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Lutte en Ambazonie : du soutien populaire à la désillusion : qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?

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Lutte en Ambazonie : du soutien populaire à la désillusion : qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
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La lutte en Ambazonie est un effort séparatiste visant à créer un nouvel État dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Ce qui était au départ une cause peu connue a pris un essor considérable en 2016 lorsque des enseignants et des avocats anglophones ont manifesté en faveur de réformes visant à préserver les systèmes juridique et éducatif anglo-saxons. L'incapacité du gouvernement à répondre à leurs préoccupations a permis aux extrémistes de détourner le mouvement, le transformant en une revendication d'indépendance totale en 2017, vis-à-vis de la République majoritairement francophone du Cameroun.

Il y avait un large soutien en faveur d’un pays indépendant, depuis des villes comme Edinau à Nwa et Lebialem à Mamfe. L’appel à la séparation a trouvé un écho tant au pays qu’à l’étranger. Ce sentiment était particulièrement évident le 22 septembre 2017, lorsque des citoyens de tous âges des deux régions sont descendus dans la rue pour réclamer l’indépendance. Ayuk Tabe Julius, un leader séparatiste désormais incarcéré qui bénéficiait autrefois d'un large soutien, a été l'instigateur des manifestations. C'est parce que lui et d'autres ont donné l'impression qu'ils atterriraient à l'aéroport de Tiko le 1er octobre de la même année, pour consolider l'indépendance.

Soutien à la base

Une habitante de Bamenda qui a participé aux manifestations du 22 septembre a rappelé pourquoi elle avait rejoint le mouvement. « Je me souviens très bien de la façon dont nous avons marché de City Chemist jusqu'à Mankon. Tout le monde voulait l’indépendance », a déclaré Lydia (pseudonyme) à MMI dans une interview exclusive.

À cette époque, l’émotion était vive et beaucoup pensaient que l’indépendance était à nos portes. « À vrai dire, je pensais que c'était authentique et que cela ne prendrait pas longtemps », a déclaré Lydia en riant, reconnaissant la triste réalité selon laquelle, huit ans plus tard, l'indépendance reste insaisissable.

Les manifestations initialement pacifiques ont dégénéré en conflit armé, la violente répression exercée par les forces gouvernementales poussant certains groupes à prendre les armes contre l'État.

Des groupes séparatistes armés ont émergé dans les villages et les villes des deux régions, bénéficiant initialement d’un large soutien de la population locale. Une communauté a prié pour le succès des séparatistes armés se préparant à attaquer les forces gouvernementales, selon une vidéo examinée par MMI.

“Nous avons soutenu ces garçons, pensant qu'ils étaient notre propre armée, là pour nous libérer de la souffrance”, a déclaré une personne déplacée de Belo, vivant désormais à Bamenda, qui s'est exprimée sous couvert d'anonymat. « Presque tout le monde les a soutenus d’une manière ou d’une autre. Moi aussi. Nos frustrations face au système actuel nous ont aveuglés et nous ont fait croire à la lutte pour l’indépendance.»

Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?

Le soutien populaire initial au mouvement séparatiste n’a cessé de décliner au fil des années. La perception du public est passée de positive à négative, et ceux qui soutenaient autrefois la cause expriment désormais leur déception.

« Nous sommes tous témoins du fait que les garçons que nous pensions être nos libérateurs se sont retournés contre ceux-là mêmes pour lesquels ils sont censés se battre. Je ne sais pas maintenant si l'indépendance était censée nous libérer ou nous frustrer davantage », a déclaré un habitant de Bamenda à MMI.

Certains affirment que la lutte en Ambazonie a perdu son orientation, les tactiques étant devenues de plus en plus préjudiciables à la population locale. « Il n'y a plus de concentration dans le combat. Ils sont passés de l’indépendance aux enlèvements contre rançon, nous punissant par des confinements et empêchant nos enfants d’aller à l’école. Au début, nous étions aveugles et nous n'avions pas prévu ce que nous vivons aujourd'hui », a déploré une femme d'affaires de Buea.

Shey Semble, un défenseur séparatiste pacifique dont la position est restée inchangée, a admis que le soutien populaire a diminué, attribuant cela à un leadership médiocre et à des stratégies dépassées.

«Tant de choses ont mal tourné. Le leadership est devenu égocentrique et les mêmes vieilles stratégies sont utilisées sans aucun progrès », a déclaré Semble à MMI.

L’indépendance semble désormais plus lointaine que jamais.

« Nous combattons le mauvais ennemi, tandis que les puissances coloniales derrière la République du Cameroun (France, Royaume-Uni et États-Unis) continuent de la soutenir et de la financer », a déclaré Semble.

Il a suggéré qu'une stratégie proche de celle de Nelson Mandela aurait pu épargner à la population les souffrances d'un conflit armé. « Boycotter les biens et services non essentiels liés aux soutiens coloniaux de Yaoundé aurait pu être une approche plus efficace », a-t-il déclaré.

La perte de soutien n’est pas propre à l’Ambazonie

Tout en reconnaissant le déclin du soutien populaire, Shey Semble a souligné que ce phénomène n'est pas propre à la lutte d'Ambazonie.

« Le manque de soutien total ne se limite pas à notre révolution. C'est un enjeu sociétal. Les gens ne veulent pas souffrir, surtout pendant une période prolongée », a-t-il déclaré.

« C'est pourquoi les révolutions ne sont pas menées sur la base d'élections ou de sondages d'opinion. Seules des personnes bien informées peuvent prendre des décisions dans le meilleur intérêt de la majorité », a-t-il ajouté.

Mimi Méfo Infos

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Communauté urbaine de Yaoundé : Les six piliers qui vont porter les projets prioritaires de 2027

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Communauté urbaine de Yaoundé : Les six piliers qui vont porter les projets prioritaires de 2027
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Un exercice budgétaire qui sera abordé dans un contexte de rareté des ressources financières.

Pour l’exercice de 2027, la Communauté urbain e de Yaoundé (CUY) va prioriser les projets déjà engagés. Certains projets engagés et même exécutés, restent encore en attente de paiement, d’autres remontant à l’exercice budgétaire 2024. Les projets prioritaires de la CUY pour l’exercice 2027 s’articulent autour de six piliers principaux.

D’abord, l’achèvement des projets engagés. Pour ce qui est de l’achèvement des travaux déjà engagés par la CUY, 10,8 milliards FCFA restent à payer sur les projets. Il s’agit entre autres de la phase complémentaire de l’éclairage public par lampadaires solaires, de l’enlèvement des ordures ménagères en régie, de l’entretien des voiries revêtues.

La mobilité de la voirie. Ici, il s’agit de la réhabilitation de quatre axes, soit plus de 6km de chaussée à savoir, le carrefour Mbog-Abang-carrefour Dovv Messamendongo dans le 4ème arrondissement de Yaoundé, le rond-point Damase-rails Ebom à Yaoundé III. Le pont Efoulan rails Obobogo dans le même arrondissement et le carrefour Shell Nsimeyong-carrefour Efoulan toujours à Yaoundé III.

Pour l’éclairage public et les services de proximité, la CUY entend y injecter 1 milliard FCFA pour l’entretien et la réhabilitation du réseau existant. La salubrité et l’assainissementne sont pas du reste. Le conseil a suggéré l’idée de la construction d’une nouvelle décharge pour les ordures ménagères.

Dans ses priorités de 2027, la CUY veut aussi intégrer le plan vert intégré au plan climat de la ville et enfin, moderniser son administration. C’est ce qui ressort en substance des travaux tenus mardi 13 octobre 2026 de la session ordinaire du conseil de la CUY consacrés au débat d’orientation budgétaire en vue de l’élaboration du projet de budget de l’année prochaine.

Luc Messi Atanga, maire de la ville de Yaoundé a indiqué que l’effort de maîtrise des dépenses dégage une épargne d’environ 20 milliards FCFA entièrement orientée vers l’investissement. Le plafond indicatif de l’investissement s’élève à 22 milliards FCFA en 2027, 24 milliards FCFA en 2028 et 26 milliards FCFA en 2029. Luc Messi Atangana a indiqué que plus de 6 FCFA sur 10 FCFA iront directement à l’investissement dès l’année prochaine.

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BGFI Holding Corporation enregistre une sursouscription à son opération d’ouverture du capital

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BGFI Holding Corporation enregistre une sursouscription à son opération d’ouverture du capital
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La deuxième phase de l’opération d’appel public à l’épargne du groupe bancaire s’est achevée le 15 octobre 2026 sur une sursouscription. Les fonds mobilisés doivent soutenir le déploiement du plan stratégique BGFI 2030, notamment la création de trois nouvelles filiales à l’horizon 2030.

BGFI Holding Corporation a enregistré une sursouscription à l’issue de la deuxième phase de son opération d’ouverture du capital par appel public à l’épargne (APE). Annoncé le 15 octobre 2026 depuis Libreville, au Gabon, ce résultat marque la clôture d’une période de souscription ouverte le 15 septembre dernier et témoigne, selon le groupe, de la confiance des investisseurs dans ses perspectives de développement.

Pour le groupe BGFIBank, cette opération constitue un levier de mobilisation de ressources destinées à accompagner ses ambitions de croissance. Dans son communiqué, BGFI Holding Corporation présente la sursouscription comme un nouveau signe de confiance du marché et réaffirme sa volonté d’honorer les attentes des investisseurs ayant participé à l’opération.

Au-delà de ce résultat, l’enjeu est désormais de transformer les capitaux mobilisés en moyens de financement pour les projets inscrits dans le plan stratégique BGFI 2030. La holding entend notamment consolider son positionnement dans ses différents pôles de croissance, poursuivre son développement sur ses marchés prioritaires et créer trois nouvelles filiales à l’horizon 2030.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Cette orientation traduit la volonté du groupe de poursuivre son expansion tout en privilégiant une trajectoire de croissance présentée comme maîtrisée, rentable et durable. L’ouverture du capital s’inscrit ainsi dans une stratégie de renforcement des capacités financières du groupe et d’accompagnement de ses futurs investissements.

Présent dans douze pays, dont le Cameroun, le groupe BGFIBank revendique plus de 3 000 collaborateurs et une activité financière couvrant plusieurs marchés africains ainsi que la France. Son implantation régionale constitue un socle pour la poursuite de son développement, dans un environnement où la mobilisation de ressources à long terme représente un enjeu important pour les ambitions des groupes bancaires.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Avec cette opération, BGFI Holding Corporation réaffirme son ambition de « construire un groupe financier africain pour le monde ». La réalisation des objectifs annoncés dépendra désormais de la capacité du groupe à déployer les ressources levées dans ses projets prioritaires et à concrétiser les perspectives de croissance associées à BGFI 2030.

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 15/10/2026

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Présidence du MRC : Binyam jette l’éponge… champ libre pour de Tiriane Noah

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Présidence du MRC : Binyam jette l’éponge… champ libre pour de Tiriane Noah
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La succession de Maurice Kamto à la tête du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) est désormais une course solitaire pour Tiriane Balbine Noah. La seule femme candidate sera finalement seule face aux électeurs ce 17 octobre 2026. En effet, Pierre Emmanuel Binyam son dernier challenger, a jeté l’éponge ce 15 octobre 2026. L’unique challenger de la présidente par intérim, l’a annoncé par un communiqué avec «Retrait de notre candidature à l’élection du Présidium du MRC, à l’occasion de la Convention extraordinaire du 17 octobre 2026» comme objet. L’avocat écrit que «cette décision intervient au terme d’une démarche menée avec responsabilité, dans laquelle nous avons défendu les principes de transparence, de justice, d’inclusion et de démocratie interne. Malgré notre volonté de contribuer à un processus électoral crédible et équitable, les conditions nécessaires à notre participation ne nous semblent plus réunies».

Cependant, «notre retrait ne saurait être un renoncement à nos convictions ni à notre combat pour un MRC plus démocratique, plus transparent et plus proche de sa base militante», assure-t-il. L’homme dont la liste avait déjà eu beaucoup de peine à se faire accepter, promet de ne pas rentrer au maquis : «nous réaffirmons notre attachement à la paix, à la cohésion et à l’unité de notre formation politique. Nous invitons nos partisans et l’ensemble des délégués à préserver la sérénité et à éviter toute initiative susceptible d’aggraver les divisions internes», martèle-t-il. Alors «nous appelons chacun à faire preuve de sagesse, de retenue et de responsabilité». Réitérant que «le MRC est notre bien commun. La vérité, la justice et la démocratie doivent demeurer les fondements de notre action collective ».

Législatives et municipales 2027

C’est certainement une nouvelle page de l’histoire du Mrc qui s’ouvrira ce 17 octobre 2026. La page de Maurice Kamto sera définitivement fermée. Persécuté par le régime de Yaoundé, l’avocat et universitaire a démissionné le 8 septembre dernier, «pour préserver l’intérêt supérieur du parti, de ses militants et sympathisants, et du Peuple du changement en général». Dans un contexte marqué par la contestation en interne et même devant la justice, de sa légitimité à la tête du parti. Et alors que les mêmes flèches visaient déjà Mamadou Mota, jadis premier vice-président, celui-ci a aussitôt décliné l’intérim en démissionnant lui aussi. Le lendemain, le directoire du parti s’est réuni pour officiellement confier les rênes du parti à la 2ème vice-présidente et annoncer la date de l’élection en vue du renouvellement complet de l’exécutif du parti. Depuis lors, le directoire du parti est conduit provisoirement par Tiriane Balbine Noah. Laquelle devrait poursuivre le bail à la tête du parti au soir du 17 octobre 2026.

Le premier challenge sera de travailler à l’union sacrée du parti qui donne des insomnies au système gouvernant au Cameroun depuis 2013. En préparant les futures échéances électorales, notamment les législatives et municipales de 2027. Un test grandeur nature pour un parti qui a boycotté les dernières élections en 2020. Ce qui lui a coûté sa participation à l’élection présidentielle de 2025.

Lire aussi :

Succession de Maurice Kamto : qui sont les candidats et que proposent-ils ?

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