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Route Yabassi Bonepoupa : gestion et qualité des travaux remises en question

Tout n’est pas à refaire. Mais d’importants travaux vont être entrepris sur l’axe Bonepoupa-Yabassi dont la réception était pourtant imminente. Le 14 août 2024 en effet, une partie de la chaussée s’est effondrée sur ce tronçon en chantier, reliant la ville de Douala, à Yabassi, chef-lieu du département du Nkam dans la région du Littoral.
L’incident a affecté une centaine de mètres selon les déclarations des responsables de Buns, l’entreprise camerounaise de BTP en charge des travaux. L’entreprise a également justifié cet effondrement par l’abondance des pluies. Les intempéries selon cette source auraient provoqué une fissure de la route. Ce qui a occasionné une rupture de remblais.
Ces raisons avancées sont remises en question par une certaine classe critique qui intervient alors que deux prestataires se sont déjà succédés pour l’exécution des travaux de cette route. Une sortie de l’Ordre national des ingénieurs de génie civil du Cameroun renforce d’ailleurs ce doute sur la qualité des travaux ou sur l’expertise. « Les routes doivent désormais être pensées pour être plus résilientes face à ces nouveaux défis. Cela implique des études hydrologiques plus approfondies et des solutions innovantes en termes de drainage et de stabilisation des sols » écrit Kizito Ngoa, le président de l’ordre. Mais, l’ordre fait une nuance sur les responsabilités. «La situation actuelle souligne plutôt l’importance de la collaboration entre tous les acteurs, incluant les ingénieurs, les administrations et les équipes de maintenance».
De toute évidence, cet imprévu majeur affecte la livraison des travaux qui étaient exécutés par Buns. D’un linéaire de 51,3 kilomètres, ce sont 39 milliards de FCFA qui ont été mobilisés pour financer ce projet. Le ministre des Travaux Publics a prescrit plusieurs mesures dont la poursuite des travaux qui vont forcément retarder la livraison de cet axe dont le chantier a démarré en 2017 avec pour date de livraison fixée en 2019. Cette section représente le lot 2 de la route Douala-Yabassi. Le lot 1 étant Douala-Bonepoupa long de 33 km.
C’est donc depuis 7ans que la réalisation de cet ouvrage est en cours tandis qu’il était prévu pour durer 3ans. Le ministère des Travaux publics a fini par résilier l’an dernier, le contrat de la société tchadienne Encobat qui avait lancé les travaux. D’aucuns se demandent si là n’est pas l’origine de cet incident qui cacherait alors des failles dans la réalisation de cet ouvrage.
Après la survenue de l’incident, le ministre des Travaux Publics a prescrit la remobilisation de l’entreprise BUN’S, pour l’aménagement d’une déviation pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes ; la conduite immédiate des études techniques en vue de la reconstruction de la section routière effondrée. Le Labogenie est également sollicité avec la Mission de Contrôle Beta Consult, pour y mener une campagne de sondage géotechnique pour anticiper sur les éventuels risques avec des solutions appropriées.
Interview
Joachem BIN MEH, économiste
Il faut des mécanismes pour s’assurer que les entrepreneurs respectent les normes
L’expert nous livre son analyse sur l’incident survenu sur le tronçon Bonepoupa-Yabassi en jetant un regard global sur les marchés publics au Cameroun pour en dégager des leçons pour le long terme.
Pensez-vous que l’effondrement de la route Bonepoupa-Yabassi avant sa réception est causé par des manquements dans la passation du marché ou à la qualité des travaux?
La route Bonepoupa-Yabassi le 14 août 2024 avant son inauguration officielle suscite des inquiétudes quant à certaines transactions souterraines qui ont lieu dans le cadre de l’attribution des contrats de construction et de la prévalence de la corruption dans le secteur des travaux publics au Cameroun. Les allégations selon lesquelles des pots-de-vin auraient été versés par des entrepreneurs, allant de l’attribution des contrats aux approbations finales, indiquent un problème systémique qui compromet la qualité des projets d’infrastructure, ce qui confirme le rapport de la Banque mondiale (2007) sur la construction, la corruption et les pays en développement. Cet incident nous rappelle l’importance de la transparence et de la reddition de comptes dans l’octroi des contrats publics. Des mesures telles qu’une application plus stricte des lois et des règlements, une transparence accrue dans le processus d’appel d’offres et des sanctions sévères en cas de corruption devraient être mises en œuvre pour lutter contre ce problème. De plus, des mécanismes de surveillance et d’inspection appropriés sont essentiels pour s’assurer que les entrepreneurs respectent les normes et les spécifications convenues. Des inspections régulières et des audits indépendants peuvent aider à identifier les problèmes potentiels et à s’assurer que les projets sont exécutés selon les normes requises.
