Connect with us

Dernières actualités

Sonara : le FMI prescrit de nouvelles études d’ingénierie

Published

on

Sonara : le FMI prescrit de nouvelles études d’ingénierie
Spread the love

Le 30 novembre 2023, lors de la dernière session parlementaire de l’année consacrée à l’adoption du budget, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute était face aux députés. C’était lors de la présentation du programme économique et financier du gouvernement pour le prochain exercice budgétaire. Répondant aux interrogations des élus du peuple concernant le démarrage des travaux de réhabilitation de la Société nationale de raffinage (Sonara) annoncés en 2022 pour un coût estimatif de 250 milliards de FCFA, le chef du gouvernement s’est voulu rassurant. Il a annoncé pour l’année en cours, la réalisation des «études Front End Engineering & Design (études d’ingénierie s’étendant jusqu’aux aspects architecturaux, NDLR)», qui doivent en principe servir de base au lancement des travaux de reconstruction de la Sonara, partiellement détruite par un incendie en 2019. Cette annonce a été confortée quelques jours plus tard par Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Eau et de l’Energie, devant les membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale.

« Suite aux nouvelles instructions de monsieur le président de la République, la responsabilité de conduire le projet de réhabilitation-restructuration de cette entreprise, en qualité de maître d’ouvrage, a été confiée à monsieur le directeur général de la Sonara. (…) Il s’en est suivi l’élaboration d’un plan d’actions devant aboutir à la reprise de la production de la raffinerie, qui a été transmis au FMI; ainsi que la sélection du cabinet d’ingénierie pour la réalisation des études Front End Engineering and Design et d’une assistance à la maîtrise d’ouvrage. À cet effet, les entreprises américaine Chemex Global LLC et française Performance Plus Innovation sont respectivement adjudicataires de ces marchés», a-t-il détaillé.

La réalisation desdites études semble se dérouler de manière optimale, en témoigne le satisfecit du Fonds monétaire international (FMI), relayé dans un communiqué datant du 3 juin 2024. Dans ce manifeste , annonçant la fin de la première revue de l’accord au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité et les sixièmes revues du programme appuyé par la facilité élargie de crédit et le mécanisme élargi de crédit, l’institution de Bretton Woods salue les efforts allant dans le sens de leur achèvement. «La mission encourage les mesures prises par les autorités pour l’amélioration de la performance et de la gestion financière des entreprises publiques, l’achèvement des études techniques concernant la restructuration de la Sonara et le renforcement du cadre de lutte contre la corruption», peut-on lire dans ce communiqué.

LE FMI VEUT DE MEILLEURES ETUDES

Les études d’ingénierie susmentionnées ne sont pas nouvelles. En clair, il s’agit d’une version améliorée commandée par le FMI. En effet, dans le cadre du programme économique et financier que mène le Cameroun avec cette institution financière, le cahier de charges de Yaoundé pour l’année 2023, prévoyait le bouclage de 15 réformes structurelles. L’’une d’entre elles consistait en l’élaboration pour la Sonara, d’un plan de restructuration incluant des options industrielles et financières envisagées au lendemain de la destruction de ses installations. Si l’on s’en tient aux informations relayées dans le rapport sur l’économie camerounaise en 2023, rédigé par la direction générale de l’Economie et de la programmation des investissements du ministère de l’Economie, un plan détaillé, annexé au plan de restructuration a été rédigé et validé par le Président de la République.

Toutefois, de l’avis du FMI, «ledit plan détaillé ne serait pas exécutable en tout point», ce qui rend «la mesure non exécutée», lit-on dans le rapport susmentionné. Concrètement, ledit plan détaillé, qui est en réalité un plan détaillé d’ingénierie, conditionne le début des travaux. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Valery Zang, président de la défunte Commission technique de réhabilitation des entreprises et établissements dans le cadre d’une interview accordée à nos confrères de Cameroon Business Today. «S’agissant de la restructuration de la Sonara, le président de la République Paul Biya avait instruit un partenariat public-privé et toutes les diligences afférentes à cette procédure sont en cours d’achèvement au niveau de la Sonara. Il s’agissait de manière concrète de compléter l’étude initiale par une étude détaillée d’ingénierie à partir de laquelle l’on va lancer le processus de recrutement de celui qui va construire la nouvelle raffinerie. Le processus est pratiquement achevé au niveau de la Sonara et les jours qui viennent, on va procéder à la sélection d’un constructeur par le mode public-privé», a-t-il déclaré lors de cet entretien qui date du 4 octobre 2023.

