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Patrice Yantho : « moins la SNI new-look sera dépendante de l’État, plus elle sera prospère… »

(Investir au Cameroun) – Fondateur du cabinet JMJ Africa, désigné en 2024 meilleur conseil en investissement au Cameroun par l’Agence de promotion des investissements (API), ce juriste de formation, ancien banquier et ex-responsable pour l’Afrique francophone corporate finance et financement des infrastructures chez KPMG, est aussi vice-président de la Commission industrie du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). Dans cet entretien, il analyse les ressorts et les chances de succès de la réforme de la Société nationale des investissements (SNI), le bras séculier de l’État du Cameroun dans la promotion d’un secteur productif robuste.
Investir au Cameroun : Le 10 juillet 2024, le chef de l’État a signé un texte transformant la Société nationale d’investissement (SNI) en entreprise à capital public arrimée au droit Ohada, dotée de compétences beaucoup plus étendues en matière de promotion de l’investissement public dans le secteur productif. Quelle appréciation le conseil en investissement que vous êtes fait-il de cette réforme ?
Patrice Yantho : la SNI reformée, confiée à des mains expertes, sera inéluctablement un maillon complémentaire attendu dans l’écosystème de l’investissement en construction au Cameroun. Elle devrait apporter une diversification plus efficiente de l’offre de financement des investissements dans le secteur productif, voire la compétitivité souhaitée de ce secteur-là, en vue d’une transformation structurelle de l’économie nationale.
Cette déclinaison de la SNI, à la lumière des nouveaux textes, est une aubaine en ce qu’elle devrait permettre le reversement des fonds de l’État dans le marché de l’investissement et le marché financier, afin de massifier la circulation monétaire grâce à l’investissement. Il faut noter que la circulation monétaire est vectrice de réduction de la pauvreté, création de richesses et des emplois, et génératrice de revenus fiscalo-douaniers pour l’État.
Toutefois, de notre modeste point de vue, la reforme aurait dû également absorber la structure en charge des partenariats publics-privés (PPP), qui est le CARPA (Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat). Cela aurait pu, à notre avis, garantir plus de succès au financement public de certaines infrastructures dans le pays en PPP.
Grâce à cette réforme, la SNI opère un virage à 360°, pour pouvoir couvrir les besoins de financement des entreprises, y compris celles souvent rejetées par les banques (les start-ups, les entreprises en phase d’amorçage et celles en difficulté), qui préfèrent toujours financer les entreprises en phase de croissance et de maturité.
Cette réforme a également le mérite, par souci d’efficacité et d’efficience justifié, d’avoir fusionné des organismes épars et à productivité questionnable, opérant sur les problématiques de privatisation et de restructuration des entreprises. Toutefois, de notre modeste point de vue, la reforme aurait dû également absorber la structure en charge des partenariats publics-privés (PPP), qui est le CARPA (Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat). Cela aurait pu, à notre avis, garantir plus de succès au financement public de certaines infrastructures dans le pays en PPP.
IC : À votre avis, à travers la réforme de la SNI, l’État du Cameroun a-t-il trouvé la bonne formule pour se repositionner plus efficacement sur l’investissement dans le secteur productif ? Sinon, qu’auriez-vous pu suggérer en plus de ce qui vient d’être fait ?
PY: L’offre de la SNI new-look viendra renforcer la construction de l’écosystème de l’investissement en cours au Cameroun, et qui comporte déjà un dispositif d’incitations à l’investissement, des institutions de garantie et de financement, une place boursière, un cadre réglementaire des affaires, une stratégie nationale de développement et des plans directeurs.
Nos suggestions complémentaires relèvent de l’amélioration du climat des affaires. Nous pensons, par exemple, qu’il faut fédérer le dispositif d’incitations à l’investissement pour en faire un guichet unique. Jusqu’ici, ce dispositif est constitué d’organismes épars, notamment l’Agence de promotion des investissements (API), l’Agence de promotion des PME (APME), l’Office national des zones franches industrielles (ONZFI), le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (CARPA), les zones économiques…
Par ailleurs, il est impératif d’opérationnaliser les fonds de garantie, améliorer la sécurité foncière, sécuriser les investisseurs et les investissements réalisés, agir sur les facteurs de viabilité et de compétitivité des entreprises, taxer les dépôts dormant pour booster la circulation monétaire et le secteur productif, garantir une bonne gouvernance, accélérer les décisions de justice en droit des affaires (au Rwanda, une juge n’a pas plus de six mois pour trancher une affaire).