Faut-il questionner les procédures d’attribution des contrats ?
L’effondrement de la route Bonepoupa-Yabassi met en lumière la nécessité de réformes dans l’attribution des contrats et l’exécution des projets d’infrastructures au Cameroun. La transparence, la responsabilisation, une surveillance adéquate et l’éducation du public sont des éléments essentiels pour assurer la mise en place d’infrastructures durables et de haute qualité dans l’intérêt du pays et de ses citoyens. Des campagnes d’éducation et de sensibilisation du public sur les conséquences de la corruption peuvent aussi contribuer à favoriser une culture de responsabilisation et de transparence. En informant le public de l’impact de la corruption sur les projets d’infrastructure, les citoyens peuvent jouer un rôle actif dans la surveillance et le signalement de toute activité suspecte. Cela peut contribuer à un système de gouvernance plus propre et à des infrastructures plus durables au Cameroun.
Quelles leçons tirer pour l’avenir?
À partir des informations fournies, plusieurs leçons peuvent être tirées pour l’avenir:
a) On ne saurait trop insister sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans l’attribution des contrats publics. Non seulement la corruption compromet la qualité des projets d’infrastructure, mais elle gaspille également les ressources publiques.
b) Des mécanismes appropriés de surveillance et d’inspection devraient être mis en place pour s’assurer que les entrepreneurs respectent les normes et les spécifications convenues.
c) Les investissements dans les infrastructures doivent être accompagnés de plans d’entretien robustes pour assurer la longévité et la durabilité des projets.
d) Les partenariats public-privé devraient être structurés de manière à inciter les entrepreneurs à fournir un travail de haute qualité, plutôt qu’à les encourager à faire des économies pour compenser les pots-de-vin.
e) Le gouvernement devrait envisager de mettre en place des sanctions plus sévères pour la corruption et les pots-de-vin, à la fois comme moyen de dissuasion et pour amener les responsables.
f) Enfin, des campagnes d’éducation et de sensibilisation du public sur les conséquences de la corruption peuvent contribuer à favoriser une culture de responsabilisation et de transparence.
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Bali : une explosion provoque un violent incendie sur un bateau de plongée

Une sortie de plongée a failli tourner au drame au large de Nusa Penida, en Indonésie. Quatre touristes étrangers et leur guide ont dû se jeter à l’eau après une violente explosion suivie d’un incendie à bord de leur bateau. Le capitaine, blessé aux jambes, a été transporté à l’hôpital. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer.
La scène a provoqué la panique dans la baie de Gamat, une destination très fréquentée par les amateurs de plongée avec masque et tuba à Bali. Alors que le bateau s’apprêtait à quitter les lieux, une détonation a soudainement retenti. Quelques instants plus tard, les flammes ont envahi une partie de l’embarcation, obligeant les passagers à abandonner le navire.
Une explosion à bord du Naomi en pleine excursion à Bali
Selon les informations publiées le vendredi 30 octobre 2026 par l’agence de presse indonésienne ANTARA, l’accident s’est produit le jeudi 29 octobre, aux alentours de 13h40, heure locale.
Le bateau, baptisé Naomi, avait quitté sa base opérationnelle vers 12h30 avec quatre touristes étrangers à bord. Le groupe participait à une excursion privée comprenant trois étapes réputées pour leurs fonds marins : Manta Bay, Crystal Bay et Gamat Bay.
Alors que l’embarcation s’apprêtait à quitter cette dernière destination, une forte explosion s’est produite à l’une de ses extrémités. Les premières informations recueillies par la police orientent les soupçons vers un composant de la batterie installée sur le bateau.
La détonation a rapidement été suivie par un incendie qui s’est propagé à l’embarcation. Face aux flammes, le guide touristique Made Wirya et les quatre visiteurs ont immédiatement sauté dans l’eau pour éviter d’être piégés à bord.
Les images de l’accident montrent un bateau entièrement gagné par les flammes, tandis qu’une épaisse fumée s’élève au-dessus de la baie. La violence de l’incendie a rendu toute évacuation à bord particulièrement dangereuse.
Le capitaine blessé, les cinq autres personnes secourues
Le sauvetage a finalement eu lieu grâce à un autre bateau qui naviguait à proximité. Vers 14h50, soit un peu plus d’une heure après le début de l’incendie, cette embarcation est venue récupérer les personnes présentes dans l’eau.
D’après les informations communiquées par la police de Klungkung et relayées par ANTARA, les quatre touristes et le guide ont tous été évacués sains et saufs. Aucun décès n’a été signalé.
Le capitaine, identifié par les autorités sous le nom de I Kadek Dwiyana, âgé de 31 ans et originaire de Nusa Penida, a toutefois subi des brûlures aux jambes. Les secours l’ont transporté aux urgences de l’hôpital Gema Santhi, sur l’île, pour recevoir des soins médicaux.