RESTRUCTURATION DE LA DETTE

Le projet de restructuration de la Sonara, a tout de même connu certaines avancées dont le gouvernement peut s’enorgueillir. Il s’agit notamment de la restructuration partielle de la dette de cette entreprise publique due aux traders. En effet, en 2022 et en 2023, Yaoundé a signé plusieurs accords de remboursement avec ces entreprises étrangères. La dernière en date remonte au 12 décembre 2023. A cette occasion, Yaoundé a signé avec Mercuria Energy Trading une convention qui porte sur un montant de plus de 30 millions de dollars (qui correspondrait à environ 20 milliards de FCFA). La convention permet un amortissement de la dette sur 10 ans à un taux fixe de 5,5%. Elle suit d’autres conventions déjà signées avec les traders Vitol (185 milliards de FCFA), PSTV DMCC (8,5 milliards de FCFA), Trafigura Pte Ltd (14,5 milliards de FCFA).

Pour mémoire, après un incendie survenu le 31 mai 2019, l’unique raffinerie du Cameroun s’est retrouvée dans l’impossibilité d’honorer ses engagements à temps convenu envers ses créanciers; étant donné l’arrêt de l’activité de raffinage. Pour rassurer les créanciers, le gouvernement, via le ministère des Finances, et la Sonara ont entrepris de signer des conventions de restructuration et de remboursement de la dette avec les banques et les traders. En soutien à cette initiative et à la mobilisation des fonds pour la reconstruction de la Sonara, le gouvernement a ouvert un compte de soutien à la raffinerie, logé à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Le compte héberge les ressources de la ligne de soutien de 47,88 F CFA (0,073 euro) introduite en 2020 dans la structure des prix des produits pétroliers au Cameroun pour l’assistance de la Sonara.

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

La BEAC affirme que la contrefaçon reste sous contrôle dans la CEMAC

Published

on

La BEAC affirme que la contrefaçon reste sous contrôle dans la CEMAC
Spread the love

Le mardi 9 juin 2026, des gendarmes camerounais ont investi un entrepôt du troisième arrondissement de Douala. Derrière une façade d’unité de production d’enduits et de matériaux de construction se cachait une chaîne de montage dédiée à la fabrication de fausses pièces de monnaie métallique. Cinq individus ont été interpellés — deux Camerounais et trois ressortissants chinois, dont celui qui assurait la direction technique de l’opération. Le préfet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, s’est déplacé en personne pour constater l’ampleur du dispositif.

L’affaire a immédiatement suscité des interrogations sur la capacité de la Banque centrale à protéger les signes monétaires qu’elle émet. D’autant que la presse relevait la saisie, dans le même contexte, de liasses de faux billets de 10 000 francs CFA et de rondelles imitant des pièces de 500 francs. Des interrogations qui ont conduit Yvon Sana Bangui, gouverneur de la BEAC à clarifier, dans une interview accordée à nos confrères de Cameroon Business Today, les faits et à replacer l’incident dans sa juste proportion.

Première mise au point de taille : les pièces saisies à Douala ne sont pas des contrefaçons de la nouvelle gamme 2024. « Les vérifications effectuées ont montré que les pièces concernées étaient des imitations de la pièce de 500 francs de l’ancienne gamme mise en circulation en 1985 et progressivement retirée depuis l’introduction de la gamme de 2006 », a précisé le gouverneur. Une nuance essentielle, qui change la nature du problème. Il ne s’agit pas d’une brèche dans les nouveaux dispositifs de sécurité, mais d’une tentative de remise en circulation de copies d’une pièce déjà obsolète.

ANALYSE DES CONTREFAÇONS

Les chiffres que la BEAC a publiés à cette occasion méritent d’être examinés avec attention. Au 30 avril 2026, le Laboratoire d’analyse des contrefaçons de la Banque centrale avait recensé 16 639 billets contrefaits sur un volume de près de 847,5 millions de billets authentiques en circulation dans l’espace CEMAC. Le ratio obtenu — 19 billets contrefaits pour un million de billets en circulation — est nettement inférieur au seuil de vigilance retenu à l’échelle internationale, généralement fixé à 100 billets contrefaits par million. Autrement dit, plus de 99,998 % des billets qui transitent chaque jour dans les économies des six pays membres sont authentiques. Ces statistiques ne relativisent pas le crime lui-même.

