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Cameroun : Le Grand-Mbam pose ses conditions pour soutenir Paul Biya en 2025

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Cameroun : Le Grand-Mbam pose ses conditions pour soutenir Paul Biya en 2025
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Le 26 juillet 2024, une assemblée d’élites et de leaders de la région du Grand-Mbam s’est tenue à Yaoundé pour évaluer leur alliance politique avec le parti au pouvoir, le RDPC. Ils ont exprimé un sentiment d’abandon et d’injustice, se sentant marginalisés malgré leur fidélité et leur engagement politique. Face à un « développement insuffisant et des expériences d’humiliation », ils réclament désormais des mesures tangibles pour améliorer leur situation, telles que la création officielle de la Région du Grand-Mbam et des nominations importantes au sein du gouvernement pour pallier leur sous-représentation.

Le soutien de la communauté Mbamoise à Paul Biya pour les échéances futures est désormais conditionné à la prise en compte et à la mise en œuvre de réponses concrètes à leurs doléances. Le Dr. Mouzoko Yakana Symphorien, porte-parole du groupe, a clairement exprimé ces exigences, soulignant l’urgence de répondre aux besoins de développement de la région.

MEMORANDUM DU GRAND-MBAM ADRESSE AU PRESIDENT PAUL BIYA :

Réunis au domicile du frère Bongueyogo Amassala Joachim Idyin à Yaoundé le 26 juillet 2024, des élites, jeunes cadres, hommes d’affaires, chefs traditionnels et leaders d’opinion Mbamois ont décidé de faire le bilan de leur idylle politique

quarantenaire avec le Renouveau.

De l’exposé des intervenants et à l’analyse de la situation globale du pays, il est apparu clairement que le Grand-Mbam, pris comme Région regroupant les deux départements du Mbam et Inoubou et du Mbam et Kim a été régulièrement floué, dupé et marginalisé sous le Renouveau. Son positionnement politique actuel est suffisamment inquiétant. Pourtant le Grand-Mbam, situé à deux heures de route de la capitale politique s’est toujours illustré comme la première barrière infranchissable du Renouveau face aux oukazes et assauts répétés de l’opposition furieuse venue des Régions du Nord-ouest et de l’ouest. Les Mbamois ont de tout temps voté aveuglement et massivement le Président Paul Biya et les candidats du RDPC depuis l’avènement du Renouveau. Il est communément admis que les Mbamois sont réputés être des Hommes et des Femmes génétiquement compétents, intègres, fidèles et loyaux. C’est sûrement ces qualités humaines et morales qui ont motivé le Président de la République à confier les postes névralgiques et stratégiques aux Fils et Filles du Mbam à l’instar de :

– – – – – –

Son Cabinet : Bep à Dong, Beleoken Jean Baptiste, Sadi René ;

les Finances : Ndioro Justin, Bassilekin Simon ;

les Impôts : Booto André, Bagueka Assobo ;

les Services Secrets : Mouyakan, Obelabout Bienvenu ;

le Parti : Sadi René, Ndembiyembe Paul Célestin ;

Les Affaires Foncières : Louis Marie Abogo Nkono, Anong Adibime Pascal, Beleoken Jean Baptiste et Koung à Bessike Jacqueline, avant que ce ministère n’aille ailleurs et connaisse

en ce moment un honteux concert de dénonciation puantes de son management.

Force est de constater que malgré notre engagement politique et nos expertises avérés, les Fils et Filles du Grand-Mbam ont systématiquement essuyé des humiliations et revers à eux infligés par le Chef gouvernant. Le Grand-Mbam accuse aujourd’hui un étonnant retard de développement et s’insurge :

– Monsieur Sadi René Emmanuel nommé Secrétaire Général du Comité Central du RDPC a été viré de ce poste après avoir assuré au RDPC et à son chef une victoire éclatante à la Présidentielle de 2011 et aux Sénatoriales de 2013. Nommé au Ministère de l’Administration Territoriale, on a refusé de l’auréoler du titre de Ministre d’Etat , parce qu’une certaine opinion nocive lui prêtait des ambitions présidentielles imaginaires.

