Connect with us

Dernières actualités

Un militant camerounais allègue une arrestation injustifiée et des actes de torture commis par la police nigériane

Published

on

Un militant camerounais allègue une arrestation injustifiée et des actes de torture commis par la police nigériane
Spread the love

Un militant camerounais des droits humains, Tse Anye Kevin, a accusé la police nigériane d'arrestation injustifiée, de graves violences physiques et de détention illégale. Kevin affirme qu'il a été faussement impliqué dans une affaire d'enlèvement et de terrorisme, ce qui lui a valu une terrible épreuve aux mains des autorités nigérianes.

Kevin, éminent panafricaniste, syndicaliste et ancien vice-président de la Confédération des syndicats camerounais, a partagé son histoire avec SaharaReporters après sa libération. Il a raconté que le cauchemar a commencé aux petites heures du 2 octobre 2024, lorsque des agents lourdement armés de la zone 2 de la police nigériane, à Onikan, sur l'île de Lagos, ont pris d'assaut son domicile sans préavis ni mandat de perquisition.

« Ils m'ont accueilli avec des gifles et des passages à tabac violents », a déclaré Kevin. Malgré ses tentatives pour expliquer qu'il n'était ni un kidnappeur ni un terroriste, la police l'aurait menacé de torture s'il n'avouait pas ses accusations.

Allégations de torture et de conditions inhumaines

Au cours de la perquisition chaotique de son domicile, les policiers ont saisi les effets personnels de Kevin, notamment son ordinateur portable, ses documents et ses téléphones, avant de le menotter et de l'emmener à leur quartier général. Là-bas, il a été officiellement accusé d'implication dans des enlèvements et des actes de terrorisme, tant au Nigeria qu'à l'étranger, accusations que Kevin nie avec véhémence.

« Ils criaient des questions comme : « Où est ton arme ? Où sont les autres membres du gang ? J'étais choqué et je n'arrêtais pas de leur dire que je n'avais pas d'armes, pas de gang et que je n'étais pas un kidnappeur », a déclaré Kevin. Malgré ses protestations, il a été averti que s’il n’avouait pas, il serait emmené dans une chambre de torture où ils « le pendraient, lui éplucheraient la peau et le forceraient à avouer ».

Plus tard dans la soirée, Kevin a été transféré dans une cellule surpeuplée, où 43 détenus étaient entassés dans un espace de seulement 4 mètres carrés. “Il n'y avait pas de place pour dormir et nous étouffions pratiquement”, a déclaré Kevin. Saharareporters. Il a également raconté avoir subi de nouveaux passages à tabac en détention, qui lui ont causé de graves douleurs à la tête, des courbatures et des problèmes de vision pour lesquels il recherche actuellement un traitement médical.

Accusations liées au gouvernement camerounais

Kevin a affirmé que la police nigériane lui avait dit que le gouvernement camerounais avait porté les accusations contre lui et avait fixé une prime pour sa capture. On lui a dit que son rapatriement était imminent. Cependant, il a noté qu'un officier, l'officier responsable (OIC), semblait avoir un point de vue plus sympathique. L’OCI se serait demandé si le Nigeria renverrait les réfugiés de pays déchirés par la guerre comme l’Ukraine, Israël ou la Palestine pour y faire face à la persécution et aurait conseillé aux enquêteurs de bien traiter Kevin.

« Il semblait comprendre que les militants des droits humains fuyant les crises devaient être protégés s'ils cherchaient refuge au Nigeria », a déclaré Kevin. “Il a dit aux enquêteurs qu'il était personnellement intéressé par l'issue de mon affaire.”

Soutien des militants nigérians des droits de l’homme

Kevin attribue sa libération éventuelle à l'intervention de plusieurs militants nigérians des droits de l'homme, en particulier Omoyele Sowore, ancien candidat à la présidentielle et militant de l'African Action Congress (AAC). Kevin a également reconnu le soutien d'autres personnalités clés, notamment le camarade Netufo Tommy, le camarade Wiseman, M. Femi Falana (SAN) et le camarade Chris Uyot du Nigeria Labour Congress (NLC).

« Je dois des remerciements particuliers au leader Sowore, qui a personnellement obtenu ma libération sous caution le 3 octobre 2024. Ma sincère gratitude va à tous ceux qui m'ont aidé mais que je n'ai peut-être pas mentionné ici. Que Dieu et nos ancêtres vous bénissent tous abondamment », a déclaré Kevin.

Les efforts déployés par le MMI pour joindre les représentants de la police nigériane afin d'obtenir leurs commentaires ont été vains, les appels et les messages envoyés à leurs porte-parole étant restés sans réponse.

Histoire des violations des droits de l'homme

Ce n'est pas la première fois que le Nigéria se livre à des actes de violations des droits humains contre des militants camerounais et des personnes critiques à l'égard du régime ou luttant pour le droit à l'autodétermination. En janvier 2018, Sisiku Julius Ayuk Tabe, leader du mouvement séparatiste ambazonien, a été arrêté à Abuja, au Nigeria, avec 46 autres membres de son groupe. Cette arrestation, effectuée par le Département des services d'État (DSS) du Nigeria, a marqué une escalade significative dans le conflit en cours entre la minorité anglophone du Cameroun et le gouvernement central.

Ayuk Tabe et ses associés ont été accusés de se livrer à des activités visant à affaiblir le gouvernement camerounais. Bien que le DSS ait initialement nié toute implication, des témoins oculaires ont rapporté que les dirigeants séparatistes avaient été emmenés d'un hôtel par des hommes armés en tenue militaire.. L'arrestation a été condamnée par des défenseurs des droits de l'homme, notamment l'avocat nigérian Femi Falana, qui a soutenu que la détention violait leur droit à l'autodétermination tel que protégé par la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples.1.

La situation a pris une tournure controversée lorsqu'Ayuk Tabe et ses collègues ont été expulsés de force vers le Cameroun. Ce transfert extrajudiciaire a été largement critiqué, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés le dénonçant comme une violation du principe de non-refoulement, qui interdit le retour d'individus vers un pays où ils pourraient être persécutés. Malgré ces objections, le gouvernement camerounais a poursuivi son procès, ce qui a conduit Ayuk Tabe et neuf autres personnes à être condamnées à la prison à vie en août 2019..

L'arrestation puis l'expulsion d'Ayuk Tabe ont intensifié le conflit au Cameroun, attirant l'attention internationale sur le sort de la minorité anglophone. Les actions des gouvernements nigérian et camerounais ont été scrutées pour vérifier leur légalité et leur respect des normes internationales en matière de droits humains, soulignant la nature complexe et souvent controversée des interventions géopolitiques dans les mouvements séparatistes.

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Le britannique BWA prend 51 % d’un projet aurifère dans le Nord-Cameroun

Published

on

Le britannique BWA prend 51 % d’un projet aurifère dans le Nord-Cameroun
Spread the love

La société britannique BWA Group annonce avoir pris une participation majoritaire de 51 % dans le projet aurifère Aracari, situé dans le Nord-Cameroun, avec la possibilité de porter cette participation à 70 %. Après l’annulation de plusieurs permis de recherche minière en juin dernier, l’entreprise a créé une filiale de droit camerounais et introduit de nouvelles demandes auprès du ministère des Mines.

La société britannique BWA Group PLC consolide ses ambitions dans le secteur aurifère camerounais. Dans une communication boursière publiée le 15 octobre 2026, cette entreprise spécialisée dans les investissements et l’exploration minière annonce avoir pris le contrôle du projet aurifère Aracari, situé dans la région du Nord-Cameroun. Elle détient désormais une participation de 51 % dans ce projet, avec une option lui permettant de porter ses intérêts à 70 %, moyennant de nouveaux investissements.

Cette opération intervient dans un contexte particulier, marqué par l’annulation, en juin 2026, de 53 permis de recherche aurifère détenus par une trentaine d’entreprises. Cette décision du gouvernement camerounais, prise à la suite d’un audit conduit par le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT), avait notamment affecté les trois demandes de renouvellement de permis concernant les sites de Bandjoukri Ouest, Bandjoukri Centre et Tcholliré Nord. Ces titres étaient jusque-là portés par les partenaires de BWA Group, Aurum Discovery Holdings Ltd et Global Acquisitions SARL.

