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Société

Samuel Bondjock : un journaliste camerounais cible de poursuites abusives en diffamation

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Samuel Bondjock : un journaliste camerounais cible de poursuites abusives en diffamation
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Le journaliste camerounais Samuel Bondjock, directeur de publication du site d’information en ligne Direct Info, se trouve au cœur d’une bataille judiciaire interminable qui dure depuis près de 30 mois.

Accusé de diffamation criminelle, Bondjock a dû comparaître devant le tribunal plus de 30 fois, malgré une décision favorable de l’organe régulateur des médias du pays, qui a rejeté les accusations portées contre lui en 2022.

Sa prochaine comparution est prévue pour le 27 août à Yaoundé, la capitale. Cependant, Bondjock n’entretient guère d’espoir quant à une résolution rapide de cette affaire, qu’il considère comme un exemple classique de SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation), un type de poursuite judiciaire vexatoire de plus en plus utilisé pour réduire au silence ceux qui expriment des opinions critiques.

Les SLAPP exploitent souvent les lois sur la diffamation criminelle pour punir et censurer les journalistes. Au Cameroun, Bondjock est le dernier en date à être accusé de diffamation par des personnalités influentes, dont des stars du football, des écrivains, des fonctionnaires, des parlementaires, des pasteurs, et des personnes proches du pouvoir.

«Les autorités doivent mettre fin au harcèlement judiciaire et à l’instrumentalisation du système judiciaire camerounais contre Samuel Bondjock, d’autant plus que l’organe régulateur des médias du pays l’a déjà exonéré« , a déclaré Angela Quintal, responsable du programme Afrique du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basée à New York.

Elle a également exhorté le Cameroun à suivre l’exemple de plusieurs autres États africains en dépénalisant la diffamation, conformément à une résolution de 2010 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, et à veiller à ce que les poursuites abusives ne soient pas utilisées pour censurer la presse.

L’affaire remonte à mars 2022, lorsque Ahmadou Sardaouna, directeur général de la Société Immobilière du Cameroun (SIC), a déposé des plaintes criminelles contre Bondjock pour avoir « porté atteinte à son honneur » dans deux articles publiés en décembre 2021 et février 2022.

Quatre mois plus tard, Sardaouna a également saisi le Conseil national de la communication (CNC) pour «accusations non fondées susceptibles de nuire à son image« . Le régulateur des médias a tranché en faveur de Bondjock, affirmant que son journalisme respectait les «exigences professionnelles d’enquête et de vérification« .

Malgré cette décision, Bondjock continue d’être traîné en justice, une situation qu’il déplore. «Le plaignant ne fait que retarder ce procès pour m’épuiser financièrement, moralement et professionnellement« , a-t-il déclaré, soulignant que les frais de son avocat restent pour la plupart impayés.

De son côté, Joseph Jules Nkana, l’avocat de Sardaouna, a réfuté les accusations de tactiques dilatoires, affirmant que son client n’avait jamais refusé d’assister aux audiences précédentes et que des tentatives de médiation avaient été entreprises par des collègues de Bondjock. Cependant, ce dernier aurait refusé de conclure un accord, selon Nkana.

L’affaire de Samuel Bondjock illustre la fragilité de la liberté de la presse au Cameroun, où les lois sur la diffamation criminelle sont encore utilisées pour museler les journalistes. Sous le code pénal camerounais, la diffamation est passible d’une peine d’emprisonnement de six jours à six mois et d’une amende pouvant atteindre 2 millions de francs CFA (environ 3 330 dollars américains).

Le Cameroun, comme d’autres pays d’Afrique subsaharienne tels que le Nigeria, l’Angola, le Togo et la République démocratique du Congo, continue de criminaliser la diffamation, malgré les appels internationaux à dépénaliser cette infraction pour protéger la liberté de la presse et d’expression.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Société

Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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