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Pourquoi toutes les atrocités du nord-ouest et du sud-ouest doivent faire l'objet d'une enquête

Ayaba Cho Lucas, un éminent dirigeant du mouvement séparatiste anglophone camerounais vivant en Norvège, est en état d'arrestation, déclenchant une vague de réactions mitigées, dont l'une est que toutes les atrocités doivent faire l'objet d'une enquête. Le ressortissant allemand, originaire de Mankon, au Cameroun, fait actuellement l'objet d'une détention et d'une enquête pour incitation présumée aux crimes contre l'humanité dans les régions anglophones du pays, où des militants armés se battent pour établir un État connu sous le nom d'Ambazonie.
Cependant, le cas d'Ayaba Cho n'est qu'un exemple parmi une série de violations des droits qui ont frappé les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis que la crise anglophone s'est transformée en un véritable conflit armé il y a huit ans.
Atrocités et impunité dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest
Au fil des années, les forces de sécurité camerounaises, les groupes séparatistes armés et les milices peules ont infligé de graves souffrances à la population locale. Depuis 2016, ces régions sont devenues un champ de bataille d’atrocités, avec peu ou pas de responsabilité. Ce manque d’attention a favorisé une culture de l’impunité, permettant aux auteurs de poursuivre leurs actes de violence sans contrôle.
De nombreux observateurs réclament désormais que l'arrestation d'Ayaba Cho constitue un tournant, exigeant des enquêtes approfondies sur toutes les atrocités commises dans ces régions depuis 2016, et que les contrevenants des deux côtés du conflit soient tenus pour responsables.
Violations des droits de l'homme par les deux parties
Selon des organisations de défense des droits de l'homme, les forces de sécurité camerounaises ont commis des exécutions extrajudiciaires, se sont livrées à des violences sexuelles et sexistes généralisées, ont incendié des villages anglophones et ont soumis les personnes soupçonnées de liens séparatistes à la détention arbitraire, à la torture et aux mauvais traitements. Les séparatistes armés, en revanche, se sont rendus responsables de meurtres, d’enlèvements et ont terrorisé les populations locales.
Attaques contre la santé et l’éducation
Les séparatistes et les forces gouvernementales ont été accusés d’attaquer délibérément les établissements de santé et les travailleurs humanitaires, limitant ainsi considérablement l’accès à l’aide essentielle. De nombreuses organisations humanitaires internationales ont suspendu leurs opérations dans la région.
Un aspect particulièrement troublant de la campagne séparatiste est l’interdiction de l’enseignement public. Les groupes armés ciblent fréquemment les écoles, enlèvent des étudiants et des enseignants et incendient des établissements d’enseignement.
Atrocités notables commises depuis 2016
Pour comprendre la gravité de la situation, il suffit de regarder quelques-uns des incidents les plus horribles. Le 14 février 2020, les forces de sécurité, aidées par des milices locales et des militants peuls, ont attaqué le village de Ngarbuh à Ndu, tuant au moins 21 civils non armés, dont une femme enceinte et 13 enfants.
De l'autre côté, les Forces de défense d'Ambazonia (ADF), une milice séparatiste, ont exécuté publiquement au moins 10 civils le 16 juillet 2023, dans le quartier Nacho de Bamenda.
Dans un autre épisode tragique, le 24 octobre 2020, des hommes armés à moto ont pris d'assaut l'Académie bilingue Mère Francisca à Kumba, tuant sept enfants et en blessant 13 autres. Les victimes étaient âgées de 12 à 14 ans. Le gouvernement a imputé l'attaque aux séparatistes, même si aucun groupe séparatiste n'en a revendiqué la responsabilité.
Appels à des enquêtes indépendantes
De nombreuses atrocités ont été commises depuis le début de la crise. Aucune enquête indépendante n’a été menée pour demander des comptes aux responsables. Les groupes armés opèrent en toute impunité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Le Conseil norvégien pour les réfugiés souligne à plusieurs reprises que la crise anglophone compte parmi les crises humanitaires les plus négligées au monde. Plus de 1,7 million de personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence en raison de la violence persistante. Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires rapporte qu'au moins 583 112 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et que plus de 66 000 ont cherché refuge au Nigeria voisin.
L'UNICEF a rapporté en 2019 que le conflit a forcé la fermeture de plus de 6 000 écoles, laissant plus de 855 000 enfants sans accès à l'éducation.
Alors que les victimes sont en deuil et que la population réclame justice et paix, on espère que l’arrestation de l’un des dirigeants du mouvement séparatiste ouvrira la porte au retour de la justice et à la comparution de tous les auteurs de crimes dans les deux régions.
