Dernières actualités
Le gouvernement camerounais silencieux 24 heures après l'arrestation d'Ayaba Cho

Le silence suspect du gouvernement camerounais sur l’arrestation largement médiatisée du leader séparatiste Lucas Ayaba Cho a attiré l’opinion publique de diverses manières. Un gouvernement connu pour multiplier les opportunités comme celle-ci à travers sa principale parodie de communication, le ministère de la Communication ou le ministère de l’Administration territoriale, a plutôt gardé les lèvres closes, laissant la chaîne nationale, la CRTV, combler le vide.
Penser également que le gouvernement du Cameroun n’a jamais déclaré publiquement Ayaba Cho un risque pour la sécurité et poursuivi son arrestation, comme il l’a fait pour Sisiku Ayuk Tabe et d’autres, amène à se demander si le gouvernement joue prudemment dans l’affaire Ayaba Cho.
Le gouvernement cache-t-il quelque chose ?
Les soupçons entourant les opérations d'Ayaba Cho dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest l'ont toujours lié à des relations amoureuses avec le gouvernement camerounais. La facilité avec laquelle il a mené certaines opérations agrémentées d'importation d'armes de guerre au Cameroun, a nourri certaines opinions selon lesquelles Ayaba Cho pourrait être un homme masqué pour le gouvernement du Cameroun.
Commander sur le terrain
Ayaba Cho est considéré comme le premier et le seul leader séparatiste à l'étranger à avoir atterri à Dadi, Akwaya, flanqué de certains éléments de ses Forces de défense d'Ambazonia (ADF). Comment il a réussi à mettre le pied sur terre, une zone largement militarisée par les Forces de défense camerounaises, reste encore un mystère. Cependant, sa présence sur le terrain a renforcé ses forces et donné une orientation différente à la crise.
De plus, Ayaba Cho et ADF ont toujours démontré leur puissance de guerre avec des armes très sophistiquées. Comment ils ont réussi à franchir les frontières du Cameroun avec de telles armes reste un mystère. Cependant, les bookmakers restent d'avis que le leader séparatiste doit travailler avec un membre interne du gouvernement.
Meurtres et enlèvements de style Ayaba Cho
On peut dire qu’Ayaba Cho reste le leader d’Ambazonie le plus redouté à ce jour. Contrairement aux autres dirigeants séparatistes, il commandait un groupe armé plus organisé, avec une chaîne de commandement de haut en bas. Cela lui a permis de mener à bien ses opérations en toute sérénité. Ses façons uniques de mener des opérations sur le terrain lui ont donné une touche supérieure et ont fait de lui un leader séparatiste armé redouté.
De nombreux meurtres et enlèvements sont liés à Ayaba Cho et à ses éléments des ADF. L'assassinat du tout premier administrateur camerounais, l'actuel ancien DO de Batibo, l'assassinat de la guerrière Florence Ayafor, les massacres de Guzang (à la fois d'autres combattants séparatistes et récemment de deux civils innocents), l'assassinat du sénateur des FDS, Henry Kemende et l'enlèvement de la sénatrice Regina Mundi, entre autres, font partie des actions très médiatisées perpétrées par Ayaba Cho.
Tout cela a été fait sous le regard vigilant du gouvernement camerounais, qui a été accusé à plusieurs reprises de ne pas en faire assez pour mettre fin à l’assaut du leader séparatiste.
Et si le gouvernement travaillait avec Ayaba Cho ?
On peut affirmer sans se tromper que maintenant qu'Ayaba Cho a été arrêté, ses interrogatoires révéleront de nombreuses vérités cachées. L'appareil sécuritaire norvégien sera rigoureux pour interroger Ayaba Cho sur ses opérations au Cameroun. Très probablement, c'est probable, Ayaba Cho détaillera ses opérations et ses collaborateurs. S’il révèle qu’il a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement camerounais et que cela s’avère vrai, cela pourrait faire passer l’ensemble du processus d’enquête à un tout autre niveau. Cela pourrait entraîner l'inculpation des responsables gouvernementaux associés à sa collaboration avec lui et leur procès. Cela pourrait également ralentir ou faire échouer tout projet d’extradition vers le Cameroun.
Qu’Ayaba Cho ait travaillé ou non avec le gouvernement camerounais, il est impératif que le gouvernement soit cohérent dans sa communication. En ce moment, les Camerounais attendent la position du gouvernement sur l'arrestation d'Ayaba Cho et éventuellement une feuille de route positive visant à instaurer une paix et une normalité durables dans les deux régions anglophones.
Mimi Méfo Infos
En rapport
Dernières actualités
Revendications des transporteurs routiers des marchandises : Voici les 13 résolutions prises

Les contrôles de gabarit doivent se faire exclusivement dans les stations de pesage où toutes les administrations sont représentées.
Happy end pour le dialogue mené entre le gouvernement et les syndicats des transporteurs routiers des marchandises. Il aura fallu 13 heures d’horloge de tractations du dimanche 24 au lundi 25 août 2026, entre les membres du gouvernement Grégoire Owona, Jean-Ernest Masséna Ngallè Bibéhè et Luc Magloire Mbarga Atangana respectivement ministre du Travail et de la sécurité sociale (Mintss) ; ministre des Transports (MinT) et ministre du Commerce (Mincommerce) et les responsables des syndicats de transporteurs routiers des marchandises.
En effet, l’objectif de la réunion était d’éviter la grève générale annoncée par les syndicalistes le 24 août dernier à minuit. Les transporteurs décrivent une profession « tuée » par le transport pour compte propre. Selon les plaignants, les brasseurs, les cimentiers, les meuniers transportent eux-mêmes leurs marchandises au lieu de faire appel à eux en tant que professionnels. Les syndicalistes revendiquent 80% du fret pour nous et 20% pour ces entreprises.
Outre la pesée « humiliante » des camions-citernes ou encore l’attente au niveau des différentes plateformes portuaires, les transporteurs dénoncent des tracasseries rencontrées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du fait de l’insécurité entre autres. Voici les 13 résolutions prises au cours des travaux.
- Relativement à l’application du décret numéro 2022/8801/PM du 10 octobre 2022 régissant le transport routier des marchandises pour le compte propre, la suspension jusqu’à nouvel ordre de la délivrance de la licence S6 et la suggestion de mise en place dans les services du Premier ministre, d’un Comité interministériel chargé de sa relecture.
- S’agissant du décret numéro 2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, les préoccupations relatives à son application seront transmises aux services du Premier ministre avec suggestion de la mise en place d’un Comité interministériel chargé de leur examen.
- Les contrôles routiers des marchandises en transit doivent se faire exclusivement dans les quatre check points conventionnels du corridor Douala-Ndjamena et les trois check points conventionnels du corridor Douala-Bangui.
- L’interdiction de perception des amandes forfaitaires par les équipes de prévention routière du MinT.
- La transmission de la relance du décret d’extension de la convention collective nationale du secteur des transports routiers dans les services du Premier ministre dans un délai de 24 heures et la mise en place d’un cadre de concertation entre la SCDP, le PAD, le PAK et les organisations syndicales des chauffeurs.
- Le ministre du Commerce donne instruction à la SCDP pour l’application de l’arrêté 022/Mincommerce du 13 février 2024 fixant les procédures de chargement et de déchargement des camions citernes dans les dépôts pétroliers dans un délai de 24 heures.
- La prise en compte par les autorités administratives et les FMO des préoccupations relatives aux tracasseries routières dont les victimes sont les transporteurs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
- Les dispositions sont prises par le ministre du Commerce pour l’arrêt de la pesée des camions citernes dans les stations de pesage.
- L’application de la décision du MinTp portant suspension des pèses essieux mobiles sur l’axe Edéa-Kribi.
- Les contrôles de gabarit doivent se faire exclusivement dans les stations de pesage où toutes les administrations sont représentées.
- La lecture de la note du CNCC sur les prélèvements des frais à l’importation et à l’exportation des marchandises dans la région de l’Est.
- La note de clarification des modalités de contrôle des plateaux et des plateaux ridelles est prise par le MinT.
- Relativement à l’état de dégradation de certains axes routiers, une liste des points critiques sera transmise, sous 24 heures aux pouvoirs publics pour leur réhabilitation dans les plus brefs délais.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Distinction : Monique Ngock désormais citoyenne d’honneur de la ville de Mfou

Monique Ngock, la championne d’Afrique de la dernière édition de la Coupe d’Afrique féminine de football (CAN) au Maroc a été faite citoyenne d’honneur de la ville de Mfou, dans la Mefou-et-Afamba région du Centre par le maire Francis Ngoumou. C’était en présence d’une foule nombreuse venue assister à cet événement.
L’édile de la ville de Mfou a expliqué que la lionne indomptable a grandi à Mfou et a jugé utile d’aller chez les siens présenter les trophées obtenus de haute lutte au Maroc. Pour le Maire Francis Ngoumou, c’est un bel exemple du vivre ensemble harmonieux prôné par le Chef de l’Etat son Excellence Paul Biya.
«On peut partir de Mfou et se hisser au sommet de l’Afrique. Il suffit de s’adonner à travail» a exhorté Francis Ngoumou. La championne d’Afrique a été également été reçu par le préfet du département de la Mefou-et-Afamba et son état-major.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
CAMEROUN/COMMERCE EXTÉRIEUR: Le déficit commercial atteint 2 098 milliards FCFA en 2025

Le déficit commercial du Cameroun s’est fortement creusé en 2025, atteignant 2 098 milliards de FCFA, soit une aggravation de 350,9 milliards de FCFA en un an. Cette dégradation intervient malgré une progression de 11,5 % des exportations hors hydrocarbures, portée notamment par le cacao et ses dérivés, la banane et plusieurs produits manufacturés.
Le constat ressort du Rapport sur l’économie camerounaise 2025, présenté le 25 août 2026 à Yaoundé par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey.
Les exportations hors hydrocarbures progressent
Le commerce extérieur camerounais présente ainsi un paradoxe. D’un côté, les exportations hors hydrocarbures affichent une dynamique favorable. De l’autre, le déficit commercial continue de se creuser.
La progression de 11,5 % des exportations hors hydrocarbures est principalement soutenue par le cacao et ses dérivés. La banane contribue également à cette évolution, tandis que plusieurs produits manufacturés complètent la performance. Cette dynamique traduit les premiers effets des efforts engagés pour diversifier la structure des exportations et réduire progressivement la dépendance à l’égard des produits extractifs. Elle demeure toutefois insuffisante pour compenser le recul des exportations d’hydrocarbures et la progression des importations.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Le poids persistant des hydrocarbures
Le rapport du Minepat met en évidence le poids encore important des hydrocarbures dans la structure des échanges extérieurs. Leur repli pèse davantage sur les recettes d’exportation que ne le compensent les performances réalisées dans les filières hors pétrole.
Le déficit commercial atteint ainsi 2 098 milliards de FCFA en 2025, contre un niveau inférieur l’année précédente. Son aggravation de 350,9 milliards de FCFA en un an souligne les limites de la diversification actuelle des exportations.
Cette situation renforce l’enjeu de la transformation productive, notamment à travers la montée en gamme des produits agricoles, le développement de l’industrie locale et l’accroissement de la part des produits transformés dans les exportations.
Une économie en croissance malgré les déséquilibres
La dégradation du solde commercial intervient dans un contexte de croissance économique relativement stable. Le PIB réel progresse de 3,5 % en 2025, au même rythme qu’en 2024.
Les activités non pétrolières enregistrent une croissance de 3,8 %. Le secteur tertiaire affiche la progression la plus importante, à 4,3 %. Le secteur secondaire accélère à 2,6 %, contre 1,7 % en 2024.
Le secteur primaire, en revanche, ralentit nettement, avec une croissance de 1,8 %, contre 3,6 % un an auparavant. Cette évolution intervient alors que la production pétrolière poursuit son repli, avec une contraction de 6,6 %.
Sur le front des prix, l’inflation moyenne recule à 3,4 %, contre 4,5 % en 2024. Le ralentissement est notamment perceptible sur les prix du transport. Les produits alimentaires demeurent toutefois sous pression, avec une hausse de leurs prix de 6,8 %.
L’inflation reste ainsi supérieure au seuil communautaire de 3 %.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Des marges de manœuvre à préserver
Le déséquilibre commercial s’inscrit également dans un environnement budgétaire contraint. Le déficit budgétaire global s’établit à 714,3 milliards de FCFA, soit 2,1 % du PIB. La dette du secteur public atteint, pour sa part, 43,1 % du PIB, un niveau qui demeure inférieur au plafond communautaire de 70 %. Le Minepat signale néanmoins des tensions de trésorerie et la persistance d’arriérés, appelant à une vigilance accrue dans la gestion des finances publiques. Pour le gouvernement, la consolidation des marges de manœuvre passe donc notamment par l’accélération de la transformation productive et la réduction des dépendances qui exposent l’économie aux chocs extérieurs.
Alamine Ousmane Mey plaide pour une transformation productive
Présentant les résultats, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, souligne la capacité de résilience de l’économie camerounaise, tout en appelant à poursuivre les réformes. « Cette quatrième édition confirme la capacité de résilience de l’économie camerounaise, tout en soulignant la nécessité de consolider nos marges de manœuvre, d’accélérer la transformation productive et de réduire nos dépendances face aux chocs extérieurs », affirme-t-il. Le ministre présente également le rapport comme un outil d’aide à la décision et de dialogue avec les différents acteurs économiques.
Le document revient par ailleurs sur plusieurs chantiers de politique publique menés en 2025. Le programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international s’est achevé en juillet, tandis que le déploiement de la Couverture Santé Universelle s’est poursuivi. La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a également progressé. Ces réformes doivent notamment accompagner la diversification des débouchés commerciaux du Cameroun. L’enjeu reste désormais de transformer la progression des exportations hors hydrocarbures en une dynamique suffisamment forte pour réduire durablement le déficit commercial et renforcer la résilience de l’économie.
Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 25/08/2026
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales5 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