IC : Après avoir été très offensive à ses débuts, avec des prises de participations dans plusieurs entreprises, dont certaines sont à l’arrêt aujourd’hui, la SNI est devenue par la suite quasiment atone en matière d’investissement, avec un portefeuille d’entreprises dont les performances ne sont pas des plus reluisantes. Selon vous, quels sont les préalables à respecter pour un décollage efficient de la SNI new-look ?
PY: D’entrée de jeu, il faut maintenir l’amélioration de l’attractivité du Cameroun en termes d’investissements. Notamment à travers un cadre réglementaire toujours incitatif, une politique fiscalo-douanière garantissant la compétitivité des entreprises, les infrastructures énergétiques et le coût de l’énergie, l’élaboration et le respect des normes… Il est évident que la SNI ne sera pas seule créatrice des richesses pour un marché de l’investissement dynamique, il faut également des acteurs nationaux et étrangers, tous porteurs de capitaux licites.
Il faut également s’assurer de la qualité des dirigeants et des ressources humaines : elles doivent être compétentes, qualifiées, expérimentées et capables d’implémenter et d’opérationnaliser la nouvelle vision. Puisqu’il s’agit d’une activité réservée aux initiés, il importe d’opérer un mix des ressources humaines issues du secteur privé, du public et du marché de l’investissement. Ce qui devrait permettre une efficacité et une efficience certaines. Car, les errements dans le secteur de l’investissement se payent cash.
Il est nécessaire pour la nouvelle SNI d’obtenir une notation financière pour être crédible et attractive en matière de mobilisation des capitaux, tout comme il est important pour cette nouvelle structure de mettre en place des synergies opérationnelles pour créer un écosystème dynamique entre acteurs de l’investissement et du marché financier, dans l’optique de booster l’investissement répétitif et cyclique.
Par ailleurs, la nouvelle SNI doit se structurer en tenant compte de la Stratégie nationale d’investissement à l’horizon 2030 (SND30) et ses plans subséquents. Ce qui permettra d’assurer l’adéquation entre la vision, les objectifs, les moyens et les résultats escomptés. De ce point de vue, il faut souligner que les solutions proposées pour développer le secteur productif doivent impérativement être adaptées aussi bien à la taille des entreprises (petites, moyennes, grandes) qu’aux différentes phases de leur cycle de vie (amorçage, croissance, maturité, déclin, liquidation).
Enfin, il est nécessaire pour la nouvelle SNI d’obtenir une notation financière pour être crédible et attractive en matière de mobilisation des capitaux, tout comme il est important pour cette nouvelle structure de mettre en place des synergies opérationnelles pour créer un écosystème dynamique entre acteurs de l’investissement et du marché financier, dans l’optique de booster l’investissement répétitif et cyclique.
IC : Le portefeuille actuel de la SNI est plutôt diversifié. Quels peuvent être les secteurs dans lesquelles cet investisseur public gagnerait à aller conquérir de nouveaux relais de croissance, selon vous ?
PY: Premièrement, la SNI a vocation à participer au financement de la Stratégie nationale de développement. Ses priorités de l’heure doivent donc être celles de la SND30. Elle devra ensuite, de notre point de vue, s’attaquer aux secteurs de souveraineté, géostratégique et à forte rentabilité. Dans tous les cas, les infrastructures, l’énergie, les télécommunications, la mine, l’agro-industrie, les nouvelles technologies, la recherche et développement, l’intelligence économique… sont tous autant de secteurs importants pour booster le secteur productif, les performances socio-économiques durables et pérennes.
IC : Dans quelle mesure la nouvelle SNI peut-elle être un catalyseur du développement des start-ups, parfois très prometteuses, mais généralement en panne de financements ?
PY : Selon l’institut national de la statistique (INS), le taux de mortalité des entreprises au Cameroun est de 94,6% tous les 5 ans. Parmi les entreprises qui disparaissent ainsi, plus de 55% sont des start-ups. Outre les projets mal structurés et l’impréparation des promoteurs, l’accès au financement pour ces entreprises reste critique, en raison de la préférence des banques pour les entreprises en phase de croissance et de maturité, au détriment des starts-ups et des d’entreprises en difficulté. L’environnement des start-ups au Cameroun était donc demandeur de solutions complémentaires aux banques.
Humblement, je m’interroge d’abord sur la pertinence qu’il y a à recourir à une capitalisation aussi importante d’une société d’État, alors même qu’il y a des actifs existants non productifs, qu’il faut simplement rendre productif, viables, ou alors s’en dessaisir pour renflouer les caisses pour un réemploi. S’appuyer sur des acquis positifs est une base importante.
À la lumière des textes de la nouvelle SNI, nous observons avec plaisir que les solutions appropriées existent pour différentes catégories d’entreprises. Il s’agit notamment du capital-risque, qui permettra à la SNI de financer les start-ups ; du capital-retournement, qui permettra la reprise des entreprises en difficulté ; puis du capital-développement, qui permettra d’accompagner et de soutenir les entreprises en phase de croissance.
IC : La réforme de la SNI consacre un renforcement des capitaux de cette société à hauteur de 200 milliards de FCFA à libérer progressivement sur 4 ans sur le budget de l’État, par tranches de 50 milliards de FCFA. À cette allure, le financement ne peut-il pas devenir le premier obstacle au démarrage de la SNI new-look ?
PY : Humblement, je m’interroge d’abord sur la pertinence qu’il y a à recourir à une capitalisation aussi importante d’une société d’État, alors même qu’il y a des actifs existants non productifs, qu’il faut simplement rendre productif, viables, ou alors s’en dessaisir pour renflouer les caisses pour un réemploi. S’appuyer sur des acquis positifs est une base importante.
Ensuite, on peut mutualiser les actifs financiers oisifs de l’État pour les reverser dans le marché de l’investissement via la nouvelle SNI, en garantissant au retour sur investissement et des impacts socio-économiques durables. Ceci passe par une bonne politique d’appréciation et de gestion des risques.
Enfin, 200 milliards de FCFA peuvent bien être trouvés sur le marché financier sous-régional, auprès des acteurs privés et des entreprises publiques. En effet, si les garanties de bonne gouvernance sont assurées, les détenteurs de capitaux seront volontaires pour placer leurs actifs financiers à la SNI new-look.
Par ailleurs, moins la SNI new-look sera dépendante de l’État au plan opérationnel, plus elle sera autonome et prospère. Puisqu’il faut de l’agilité, de la vivacité, de la flexibilité et de la rigueur dans l’appréciation des risques à prendre. C’est donc prioritairement une question d’aptitude managériale et de gouvernance, assise sur des valeurs et autres standards.
IC : Le texte réformant la SNI lui assigne des missions d’intermédiation en bourse et de gestion d’actifs, au moment où l’on observe un manque de dynamisme du marché financier sous-régional. Quel peut être le rôle de la SNI dans le développement de la Bvmac, dans la mesure où les activités sur ce marché dépendent étroitement de la météo économique au Cameroun, pays qui abrite 40% du tissu industriel de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) ?
PY: La SNI new-look aura indubitablement une grande capacité de mobilisation des capitaux, aussi bien du secteur public que privé, et même de l’étranger. Par conséquent, elle sera capable d’impulser la multiplication des transactions sur les instruments du marché financier que sont les actions et les obligations. Par le financement de l’investissement, elle pourra booster les entreprises cotées. Toutefois, il faut maintenir l’éducation financière et le renforcement de la culture boursière auprès des entreprises.
Elle se doit donc d’affirmer son leadership dans la zone Cemac, en incitant à la mutualisation des capitaux pour des projets sous-régionaux à forte valeur ajoutée. Car, unis dans un marché commun, l’éveil industriel et socio-économique sous régional est à espérer.
Entretien avec Brice R. Mbodiam
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Interconnexion électrique Cameroun-Tchad : les nouveaux appels d’offres rendent l’échéance de fin 2027 intenable

(Investir au Cameroun) – L’échéance du 31 décembre 2027 encore affichée par la Banque africaine de développement (BAD) pour l’achèvement du Projet d’interconnexion des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad (PIRECT) n’est plus compatible avec les délais des principaux travaux actuellement en cours de passation. Au Tchad, des ouvrages mis en concurrence en 2026 doivent être exécutés en 21 mois. Au Cameroun, ceux lancés en août sont prévus sur 34 mois après contractualisation.
La BAD continue pourtant d’indiquer le 31 décembre 2027 comme date d’achèvement prévue des deux composantes. Le projet a été approuvé le 15 décembre 2017. La composante tchadienne a été signée le 7 mars 2018 et la composante camerounaise le 3 avril 2020. Toutes deux restent classées « en cours ».
Au Tchad, 21 mois pour des marchés encore à attribuer
L’appel d’offres de TchadElec, émis le 20 août et publié par la BAD le 3 septembre 2026, fixe au 3 novembre 2026 la date limite de dépôt des offres.
Le premier lot porte sur environ 13 km de ligne à 225 kV entre la frontière camerounaise, près de Kousséri, et Gassi, puis environ 145 km entre Gassi et Guélendeng. Le second concerne la construction du poste 225 kV de Guélendeng. Les deux lots sont assortis d’un délai d’exécution de 21 mois.
Même si ce délai commençait fictivement à courir dès le 3 novembre 2026, les travaux ne s’achèveraient qu’en août 2028, soit huit mois après l’échéance encore affichée par la BAD.
Cette hypothèse est pourtant plus favorable que la réalité : après le dépôt des offres, celles-ci doivent encore être évaluées, les marchés attribués et les entreprises contractualisées avant le démarrage des travaux. Août 2028 ne constitue donc pas une nouvelle date de mise en service, mais une borne théorique montrant que décembre 2027 n’est déjà plus compatible avec le calendrier de la procédure.
Le marché ne couvre d’ailleurs pas encore toutes les infrastructures prévues au Tchad. Le périmètre actuel du PIRECT fait état de 238 km de lignes à 225 kV côté tchadien, contre environ 158 km dans l’appel d’offres lancé en août. Environ 80 km restent donc hors de cette procédure.
Les ouvrages prévus à Gassi et Bongor ne sont pas non plus intégralement couverts par les deux lots actuellement mis en concurrence. Il n’est dès lors pas possible de déterminer, à partir de cette seule procédure, la nouvelle date d’achèvement de la composante tchadienne.
Au Cameroun, les délais renvoient déjà à 2029
Le décalage est encore plus important côté camerounais. La BAD a publié les 12 et 13 août 2026 les appels d’offres de la Sonatrel relatifs aux lignes et postes à haute tension de la première phase de l’interconnexion.
Pour les lignes, 419,6 km sont actuellement mis en concurrence : 227 km entre Wouro-Soua et Garoua 2, 10,6 km de raccordements autour de Garoua 2, 180 km entre Maroua et Kousséri et 2 km entre Kousséri et la frontière tchadienne. Les offres doivent être déposées le 19 novembre 2026. Pour les postes, la date limite est fixée au 18 novembre.
Selon les documents de la Sonatrel précédemment exploités par Investir au Cameroun, les travaux sont prévus sur 34 mois après contractualisation.
Là encore, en faisant artificiellement partir ce délai dès novembre 2026, l’exécution se prolongerait jusqu’en septembre 2029, près de deux ans après la date de fin actuellement publiée par la BAD. L’évaluation des offres, l’attribution des marchés et la contractualisation repousseront nécessairement le point de départ réel au-delà de novembre.
Une partie des infrastructures reste encore à lancer
Les marchés actuellement ouverts ne couvrent pas non plus la totalité du programme transfrontalier côté camerounais.
Le site officiel du PIRECT indique que cette composante porte sur environ 804 km de lignes à 225 kV, dont 566 km au Cameroun et 238 km au Tchad, avec un déploiement prévu en deux phases. Les 419,6 km actuellement mis en concurrence au Cameroun laissent donc 146,4 km hors de cette première procédure.
Le programme prévoit également cinq nouveaux postes à 225 kV, dont Garoua, Kousséri et Yagoua au Cameroun, Bongor et Guélendeng au Tchad, ainsi que l’extension des postes existants de Wouro-Soua, Maroua et Gassi.
L’interconnexion ne pourra être totalement opérationnelle que lorsque les ouvrages nécessaires seront disponibles des deux côtés de la frontière. Les délais inscrits dans les marchés lancés en 2026 suffisent donc déjà à écarter un achèvement complet au 31 décembre 2027 dans la configuration actuelle.
Aucune nouvelle date officielle d’achèvement ou de mise en service de l’interconnexion n’a encore été publiée dans les sources consultées. L’ampleur réelle du retard dépendra désormais des dates d’attribution et de démarrage des travaux, mais aussi du calendrier des infrastructures qui ne figurent pas encore dans les appels d’offres en cours.
Baudouin Enama
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18-03-2020 - 148 milliards de FCFA attendus de la BAD pour l’interconnexion des réseaux électriques entre le Cameroun et le Tchad
11-01-2019 - L’UE s’associe à la BAD pour financer l’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad
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Cinq nouveaux joueurs chez les Lions Indomptables

Le renouvellement se poursuit chez les Lions Indomptables. Pour les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027, le sélectionneur du Cameroun, David Pagou, a dévoilé ce lundi 7 septembre une liste de 26 joueurs dans laquelle figurent cinq éléments convoqués pour la première fois avec l’équipe nationale A.
Parmi les nouveaux venus, Lilian Njoh, Bil Nsongo, Harouna Djibirin, Roy Nyengue et Merlin Lako auront l’occasion de franchir un nouveau cap dans leur carrière. Leur convocation marque une première expérience au plus haut niveau international et témoigne de la volonté du staff technique d’élargir les options à sa disposition.
Ces cinq joueurs arrivent dans une sélection qui mélange plusieurs générations. David Pagou a choisi de s’appuyer sur des cadres habitués aux exigences des Lions, tout en donnant leur chance à de nouveaux profils. Une combinaison qui doit permettre au Cameroun de préparer l’avenir sans perdre de vue l’objectif immédiat : bien démarrer sa campagne de qualification pour la CAN 2027.
Pour leur entrée en lice, les Lions Indomptables recevront les Comores à Yaoundé, avant de se déplacer au Congo pour la deuxième journée. Deux rendez-vous importants, au cours desquels les nouveaux appelés devront rapidement trouver leurs repères au sein du groupe.
Au-delà de leur simple présence sur la liste, les cinq nouveaux visages incarnent donc une nouvelle dynamique. Leur première convocation pourrait également être le début d’une longue aventure internationale, à condition de saisir les opportunités qui leur seront offertes durant ce rassemblement.
Pour Lilian Njoh, Bil Nsongo, Harouna Djibirin, Roy Nyengue et Merlin Lako, l’heure est désormais à la découverte de la sélection A. Une première étape qui pourrait ouvrir la porte à une présence régulière sous le maillot des Lions Indomptables.
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Fin de la chasse aux sorcières

Cessons cette chasse aux sorcières autour de la vice-présidence !
S.E. Paul Biya a raison. Quiconque prétend aimer le Cameroun davantage que le chef de l’État est un charlatan
Depuis 25 ans, les fidèles lecteurs de The Guardian Post savent qu’en tant que citoyen, je publie régulièrement des réflexions sur des questions politiques importantes, chaque fois qu’une initiative louable prise par le chef de l’État, S.E. Paul Biya, fait l’objet de critiques infondées de la part d’opposants en perte de vitesse ou de ceux qui prétendent représenter la société civile mais qui, en réalité, travaillent pour des forces occultes tapies dans l’ombre.
La démocratie qui prospère aujourd’hui au Cameroun est le fruit du travail délibéré d’un grand homme d’État, d’un chef de l’État visionnaire, Son Excellence Paul Biya, qui place toujours les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des intérêts égoïstes et partisans.
