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Les universités privées anglophones marginalisées au Forum sur les universités entrepreneuriales au Cameroun

Les questions de marginalisation et de non-application du bilinguisme ont refait surface lors du récent forum pour la création d'universités entrepreneuriales dans le secteur de l'enseignement supérieur privé au Cameroun. L'événement, qui s'est tenu mardi 24 septembre, était présidé par le ministre camerounais de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo.
Les acteurs anglophones des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest présents à l'événement étaient mécontents, accusant l'organisateur de marginalisation tout au long du forum. Les barrières linguistiques évoquées et l'exclusion des institutions anglophones des activités phares de l'événement.
Des participants anglophones aliénés
MMI a compris que toutes les présentations du forum se sont déroulées exclusivement en français, ce qui a donné du mal aux participants anglophones à suivre. De plus, aucune des universités privées des régions anglophones n’a été invitée à présenter ce qu’elle avait à offrir, accentuant encore davantage le sentiment de marginalisation.
« Certains d’entre nous qui sommes venus des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont presque perdus. Tout est fait en français. Lorsque des réunions comme celle-ci sont organisées, les deux langues doivent être prioritaires », a déclaré un participant lors de la réunion.
Pris par surprise
D'autres participants ont exprimé leur frustration face à l'absence de préavis. « Nous avons découvert tellement de choses seulement en arrivant ici. D'autres institutions ont été appelées pour des arrangements préalables alors que nous n'avons vu qu'une invitation générale », a déclaré un participant.
« Nous sommes surpris de ce que nous voyons ici. Il y a des stands d'exposition d'institutions, mais aucun des régions anglophones. Nous n’en avions aucune idée », a ajouté un autre participant.
Seules des institutions francophones sélectionnées ont été invitées à faire des présentations, tandis que celles des deux régions anglophones ont été laissées simplement à observer, ont déclaré certains des participants à MMI.
Les présentations du forum étaient centrées sur l'intégration d'un modèle d'entreprise dans les universités privées, en mettant l'accent sur la formation, la recherche, l'innovation, la production et l'emploi. Cependant, l'exclusion des institutions anglophones de ces discussions a soulevé des inquiétudes quant à leur capacité à bénéficier des résultats du forum.
Le forum a également abordé la controverse en cours autour de la suspension des programmes de santé et de biomédecine dans les universités publiques et privées. Le ministre Jacques Fame Ndongo a expliqué que le ministère de l'Enseignement supérieur n'a pas l'autorité légale pour gérer ces programmes.
« Le ministère de l'Enseignement supérieur a agi par erreur dans le passé et s'est rendu compte qu'il n'avait pas la légalité nécessaire pour gérer des programmes dans les domaines biomédicaux de la santé. Seul le ministère de la Santé publique en a le droit selon la loi actuelle », a précisé le ministre.
Où est la Commission du bilinguisme?
Le sentiment de marginalisation n’est pas le premier du genre au Cameroun. Le 23 janvier 2017, le Président Paul Biya crée la Commission Nationale (NCPBM).
Il s'agit d'un organisme consultatif chargé de promouvoir le bilinguisme et le multiculturalisme, de maintenir la paix, de consolider l'unité du pays, de renforcer la volonté des gens de vivre ensemble et de surveiller la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles sur l'égalité de statut pour le français et l'anglais.
Mais de nombreux Camerounais anglophones qui ont exprimé leurs préoccupations en matière de marginalisation depuis 2016, ont déclaré que l’organisme n’avait pas réussi à atteindre ses objectifs.
Mimi Méfo Infos
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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas

Plus de 30,4 milliards FCFA ont déjà été approuvés par le collectif de l’opération de collecte des données.
Les chiffres ne sont pas rassurant du côté du 4ème recensement général de la population (RGPH) qui arrive à son terme le 31 juillet 2026. Le processus rencontre encore plusieurs difficultés dans certaines zones, à l’instar de la région du Sud-Ouest et les arrondissements de Douala 3ème Douala 5ème et Yaoundé 6. Malgré leur forte concentration humaine, ces zones affichent des contreperformances au niveau de la collecte des données de moins de 50%.
Selon l’évaluation faite vendredi 17 juillet 2026 à Yaoundé au cours de la 14ème session du comité technique du RGPH couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage (REGAE), il en ressort que le processus connait un déficit des chefs d’équipes qui se pose dans certaines zones, outre la réticence des populations à adhérer à cette initiative gouvernementale.
Le collectif budgétaire de l’opération de collecte des données a été approuvé par les autorités compétentes. Il s’élève désormais à 30,429 milliards FCFA, a-t-on appris au cours des travaux de la 14ème session du comité technique du RGPH et du REGAE. L’on apprend aussi que le gouvernement a pris des dispositions visant à accorder une priorité à la prise en charge des activités des recenseurs par le Trésor publics.
Dans un document publié le 17 juillet 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administre territoriale (Minat) demande aux sous-préfets, sous couvert des gouverneurs et préfets, de mobiliser chefs traditionnels, responsables politiques, religieux, élus et forces vives pour appuyer les agents recenseurs. Il leur ordonne aussi de se rendre personnellement sur le terrain, et ce quotidiennement, jusqu’à la clôture des opérations.
Lors des travaux de la 14ème session du comité technique tenu le 17 juillet dernier, il a été demandé de répartir la charge de travail entre les chefs d’équipe pour plus d’efficacité et de mettre l’accent sur le volet agropastoral qui enregistre un léger retard par rapport au RGPH. Il est également demandé de communiquer davantage sur les dates de clôture de l’opération par région et sur les avantages attendus par les agents recenseurs et les chefs d’équipe encore mobilisés.
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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.
Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.
Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.
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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités

Au sein de ces espaces, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destinés à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.
Le Programme d’appui au développement de la filière bois (PAD-Bois) va ouvrir des SMEs Wood’s Park dans les localités de Edéa (région du Littoral) ; Sangmélima (région du Sud) ; Meyomessala (région du Sud) et Lomié (région de l’Est). Ces structures en gestation sont des parcs industriels spécialement conçus pour accueillir les PME, les Unités de production artisanales (UPA) et les Organisations de l’économie sociale (OES) intervenant dans la transformation du bois.
A travers le choix de ces sites, le gouvernement envisage tout d’abord, la sécurisation de l’approvisionnement en matière première. Sur place, il est prévu la conclusion des conventions entre les communes locales et les exploitants forestiers légalement établis afin de garantir aux entreprises installées dans les parcs un accès durable au bois légal.
Le Minpmeesa va assurer l’encadrement technique et industriel, tandis que les partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale, vont accompagner les investissements structurants destinés aux incubateurs, aux centres techniques et aux équipements collectifs.
«Cette organisation permettra de transformer localement des essences de grande valeur telles que le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé ou encore le moabi, aujourd’hui largement exportées à l’état brut, pour produire au Cameroun du mobilier, des panneaux, des charpentes, des menuiseries, des objets décoratifs et d’autres produits à forte valeur ajoutée» informe le Minpmeesa.
Sous l’impulsion du ministère en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), le gouvernement entend faire de la transformation locale du bois, le moteur d’une nouvelle croissance industrielle, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de prospérité pour les territoires.
Selon les prévisions du Minpmeesa, sur un même site seront regroupés des ateliers modernes, des hangars mutualisés, des équipements industriels collectifs, des espaces de stockage, des centres techniques d’incubation et d’accélération des entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique de formalisation, des mécanismes de commercialisation, des infrastructures sociales ainsi qu’une unité de production d’énergie garantissant l’autonomie électrique du parc.
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