Loin de mettre un terme aux ambitions de la société britannique, cette situation a débouché sur une restructuration juridique et financière du projet. Selon les informations communiquées aux investisseurs, BWA Group a été invitée par le ministère des Mines à déposer de nouvelles demandes de permis sur les mêmes périmètres, conformément aux dispositions du Code minier camerounais de 2023. Une condition lui a toutefois été imposée : constituer au Cameroun une société anonyme, détenue majoritairement et directement administrée par le groupe britannique.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Pour satisfaire à cette exigence, BWA Group a créé Aracari Gold Resources SA, une société de droit camerounais désormais chargée de porter les nouvelles demandes de permis de recherche. Celles-ci ont été officiellement déposées auprès du MINMIDT. Leur attribution reste cependant soumise à l’approbation des autorités compétentes.

UN INVESTISSEMENT DE 1,5 MILLION D’EUROS

Sur le plan financier, le nouvel accord conclu le 9 septembre 2026 avec Aurum Discovery Holdings Ltd et Global Acquisitions SARL améliore sensiblement la position de BWA Group. L’entreprise obtient une participation majoritaire de 51 % en contrepartie de dépenses d’exploration déjà réalisées, évaluées à 240 000 euros, soit environ 157,4 millions de FCFA.

La société pourra ensuite porter sa participation à 70 % en engageant des dépenses supplémentaires éligibles de 1,26 million d’euros, représentant près de 826,5 millions de FCFA. L’investissement total prévu dans le cadre de cet accord demeure ainsi fixé à 1,5 million d’euros, soit environ 984 millions de FCFA.

Cette nouvelle configuration permet à BWA Group d’exercer le contrôle du projet à un coût initial inférieur à celui envisagé dans les précédents arrangements. Sur le plan juridique, la société britannique détient désormais 51 % du capital de BWA Aracari Gold (UK) Ltd, laquelle possède intégralement la filiale camerounaise Aracari Gold Resources SA. Les deux partenaires historiques, Aurum Discovery Holdings Ltd et Global Acquisitions SARL, conservent ensemble les 49 % restants de la société britannique.

Peter Taylor, directeur général de BWA Group, se félicite de cette évolution. « Les nouveaux arrangements offrent à BWA une position considérablement améliorée dans le projet Aracari », indique-t-il dans le communiqué boursier du 15 octobre. Selon lui, l’entreprise a obtenu une participation de contrôle sur la base de ses dépenses d’exploration déjà engagées, tout en conservant la possibilité d’accroître progressivement ses intérêts.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

DE NOUVEAUX PERMIS POUR NEUF ANS

L’autre avantage attendu de cette restructuration concerne la durée de validité des futurs titres miniers. D’après BWA Group, les nouveaux permis de recherche, s’ils sont accordés et renouvelés conformément au Code minier, pourraient couvrir une période totale de neuf ans, soit trois années supplémentaires par rapport à la durée précédemment envisagée.

Pour autant, l’annonce de BWA Group ne signifie pas que les permis ont déjà été réattribués. À ce stade, la société confirme uniquement le dépôt de nouvelles demandes. De même, les dépenses annoncées concernent des travaux d’exploration et ne constituent pas un investissement dans la construction d’une mine industrielle.

UN POTENTIEL AURIFÈRE PROMETTEUR

Le projet Aracari présente des indices aurifères qui pourraient justifier de nouveaux investissements dans l’exploration. Selon les résultats de reconnaissance publiés par BWA Group en janvier 2026, les analyses réalisées sur plusieurs sites ont révélé des teneurs ponctuelles atteignant 12,50 grammes d’or par tonne de roche, ainsi que d’autres résultats de 9,19 et 1,89 gramme par tonne.

Le périmètre du projet couvre environ 1 268 km², dont une partie longe sur 62 kilomètres la zone de cisaillement géologique de Tcholliré-Banyo, considérée comme favorable à la minéralisation aurifère.

