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Les maires du sud-ouest sont prêts à prendre en charge la gestion des centres de santé

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Les maires du sud-ouest sont prêts à prendre en charge la gestion des centres de santé
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Par Daniel D.

Les maires de la région du Sud-Ouest du Cameroun ont été formés pour prendre en charge la gestion financière, infrastructurelle et des ressources humaines des centres de santé publics dans le cadre du programme de décentralisation du gouvernement.

Le cadre préparatoire a débuté jeudi 3 octobre à Buea et a été chargé par le gouverneur du Sud-Ouest, Okalia Bilai.

Selon les responsables du Ministère de la Santé Publique (MINSANTE), cette rencontre visait à renforcer l'appropriation des compétences décentralisées pour une meilleure gestion du système de santé.

Au cours de l'atelier, le Gouverneur, les Maires et les responsables du MINSANTE ont discuté du rôle des Maires dans la gestion des établissements de santé, reflétant ainsi la responsabilité croissante des communes dans la fourniture des services de santé locaux.

Améliorer l'autonomie locale

Lors de la réunion à laquelle ont participé les responsables de la santé de la région, les responsables du MINSANTE ont déclaré qu'elle était « cruciale pour l'autonomie locale et l'amélioration des services publics dans la région du Sud-Ouest ».

Le Gouverneur Bernard Okalia Bilai a déclaré : « Cet atelier est l'occasion de mieux comprendre les responsabilités des Autorités Régionales et Locales (RLA) et de surmonter les obstacles pour mettre pleinement en œuvre ce transfert. Notre ambition est d’assurer des services de santé de qualité grâce à une gestion efficace des ressources disponibles.

« Nous continuerons à plaider pour davantage de ressources humaines et d'infrastructures pour soutenir la reconstruction et le développement de la région du Sud-Ouest », a ajouté le gouverneur.

Selon lui, les maires devraient assurer une gestion optimale des centres de santé au sein de leurs municipalités, soulignant l'importance d'un leadership local fort pour faire avancer le programme de décentralisation.

Au cours de la réunion, le directeur de la santé familiale au ministère de la Santé publique, le Dr Zacheus Ebongo Nanje, a souligné l'importance de superviser les infrastructures sanitaires et de promouvoir les soins de santé primaires au sein des communautés.

En outre, il a souligné les difficultés liées à l'intégration des services de santé dans les zones rurales et la nécessité d'une collaboration étroite avec le ministère de la Santé publique pour une meilleure optimisation des ressources.

Prenant la tribune, le maire de Buea, David Mafany Namange, a déclaré qu'il était urgent de renforcer la coordination entre les autorités régionales et locales et les districts sanitaires pour une gestion efficace des ressources humaines et matérielles.

Son point de vue a été partagé par d'autres autorités locales de la région, qui ont rappelé à l'assemblée la nécessité d'une meilleure planification des infrastructures de santé afin d'éviter la duplication des efforts ou la dispersion des ressources.

Nécessité d'éviter les conflits de compétences

S'affrontant sur les différentes compétences à transférer aux communes, les acteurs du secteur de la santé et les élus locaux ont été incités à respecter strictement la réglementation en vigueur pour éviter tout conflit de compétence entre les différents acteurs.

L'atelier a été caractérisé par des discussions approfondies et des séances de réflexion abordant les nombreux défis auxquels sont confrontés les conseils dans la gestion des établissements de santé.

« L'atelier a servi de plateforme pour discuter des incohérences et des défis rencontrés par les autorités régionales et locales dans la gestion des services de santé dans le cadre de la décentralisation. Avec les conseils locaux et l’assemblée régionale désormais en première ligne et sous la supervision du ministère de la Santé publique, la région est sur la bonne voie pour construire un système de santé plus réactif et centré sur la communauté », indique un communiqué du ministère de la Santé publique.

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CAMEROUN/COMMERCE EXTÉRIEUR: Le déficit commercial atteint 2 098 milliards FCFA en 2025

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CAMEROUN/COMMERCE EXTÉRIEUR: Le déficit commercial atteint 2 098 milliards FCFA en 2025
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Le déficit commercial du Cameroun s’est fortement creusé en 2025, atteignant 2 098 milliards de FCFA, soit une aggravation de 350,9 milliards de FCFA en un an. Cette dégradation intervient malgré une progression de 11,5 % des exportations hors hydrocarbures, portée notamment par le cacao et ses dérivés, la banane et plusieurs produits manufacturés.

Le constat ressort du Rapport sur l’économie camerounaise 2025, présenté le 25 août 2026 à Yaoundé par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey.

Les exportations hors hydrocarbures progressent

Le commerce extérieur camerounais présente ainsi un paradoxe. D’un côté, les exportations hors hydrocarbures affichent une dynamique favorable. De l’autre, le déficit commercial continue de se creuser.

La progression de 11,5 % des exportations hors hydrocarbures est principalement soutenue par le cacao et ses dérivés. La banane contribue également à cette évolution, tandis que plusieurs produits manufacturés complètent la performance. Cette dynamique traduit les premiers effets des efforts engagés pour diversifier la structure des exportations et réduire progressivement la dépendance à l’égard des produits extractifs. Elle demeure toutefois insuffisante pour compenser le recul des exportations d’hydrocarbures et la progression des importations.

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Le poids persistant des hydrocarbures

Le rapport du Minepat met en évidence le poids encore important des hydrocarbures dans la structure des échanges extérieurs. Leur repli pèse davantage sur les recettes d’exportation que ne le compensent les performances réalisées dans les filières hors pétrole.

Le déficit commercial atteint ainsi 2 098 milliards de FCFA en 2025, contre un niveau inférieur l’année précédente. Son aggravation de 350,9 milliards de FCFA en un an souligne les limites de la diversification actuelle des exportations.

Cette situation renforce l’enjeu de la transformation productive, notamment à travers la montée en gamme des produits agricoles, le développement de l’industrie locale et l’accroissement de la part des produits transformés dans les exportations.

Une économie en croissance malgré les déséquilibres

La dégradation du solde commercial intervient dans un contexte de croissance économique relativement stable. Le PIB réel progresse de 3,5 % en 2025, au même rythme qu’en 2024.

Les activités non pétrolières enregistrent une croissance de 3,8 %. Le secteur tertiaire affiche la progression la plus importante, à 4,3 %. Le secteur secondaire accélère à 2,6 %, contre 1,7 % en 2024.

Le secteur primaire, en revanche, ralentit nettement, avec une croissance de 1,8 %, contre 3,6 % un an auparavant. Cette évolution intervient alors que la production pétrolière poursuit son repli, avec une contraction de 6,6 %.

Sur le front des prix, l’inflation moyenne recule à 3,4 %, contre 4,5 % en 2024. Le ralentissement est notamment perceptible sur les prix du transport. Les produits alimentaires demeurent toutefois sous pression, avec une hausse de leurs prix de 6,8 %.

L’inflation reste ainsi supérieure au seuil communautaire de 3 %.

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Des marges de manœuvre à préserver

Le déséquilibre commercial s’inscrit également dans un environnement budgétaire contraint. Le déficit budgétaire global s’établit à 714,3 milliards de FCFA, soit 2,1 % du PIB. La dette du secteur public atteint, pour sa part, 43,1 % du PIB, un niveau qui demeure inférieur au plafond communautaire de 70 %. Le Minepat signale néanmoins des tensions de trésorerie et la persistance d’arriérés, appelant à une vigilance accrue dans la gestion des finances publiques. Pour le gouvernement, la consolidation des marges de manœuvre passe donc notamment par l’accélération de la transformation productive et la réduction des dépendances qui exposent l’économie aux chocs extérieurs.

Alamine Ousmane Mey plaide pour une transformation productive

Présentant les résultats, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, souligne la capacité de résilience de l’économie camerounaise, tout en appelant à poursuivre les réformes. « Cette quatrième édition confirme la capacité de résilience de l’économie camerounaise, tout en soulignant la nécessité de consolider nos marges de manœuvre, d’accélérer la transformation productive et de réduire nos dépendances face aux chocs extérieurs », affirme-t-il. Le ministre présente également le rapport comme un outil d’aide à la décision et de dialogue avec les différents acteurs économiques.

Le document revient par ailleurs sur plusieurs chantiers de politique publique menés en 2025. Le programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international s’est achevé en juillet, tandis que le déploiement de la Couverture Santé Universelle s’est poursuivi. La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a également progressé. Ces réformes doivent notamment accompagner la diversification des débouchés commerciaux du Cameroun. L’enjeu reste désormais de transformer la progression des exportations hors hydrocarbures en une dynamique suffisamment forte pour réduire durablement le déficit commercial et renforcer la résilience de l’économie.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 25/08/2026

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Formation professionnelle : Environ 3 000 jeunes accompagnés grâce à la Banque mondiale dans 3 secteurs

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Formation professionnelle : Environ 3 000 jeunes accompagnés grâce à la Banque mondiale dans 3 secteurs
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Les bénéficiaires ont suivi des formations certifiantes de trois à six mois au sein des centres privés partenaire du ministère de la Jeunesse dans des métiers répondant aux besoins du marché du travail.

Avec l’appui de la Banque mondiale, l’objectif de départ pour le gouvernement était d’accueillir 1 000 jeunes Cameroun en quête de renforcement de capacités dans le cadre du Projet d’appui au développement de l’enseignement secondaire et des compétences pour la croissance et l’emploi (Padesce). Mais, face à la forte demande (11 221 candidatures), l’institution financière, partenaire dudit projet a porté le nombre de bénéficiaires à 2 914 jeunes.

Selon le bilan du projet récemment fait à Yaoundé par le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) par intérim, Mounouna Foutsou, l’on apprend que ces jeunes ont été outillés dans trois secteurs prioritaires : le numérique (943 jeunes) ; la conduite d’engins lourds (1 400 jeunes) et la soudure industrielle (571 jeunes).

Ces derniers ont bénéficié des dons couvrant les frais de formation, l’assurance, les équipements de protection individuelle, le petit équipement professionnel et les frais d’évaluation certificative.

Au cours du 1er semestre 2026, le membre du gouvernement a également fait savoir que 5 843 travailleurs parmi lesquels 4 188 issus de l’économie sociale et du secteur informel ont bénéficié d’une formation continue dans le numérique, le BTP, l’énergie et l’agro-industrie.

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Le Cameroun bloque l’accès aux réseaux dès le 1er septembre 2026

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Le Cameroun bloque l’accès aux réseaux dès le 1er septembre 2026
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La période de sensibilisation touche à sa fin. À compter du 1er septembre 2026, les téléphones non dédouanés pourront être bloqués sur l’ensemble des réseaux de téléphonie opérant au Cameroun. Le ministère des Finances invite les propriétaires concernés à régulariser leur situation avant l’entrée en vigueur effective du dispositif.

La réforme du mécanisme de collecte des droits et taxes de douane entre ainsi dans sa phase finale. Dans un communiqué daté du 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, indique que le dispositif prévu par l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023 prévoit le blocage de l’accès des téléphones non dédouanés à tous les réseaux des sociétés de téléphonie opérant au Cameroun à partir du mardi 1er septembre 2026.

Le Minfi dit avoir constaté que certains propriétaires de téléphones non dédouanés, pourtant informés ou alertés sur le statut de leurs appareils, tardent encore à se rapprocher des services douaniers pour régulariser leur situation. Louis Paul Motaze les invite donc à « saisir diligemment tout bureau des Douanes ».

QUELS TÉLÉPHONES SONT CONCERNÉS ?

Le blocage concernera notamment les téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau local de communication. Sont également concernés les appareils non dédouanés qui, après s’être connectés à un réseau local depuis le 1er avril 2026, ont reçu des messages d’information ou d’alerte restés sans suite.

Le dispositif vise aussi les téléphones non dédouanés activés de façon groupée par une même carte SIM après le 1er avril 2026 et qui n’ont pas fait l’objet d’une utilisation continue.

Le ministère des Finances assure par ailleurs que la collaboration des différents acteurs techniques nécessaires à la mise en œuvre du dispositif est acquise. Il salue notamment l’implication du ministère des Postes et Télécommunications, de l’Agence de régulation du secteur des télécommunications (ART), de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), ainsi que des opérateurs de téléphonie, notamment Camtel, MTN Cameroun et Orange Cameroun.

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LE CIVISME FISCAL MIS À CONTRIBUTION

Le ministre des Finances compte désormais sur le civisme fiscal des usagers pour permettre l’achèvement de la réforme. Plusieurs moyens sont mis à leur disposition pour vérifier le statut de leurs appareils et procéder à leur régularisation.

Le code de consultation du numéro IMEI du téléphone est le *#06#. Le statut de l’appareil peut être vérifié sur la plateforme dédiée ou en appelant le numéro vert de la Direction générale des Douanes, le 8044. Les propriétaires de téléphones concernés peuvent également se rapprocher du bureau des Douanes le plus proche pour régulariser leur situation.

CAMCIS, LE PORTAIL DU DÉDOUANEMENT

La réforme s’appuie sur le système d’information douanier CAMCIS. Depuis le 25 mai 2026, Camtel, MTN Cameroun et Orange Cameroun sont autorisés à bloquer les téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques importés au Cameroun et non répertoriés par la plateforme d’identification matérielle.

Une décision conjointe des ministres des Finances et des Postes et Télécommunications, signée le 25 mars 2026, fixe les modalités spécifiques de collecte des droits et taxes sur ces appareils. Les importateurs sont tenus de les déclarer aux services douaniers compétents via le portail externe du système d’information douanier CAMCIS lors du franchissement des frontières. Ils doivent ensuite s’acquitter des droits et taxes exigibles par les moyens de paiement autorisés.

La mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique a déjà généré des recettes. Plus d’un milliard de FCFA auraient ainsi été encaissés entre le 1er avril et le 29 juin 2026.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

UN MÉCANISME QUI SUSCITE DE L’INTÉRÊT

Le dispositif camerounais commence également à attirer l’attention à l’extérieur. Après le Tchad, d’autres pays africains et même d’autres continents manifesteraient un intérêt pour ce mécanisme électronique de collecte des droits et taxes sur les téléphones, tablettes et autres terminaux numériques importés.

Selon les explications du ministère des Finances, les téléphones portables, tablettes et terminaux numériques importés sont répartis en huit catégories. Leur valeur minimale varie selon le type d’appareil et ses caractéristiques. Le taux de liquidation des droits et taxes de douane est fixé à 33 % de la valeur correspondant à la catégorie concernée.

À partir du 1er septembre, le dispositif passera donc de la sensibilisation à la sanction effective. Pour les propriétaires d’appareils concernés, la régularisation devient la principale voie pour éviter la coupure d’accès aux réseaux de téléphonie mobile.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 25/08/2026

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