémique agite les réseaux sociaux après la diffusion de supposées captures d’écran de conversations attribuées à un pasteur et à une jeune femme. Les images ont été largement partagées sur plusieurs plateformes, suscitant de nombreuses réactions.

À ce stade, l’authenticité de ces captures d’écran n’a pas été officiellement confirmée. Les personnes concernées ne se sont pas publiquement exprimées, et aucune décision de justice ou communication officielle n’a permis de vérifier les accusations relayées en ligne.

Cette affaire relance le débat sur la diffusion de contenus privés sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes appellent à la prudence, rappelant qu’il est important de ne pas tirer de conclusions avant que les faits ne soient établis.

Une polémique est née après la diffusion de supposées captures d’écran impliquant un pasteur et une jeune femme. Les faits restent à confirmer.

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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA

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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA
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Le Cameroun fait face à une accumulation de contentieux financiers liés à la gestion de grands projets d’infrastructure et miniers. L’addition des indemnités réclamées ou déjà accordées à des entreprises internationales pourrait dépasser les 650 milliards FCFA, faisant peser un risque important sur les finances publiques.

L’annonce la plus récente concerne le secteur minier. L’entreprise australienne Sundance Resources a affirmé avoir remporté une procédure d’arbitrage devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris contre l’État du Cameroun. Dans un communiqué publié par son financeur de litige, Burford Capital, le tribunal arbitral a condamné le Cameroun à verser 355 milliards FCFA (plus de 600 millions de dollars) à la junior minière australienne.

Cette sentence fait suite à un litige portant sur le projet de gisement de fer de Mbalam-Nabeba, situé à la frontière entre le Cameroun et la République du Congo. Sundance et sa filiale Cam Iron SA estimaient que le Cameroun avait violé ses obligations légales en retirant leurs droits miniers et en attribuant le permis d’exploitation du côté camerounais à un autre opérateur.

Le tribunal a également jugé que Yaoundé n’avait pas respecté une ordonnance d’urgence de la CCI rendue en mars 2022, qui lui interdisait d’accorder ce permis à une tierce partie. Selon les informations disponibles, la somme initialement réclamée par Sundance s’élevait à 5,5 milliards de dollars. Cette condamnation ne signifie toutefois pas que le paiement interviendra immédiatement. Burford Capital, qui a financé les frais de la procédure en échange d’une part des indemnités éventuelles, a lui-même appelé à la prudence. « La délivrance de la sentence arbitrale ne constitue pas un versement en espèces pour Burford », rappelle le groupe, soulignant que « plusieurs étapes restent à franchir avant un éventuel recouvrement effectif ».

UN RISQUE GLOBAL DE PLUS DE 600 MILLIARDS FCFA POUR LES FINANCES PUBLIQUES

Le contentieux minier n’est cependant pas le seul dossier susceptible d’alourdir les charges de l’État. Selon le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, publié par la Chambre des comptes de la Cour suprême, le Cameroun reste confronté à deux autres contentieux majeurs liés au Complexe sportif d’Olembé.

Ce complexe comprend un stade de 60 000 places, un hôtel, un centre commercial, un gymnase, une piscine olympique et plusieurs équipements annexes. Si le stade a accueilli des rencontres de la Coupe d’Afrique des nations en janvier 2022, l’ensemble du projet n’a jamais été achevé.

Depuis lors, les travaux sont à l’arrêt malgré plusieurs mises en demeure adressées par le ministère des Sports. Les entreprises Piccini (Italie) et Magil Construction (Canada), qui se sont succédé sur le chantier, réclament au total 267 milliards FCFA d’indemnisation. Le contentieux le plus important concerne Piccini SPA.

La société italienne a saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), institution du Groupe de la Banque mondiale basée à Washington. Elle estime avoir été évincée alors que son contrat, d’un montant initial de 163 milliards FCFA, pouvait encore être exécuté. Elle réclame ainsi 250 milliards FCFA, soit environ 381 millions d’euros. La Chambre des comptes rappelle toutefois que l’entreprise avait déjà perçu 113 milliards de FCFA avant la résiliation du contrat.

De son côté, le gouvernement soutient que les retards accumulés par Piccini compromettaient l’organisation de la CAN 2021 et justifiaient la rupture du marché. La procédure est toujours en cours. Magil Construction Corporation, qui avait repris le chantier après le départ de Piccini, poursuit également l’État devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale à Paris.

L’entreprise canadienne réclame 17 milliards FCFA, estimant que les financements nécessaires à la poursuite des travaux n’ont jamais été mis à sa disposition. En réponse, le gouvernement affirme que Magil a déjà perçu 42 milliards FCFA alors que le contrat initial s’élevait à 22 milliards de FCFA. Il précise que 38 milliards FCFA provenaient d’un prêt contracté auprès de Standard Chartered Bank. Les autorités estiment en outre que les décaissements dépassaient largement l’état réel d’avancement du chantier.

Elles rappellent enfin qu’au moment de quitter Olembé, plusieurs fournisseurs réclamaient à Magil près de 13 milliards FCFA de factures impayées.

TOLLCAM ATTEND TOUJOURS SON INDEMNISATION

Le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024 évoque également le contentieux opposant le Cameroun à Tollcam Partenariat SAS, société créée par les groupes français Fayat et Egis pour réaliser quatorze postes de péage automatiques dans le cadre d’un partenariat public-privé signé en 2019. Après la résiliation de ce contrat, l’entreprise a saisi la Cour internationale d’arbitrage de Paris pour réclamer 30 milliards FCFA à l’État.

La Chambre des comptes indique toutefois qu’une procédure de règlement amiable a été engagée entre les deux parties. Selon des informations recueillies auprès du ministère des Travaux publics, le gouvernement a inscrit 20 milliards FCFA au budget 2026 afin d’effectuer un premier versement au profit de Tollcam. Les 10 milliards FCFA restants devraient être réglés en 2027, conformément aux dispositions de l’accord conclu entre les parties.

En additionnant la condamnation obtenue par Sundance (environ 355 milliards FCFA), les réclamations de Piccini et Magil (267 milliards de FCFA) ainsi que l’indemnisation prévue pour Tollcam (30 milliards FCFA), les passifs potentiels ou déjà actés liés à ces trois contentieux atteignent environ 652 milliards FCFA. Ces trois dossiers ne constituent toutefois que la partie visible de l’iceberg.

Dans son Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, la Chambre des comptes de la Cour suprême relève que le Cameroun est confronté à une multitude d’autres litiges opposant l’État à des entreprises et à des particuliers. Si les montants en jeu sont, pour la plupart, nettement inférieurs à ceux des affaires Sundance, Piccini, Magil ou Tollcam, ils représentent néanmoins des engagements financiers susceptibles d’alourdir progressivement les charges publiques.

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