Autre élément notable : Aracari se trouve à proximité du projet Mbé d’Oriole Resources, dont les ressources minérales sont estimées à plus de 1,2 million d’onces d’or, soit environ 37 tonnes.

Si cette proximité renforce l’intérêt géologique du projet, BWA ne dispose pas encore d’une estimation publiée des ressources aurifères propres à Aracari. Les prochaines campagnes d’exploration devront permettre de déterminer l’étendue, la teneur et la viabilité économique des minéralisations identifiées.

DES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES ANNONCÉES À REY-BOUBA

Au-delà de la restructuration capitalistique, BWA Group affiche également des ambitions économiques pour les localités situées autour du projet. L’entreprise entend notamment développer des opportunités d’emploi, de formation et de sous-traitance dans le lamidat de Rey-Bouba, particulièrement à Tcholliré et dans les localités environnantes.

Le groupe évoque la possibilité de privilégier la main-d’œuvre locale, de favoriser le transfert de compétences et de technologies, ainsi que de faire participer les petites et moyennes entreprises aux activités liées à l’exploration. Ces initiatives devraient, selon ses dirigeants, prolonger les actions de formation déjà engagées avec SRK Exploration Ltd.

« Nous entendons poursuivre ces avancées en attirant de nouveaux investissements dans le projet et en créant des opportunités pour les populations et les entreprises locales de Rey-Bouba, à travers l’emploi, la formation et les contrats locaux », explique Peter Taylor.

Reste désormais à savoir si les nouvelles demandes de permis déposées par Aracari Gold Resources SA recevront l’approbation des autorités camerounaises.

Par Bonaventure TCHOUANGE
Défis Actuels du 21/10/2026

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Pronostic Bayern – Arsenal : paris et cotes pour la Ligue des champions

Published

on

Pronostic Bayern – Arsenal : paris et cotes pour la Ligue des champions
Spread the love

Un gros choc en Ligue des champions : le Bayern, 12e avec 4 points, reçoit Arsenal, huitième avec 6 points, à l’occasion de la troisième journée de la compétition, ce mercredi 21 octobre.

  • Le Bayern a remporté ses 5 derniers matchs à domicile.
  • Arsenal a gagné 7 de ses 8 derniers déplacements.
  • Le Bayern a marqué au moins un but lors de 8 de ses 9 dernières confrontations face à Arsenal en Ligue des champions, selon footafrica365.com.
  • Un total de moins de 11,5 corners a été enregistré lors des 6 derniers matchs du Bayern et dans 6 des 7 dernières rencontres d’Arsenal en Ligue des champions.
  • Un total de moins de 23,5 fautes a été constaté dans 10 des 11 derniers matchs du Bayern, et dans 8 de ses 9 dernières rencontres en Ligue des champions.

Pour avoir plus de paris et cotes, rendez-vous sur 1xBet, l’un des meilleurs sites de paris sportifs en Afrique – telecharger1xbet.africa.

Pronostic sur les corners (Bayern – Arsenal) : Plus de 8,5 corners – Cote : 1,49

Le Bayern a besoin de points et devrait donc multiplier les offensives, ce qui devrait générer un nombre important de corners.

Pronostic sur le score exact (Bayern – Arsenal) : 0-0 à la mi-temps – Cote : 3,75

Les deux équipes entameront probablement la rencontre avec prudence et auront besoin de temps pour trouver des failles dans la défense adverse.

Pronostic buteur (Bayern – Arsenal) : Harry Kane – Cote : 1,90

Pour Harry Kane, ancien joueur de Tottenham, un match contre Arsenal revêt toujours une saveur particulière. Nous estimons donc que c’est lui qui constituera la principale force de frappe des Bavarois.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Agro-alimentaire : Mârah transforme le sésame, l’arachide et la pistache en produits à valeur ajoutée

Published

on

Agro-alimentaire : Mârah transforme le sésame, l’arachide et la pistache en produits à valeur ajoutée
Spread the love

Deuxième de la finale panafricaine du Prix Pierre Castel 2026, organisée le 30 septembre à Cotonou, au Bénin, Riter Metiayim porte les ambitions de Biotop Commodity SARL. Avec sa marque Mârah, l’entreprise camerounaise transforme le sésame, l’arachide et la pistache en huiles vierges et en poudres alimentaires. Elle veut désormais augmenter ses volumes de production.