La contrefaçon monétaire reste une infraction grave, aux effets potentiellement déstabilisateurs. Lorsqu’elle prend de l’ampleur, elle érode la confiance dans la monnaie, perturbe les transactions commerciales et peut entraîner des pertes directes pour les ménages et les entreprises qui reçoivent de faux billets sans le savoir. Elle peut également alimenter d’autres circuits criminels.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les banques centrales traitent ce sujet comme une priorité permanente, quelle que soit l’ampleur réelle du phénomène. Mais dans le cas de la CEMAC, les données disponibles indiquent que ces risques systémiques ne se matérialisent pas. « Nous sommes très loin d’une situation susceptible de menacer la stabilité monétaire ou économique de notre sous-région », a soutenu le gouverneur. Une affirmation que les chiffres étayent.

DISPOSITIFS D’AUTHENTIFICATION

La réponse institutionnelle de la BEAC s’articule autour de trois axes. Le premier est préventif : intégrer en permanence de nouvelles technologies de sécurité dans les billets et les pièces, en travaillant sur les substrats, les procédés de fabrication et les dispositifs d’authentification. Le deuxième est opérationnel : maintenir un système de détection mobilisant la Banque centrale, les établissements de crédit, les forces de sécurité et les autorités judiciaires. Le laboratoire d’analyse des contrefaçons joue un rôle central dans ce dispositif, en expertisant les signes monétaires suspects et en suivant l’évolution du phénomène à l’échelle de la sous-région.

Le troisième axe est pédagogique : sensibiliser régulièrement le grand public, les commerçants et les professionnels de la monnaie aux signes permettant d’identifier les faux billets. Dans cette optique, la BEAC a développé une application mobile baptisée « BEAC NG2020 », disponible sur les plateformes Play Store et App Store. Elle permet aux utilisateurs d’identifier les caractéristiques de sécurité de la gamme actuelle de billets et de renforcer leur capacité d’authentification au quotidien.

La question de la sécurité des coupures elles-mêmes a aussi été posée directement au gouverneur, certains observateurs laissant entendre que des failles pourraient exister du côté de la Banque centrale. Sa réponse a été sans ambiguïté. « Les billets et les pièces émis par la BEAC sont dotés de dispositifs de sécurité répondant aux standards les plus exigeants », a-t-il affirmé, en rappelant que la lutte contre la contrefaçon n’est jamais un acquis définitif pour aucune banque centrale au monde. Les faussaires s’adaptent, innovent, cherchent des failles. Ce qui impose aux instituts d’émission une veille technologique permanente.

L’existence de tentatives de contrefaçon ne traduit donc pas une défaillance institutionnelle ; elle confirme la nécessité de maintenir la pression.

MÉCANISME DE VIGILANCE

L’affaire de Douala illustre précisément ce mécanisme de vigilance. C’est la détection d’un individu qui tentait d’introduire des pièces contrefaites dans les circuits commerciaux du premier arrondissement qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’aux têtes du réseau. Deux Camerounais et trois ressortissants chinois, dont le technicien principal de l’opération. L’enquête, relayée par la chaîne Équinoxe TV et le média Benin Web TV, montre que les mécanismes de coopération entre la Banque centrale et les forces de l’ordre fonctionnent.

La robustesse de ces mécanismes est, en définitive, le message que la BEAC cherche à faire passer. Non pas que la contrefaçon n’existe pas — l’affaire de Douala en est la démonstration — mais qu’elle reste contenue dans des proportions qui ne menacent ni la monnaie ni les économies de la zone. Le gouverneur a conclu sur un appel à la responsabilité partagée : « La première ligne de défense contre la contrefaçon demeure la vigilance des utilisateurs eux-mêmes. » Signaler tout signe monétaire suspect, se familiariser avec les critères d’authentification, utiliser les outils numériques mis à disposition — autant de réflexes qui, mis bout à bout, renforcent l’intégrité du circuit fiduciaire dans l’ensemble de la sous-région.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles

Published

on

Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles
Spread the love

Les acteurs ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique.

Après une embellie de la production de coton lors de la campagne agricole 2023/2024, avec une production record avoisinant les 400 000 tonnes, les producteurs ont des difficultés à rembourser la totalité de leurs crédits, octroyés par la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC-C), à travers la Société de développement de coton (SODECOTON).

Les acteurs de la filière ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique. La semence du coton pour emblaver 1 hectare de coton est commercialisée à 3 500 FCFA contre 5 000 FCFA le sac de 40kg. Le prix de la famille du glyphosate connait aussi une hausse de 100 FCFA par sachet de 260 ou 250 grammes, passant de 1 200 FCFA lors de la campagne écoulée à 1 300 FCFA.

Selon les producteurs, le prix du kilogramme du coton graine est resté bas, alors que les prix des intrants sont restés onéreux. L’engrais reste l’un des principaux leviers de la productivité parce que sa disponibilité conditionne les rendements, la compétitivité des exploitations et les revenus agricoles. Pourtant, le Cameroun continue de s’appuyer fortement sur l’importation pour couvrir ses besoins, ce qui expose la filière aux chocs de prix et d’approvisionnement.

Depuis les deux dernières années campagnes, le kilogramme de coton coûte 280 FCFA, un prix qui selon les producteurs n’atteint jamais le seuil de 300 FCFA à l’instar de l’Afrique de l’Ouest qui oscille autour de 350 FCFA alors que les engrais et urées sont devenus très chers soit 26 000 FCFA et 25 000 FCFA le sac de 50 kg dans d’autres pays, ces prix sont de 14 000 FCFA et 15 000 FCFA.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?

Published

on

13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?
Spread the love

Sous le thème « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation », le Forum a réuni les grands argentiers mondiaux, de Kristalina Georgieva (FMI) à la direction de la Banque mondiale. L’enjeu majeur de cette grand-messe réside dans la distinction désormais vitale entre crise de liquidité et crise de solvabilité.

Pour de nombreuses économies africaines, étranglées par des taux d’intérêt durablement élevés et l’échéance imminente de leurs Eurobonds, l’accès au refinancement à court terme est devenu un goulet d’étranglement. L’objectif de Paris est clair : concevoir des mécanismes d’urgence pour éviter des défauts de paiement en chaîne, non par insolvabilité structurelle, mais par simple assèchement du cash disponible.

LA VOIX DE YAOUNDÉ FACE AU « MUR DU REFINANCEMENT »

Pour le Cameroun, la présence de Louis Paul Motaze à Bercy n’avait rien d’une simple formalité diplomatique. Yaoundé incarne cette catégorie de pays à revenu intermédiaire qui, bien que classés à risque de surendettement « élevé » par les institutions de Bretton Woods, maintiennent une trajectoire rigoureuse et honorent scrupuleusement leurs engagements. Le ministre camerounais est venu rappeler une réalité de terrain : la viabilité de la dette ne peut se construire au détriment du Budget d’Investissement Public (BIP), moteur de la stratégie nationale de développement SND30.

Face aux exigences de transparence absolue des données – l’un des grands chevaux de bataille de la France lors de ce sommet pour contrer les dettes cachées – , le Cameroun affiche une posture de clarté. La publication régulière des données de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) en témoigne. Cependant, l’enjeu pour la délégation camerounaise résidait dans l’assouplissement des règles du « Cadre commun » du G20.

Ce mécanisme, conçu pour inclure la Chine (premier créancier bilatéral du Cameroun) et les investisseurs privés, brille encore par sa lenteur bureaucratique. Pour Yaoundé, obtenir une harmonisation rapide et une comparabilité de traitement entre créanciers occidentaux, asiatiques et privés est une nécessité absolue pour optimiser le profil de sa dette sans subir de décote souveraine.

L’URGENCE D’UNE FINANCE CLIMAT PRAGMATIQUE

L’autre grand axe défendu par l’Afrique lors de ce forum touche à l’articulation entre dette, développement et urgence climatique. Louis Paul Motaze et ses pairs africains ont insisté sur l’intégration systématique des clauses de suspension de la dette en cas de choc exogène ou de catastrophe naturelle (CRDCs). Plus encore, le Cameroun, au cœur du bassin du Congo, est particulièrement légitime pour revendiquer la mise en œuvre à grande échelle des « debt-for-nature swaps » (échanges de dette contre investissements verts).

L’enjeu est de convertir le fardeau financier en opportunités de financement pour la transition écologique et l’industrialisation locale, notamment à travers des projets d’infrastructures d’envergure. En somme, ce 13ème Forum de Paris consacre une certitude : la gouvernance financière mondiale ne peut plus s’écrire sans une concertation symétrique.

Pour le Cameroun, le défi des prochains mois consistera à manœuvrer avec agilité entre ces nouveaux mécanismes de liquidité multilatéraux et le maintien d’une discipline budgétaire interne, condition sine qua non pour préserver sa crédibilité sur les marchés internationaux tout en finançant son émergence.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici