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Affaire Glencore: Le Minfi et le TCS aux trousses des coupables

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Affaire Glencore: Le Minfi et le TCS aux trousses des coupables
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Les officiels camerounais ayant reçu des pots-vins du trader anglo-suisse Glencore vont-ils enfin faire face à la justice? C’est du moins l’espoir que suscite un récent communiqué d’Adolphe Moudiki, administrateur directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), dans lequel il annonce avoir saisi, depuis bientôt un an, le Tribunal Criminel Spécial (TCS) afin d’identifier les complices camerounais de ces actes de corruption. «La SNH, qui a introduit une plainte devant le Tribunal criminel spécial (TCS) le 6 novembre 2023, pour identifier les complices camerounais de ces actes de corruption, est confiante que l’issue de la procédure à Londres permettra l’accélération des enquêtes au niveau du TCS». En effet, dans le même document, ce haut dirigeant se satisfait également de ce que les actes de corruption commis au détriment de la SNH ont été identifiés, et que les corrupteurs seront présentés devant le Tribunal de Westminster à Londres, le 10 septembre 2024. Bien plus qu’une simple correspondance, le communiqué de la SNH est un témoignage parlant, dans un contexte où le gouvernement Camerounais est fortement critiqué pour sa gestion de l’affaire Glencore. C’est aussi la manifestation de son engagement à traîner devant la justice, les coupables impliqués dans ce vaste scandale de corruption, indépendamment de leur nationalité.

Récupérer son argent et punir les coupables

Toutefois, bien avant la sortie d’Adolphe Moudiki, l’Etat du Cameroun avait d’ores et déjà engagé, dans le secret le plus absolu, des actions visant à confondre les coupables. Concrètement, révèle une source proche du dossier, suite aux dénonciations de Maître Akere Muna, avocat et vice-président de Transparency International, une ONG internationale dédiée à la lutte contre la corruption, Louis Paul Motaze a sollicité et obtenu de la présidence de la République, l’autorisation d’engager des actions contre Glencore. Le chef de l’Etat a même fait de lui la principale interface entre le Cameroun et l’Unité d’échange d’informations mise sur pied pour faciliter les investigations sur les actes de corruption commis par cette multinationale dans divers pays, précise notre source. Au Cameroun en particulier, Glencore a réussi à mettre sur pied, un stratagème qui lui a permis de verser de pots-de-vin visant à favoriser le déploiement de ses activités. Tel que l’explique notre interlocuteur, c’était un véritable système de corruption, par lequel a transité près de 6,4 millions d’euros, soit 4,1 milliards de FCFA.

C’est au vu de ce qui précède qu’un groupe de travail a été mis en place par le Minfi afin d’évaluer les pertes fiscales découlant des fraudes reconnues par le groupe Glencore devant les tribunaux étrangers. Cette unité opérationnelle n’a pas tardé a formulé quelques propositions pouvant faciliter le retour des recettes fiscales perdues par l’Etat à cause des actes de corruption initiés par le trader anglo-suisse. D’un autre côté, souligne notre informateur, le Minfi a laissé entendre que l’administration devrait saisir les juridictions compétentes pour des faits de fraudes fiscales, ou alors se constituer partie civile dans les procédures en cours au sein des juridictions pénales. «La première suggestion que le groupe de travail a formulée est celle relative à la taxation des sommes incriminées au titre des revenus occultes». L’objectif visé ici est de récupérer le maximum d’argent, majoré de lourds intérêts. Car, l’article 45 du Code général des impôts dispose que «les sociétés et autres personnes morales passibles de l’impôt sur les sociétés sont assujetties à l’impôt sur le revenu des personnes physiques à raison du montant global des sommes que, directement ou par l’entremise d’un tiers, ces sociétés ou personnes morales ont versées (…) à des personnes dont elles ne révèlent pas l’identité», indique-t-il. En second lieu, «le Minfi a rappelé qu’il est également possible pour l’administration de tirer les conséquences fiscales des informations fiscales portées à sa connaissance notamment au regard de l’impôt sur les sociétés», souffle notre interlocuteur. Surtout que, d’après lui, « Lesdites informations mettent en évidence l’existence de des investissements reposant sur la passation d’écritures comptables erronées».