Mimi Méfo Infos
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Conseil constitutionnel: Remy Nama pour succéder à Clément Atangana

Le Conseil constitutionnel a un nouveau chef. Le président de la République a jeté son dévolu sur Remy Nama. Le nom du successeur de Clément Atangana a été dévoilé par un décret présidentiel signé ce 16 octobre 2026. Au moment où la dépouille du premier président de l’institution atterri à Yaoundé, en provenance de Paris où le natif du Nyong et So’o a poussé son dernier soupir, Paul le remplace par son voisin de département. Le nouvel homme fort du Conseil constitutionnel est originaire de la Mefou et Akono. Jusqu’ici chargé de mission à la présidence de la République, ce magistrat hors échelle a ete préféré aux autres juristes de la maison dont les noms circulaient déjà, comme Adolphe Minkoa She.
« Ma réaction à chaud, c’est une expression de gratitude à l’endroit du chef de l’État, qui m’a jugé digne d’être nommé au Conseil constitutionnel, qui est, comme vous le savez, une assemblée des sages appelée à réfléchir sur la Constitution. C’est vraiment un sentiment de gratitude et de reconnaissance, et je peux lui dire que la confiance qu’il a placée en moi, je vais tout faire pour la mériter», a réagi le nouveau président du Conseil constitutionnel au micro de PRC TV.
Rémy Nama est donc le 2ème président de cette institution. Clément Atangana en a posé les jalons entre 2018 et 2026. Jusqu’à ce que la mort en décide autrement le 4 octobre dernier. L’homme ne reviendra pas vivant de son évacuation sanitaire en France. La suite de la vie de cette institution suprême en charge des élections au Cameroun se fera avec Rémy Nama aux commandes.
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CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun

Echanges Cameroun-Nigéria : Des exportateurs annoncés
Une délégation de l’Assemblée des exportateurs nigérians sera au Cameroun du 18 au 24 octobre 2026. Ils viennent discuter des opportunités de partenariats entre secteurs privés des deux pays dans les domaines d’import/export des produits agricoles, manufacturés et de service. Il s’agit aussi d’identifier de potentiels distributeurs Camerounais afin de renforcer et faciliter les relations commerciales entre les deux pays et d’explorer les possibilités de joint-ventures dans les domaines de la logistique et de l’industrie.
Assemblées annuelles du FMI : Louis Paul Motaze en Thaïlande
Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances est actuellement à Bangkok en Thaïlande. Il y prend part aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Le Cameroun cherche à conclure un nouveau programme à conclure un nouveau programme avec le FMI, après l’achèvement en juillet 2025 de l’accord couvrant la période 2021-2025. Les discussions en vue d’un nouvel engagement se poursuivent depuis plus d’un an. Dans son communiqué, le Minfi indique que les audiences menées en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent des occasions de dialogue avec des interlocuteurs susceptibles d’éclairer les options de financement du pays.
Intégration régionale : Environ 130 milliards décaissés par la BEAC pour accélérer les décaissements
La Banque de développement des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a levé 222 millions de dollars (environ 130 milliards FCFA) le 13 octobre 2026 lors de sa première émission obligataire sur les marchés internationaux, à échéance octobre 2029. L’Africa Finance Corporation a joué le rôle d’investisseur d’ancrage. Selon africa-news-agency.com, l’opération vise à diversifier ses sources de financement et accélérer les décaissements pour l’intégration régionale, les infrastructures, l’agriculture et l’industrie dans ses six États membres. L’institution est notée Ba3 par Moody’s, avec une perspective stable.
Lutte contre Ebola : Les pays de la Cemac harmonisent une série de protocoles
Les six pays membres de la CEMAC harmonisent leurs plans de prévention de la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo. La réunion s’est tenu le 15 octobre 2026 à Brazzaville. C’est au total, 8 protocoles qui ont été harmonisés et axés, entre autres, sur la surveillance épidémiologique, le suivi et la gestion des contacts, le contrôle aux frontières d’entrée ou encore la communication sur les risques. L’objectif est de prévenir, de détecter tôt et de répondre efficacement, en cas d’apparition de la maladie à virus Ebola dans la communauté.
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Cameroun : La Douane adopte une feuille de route pour maximiser les recettes en 2026

Au cours de la réunion hebdomadaire du Comité de direction, tenue le lundi 5 octobre 2026, le Directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a engagé ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés à maintenir une performance haussière, en vue d’atteindre les objectifs budgétaires et non budgétaires escomptés.
À trois mois de la fin de l’exercice budgétaire 2026, la Direction générale des Douanes a défini une feuille de route stratégique visant à maximiser la collecte des recettes et à surpasser les résultats de 2025. À cette fin, plusieurs propositions d’actions fortes ont émergé de la réunion du Comité de direction.
Il s’agit notamment de l’harmonisation des méthodes de travail et des bases de taxation des marchandises, de la ponctualité et de l’assiduité des personnels des Douanes, de l’anticipation sur les procédures de dédouanement, de la rationalisation de la dépense fiscale induite par l’octroi de certaines facilités douanières, ainsi que du renforcement des contrôles à la détention et à la circulation des marchandises.
Sont également prévus le renforcement de la collaboration avec les opérateurs économiques et les banques, l’amélioration de la mobilisation des recettes spontanées, le traitement diligent des dossiers contentieux, le renforcement de la discipline, le suivi des marchandises à fort potentiel de recettes et le renforcement de la collaboration avec les autres acteurs de la chaîne logistique et du commerce extérieur.
La feuille de route prévoit enfin la facilitation des opérations douanières, l’apurement des dettes dues par les opérateurs économiques, l’organisation des ventes aux enchères publiques des marchandises, la consolidation des acquis de certaines réformes à impact fiscal, la sécurisation des marchandises en transit, l’amélioration de la prise en charge des marchandises à l’importation et à l’exportation, ainsi que l’amélioration de la rentabilité fiscale par conteneur.
Le FMI préconise un resserrement budgétaire
Le Comité de direction s’est ouvert par la restitution de la mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) post-financement au Cameroun, menée du 17 au 30 septembre 2026. Dirigée par Christine Dieterich, cette mission faisait suite à l’achèvement du précédent programme économique et financier, en juillet 2025. Elle s’est concentrée sur la situation macroéconomique et l’analyse de la viabilité de la dette du pays.
À l’issue des consultations, le FMI a relevé que la croissance est restée stable à 3,5 % en 2025. Pour 2026, l’accélération attendue pourrait être freinée par la baisse continue de la production d’hydrocarbures et les tensions internationales.
Le FMI préconise donc un resserrement budgétaire, une meilleure mobilisation des recettes non pétrolières et une accélération des réformes structurelles pour soutenir le secteur privé.
Pendant cette mission, la Direction générale des Douanes, informe-t-on, a mis en relief plusieurs actions majeures, notamment la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, l’accentuation de la lutte contre la fraude et la contrebande, la mise en œuvre du concept d’Opérateur économique agréé (OEA), ainsi que l’apurement des dettes dues par les marketeurs et celles consécutives au bénéfice des régimes suspensifs.
Il convient de relever que le Cameroun n’est actuellement plus sous programme économique et financier avec le FMI. Bien que les autorités camerounaises plaident activement pour la conclusion d’un nouveau partenariat à moyen terme, les discussions indiquent que la signature d’un nouvel accord économique et financier n’interviendrait qu’au cours de l’année 2027.
Le rapport d’évaluation de septembre sera officiellement examiné par le Conseil d’administration du FMI en décembre 2026.
Mention honorable pour la surveillance douanière
Faisant le point de l’opération HALCOMI IV, mission spéciale lancée officiellement le 8 septembre dernier, Alain Parfait Eba’a Efandene, chef de la Division des enquêtes douanières et de la surveillance et superviseur délégué de cette opération, a indiqué qu’en moins d’un mois après son entrée en scène, le bilan est positif, avec 170,3 millions de FCFA dans les caisses publiques.
La zone 1, couvrant les régions du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Nord-Ouest, a engrangé 104,7 millions de FCFA, soit 69,7 millions de FCFA de droits compromis et 35 millions de FCFA d’amendes, pour 29 affaires bouclées.
La zone 2, qui couvre les régions du Centre, du Sud et de l’Est, a comptabilisé 31,02 millions de FCFA, soit 21,57 millions de FCFA de droits compromis et 9,45 millions de FCFA d’amendes, pour 31 affaires.
La zone 3, regroupant les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, a enregistré 34,61 millions de FCFA, soit 22,46 millions de FCFA de droits compromis et 12,15 millions de FCFA d’amendes, pour 19 affaires.
Des résultats salués par le DG des Douanes, qui a adressé ses félicitations aux équipes spéciales HALCOMI IV et aux unités organiques de surveillance, notamment celles du Secteur des Douanes du Sud-Ouest, qui s’illustrent dans le dynamisme du renseignement et la multiplication des saisies majeures.
La variété et la densité des saisies dénotent, selon la Direction générale des Douanes, une vigilance accrue et un engagement constant, conformément aux lignes directrices de l’Organisation mondiale des douanes pour l’année 2026.
Le DG des Douanes a en outre encouragé ses collaborateurs opérationnels à maintenir la cadence au cours de ce dernier trimestre de l’année. Un conclave des coordinations des zones HALCOMI IV est envisagé dans les prochains jours à Yaoundé.
La surveillance et la sécurité douanières demeurent pleinement actives aux frontières et à l’intérieur du territoire national, apprend-on.
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Regards vers l’avenir
Les mesures douanières à inclure dans le projet de loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2027 et l’impact de l’intelligence artificielle (IA) en matière douanière ont également figuré au centre des travaux du Comité de direction.
Particulièrement, l’IA est devenue un levier stratégique pour les administrations douanières modernes, en se posant comme un vecteur de performance, de conformité et de sécurité. Pour obtenir de meilleurs résultats opérationnels, elle intervient à plusieurs niveaux de la chaîne logistique et réglementaire. Son exploitation est recommandée aux services centraux comme aux services opérationnels.
Les travaux se sont achevés par la présentation du monitoring des éléments de taxation des marchandises du 28 septembre au 3 octobre 2026. Il en ressort, comme de tradition, les cohérences, les dysfonctionnements, les mesures correctives, la dépense fiscale et le transit communautaire des marchandises.
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Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 06/10/2026
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