Les autorités indonésiennes n’ont pas communiqué officiellement l’identité des quatre touristes ni leur nationalité.
La police de Bali enquête sur l’origine de l’explosion
L’accident soulève désormais des questions sur les conditions techniques du bateau. Selon les premiers témoignages recueillis par les enquêteurs, le Naomi avait pourtant fait l’objet de vérifications avant son départ.
Made Wirya a notamment indiqué aux autorités que les équipements de sécurité et l’état technique de l’embarcation avaient été contrôlés et jugés satisfaisants avant l’excursion.
La police de Klungkung a également confirmé que le bateau avait récemment bénéficié de réparations et d’un entretien régulier. Malgré ces précautions, les enquêteurs n’écartent pas l’hypothèse d’une défaillance liée à un élément de la batterie.
Dans un communiqué publié le 30 octobre, la police de Nusa Penida a indiqué poursuivre les investigations, notamment à travers la collecte de témoignages et l’examen des éléments disponibles sur les lieux.
Rapportée par ANTARA, l’enquête doit permettre de déterminer les circonstances exactes de l’explosion et de l’incendie qui ont détruit le bateau de plongée. Les autorités attendent également que le propriétaire de l’embarcation se présente au commissariat pour déposer une plainte officielle.
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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »

Le ministre de l’Administration territoriale explique que dans le cas de la suspension du FSNC de Issa Tchiroma Bakary, le gouvernement camerounais a pris le temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et la justice se devait d’aller jusqu’au bout.
Le 27 octobre 2026, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a prononcé la suspension pour une durée de trois mois du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), le parti d’opposition dirigé par Issa Tchiroma Bakary actuellement en exil.
Revenant sur les faits dans une interview accordée au journal Cameroon Tribune du jeudi 29 octobre 2026, le membre du gouvernement rappelle tout d’abord que tous les partis politiques au Cameroun se déploient en fonction des dispositions de la loi du 19 décembre 1990, régissant la liberté des associations dans le pays.
«Vous avez vécu les événements postélectoraux et les violences inouïes enregistrées avant, pendant et après le processus électoral. Dans l’article 17 de la loi que je viens de citer, il est clairement dit que le ministre chargé de l’Administration territoriale peut d’office suspendre par décision motivée pour une durée de trois mois, tout parti politique responsable de troubles graves à l’ordre public ou qui ne satisfait pas aux dispositions des articles 5,6,9,10 et11 de la loi de 1990» justifie Paul Atanga Nji.
Outre les motifs d’appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, incitation à la violence ayant occasionné des destructions des biens publics et privés, troubles graves à l’ordre public qui sont formulés dans la décision de suspension du FSNC, Paul Atanga Nji parle également d’un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur, faisant ici référence à Issa Tchiroma Bakari.
«Il a même eu l’audace de demander aux autorités administratives et aux forces de défense de se mettre à sa disposition. Face à cette dangereuse imposture, nous avons pris notre temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et nous avons voulu que la justice aille jusqu’au bout. A partir de là, lorsque les indices concordants de culpabilité sont réunis, le Minat prends les décisions appropriées à l’encontre des contrevenants» explique le Minat.
Opportunité ou hasard de calendrier ?
A la question de savoir si la décision de suspendre le FSNC a un lien avec les élections municipales et législatives prévues pour se tenir en début d’année 2027, le Minat est péremptoire : « …je ne m’intéresse pas à ce genre de considérations. Il y a des échéances électorales, bien évidemment. Le corps électoral n’est pas encore convoqué. Il le sera le moment voulu par le chef de l’Etat qui dispose seul de cette prérogative. Mais si vous êtes fautifs, je n’ai pas besoin d’attendre les élections» explique le membre du gouvernement.
Il affirme même qu’il était temps de sanctionner ce parti politique afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir en pensant qu’après un processus électoral on peut se livrer à tous genres de dérives.
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Résilience économique : ce que l’Afrique doit copier et ne doit pas copier de l’expérience russe

Alors que Moscou a accueilli le troisième sommet Russie-Afrique les 28 et 29 octobre 2026, l’économie russe sert de cas d’école. Elle montre ce que permet la diversification des partenaires, et ce qu’elle coûte. Au-delà de la diplomatie, un enjeu s’impose : comment une économie visée par des sanctions sans précédent a-t-elle tenu, et que peut-on en tirer pour le continent africain ?
Une résilience réelle, mais risquée
Les chiffres sont impressionnants. Fin avril 2025, 28 937 restrictions non commerciales visaient la Russie, dont 92 % imposées après février 2022. Malgré cela, la croissance russe a atteint 4,3 % en 2024. Le tableau s’est depuis nettement assombri. La croissance est retombée à 1 % en 2025.