Les recommandations du Minfi et du groupe de travail évoqué supra ont connu dans la foulée un début d’implémentation. C’est du moins ce qui transparaît des déclarations faites à Défis Actuels par une autre source qui a réclamé l’anonymat. «Les travaux qui ont été menés permettent déjà d’envisager la phase opérationnelle qui, en principe, doit aboutir à la constatation des créances du trésor public sur le chef de la branche camerounaise de Glencore»,a-t-elle déclaré. En dehors de cette évolution, «des demandes d’informations destinées aux autorités suisses et britanniques ont été transmises à l’Unité d’échange international des renseignements. Selon ce que j’ai pu comprendre, le but est d’obtenir des éléments du dossier d’enquête du Serious fraud office (SFO). Pour finir, j’ai également appris que le périmètre des infractions recensées au titre de la législation douanière et de la législation sur le blanchiment d’argent a été clairement défini», a-t-il ajouté. Pour finir, des indiscrétions captées auprès de la même source, indiquent que la dernière actualité dans le cadre de cette affaire, remonte au 29 avril 2024. A cette date, une correspondance provenant du Cameroun a été adressée à l’Unité d’échange international des renseignements, afin obtenir des informations pouvant faire avancer l’enquête au niveau du Cameroun.

Pour mémoire, le 3 novembre 2022 la justice britannique a condamné le trader anglo-suisse Glencore à une amende de 276 millions de livres sterling (162,73 milliards de FCFA), après que cette entreprise ait plaidé coupable pour des actes de corruption, en vue d’obtenir des contrats pétroliers dans cinq pays africains, dont le Cameroun. «La corruption faisait clairement partie de la culture d’un certain nombre de membres du personnel du bureau d’Afrique de l’Ouest. Les chefs d’accusation représentent une infraction sophistiquée, qui a eu lieu sur des périodes prolongées se mesurant en années », commente alors le juge Peter Fraser de la Southwark Crown Court de Londres.

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil
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L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.

La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.

L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.

Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».

Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil
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Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).

Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.

Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.

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Energie solaire : Meta Energy lance officiellement ses activités

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Une convention a été signée avec l’entreprise Eclipse Energies renouvelables ce mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé.

Sourires, applaudissements et you-you ont meublé ce mardi 27 octobre 2026 à Yaoundé, la signature de la convention de partenariat entre les entreprises Meta Energy, société du groupe Meta Invest (qui lançait officiellement ses activités) et Eclipse Energies renouvelables. La signature de partenariat était également l’occasion pour Meta Energy de présenter ses nouvelles offres.

L’entreprise lance ses activités avec trois kit (A-B et C) afin de rendre l’énergie solaire accessible à tous les ménages, les commerce, les industries et les commerces, des kits fournis, installés, entretenus et garantis par des équipes, payables sur 10 ans et qui deviennent la propriété du client au terme du contrat.

« Ce qui va changer avec ce partenariat c’est l’accessibilité aux équipements surtout sur le plan financier. Le partenariat qui vient d’être signé avec Eclipse Energies renouvelables installée au Canada et qui fait ses classes au Cameroun, c’est d’abord pour d’une part sa technologie et d’autre part le marché. Ensemble, nous venons répondre à un problème que nous vivons tous ici présents. L’idée pour nous c’est d’apporter des solutions concrètes aux difficultés que les Camerounais rencontrent. Ce type de partenariat Nord-Sud est à encourager » a expliqué Lisette Claudia Tame, promotrice de Meta Energy.

La première étape consiste à échanger avec le client afin d’identifier ses besoins et de lui proposer la formule la plus adaptée ou réaliser une étude sur le site. Ensuite, un contact est établi entre le client et Meta Energy afin de procéder au règlement du forfait d’installation selon la formule choisie. Une fois que cette deuxième étape est réalisée, les techniciens de Meta Energy assurent la pose de la mise en service du système solaire dans le respect des normes de sécurité.

Le kit A (essentiel) concerne les maisons sans climatisation et sans (gros appareils) avec 4,9 kwh/jour et 2,7 kwh pendant la nuit avec un forfait d’installation estimé à 249 900 FCFA et 24 900 FCFA de forfait mensuel. Le kit A ne peut alimenter que les postes téléviseurs, ventilateurs, réfrigérateur, chargeurs, box internet.

Le kit B quant à lui est destiné aux maisons avec climatisation avec 13,4 kWh/jour et 9,2 kWh pendant la nuit avec un forfait d’installation de 499 900 FCFA et 49 900 FCFA de forfait mensuel. Ce kit alimente également les mêmes appareils que le kit A. le kit C quant à lui alimente les commerces, les industries et les grandes maisons.

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