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Les travailleurs du CDC descendent à nouveau dans la rue après des mois de salaires impayés

Par Claude Kenfack
Plus de 100 travailleurs du Société camerounaise de développement (CDC) est descendu dans les rues de Tiko le matin du mardi 8 octobre 2024 pour protester contre des mois de salaires impayés.
Les travailleurs, rassemblés vers 8 heures du matin, ont défilé dans une grande partie de la municipalité de Tiko, brandissant des pancartes exprimant leur frustration.
Malgré de nombreux problèmes de sécurité, les travailleurs ont affirmé avoir continué à se présenter au travail, mais leurs efforts sont restés sans récompense pendant plusieurs mois.
Un manifestant a exprimé la frustration collective en déclarant : « Nous allons travailler tous les jours, même avec les problèmes de sécurité, mais à la fin du mois, la direction nous dit qu'il n'y a pas d'argent et que nous devrions simplement continuer à travailler. »
Les manifestants se sont engagés à poursuivre leurs manifestations jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites.
Au moment de mettre sous presse, les travailleurs en colère se dirigeaient vers le bureau du préfet (DO) de Tiko, où ils envisageaient de présenter officiellement leurs doléances.
La CDC était autrefois le premier employeur du Cameroun, après l'État, avec 22 000 salariés travaillant dans trois secteurs agricoles : le palmier à huile, l'hévéa et la banane.
Mais lorsque la crise anglophone a commencé en 2016, des séparatistes armés ont commencé à attaquer les travailleurs du secteur parapublic, perturbant gravement le travail et supprimant des milliers de personnes de leur emploi.
L'entreprise a finalement subi d'énormes pertes, notamment dans les secteurs de la banane et du caoutchouc, ce qui a failli provoquer sa faillite.
Depuis lors, le CDC est incapable de payer régulièrement ses travailleurs, ce qui entraîne des protestations régulières parmi les travailleurs mécontents.
Le gouvernement a injecté des milliards de francs CFA pour aider l'entreprise à retrouver du dynamisme, mais elle n'a pas encore atteint son niveau de productivité d'avant la crise.
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Qualité de la dépense publique : chaque franc soit être dépensé utilement selon le ministre Motazé

À l’ouverture de la conférence annuelle du ministère des Finances, le ministre Louis Paul Motazé a insisté sur l’importance cruciale de la qualité de la dépense publique dans le contexte actuel. « Face à des ressources limitées, chaque franc mobilisé doit être utilisé de manière optimale, pour soutenir les secteurs prioritaires et renforcer la résilience économique du pays », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, il ne s’agit plus seulement de mobiliser des fonds, mais de s’assurer que chaque dépense ait un impact tangible et durable sur l’économie et la société. Cette approche concerne en particulier les investissements dans l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures, qui doivent être soigneusement ciblés pour générer un retour significatif.
Louis Paul Motazé a également souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi et d’évaluation. La digitalisation de la gestion budgétaire et l’utilisation d’outils de traçabilité permettront de suivre l’exécution des dépenses en temps réel, de détecter les gaspillages et d’améliorer la transparence.
Le ministre a rappelé que cette stratégie est aussi un signal fort pour les partenaires internationaux et les investisseurs, montrant que le Cameroun maîtrise l’usage de ses ressources et s’engage dans une gestion responsable et efficace de ses finances publiques. « Une dépense bien ciblée est un levier de développement : chaque franc investi correctement peut générer un retour multiplié sous forme de croissance économique, de création d’emplois et de réduction des inégalités », a-t-il ajouté.
Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires, le message du ministre est clair : chaque franc dépensé doit compter et produire un effet concret pour le développement du pays. La qualité de la dépense devient ainsi un instrument stratégique, essentiel pour maintenir la stabilité économique et renforcer la confiance des citoyens et des partenaires.
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CEMAC : La Commission suspend ses activités face à une crise financière historique

Choc au cœur de l’intégration régionale en Afrique centrale. La Commission de la CEMAC a annoncé la suspension provisoire de la quasi-totalité de ses activités, faute de liquidités suffisantes. Une situation qui met en lumière les fragilités structurelles du financement communautaire.
Une note circulaire qui sonne l’alarme
Le 5 février 2026, le Président de la Commission de la CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o, a signé une note circulaire qui agit comme un électrochoc. Le document, rendu public à l’ensemble des services de l’institution, dénonce une situation financière critique, au point de « mettre en asphyxie le fonctionnement régulier des Institutions ». Cette note ordonne la suspension provisoire de presque toutes les activités de la Commission, un tournant historique pour l’organe central de l’intégration régionale en Afrique centrale.
Un paradoxe budgétaire mortifère
À première vue, les projections budgétaires pour 2026 semblaient prometteuses. Le budget adopté fin 2025 s’élevait à 85,92 milliards de FCFA, en légère hausse de 2,4 %. Mais cette augmentation n’était que théorique. Selon les services comptables, la Commission subit depuis plusieurs années une « dégradation continue » de ses finances. Le décalage entre ambitions budgétaires et réalité financière met en évidence un paradoxe. Sur le papier, les chiffres étaient rassurants, mais la trésorerie reste insuffisante pour assurer le fonctionnement quotidien.
Le financement au cœur de la crise
Le problème est structurel. La Commission dépend essentiellement de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), prélevée à hauteur de 1 % sur les importations hors zone. Le Président de la Commission a dénoncé publiquement le faible taux de reversement de cette taxe par les pays membres. Une mission de haut niveau, menée par le Vice-Président de la Commission dans les six États membres, devait sécuriser ces fonds. Quatre pays ont été visités, mais les résultats escomptés tardent à se matérialiser. Sans ces ressources, la Commission ne dispose que d’un très faible niveau de trésorerie disponible, compromettant ses opérations quotidiennes.
Une institution à l’arrêt
Les mesures d’urgence prises par la Commission sont radicales. La suspension de toutes les missions a été décidée, seules celles jugées d’importance hautement stratégique sont maintenues. Le suivi du plan CAP 2025 et les réformes institutionnelles prévues sont bloqués. Cette paralysie intervient alors que la région subit une chute importante de ses réserves de change, avec une perte estimée à 1 300 milliards de FCFA fin 2025, exposant la zone à un risque de choc monétaire. Cette situation met en lumière une crise de crédibilité majeure pour la Commission et pour l’intégration régionale.
Vers une faillite annoncée ?
Le mot faillite n’est plus tabou. Si la Commission ne parvient pas à sécuriser le reversement de la TCI, son existence même comme moteur de l’intégration régionale pourrait être compromise. L’institution se retrouve incapable d’honorer ses engagements et dépend entièrement des bailleurs de fonds internationaux pour le financement des grands projets d’infrastructure.
Un sursaut politique nécessaire
La Commission de la CEMAC se trouve aujourd’hui dans une impasse. La sortie de cette asphyxie passe par un sursaut politique immédiat des chefs d’État membres lors du prochain sommet extraordinaire, afin que les promesses budgétaires se traduisent enfin en liquidités réelles.
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Douala: une guerre Ivaha Diboua-Mouelle Kombi paralyse le volley-ball

Le 2ème regroupement du championnat national de volleyball initialement prévu du 31 janvier au 1er février 2026 et qui n’a pas pu se tenir suite à l’interdiction des autorités administratives de la région du Littoral, n’est pas prêt de se tenir très bientôt. Après concertation avec les parties en conflit à la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley), Samuel Dieudonné Ivaha Diboua le gouverneur du Littoral a maintenu sa position. Mieux, sur son territoire de commandement, l’homme ne veut plus aucun événement organisé par la Fecavolley, tant qu’elle à sa tête Bello Bourdanne. Malgré un courrier de Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) en date du 2 février dernier, clarifiant s’il en était encore besoin, la situation de la légalité à la tête de cette fédération.
Le gouverneur du Littoral avait déjà empêché la tenue de La Ligue des clubs champions de volleyball de la zone 4 (Afrique centrale) en novembre dernier, alors que les délégations étrangères étaient déjà sur place à Douala. Il aura fallu l’intervention de Yaoundé, pour que Samuel Dieudonné Ivaha Diboua laisse la composition pour laquelle le gouvernement avait donné son accord.
En clair, la guerre Abouem-Bello s’est muée en guerre Ivaha Diboua-Mouelle Kombi. Le gouverneur, au prétexte de sa mission de garant de l’ordre public dans le Littoral, sape le travail de la tutelle des sports. Au bonheur d’un Julien Serge Abouem, ancien président de la Fecavolley, qui refuse de tourner la page d’une élection passée il y a quatre ans et à laquelle il n’a pas pris part, obstiné par un bras de fer qu’il a engagé avec la tutelle.
C’est une situation qui semble avoir des ramifications au-delà du simple gouverneur du Littoral. D’autant plus que le gouverneur, représentant de l’exécutif dans la région, n’a pas à s’immiscer dans le fonctionnement interne d’une association, mais en cas de litige, est tenu de suivre la direction que lui indique l’autorité de tutelle du secteur et encadrer les activités du domaine.
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