Le Made in Cameroon s’est distingué sur la scène entrepreneuriale africaine. Le 30 septembre 2026, à Cotonou, Riter Metiayim, promotrice de Biotop Commodity SARL, a décroché la deuxième place de la finale panafricaine du Prix Pierre Castel. Ce prix récompense le parcours d’une entreprise qui transforme des graines agricoles locales en produits finis, commercialisés sous la marque Mârah.

Cette distinction fait suite à sa qualification lors de la finale nationale camerounaise du 27 juillet 2026. La dirigeante avait déjà participé à la compétition en 2025, parmi les six finalistes de la sélection nationale. Son retour en 2026 lui a ouvert les portes de la finale panafricaine et a accru la visibilité de son activité.

UNE OPPORTUNITÉ DEVENUE ENTREPRISE

L’histoire de Biotop Commodity remonte à 2018, apprend-on. Riter Metiayim travaille alors comme gestionnaire de comptes dans une banque de la place. Un client lui demande de l’huile de sésame, qu’il veut intégrer à son alimentation sur recommandation médicale. Malgré ses recherches, elle n’en trouve pas sur le marché camerounais. « J’ai fouillé partout, je n’ai pas trouvé », raconte-t-elle.

Cette difficulté lui révèle un créneau commercial. Après deux années de maturation, elle crée officiellement Biotop Commodity SARL en 2020. L’entreprise se consacre d’abord au sésame, puis élargit son activité à l’arachide et à la pistache. Elle commercialise des huiles vierges obtenues par pression à froid, ainsi que des poudres alimentaires déshuilées issues de l’extraction. Elle valorise ainsi les graines au-delà de leur vente à l’état brut.

ONZE TONNES DE GRAINES TRANSFORMÉES PAR AN

Biotop Commodity s’approvisionne auprès de coopératives agricoles. Le sésame vient du Nord. L’arachide et la pistache sont achetées à des producteurs organisés en coopératives dans le Littoral et le Centre. L’entreprise transforme actuellement 11 tonnes de graines par an, soit 7 tonnes de sésame, 3 tonnes d’arachide et 1 tonne de pistache. Selon sa promotrice, cette activité donne environ 5 500 litres d’huile chaque année.

Le processus comprend plusieurs opérations. Après la pression, l’équipe décante et filtre l’huile. Elle envoie ensuite des échantillons en laboratoire avant l’embouteillage et l’étiquetage. « C’est lorsque le laboratoire nous garantit que l’huile est conforme à l’utilisation que nous pouvons aller au niveau de la salle d’embouteillage », explique Riter Metiayim.

L’entreprise dispose d’une ligne dont la capacité annoncée atteint environ 1 000 bouteilles par jour. Elle emploie neuf salariés permanents, dont de jeunes recrues qu’elle forme aux tâches de production et de conditionnement.

Cette distinction arrive au moment où Biotop Commodity prépare une nouvelle phase de développement. L’entreprise vise une production de 10 000 litres d’huile et de 10 000 kg de poudre alimentaire d’ici à la fin de 2026. Elle envisage aussi de lancer de nouveaux produits et de rapprocher ses activités des bassins de production.

La rentabilité dépendra de la maîtrise des coûts, de la régularité des approvisionnements et de la capacité à écouler des volumes plus importants. La promotrice avance une marge de 60 à 70 %. Cet indicateur reste à apprécier au regard des charges réellement supportées par l’entreprise. Avec Mârah, Biotop Commodity veut capter une plus grande part de la valeur ajoutée issue des productions agricoles camerounaises.

La deuxième place obtenue à Cotonou renforce cette ambition. Le prochain défi consistera à convertir cette reconnaissance en débouchés commerciaux et en croissance durable de la production.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici