(Multimédia) (FCSA) La Chine et l’Afrique sont des partenaires mutuellement indispensables sur la voie de développement vers la modernisation, selon un diplomate chinois (INTERVIEW)
BEIJING, 4 septembre (Xinhua) — A l’heure actuelle, les relations entre la Chine et l’Afrique, caractérisées par des échanges de plus en plus fréquents, un apprentissage mutuel de plus en plus profond et une amitié de plus en plus solide, connaissent la meilleure période de leur histoire, a déclaré Liu Yuxi, représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines et ambassadeur pour les affaires du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), lors d’une interview exclusive accordée à l’Agence de presse Xinhua.
Liu Yuxi, représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines et ambassadeur pour les affaires du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), accorde une interview exclusive à l’Agence de presse Xinhua, le 28 août 2024. (Photo : Chen Chen)
Selon lui, se trouvant à un nouveau point de départ historique, la Chine continuera à défendre le principe de « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise » ainsi qu’une juste conception de l’équilibre entre l’équité et ses intérêts propres, poursuivra l’amitié traditionnelle avec la partie africaine, renforcera les échanges sur la gouvernance de l’Etat, approfondira la coopération pragmatique, encouragera les échanges entre les peuples, et s’associera à l’Afrique pour promouvoir la modernisation et construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau.
Le Sommet du FCSA 2024, qui se tient du 4 au 6 septembre à Beijing, est une nouvelle grande réunion de la famille amicale de la Chine et de l’Afrique après le Sommet de Beijing 2006 du FCSA, le Sommet de Johannesbourg 2015 du FCSA et le Sommet de Beijing 2018 du FCSA. Il s’agit également du plus grand événement diplomatique organisé par la Chine ces dernières années, avec la participation du plus grand nombre de dirigeants étrangers.
Lors de l’interview, M. Liu a souligné que l’importance des relations sino-africaines résidait dans leurs profondes racines historiques, la grande cohérence des concepts et la vision commune de développement des deux parties. La Chine et l’Afrique ont fait preuve de solidarité l’une envers l’autre dans la lutte pour l’indépendance nationale, partagent des points de vue et aspirations similaires sur l’ordre international actuel et la gouvernance mondiale, et sont des partenaires mutuellement indispensables sur la voie de développement vers la modernisation.
Il a remarqué que les relations actuelles entre la Chine et l’Afrique présentaient quatre caractéristiques. Premièrement, une confiance mutuelle de niveau élevé. Les deux parties ont maintenu des interactions de haut niveau et sont devenues ainsi de plus en plus intimes grâce à des visites mutuelles similaires à celles entre des proches. Deuxièmement, une coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant. En 2023, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont atteint 282,1 milliards de dollars, établissant un nouveau record pour la deuxième année consécutive. La Chine demeure le plus grand partenaire commercial de l’Afrique depuis 15 années consécutives. La coopération pragmatique entre les deux parties a fait preuve d’une forte vitalité de développement dans tous les domaines, à grande échelle et à plusieurs niveaux. Troisièmement, des échanges enrichissants. Les échanges entre la Chine et l’Afrique sont devenus de plus en plus étroits dans les domaines tels que la réduction de la pauvreté, l’éducation, la santé, la science et la technologie, la protection de l’environnement, la jeunesse, les femmes et les instances locales, favorisant ainsi la compréhension mutuelle et le rapprochement des peuples chinois et africains. Quatrièmement, des avancées en adéquation avec l’époque. La Chine et l’Afrique ont suivi la tendance de l’époque et ont continué à aller de l’avant, tout en explorant des points de convergence pour la coopération dans la nouvelle ère.
Le sommet de cette année se concentre sur le thème « S’associer pour promouvoir la modernisation et construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau ». Selon M. Liu, la Chine et l’Afrique partagent une compréhension historique naturelle et une adhésion à la voie de développement pacifique dans leur quête de modernisation. La modernisation chinoise est une source d’inspiration pour l’Afrique et élargit les choix de voies vers la modernisation pour les pays du Sud global, dont les pays africains, tandis que le vaste marché et la vitalité de l’Afrique offrent également des opportunités pour la modernisation chinoise. Les deux parties renforceront la synergie des stratégies de développement et exploreront conjointement la pratique vivante du développement de la modernisation.
Au cours des 24 années depuis son établissement, le FCSA a joué un rôle important dans l’approfondissement de la confiance mutuelle entre la Chine et l’Afrique, l’élargissement effectif de la coopération pragmatique entre les deux parties et le renforcement des échanges entre les peuples. Le diplomate chinois a noté que ces dernières années, les relations sino-africaines avaient franchi trois étapes, passant d’un « nouveau partenariat » à un « nouveau partenariat stratégique », avant d’atteindre le niveau de « partenariat de coopération stratégique global ». Depuis la création du mécanisme du FCSA, presque tous les pays africains et la Commission de l’Union africaine ont signé des documents de coopération avec la Chine dans le cadre de l’initiative « Ceinture et Route ». Dans le contexte du forum, les échanges entre les peuples ont été enrichis et diversifiés, et une coopération fructueuse a été menée dans les domaines des langues, de la culture et de l’appréciation mutuelle entre civilisations, en vue d’approfondir la compréhension mutuelle entre les peuples chinois et africains et de transmettre davantage l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique.
Les bonnes relations interétatiques reposent sur l’amitié étroite entre les peuples, et l’amitié étroite entre les peuples repose sur l’affinité des cœurs. M. Liu a indiqué que la Chine et l’Afrique devaient continuer à approfondir les échanges et la coopération dans divers domaines, mener davantage d’activités de diplomatie au niveau populaire, transmettre l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique et apporter une plus grande contribution à la promotion du développement des relations sino-africaines.
Les relations sino-africaines jouent un rôle de plus en plus important dans le paysage international actuel. Selon lui, la solidarité et la coopération Chine-Afrique sont devenues le pilier dans la sauvegarde des droits et intérêts légitimes des pays en développement, la défense des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, et le respect du multilatéralisme et de la justice internationale. Il est convaincu que le renforcement et l’optimisation de la coopération amicale entre la Chine et l’Afrique donneront une impulsion plus forte à l’amélioration du bien-être de toute l’humanité, à l’avancement de la construction d’un nouveau type de relations internationales, à la promotion de la paix et du développement dans le monde, et à la contribution à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.
À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.
Une caravane pour remobiliser la base du RDPC
Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.
Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».
Recommandations ciblées et défis électoraux
Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.
Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.
« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya
Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.
Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.
Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun, Thierry Marchand.
Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité
Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.
Un partenariat historique entre le Cameroun et la France
Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.
Trois années de coopération renforcée
Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.
La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet. Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025, Adelphe Wenceslas Evaga prend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.
Une cérémonie empreinte de solennité
La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey, Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.
« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.
Un parcours déjà bien étoffé
Avant sa nomination à Batouri, Adelphe Wenceslas Evaga exerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.
Des attentes fortes de la population
À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.
Un nouveau chapitre pour Batouri
L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?
Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.