– Monsieur James Onobiono a vu ses affaires (SITABAC, FAEM, IBAC) péricliter parce que des personnes tapies dans l’ombre avaient décidé de le fragiliser en encourageant les importations frauduleuses de cigarettes et en se mettant en intelligence criminelle avec ses partenaires allemands. Sa banque IBAC a été tuée. A Yaoundé on lui avait aussi dressé une couronne de Présidentiable.

– Simon Bassilekin, alors Ministre des Finances avait eu le bail le plus court à un poste ministériel au Cameroun (7mois aux Finances). Cet ami et confident du Président Paul Biya avait eu l’outrecuidance de revéler aux députés à l’Assemblée Nationale que les caisses publiques du Cameroun étaient sauvagement agressées par des individus bien identifiés dans l’appareil du Pouvoir. Il fallait être un Mbamois pour le dire à cette époque (1989-1990).

– Bienvenu Obelabout qui a quitté la Direction Générale de la DGRE en 2010 vit les pires moments de sa vie après de loyaux

services rendus à la Nation. Sa fille Carine a été injustement arrêtée dans le dossier TCS/MINFI et jetée à Kodengui depuis bientôt 5 ans et sa petite fille vient d’être lâchement assassinée à Yaoundé. Certains auteurs et complices de ce crime crapuleux circulent librement dans la capitale.

– Dans le monde universitaire, certains Fils et Filles Mbamois connaissent des trajectoires professionnelles humiliantes, déshonorantes, inacceptables et ce malgré leurs états de service imparables, leurs loyautés aux institutions de la République et même leur fidélité Politique.

Le Mbam a perdu 6 postes de directeurs généraux d’entreprises d’Etat ces 5 dernières années. Mais curieusement et à la surprise générale, des Camerounais d’autres régions du pays ont été portés à la tête de ces structures étatiques à savoir :

– ARSEL (Feu Kedi Jean Pierre)

– MATGENIE ( Abogo Ntang)

– ESSTIC (Boyomo Assala)

– ANOR ( Feu Booto à Ngon Charles)

– CAMRAIL (DGA Feu Michel Ossock)

– COTCO ( DGA Alfred Bagueka Assobo)

Ces décisions politiques du Chef de L’Etat ont énormément choqué le peuple Mbamois. Tous ces faits énumérés et qui sont loin d’être exhaustifs s’apparentent à une trahison du Renouveau vis-à-vis du Grand-Mbam.

A l’unanimité des membres présents à la grande concertation de Yaoundé, il a été décidé que le peuple Mbamois ne signera plus de chèque en blanc au RDPC et à son chef lors des prochaines consultations électorales. Notre vote en faveur de la candidature du Président Paul Biya en 2025 est conditionné par :

– La création de la Région du Grand-Mbam regroupant les départements du Mbam et inoubou et du Mbam et Kim

– La nomination des Directeurs Généraux d’Entreprises d’Etat dans les Arrondissements de Bokito, Bafia, Deuk, Kon-Yambetta, Makénéné, Ngambè-Tikar, Ngoro, Ndikinimeki, Ntui, et Mbangassina ;

– La nomination d’un Ministre dans le Mbam et Inoubou plus fraternel, politique, accessible et généreux ;

– L’élévation d’un fils Mbamois au grade de général d’armée pour remplacer le feu général Yakana Guébama;

– Le bitumage du tronçon Boumnyebel-Bot-Makak-Bokito-Ndom ;

– Le bitumage de la route Ndikinimeki-Nitoukou ;

– Le bitumage de la route Ndikinimeki-Yingui ;

– La création du département de l’Inoubou avec pour chef-lieu

Ndikinimeki ;

– La construction du pont sur le fleuve Tsayang à Kon-Yambetta ;

– L’érection de l’annexe de la FASA en Université Agricole de

Bafia ;

– La création des Unités Industrielles à Ntui ; Bokito et Makénéné;

– L’admission des jeunes Mbamois aux grandes écoles.

