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En tant que successeur constitutionnel de Biya, Marcel Niat Njifenji peut-il résister ne serait-ce qu'un seul jour ?

Dans l'état actuel des choses, s'il devait y avoir une vacance causée par un décès ou une incapacité dans les hautes fonctions du Cameroun, le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, serait le seul successeur constitutionnel, mais il a été constamment malade, laissant beaucoup se demander s'il peut assumer une telle responsabilité si l'occasion devait se présenter.
En 2013, Paul Biya, président camerounais de 91 ans, a décrété la création de la chambre haute de l'Assemblée nationale, le Sénat.
Pour la première fois dans l’histoire du pays, 70 sénateurs ont été élus et 30 ont été nommés par le président Biya.
Parmi ceux qui ont été nommés figurait Marcel Niat Njifenji, une élite de la région de l'Ouest avec une longue carrière politique et ayant également été directeur de la société de distribution d'électricité de l'époque, Sonel.
Cette année-là, le Sénat dominé par le RDPC a élu Niat comme président de la Chambre, et il est devenu à la fois président du Sénat et successeur du président, comme le prévoit la constitution.
Toutefois, il ne s'agit que d'un cas dans lequel le président en exercice est incapable d'exercer ses fonctions en raison d'un décès ou d'une incapacité permanente.
Le Sénat camerounais est sa deuxième législature, et Niat, 89 ans, en est toujours le président, même si la plupart de ses fonctions sont exercées par le 1er vice-président du Sénat, Lamido de Rey Bouba, Anoubakary Abdoulaye.
Ce que dit la Constitution sur la succession
Selon l'article 6, paragraphe 4, de la Constitution, « En cas de vacance à la présidence de la République par suite de décès, de démission ou d'incapacité permanente déclarée par le Conseil constitutionnel, les fonctions de Président de la République sont exercées. sera provisoirement exercé par le président du Sénat.
Parallèlement, l’article 6(11) de la Constitution stipule que « le président par intérim ne peut pas organiser de révision constitutionnelle, ni convoquer un référendum, ni dissoudre l’Assemblée nationale, ni exercer certaines autres prérogatives constitutionnelles réservées à un président élu. »
Désormais, la seule personne à ce poste est Niat Njifenji, que l’on voit rarement dans les occasions publiques.
Il participe principalement aux séances du Sénat et, plus particulièrement, à la séance de mars qui porte sur l'élection des membres du bureau. Tout comme Biya, absent de la scène publique depuis plus d'un mois, Niat n'a pas été revu depuis la dernière session du Sénat.
La Constitution interdit à l’intérimaire de se présenter aux élections
Si Marcel Niat accédait à la plus haute fonction, son mandat serait strictement limité par des limitations constitutionnelles. L'article 6(6) de la Constitution exige que de nouvelles élections présidentielles soient organisées dans un délai de 60 à 90 jours après la vacance du siège. Cette période limitée garantit que la transition reste ordonnée, la responsabilité principale de Niat étant de maintenir le fonctionnement du gouvernement pendant que la nation se prépare à de nouvelles élections.
Durant cette période, Niat n’aurait pas le pouvoir d’apporter des changements constitutionnels majeurs ou de dissoudre des institutions politiques clés comme l’Assemblée nationale. Cette limitation prudente des pouvoirs garantit que le rôle du président par intérim reste neutre et stabilisateur.
Impliqué dans la corruption chez Sonel
L’une des controverses les plus notables autour de Marcel Niat s’est produite alors qu’il était directeur général de la Société nationale d’électricité (SONEL) dans les années 1980 et 1990. Durant cette période, il y a eu des allégations de mauvaise gestion et de corruption liées à la SONEL, notamment en matière d'inefficacité, de mauvaise gestion financière et d'irrégularités dans l'attribution des contrats. La direction de la SONEL par Niat a coïncidé avec une période de fréquentes pannes de courant et de dégradation des infrastructures, qui ont suscité le mécontentement du public.
Bien qu'aucune accusation formelle n'ait été portée contre Niat, ces allégations de mauvaise gestion persistaient et les difficultés de l'entreprise face à la mauvaise prestation de services au cours de son mandat ont suscité des critiques publiques. Certains médias et personnalités de l'opposition ont soulevé des questions sur sa responsabilité dans le contexte plus large de la corruption au sein des entreprises publiques camerounaises.
Questions sur la richesse et le style de vie
Comme beaucoup de hauts responsables camerounais de longue date, Marcel Niat Njifenji a parfois été critiqué pour sa richesse accumulée et l'écart entre son mode de vie et les réalités économiques auxquelles sont confrontés de nombreux Camerounais. Bien que cela ne soit pas lié à des accusations juridiques spécifiques, le public a perçu un enrichissement indu au cours de sa longue carrière au sein du gouvernement et des affaires.
En tant que président du Sénat, son accès au pouvoir et à ses privilèges dans un pays où de nombreux hommes politiques sont considérés comme des bénéficiaires du système a conduit certains critiques à remettre en question la transparence de ses transactions financières et ses motivations politiques. Cependant, aucune preuve concrète ni enquête n’a été menée pour l’impliquer directement dans des scandales de corruption liés à sa richesse.
Âge et longévité politique.
Avant sa nomination à la Sonel puis au Sénat, Niat était impopulaire dans le paysage politique camerounais. À 89 ans, l'âge avancé de Niat a suscité des débats sur la gérontocratie et l'emprise des élites politiques âgées sur la gouvernance du Cameroun. Certains critiques affirment que Niat, aux côtés du président Paul Biya, symbolise l’incapacité des jeunes dirigeants à émerger au sein du système politique, perpétuant la stagnation et le manque d’idées nouvelles en matière de leadership.
Association étroite avec le président Biya
Les relations étroites de Niat avec le président Biya ont également fait sourciller, d'autant plus que le régime de Biya a été largement critiqué pour son autoritarisme, sa corruption et sa répression de la dissidence. L’alignement de Niat sur le long règne de Biya et la perception qu’il fait partie d’une élite politique bénéficiant du statu quo ont donné lieu à des critiques indirectes.
Défis à venir
Marcel Niat, originaire de Bangante, dans la région de l'Ouest, dispose d'un leadership qui suscite des inquiétudes quant à sa capacité à gérer les questions politiques et sécuritaires complexes du Cameroun.
Le pays est confronté à des problèmes plus généraux de stabilité politique et de gouvernance, en plus des conflits séparatistes persistants dans les régions anglophones.
Niat est perçu par le public comme une personne méfiante qui, malgré son âge avancé, possède l'expérience et des liens de longue date avec l'administration de Paul Biya pour conduire la nation à travers une période de transition si nécessaire.
Njong Shey a édité cet article !
Mimi Méfo Infos
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Bali : une explosion provoque un violent incendie sur un bateau de plongée

Une sortie de plongée a failli tourner au drame au large de Nusa Penida, en Indonésie. Quatre touristes étrangers et leur guide ont dû se jeter à l’eau après une violente explosion suivie d’un incendie à bord de leur bateau. Le capitaine, blessé aux jambes, a été transporté à l’hôpital. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer.
La scène a provoqué la panique dans la baie de Gamat, une destination très fréquentée par les amateurs de plongée avec masque et tuba à Bali. Alors que le bateau s’apprêtait à quitter les lieux, une détonation a soudainement retenti. Quelques instants plus tard, les flammes ont envahi une partie de l’embarcation, obligeant les passagers à abandonner le navire.
Une explosion à bord du Naomi en pleine excursion à Bali
Selon les informations publiées le vendredi 30 octobre 2026 par l’agence de presse indonésienne ANTARA, l’accident s’est produit le jeudi 29 octobre, aux alentours de 13h40, heure locale.
Le bateau, baptisé Naomi, avait quitté sa base opérationnelle vers 12h30 avec quatre touristes étrangers à bord. Le groupe participait à une excursion privée comprenant trois étapes réputées pour leurs fonds marins : Manta Bay, Crystal Bay et Gamat Bay.
Alors que l’embarcation s’apprêtait à quitter cette dernière destination, une forte explosion s’est produite à l’une de ses extrémités. Les premières informations recueillies par la police orientent les soupçons vers un composant de la batterie installée sur le bateau.
La détonation a rapidement été suivie par un incendie qui s’est propagé à l’embarcation. Face aux flammes, le guide touristique Made Wirya et les quatre visiteurs ont immédiatement sauté dans l’eau pour éviter d’être piégés à bord.
Les images de l’accident montrent un bateau entièrement gagné par les flammes, tandis qu’une épaisse fumée s’élève au-dessus de la baie. La violence de l’incendie a rendu toute évacuation à bord particulièrement dangereuse.
Le capitaine blessé, les cinq autres personnes secourues
Le sauvetage a finalement eu lieu grâce à un autre bateau qui naviguait à proximité. Vers 14h50, soit un peu plus d’une heure après le début de l’incendie, cette embarcation est venue récupérer les personnes présentes dans l’eau.
D’après les informations communiquées par la police de Klungkung et relayées par ANTARA, les quatre touristes et le guide ont tous été évacués sains et saufs. Aucun décès n’a été signalé.
Le capitaine, identifié par les autorités sous le nom de I Kadek Dwiyana, âgé de 31 ans et originaire de Nusa Penida, a toutefois subi des brûlures aux jambes. Les secours l’ont transporté aux urgences de l’hôpital Gema Santhi, sur l’île, pour recevoir des soins médicaux.
Les autorités indonésiennes n’ont pas communiqué officiellement l’identité des quatre touristes ni leur nationalité.
La police de Bali enquête sur l’origine de l’explosion
L’accident soulève désormais des questions sur les conditions techniques du bateau. Selon les premiers témoignages recueillis par les enquêteurs, le Naomi avait pourtant fait l’objet de vérifications avant son départ.
Made Wirya a notamment indiqué aux autorités que les équipements de sécurité et l’état technique de l’embarcation avaient été contrôlés et jugés satisfaisants avant l’excursion.
La police de Klungkung a également confirmé que le bateau avait récemment bénéficié de réparations et d’un entretien régulier. Malgré ces précautions, les enquêteurs n’écartent pas l’hypothèse d’une défaillance liée à un élément de la batterie.
Dans un communiqué publié le 30 octobre, la police de Nusa Penida a indiqué poursuivre les investigations, notamment à travers la collecte de témoignages et l’examen des éléments disponibles sur les lieux.
Rapportée par ANTARA, l’enquête doit permettre de déterminer les circonstances exactes de l’explosion et de l’incendie qui ont détruit le bateau de plongée. Les autorités attendent également que le propriétaire de l’embarcation se présente au commissariat pour déposer une plainte officielle.
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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »

Le ministre de l’Administration territoriale explique que dans le cas de la suspension du FSNC de Issa Tchiroma Bakary, le gouvernement camerounais a pris le temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et la justice se devait d’aller jusqu’au bout.
Le 27 octobre 2026, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a prononcé la suspension pour une durée de trois mois du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), le parti d’opposition dirigé par Issa Tchiroma Bakary actuellement en exil.
Revenant sur les faits dans une interview accordée au journal Cameroon Tribune du jeudi 29 octobre 2026, le membre du gouvernement rappelle tout d’abord que tous les partis politiques au Cameroun se déploient en fonction des dispositions de la loi du 19 décembre 1990, régissant la liberté des associations dans le pays.
«Vous avez vécu les événements postélectoraux et les violences inouïes enregistrées avant, pendant et après le processus électoral. Dans l’article 17 de la loi que je viens de citer, il est clairement dit que le ministre chargé de l’Administration territoriale peut d’office suspendre par décision motivée pour une durée de trois mois, tout parti politique responsable de troubles graves à l’ordre public ou qui ne satisfait pas aux dispositions des articles 5,6,9,10 et11 de la loi de 1990» justifie Paul Atanga Nji.
Outre les motifs d’appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, incitation à la violence ayant occasionné des destructions des biens publics et privés, troubles graves à l’ordre public qui sont formulés dans la décision de suspension du FSNC, Paul Atanga Nji parle également d’un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur, faisant ici référence à Issa Tchiroma Bakari.
«Il a même eu l’audace de demander aux autorités administratives et aux forces de défense de se mettre à sa disposition. Face à cette dangereuse imposture, nous avons pris notre temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et nous avons voulu que la justice aille jusqu’au bout. A partir de là, lorsque les indices concordants de culpabilité sont réunis, le Minat prends les décisions appropriées à l’encontre des contrevenants» explique le Minat.
Opportunité ou hasard de calendrier ?
A la question de savoir si la décision de suspendre le FSNC a un lien avec les élections municipales et législatives prévues pour se tenir en début d’année 2027, le Minat est péremptoire : « …je ne m’intéresse pas à ce genre de considérations. Il y a des échéances électorales, bien évidemment. Le corps électoral n’est pas encore convoqué. Il le sera le moment voulu par le chef de l’Etat qui dispose seul de cette prérogative. Mais si vous êtes fautifs, je n’ai pas besoin d’attendre les élections» explique le membre du gouvernement.
Il affirme même qu’il était temps de sanctionner ce parti politique afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir en pensant qu’après un processus électoral on peut se livrer à tous genres de dérives.
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Résilience économique : ce que l’Afrique doit copier et ne doit pas copier de l’expérience russe

Alors que Moscou a accueilli le troisième sommet Russie-Afrique les 28 et 29 octobre 2026, l’économie russe sert de cas d’école. Elle montre ce que permet la diversification des partenaires, et ce qu’elle coûte. Au-delà de la diplomatie, un enjeu s’impose : comment une économie visée par des sanctions sans précédent a-t-elle tenu, et que peut-on en tirer pour le continent africain ?
Une résilience réelle, mais risquée
Les chiffres sont impressionnants. Fin avril 2025, 28 937 restrictions non commerciales visaient la Russie, dont 92 % imposées après février 2022. Malgré cela, la croissance russe a atteint 4,3 % en 2024. Le tableau s’est depuis nettement assombri. La croissance est retombée à 1 % en 2025.
Le PIB s’est contracté de 0,2 % au premier trimestre 2026, premier recul annuel depuis 2023, avant un rebond de 1,3 % au deuxième trimestre. La Banque centrale russe table désormais sur 0 à 1 % pour l’année. L’économie de guerre a été portée par des dépenses de défense record, près de 6,5% du PIB, mais freinée par une demande des ménages faible et un recul de l’investissement civil.
La résilience russe tient donc à une capacité d’adaptation de court terme, et non à un modèle de croissance durable. L’Afrique a intérêt à retenir les deux volets et à se méfier de l’économie de guerre.
Le pivot asiatique : réorienter, mais sans se rendre dépendant
Premier mécanisme de survie face aux sanctions occidentales : la réorientation des exportations d’hydrocarbures. Selon le vice-Premier ministre Alexandre Novak, Moscou vendait fin 2023 de 45 à 50 % de son pétrole à la Chine et environ 40 % à l’Inde. La part de la Chine dans le commerce russe a presque doublé pour atteindre 18 %, alors que la Russie ne pèse que 2,5 % dans le commerce chinois. L’Inde, de son côté, est passée de moins de 3 % à plus de 40 % de pétrole russe dans ses achats.
Leçon n° 1 : ne dépendre d’aucun client unique. Le pivot a sauvé les recettes russes, mais il a créé un risque de dépendance à l’Asie. L’Afrique, dont les échanges restent concentrés sur l’Europe, la Chine et les États-Unis, a tout intérêt à élargir son éventail de partenaires avant d’y être contrainte. Elle doit aussi éviter de remplacer une dépendance par une autre.
Dédollarisation : un outil réel, mais insuffisant
Second pilier : le règlement des échanges en monnaies locales. Selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, la quasi-totalité des quelque 240 milliards de dollars d’échanges russo-chinois se règle désormais en yuans et en roubles.
Avec l’Inde, les monnaies nationales représentent environ 90 % des paiements directs, selon l’ambassadeur russe à New Delhi. Toutefois, la part du dollar dans les réserves de change des banques centrales est passée d’environ 70 % en 2000 à 58 % fin 2024, ce qui reste une érosion lente. Le yuan peine à dépasser 2 % des paiements mondiaux.
Leçon n° 2 : sécuriser des circuits de paiement alternatifs. Les pays africains disposent déjà d’un outil, le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), lancé sous l’égide d’Afreximbank et de la Zone de libre-échange continentale. Il vise à réduire le recours aux devises tierces dans les échanges intra-africains, qui plafonnent autour de 15 % du commerce du continent. Il ne s’agit pas de rejeter le dollar, mais de ne plus en être prisonnier.
Le sommet de Moscou : l’écart entre ambitions et réalité
Les chiffres du commerce russo-africain invitent à la prudence. Les échanges ont atteint 27 milliards de dollars en 2025, essentiellement avec l’Afrique du Nord. Ils sont très déséquilibrés : en 2024, la Russie a exporté 24,3 milliards de dollars vers l’Afrique et n’y a importé que 3,5 milliards. Le continent ne représente que 3,9 % de son commerce extérieur. Le blé russe couvrait environ 30 % des besoins africains.
À titre de comparaison, les échanges de l’Afrique avec l’Union européenne ont atteint 355 milliards d’euros en 2024, et avec la Chine 348 milliards de dollars en 2025. À Sotchi, Moscou s’était engagée à doubler ses échanges pour atteindre environ 40 milliards, et l’objectif n’est toujours pas atteint. Moscou vise désormais 50 à 60 milliards de dollars d’ici 2030.
Leçon n° 3 : négocier en position de force. L’Afrique n’a pas à choisir un camp. Elle peut exiger de chaque partenaire, Russie comprise, de la transformation locale, des transferts de technologie et un rééquilibrage de la balance commerciale. Concrètement, il s’agit d’engrais, de nucléaire civil, de céréales et de formation, avec des engagements chiffrés et vérifiables.
En gros, l’Afrique n’est pas sous sanctions, et la comparaison a ses limites. Le modèle russe repose sur une économie de guerre, avec ses coûts : une inflation attendue autour de 5 % en 2026 et des prévisions de croissance divisées par trois par le gouvernement. Il s’appuie aussi sur une rente énergétique que la plupart des économies africaines ne possèdent pas.
Ce qui se transpose, c’est la méthode : multiplier les partenaires, bâtir des circuits financiers de secours et protéger ses marges de manœuvre avant la crise plutôt que pendant. Pour l’Afrique, l’enjeu est moins de rejoindre un bloc que d’éviter d’avoir à dépendre d’un seul.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
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