Le PIB s’est contracté de 0,2 % au premier trimestre 2026, premier recul annuel depuis 2023, avant un rebond de 1,3 % au deuxième trimestre. La Banque centrale russe table désormais sur 0 à 1 % pour l’année. L’économie de guerre a été portée par des dépenses de défense record, près de 6,5% du PIB, mais freinée par une demande des ménages faible et un recul de l’investissement civil.
La résilience russe tient donc à une capacité d’adaptation de court terme, et non à un modèle de croissance durable. L’Afrique a intérêt à retenir les deux volets et à se méfier de l’économie de guerre.
Le pivot asiatique : réorienter, mais sans se rendre dépendant
Premier mécanisme de survie face aux sanctions occidentales : la réorientation des exportations d’hydrocarbures. Selon le vice-Premier ministre Alexandre Novak, Moscou vendait fin 2023 de 45 à 50 % de son pétrole à la Chine et environ 40 % à l’Inde. La part de la Chine dans le commerce russe a presque doublé pour atteindre 18 %, alors que la Russie ne pèse que 2,5 % dans le commerce chinois. L’Inde, de son côté, est passée de moins de 3 % à plus de 40 % de pétrole russe dans ses achats.
Leçon n° 1 : ne dépendre d’aucun client unique. Le pivot a sauvé les recettes russes, mais il a créé un risque de dépendance à l’Asie. L’Afrique, dont les échanges restent concentrés sur l’Europe, la Chine et les États-Unis, a tout intérêt à élargir son éventail de partenaires avant d’y être contrainte. Elle doit aussi éviter de remplacer une dépendance par une autre.
Dédollarisation : un outil réel, mais insuffisant
Second pilier : le règlement des échanges en monnaies locales. Selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, la quasi-totalité des quelque 240 milliards de dollars d’échanges russo-chinois se règle désormais en yuans et en roubles.
Avec l’Inde, les monnaies nationales représentent environ 90 % des paiements directs, selon l’ambassadeur russe à New Delhi. Toutefois, la part du dollar dans les réserves de change des banques centrales est passée d’environ 70 % en 2000 à 58 % fin 2024, ce qui reste une érosion lente. Le yuan peine à dépasser 2 % des paiements mondiaux.
Leçon n° 2 : sécuriser des circuits de paiement alternatifs. Les pays africains disposent déjà d’un outil, le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), lancé sous l’égide d’Afreximbank et de la Zone de libre-échange continentale. Il vise à réduire le recours aux devises tierces dans les échanges intra-africains, qui plafonnent autour de 15 % du commerce du continent. Il ne s’agit pas de rejeter le dollar, mais de ne plus en être prisonnier.
Le sommet de Moscou : l’écart entre ambitions et réalité
Les chiffres du commerce russo-africain invitent à la prudence. Les échanges ont atteint 27 milliards de dollars en 2025, essentiellement avec l’Afrique du Nord. Ils sont très déséquilibrés : en 2024, la Russie a exporté 24,3 milliards de dollars vers l’Afrique et n’y a importé que 3,5 milliards. Le continent ne représente que 3,9 % de son commerce extérieur. Le blé russe couvrait environ 30 % des besoins africains.
À titre de comparaison, les échanges de l’Afrique avec l’Union européenne ont atteint 355 milliards d’euros en 2024, et avec la Chine 348 milliards de dollars en 2025. À Sotchi, Moscou s’était engagée à doubler ses échanges pour atteindre environ 40 milliards, et l’objectif n’est toujours pas atteint. Moscou vise désormais 50 à 60 milliards de dollars d’ici 2030.
Leçon n° 3 : négocier en position de force. L’Afrique n’a pas à choisir un camp. Elle peut exiger de chaque partenaire, Russie comprise, de la transformation locale, des transferts de technologie et un rééquilibrage de la balance commerciale. Concrètement, il s’agit d’engrais, de nucléaire civil, de céréales et de formation, avec des engagements chiffrés et vérifiables.
En gros, l’Afrique n’est pas sous sanctions, et la comparaison a ses limites. Le modèle russe repose sur une économie de guerre, avec ses coûts : une inflation attendue autour de 5 % en 2026 et des prévisions de croissance divisées par trois par le gouvernement. Il s’appuie aussi sur une rente énergétique que la plupart des économies africaines ne possèdent pas.
Ce qui se transpose, c’est la méthode : multiplier les partenaires, bâtir des circuits financiers de secours et protéger ses marges de manœuvre avant la crise plutôt que pendant. Pour l’Afrique, l’enjeu est moins de rejoindre un bloc que d’éviter d’avoir à dépendre d’un seul.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
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