En prévision de ce que certains avaient appelé « le vent d’Est », S.E. Paul Biya avait soumis à l’Assemblée nationale, en 1990, des amendements aux lois sur les libertés publiques, visant à mettre fin au système du parti unique et à instaurer le multipartisme.
Par la suite, les lois d’exception en vigueur depuis 1960 furent abrogées.
La censure préalable obligatoire des journaux par le ministre de l’Administration territoriale, le MINAT, fut supprimée.
À la suite de ces changements, plusieurs partis politiques et ONG furent autorisés par le ministre de l’Administration territoriale.
Au lieu d’accueillir favorablement ces avancées politiques et démocratiques, les nouveaux partis politiques lancèrent une campagne qualifiée d’anti-républicaine, exigeant la tenue d’une Conférence nationale souveraine avant l’organisation des élections législatives et présidentielles de 1992.
Dans ce climat politique tendu, votre serviteur publia dans Cameroon Tribune, le 8 février 1991, un article condamnant le comportement irresponsable des dirigeants de ces nouveaux partis politiques. J’y soutenais que le gouvernement devait écarter toute possibilité de tenir une Conférence nationale souveraine au Cameroun, car il s’agissait d’une manière provocatrice de contester l’autorité de l’État.
À mon avis, la Conférence nationale souveraine était une dangereuse mascarade et une vaste fraude intellectuelle qui n’avait pas sa place dans notre pays.
Après avoir écouté ses compatriotes, le chef de l’État, véritable républicain, fit au moment opportun une déclaration décisive : « Je l’ai déjà dit et je maintiens ma position : la Conférence nationale souveraine est sans objet pour le Cameroun. » (Discours du chef de l’État devant l’Assemblée nationale, extrait de Cameroon Tribune, 27 juin 1991).
Entre 1993 et 2003, lorsque certains Anglophones égarés en quête de notoriété créèrent la prétendue All Anglophone Conference (AAC), invoquant la prétendue marginalisation des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, je répondis par deux articles percutants dans Cameroon Tribune, affirmant clairement qu’il n’existait pas de problème anglophone au Cameroun et que le chef de l’État, depuis 1982, avait toujours accordé un traitement préférentiel aux Anglophones (Cameroon Tribune, 1er octobre 1993).
Je conclus en affirmant qu’avant d’être Anglophone ou Francophone, on est avant tout Camerounais.
Le 14 octobre 2003, je publiai un autre article intitulé : « Au Cameroun, les Anglophones ne sont pas marginalisés. »
J’y avais résumé tous les avantages accordés aux Anglophones par le chef de l’État depuis 1982, afin que nul ne puisse les ignorer — postes de responsabilité et projets de développement.
Pour démontrer l’engagement de Son Excellence Paul Biya envers les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis son accession à la présidence, j’avais notamment cité deux visites du chef de l’État à Bamenda en moins de 24 mois : une visite officielle en 1983 et une autre en 1985, lors de la création de notre grand parti national, le Cameroon People’s Democratic Movement (CPDM).
On peut également citer la célébration à Bamenda du 50e anniversaire des forces armées, en 2010, ainsi que la célébration du 50e anniversaire de la Réunification à Buea, en 2014. Cela signifie que Son Excellence Paul Biya avait établi un lien de confiance avec les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dès 1982.
Alors même que le calme revient progressivement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les aventuriers qui ont trompé les populations en 2016 et plongé les deux régions dans une crise politique et sécuritaire, avec des conséquences désastreuses, devront répondre devant Dieu et devant l’Histoire.
Cette ingratitude manifeste de certains Anglophones à l’égard du chef de l’État n’est ni justifiée ni explicable. Ceux qui prétendaient « parler au nom des Anglophones », sous le couvert de la prétendue All Anglophone Conference (AAC), en appelant à la création d’un prétendu « Southern Cameroons », n’avaient ni mandat ni autorité.
Au mieux, c’étaient des agitateurs ; au pire, des imposteurs.
Aujourd’hui, ce sont des terroristes et des sécessionnistes qui ne peuvent plus tromper personne. Les masques sont tombés.
Lors de sa cérémonie de prestation de serment, le 6 novembre 2025, le chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, le Grand Visionnaire, avait déclaré :
> « Nous devons également soumettre au Parlement certaines réformes qui permettront à l’État de fonctionner plus efficacement, en adaptant nos institutions aux exigences de notre environnement. »
Comme toujours, le chef de l’État dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Ainsi, S.E. Paul Biya a présenté devant le Parlement, qui siégeait en mars 2026, un projet de loi visant à modifier la Constitution.
Le principal changement était la création du poste de Vice-Président de la République.
Au lieu de saluer cette innovation majeure dans le fonctionnement de nos institutions, certains dirigeants de l’opposition, soutenus par les médias et des ONG agissant sur ordre, alimentent d’étranges débats dans le but de la discréditer.
Il se dit qu’un homme politique, victime de ses propres méfaits, aurait adressé une pétition à l’Union africaine (UA) pour s’opposer à la création du poste de Vice-Président.
Certains parlent de l’introduction d’un ticket présidentiel dans l’élection présidentielle.
Pourquoi le Cameroun devrait-il se préoccuper de ce qui se passe ailleurs ? Le président Paul Biya n’avait-il pas déjà averti que « le Cameroun est… »
—
… « le Cameroun », un pays maître de son propre destin, qui ne suit pas aveuglément les autres sans tenir compte de ses propres réalités ?
En ma qualité de ministre de l’Administration territoriale, j’ai eu le privilège de présenter au Sénat et à l’Assemblée nationale, réunis en session conjointe, les amendements au Code électoral relatifs à la création du poste de Vice-Président de la République.
J’ai expliqué aux élus de la nation les mérites de l’initiative du chef de l’État. Les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat ont adopté les projets de loi du gouvernement à une très large majorité.
Conformément aux dispositions légales en vigueur, les textes ont été promulgués par le chef de l’État.
Toute controverse orchestrée par des acteurs politiques — principalement ceux de l’opposition — est vaine.
Je pense qu’il est temps de mettre fin à la chasse aux sorcières concernant le poste de Vice-Président. La politique de la nation est définie par le chef de l’État.
En vertu de ses prérogatives et de son pouvoir discrétionnaire, le chef de l’État nomme des personnes à des fonctions civiles et militaires et peut relever de leurs fonctions les personnes nommées à tout moment.
Ces dispositions sont inscrites dans la Constitution et doivent être prises en compte.
De plus, Son Excellence Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous. Je mets quiconque au défi de me prouver le contraire.
Dans mon livre, publié avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et intitulé « 37 Years of Unwavering Loyalty to the Head of State. Understanding the Meaning of My Ongoing Struggle for Respect for Republican Legality », j’ai souligné que trop d’événements avaient démontré que le chef de l’État avait raison.
Il est dans notre intérêt de suivre la voie tracée par Son Excellence Paul Biya, qui a plus de 30 ans d’avance sur nous tous — hauts responsables de la République, hommes politiques, dirigeants de la société civile et autres.
Son Excellence Paul Biya possède cette capacité extraordinaire de voir aujourd’hui les obstacles que nous autres, et particulièrement ceux qui font du bruit, ne verrons que dans 20 ou 30 ans, quelles que soient nos appartenances politiques.
C’est la marque d’un homme d’État exceptionnel : Son Excellence Paul Biya, la force de l’expérience et de l’espoir, qui, en créant le poste de Vice-Président, a une fois de plus eu raison.
Ayons le courage et l’honnêteté de reconnaître ce qui est bon pour notre pays.
S.E. Paul Biya avait déjà averti ses opposants en 1992 : « Vous ne devez pas jouer avec le Cameroun » (Cameroon Tribune, 12 octobre 1992).
En 2026, cet avertissement du chef de l’État demeure pertinent.
Son Excellence Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous. Il montre la voie ; nous devons le soutenir en tout temps et en toutes circonstances.
Quiconque prétend aimer le Cameroun davantage que le président Paul Biya est un charlatan.
Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale
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