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Le Minpmeesa et l’OIM pour la réinsertion professionnelle des migrants

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Le Minpmeesa et l’OIM pour la réinsertion professionnelle des migrants
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Le Cameroun et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) renforcent leur collaboration pour offrir aux migrants une alternative durable à la migration : l’entrepreneuriat. L’acte s’est concrétisé le 30 septembre dernier, alors qu’Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), recevait à Yaoundé Abdel Rahmane Diop, chef de mission de l’OIM au Cameroun. Cette audience s’inscrit dans le cadre du renforcement de la collaboration entre les deux institutions, avec pour objectif central l’amélioration des conditions de vie des migrants, en promouvant l’entrepreneuriat comme une alternative durable à la migration. Concrètement, il s’est agi de la mise en place d’un instrument de promotion de l’entrepreneuriat par le Minpmeesa pour soutenir les migrants résidant au Cameroun ou désireux d’y retourner. Ce soutien se traduit par un accompagnement accru dans la création d’entreprises durables, un levier essentiel pour une intégration réussie. À cet effet, le département ministériel en charge des Petites et Moyennes Entreprises travaille actuellement, apprend-on, avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) sur la formulation d’un programme d’autonomisation des réfugiés et déplacés internes au Cameroun. Ce programme vise à offrir des solutions concrètes pour leur insertion socio-économique, en développant notamment des initiatives entrepreneuriales adaptées à leurs besoins.

L’audience a également permis d’évoquer la question essentielle des transferts de fonds de la diaspora, notamment la présentation du « Projet de renforcement de la gestion des ressources financières générées par la diaspora, pour soutenir le développement durable du Cameroun » et de l’« Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants ». Un programme qui a pour but la capitalisation de ces fonds, constituant un enjeu majeur pour le développement économique du Cameroun, en encourageant des investissements dans des projets entrepreneuriaux pérennes. « Sur les questions d’engagement de la diaspora, effectivement, nous avons labouré quelques idées, et je pense qu’avec M. le ministre, la question de l’entretien du lien et de la compréhension du phénomène migratoire devrait être importante, afin de créer une condition idoine pour une meilleure contribution de la diaspora au développement du Cameroun », a confié Abdel Rahmane Diop aux médias lundi dernier.

La diaspora camerounaise, par son apport financier, devient ainsi un acteur clé de la promotion des petites et moyennes entreprises au pays. Selon la Banque mondiale, les transferts de fonds effectués depuis la seule Europe vers l’ensemble du continent africain en 2023 ont atteint un montant d’environ 58 767,7 milliards de FCFA. Au Cameroun, les envois de fonds de la diaspora ont presque doublé à 650 milliards FCFA en 2022. En 2022, les travailleurs camerounais résidant à l’étranger ont transféré un montant total de 649,8 milliards FCFA (1,06 milliard USD) à destination de leur pays d’origine, selon les données du ministère des Finances. Ce n’est pas la première fois que le ministre et le chef de mission de l’OIM se rencontrent. En effet, une première audience avait eu lieu en juin 2022, au cours de laquelle ils avaient discuté des divers programmes en faveur des migrants.

Parmi ces initiatives, le « Projet de renforcement de la gestion des ressources financières générées par la diaspora » avait retenu l’attention, tout comme l’« Initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants ». Lancée en 2016, l’Initiative permet en effet aux migrants qui décident de rentrer dans leur pays d’origine de le faire dans des conditions sûres, dignes et respectueuses des normes internationales relatives aux droits humains et du principe de non-refoulement. En partenariat étroit avec des acteurs étatiques et non étatiques, elle fournit une assistance aux migrants de retour dans leur pays d’origine pour les aider à redémarrer leur vie grâce à une approche intégrée à la réintégration qui vise à répondre aux besoins économiques, sociaux et psychosociaux des migrants de retour tout en incluant les communautés dans le processus de réintégration. Elle couvre et coopère étroitement avec 26 pays africains dans la région du Sahel et du lac Tchad, la Corne de l’Afrique et l’Afrique du Nord. À l’issue de cette nouvelle rencontre entre Achille Bassilekin III et Abdel Rahmane Diop, un point focal a été désigné au sein du ministère en charge des PME pour assurer le suivi des objectifs du Groupe de résultat 3 du Plan Cadre de Coopération avec l’ONU, que l’OIM pilote. Il est à noter que les interventions de l’OIM au Cameroun s’inscrivent dans son Plan Stratégique 2024-2028, qui se concentre sur trois objectifs clés : sauver des vies et protéger les migrants, trouver des solutions aux déplacements et faciliter des voies de migration régulières.

ABDEL RAHMANE DIOP, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations au Cameroun.

« L’OIM a financé un retour volontaire et la réintégration de près de 10 000 Camerounais »

Je suis venu porter un message de la directrice générale de l’OIM à M. le ministre en charge des PME, pour discuter de la question de la migration régulière et des conditions dans lesquelles la migration pourrait davantage contribuer au développement du Cameroun. Cette question a été abordée sous plusieurs angles, dont la promotion de l’entrepreneuriat pour les jeunes migrants camerounais de retour. Il va sans dire que depuis 5 ans, l’OIM, à travers ce programme financé notamment par l’UE, a assisté au retour volontaire et à la réintégration de près de 10 000 Camerounais. Aujourd’hui, la question de la pérennisation et de la durabilité de ces entreprises nous préoccupe, et cela a été abordé lors de nos échanges. Nous avons également échangé sur les conditions de l’engagement du secteur privé camerounais pour répondre à ses besoins en lien avec les migrations, mais aussi pour créer des conditions afin que ces migrations lui soient bénéfiques. Cela représente aussi une force pour la croissance du secteur privé, qui est une condition à la fixation des jeunes et à faire en sorte que la migration soit toujours volontaire et non forcée, comme on le voit souvent. Le dernier point de discussion portait sur les questions d’engagement de la diaspora. Effectivement, nous avons exploré quelques idées, et je pense qu’avec M. le ministre, la question de l’entretien du lien et de la compréhension du phénomène migratoire devrait être importante, afin de créer une condition idoine pour une meilleure contribution de la diaspora au développement du Cameroun.

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Recensement général de la population : 68,6% de taux de couverture enregistré malgré le report

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Recensement général de la population : 68,6% de taux de couverture enregistré malgré le report
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La région de l’Est conserve le peloton de tête avec un taux de couverture de 113,7%. Rendu au 20 août 2026, la population dénombrée s’élève à 20,686 millions d’habitants pour une cible initiale de 30,142 millions d’habitants fixée pour l’ensemble du pays.

D’après les donnés disponible du comité technique du 4ème Recensement général de la population couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage, le taux de couverture de l’opération est d’environ 68,6%, soit une progression de plus de 3 points, comparé à la situation au 5 août dernier où on en était à 65%.

D’après le rapport de la 18ème session de son comité présenté vendredi 21 août 2026 à Yaoundé, l’on apprend que ces 68,5% représentent une moyenne de progression de 87 000 personnes recensées par jour. Rendu au 20 août 2026, la population dénombrée s’élève à 20,686 millions de personnes pour une cible initiale de 30,142 millions d’habitants fixée pour l’ensemble du pays.

La région de l’Est arrive en tête avec un taux de couverture de 113,7%, suivie des régions du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord avec respectivement 86,3% et 81,8%. Les départements du Mfoundi dans le Centre et le Wouri dans le Littoral sont restés à la traine sur le plan national. Les taux de couverture sont seulement de 38,5% et 29%, respectivement.

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Union démocratique du Cameroun : Plus de 400 membres attendus au Conseil exécutif national

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Union démocratique du Cameroun : Plus de 400 membres attendus au Conseil exécutif national
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Les travaux sont prévus les 28 et 29 août 2026 dans la ville de Foumban, région de l’Ouest

Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, présidente nationale de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) a récemment publié un communiqué convoquant une session ordinaire du Conseil exécutif national (CEN) du parti. Les travaux prévus à Foumban dans la région de l’Ouest sont prévus les 28 et 29 août 2026.

Plus de 400 membres du Bureau politique du parti composés des membres du Bureau exécutif national des présidents départementaux et leurs adjoints ainsi que 50 membres cooptés pour faits de bravoure venus des 10 régions du pays et de la diaspora sont attendus. Les membres du congrès auront pour mission d’évaluer le parcours du parti depuis leur dernière assises et surtout de se projeter sur les futures enjeux politiques internes et nationaux.

En effet, le CEN se réunit entre deux conventions nationales en session ordinaires. Conformément aux dispositions statutaires et réglementaires du parti, notamment en leur articles 22 et 34 respectifs, cette convocation est une étape obligatoire vers la Convention nationale. Le parti a tenu sa dernière réunion du genre en octobre 2025, après la dernière élection présidentielle.

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Il divorce de sa femme pour épouser une escorte qui le tue et le découpe en morceaux

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Il divorce de sa femme pour épouser une escorte qui le tue et le découpe en morceaux
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Comment un couple présenté comme idéal a-t-il pu basculer dans un crime aussi violent ? En 2012, la mort de Marcos Matsunaga, dirigeant de Yoki, révèle les tensions cachées d’un mariage entre luxe, jalousie et infidélité. L’affaire Elize Matsunaga va ensuite passionner le Brésil pendant des années.

L’affaire Yoki commence par une histoire d’amour

À première vue, rien ne semblait rapprocher Marcos Matsunaga et Elize. Lui appartient à une famille fortunée et dirige l’entreprise alimentaire Yoki. Elle vient d’un milieu beaucoup plus modeste.

Pourtant, les deux se rencontrent et tombent rapidement amoureux. Marcos divorce alors de sa première épouse et commence une nouvelle vie avec Elize.

Le couple s’installe dans un quartier chic de São Paulo. Une petite fille naît de leur union. Sur les photos, la famille affiche tous les signes d’une existence privilégiée.

Mais derrière les portes de leur appartement, l’ambiance change.

Elize devient méfiante. Elle soupçonne son mari de lui être infidèle et fait appel à un détective privé pour vérifier ses déplacements. Les rapports finissent par confirmer ses craintes : Marcos entretient bien une relation avec une autre femme.

La découverte provoque une crise profonde dans le couple.

Une dispute conjugale qui tourne au drame

Le 19 mai 2012, Marcos et Elize se trouvent dans leur appartement de la Vila Leopoldina, à l’ouest de São Paulo.

Une dispute éclate autour de l’infidélité du chef d’entreprise. D’après les éléments présentés par l’accusation, Elize tire alors sur son mari à la tête. Marcos meurt sur place.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là.

Après le meurtre, Elize découpe le corps de son époux et place les restes dans plusieurs valises. Elle les transporte ensuite hors de l’appartement et les abandonne dans différents endroits de la région de São Paulo.

Pourquoi prendre un tel risque ? C’est précisément l’un des aspects qui ont marqué l’enquête.

Pendant quelques jours, le crime reste caché. Puis les enquêteurs commencent à reconstituer les déplacements d’Elize.

Les caméras permettent de remonter jusqu’à elle

Les images des caméras de surveillance de l’immeuble jouent un rôle important dans l’enquête. Elles montrent Elize quittant la résidence avec des bagages.

Les investigations se resserrent alors autour d’elle. Quelques jours après le meurtre, elle finit par reconnaître les faits lors de ses déclarations aux enquêteurs.

L’affaire devient rapidement l’un des dossiers criminels les plus suivis du Brésil.

Le profil du couple intrigue. Marcos est un homme d’affaires connu, héritier d’une entreprise importante. Elize, elle, se retrouve au centre d’une enquête pour meurtre et dissimulation de cadavre.

Le procès d’Elize Matsunaga passionne le Brésil

Le procès se tient en 2016, quatre ans après la mort de Marcos.

L’accusation retient notamment le meurtre qualifié et la dissimulation du corps. La défense insiste, elle, sur les circonstances du drame et sur la relation particulièrement tendue entre les époux.

Le jury ne retient toutefois pas toutes les qualifications demandées par l’accusation. Elize est reconnue coupable et condamnée, dans la nuit du 5 décembre 2016, à 19 ans, 11 mois et un jour de prison.

La peine comprend 18 ans et neuf mois pour le meurtre et un an, deux mois et un jour pour la dissimulation du corps. Le jury considère notamment que Marcos n’a pas eu la possibilité de se défendre.

L’affaire ne s’arrête pourtant pas avec le verdict.

La peine d’Elize Matsunaga est réduite en 2019

En 2019, le Superior Tribunal de Justiça, la plus haute juridiction brésilienne pour les questions de droit fédéral, réduit la peine d’Elize à 16 ans et trois mois.

Cette réduction intervient notamment après la prise en compte de sa confession. Elle avait également obtenu un passage au régime semi-ouvert.

Elize reste alors incarcérée à la prison féminine de Tremembé, dans l’État de São Paulo.

Pendant sa détention, elle suit notamment des formations professionnelles et travaille dans une unité de confection de vêtements.

Puis, après dix années derrière les barreaux, un nouveau tournant arrive.

Elize Matsunaga sort de prison après dix ans

Le 30 mai 2022, la justice de São Paulo lui accorde une libération conditionnelle. Elize quitte la prison de Tremembé à 17h35. Elle a alors passé dix ans en détention.

Sa sortie n’est pas synonyme de liberté totale. Plusieurs obligations lui sont imposées : elle doit notamment avoir une activité professionnelle, informer régulièrement le juge de sa situation et ne pas changer de territoire sans autorisation.

Dans une vidéo publiée par son avocat après sa libération, Elize reconnaît la gravité de ce qu’elle a fait.

« Malheureusement, je ne peux pas réparer ce qui s’est passé, l’erreur que j’ai commise. J’ai une deuxième chance, malheureusement Marcos n’en a pas. », a déclaré Elize Matsunaga dans une vidéo diffusée par son avocat Luciano Santoro.

Elle affirme également croire que son mari lui a pardonné sur le plan spirituel.

Une affaire qui continue de fasciner

L’affaire Yoki n’a pas disparu des mémoires brésiliennes. Le meurtre de Marcos Matsunaga a donné lieu à plusieurs productions audiovisuelles, dont le documentaire Netflix Elize Matsunaga : Era Uma Vez um Crime, sorti en 2021.

Plus récemment, l’histoire a retrouvé une nouvelle visibilité avec la série Tremembé, diffusée en 2025. La fiction revient notamment sur la période passée par plusieurs détenus célèbres dans la prison de Tremembé, dont Elize Matsunaga.

Depuis sa sortie, Elize mène une existence beaucoup plus discrète. Elle a notamment travaillé comme conductrice pour une application de transport dans l’intérieur de l’État de São Paulo. Sa peine doit, selon les informations publiées après sa libération, être exécutée sous le régime de la liberté conditionnelle jusqu’en 2028, sous réserve des réductions auxquelles elle peut prétendre.

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