Voici résumées Excellence Monsieur le Président de la République, les revendications du Peuple Mbamois.

Dr. MOUZOKO YAKANA Symphorien, porte-parole du Mouvement MBAM/REGION.

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Limbé : 03 morts dans des inondations

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Limbé : 03 morts dans des inondations
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La ville de Limbé est sous les eaux depuis les premières heures de ce 5 août 2026. Les images abondamment relayées sur les réseaux sociaux laissent voir des eaux qui ruissellent de partout, sorties des lits des cours d’eau et des rigoles. Rues, maisons,… sont presqu’engloutis pour certaines. C’est la conséquence de pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région depuis les premières heures du jour. Limbé étant comme Buea, au pied du Mont Cameroun, le mont le plus haut du Cameroun, dans une région du Sud-Ouest réputée abriter la localité de Debundscha, la plus pluvieuse du pays…

Les corps des victimes (images des réseaux sociaux).

Le bilan provisoire parle de trois morts, selon des sources concordantes : une femme enceinte, sa sœur et leur son oncle. Ils ont été ensevelis par les eaux en furie. La situation n’est pas encore revenue à la normale, et les recherches se poursuivent encore dans les quartiers. Les autorités sont mobilisées pour sensibiliser les populations sur les mesures à adopter.

Ci-dessous, des images des inondations

Limbé sous les eaux

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Élection FIFA 2027 : comment Infantino pourrait tomber

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Élection FIFA 2027 : comment Infantino pourrait tomber
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Il y a quelques mois encore, sa réélection semblait acquise sans le moindre suspense. Aujourd’hui, Gianni Infantino se retrouve dans la position la plus fragile de ses dix années à la tête de la FIFA. Comment fonctionne réellement cette élection, et qui pourrait sérieusement le défier ?

Une réélection qui paraissait jouée d’avance

Lors du Congrès de la FIFA à Vancouver en 2026, le message d’Infantino ne laissait planer aucun doute : il briguerait un troisième mandat complet, jusqu’en 2031, très probablement sans opposition sérieuse. Sur Instagram, en avril, il concluait avec son enthousiasme habituel : « Le voyage continue ! »

À l’époque, l’avenir de la FIFA semblait tracé. Mais en l’espace de quelques semaines, tout a basculé. Le projet avorté de céder 21 % des activités commerciales et événementielles de la FIFA à un fonds d’investissement a fragilisé la position du président suisso-italien de façon spectaculaire. L’UEFA elle-même a publiquement déclaré avoir perdu confiance dans son leadership, tandis que plusieurs alliés et conseillers historiques ont pris leurs distances. Face à la pression, Infantino a fini par abandonner ce projet controversé début août : « Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est devenu clair que ce projet a créé des divisions qui, indépendamment du niveau de soutien, ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif fixé au départ. Notre mission a toujours été — et sera toujours — d’unir et d’améliorer », a expliqué la FIFA dans un communiqué.

Résultat : l’élection présidentielle prévue le 17 mars 2027 s’annonce beaucoup moins prévisible que prévu.

Un poste rarement contesté dans l’histoire du football

Changer de président reste un événement rare à la FIFA. Depuis le premier d’entre eux, le journaliste français Robert Guérin, entré en fonction en 1904, l’organisation n’a connu que neuf présidents — et seulement trois depuis les années 1970, Joao Havelange et Sepp Blatter ayant à eux deux cumulé plus de 40 ans à ce poste.

C’est justement la chute de Blatter, empêtré dans un scandale de corruption et reconnu coupable de manquement à l’éthique par la propre commission d’éthique de la FIFA, qui a conduit à limiter les mandats présidentiels à 12 ans en 2016 — l’année même où Infantino, alors secrétaire général de l’UEFA, a pris les commandes. Un détail statutaire lui permet néanmoins de contourner partiellement cette limite : son premier mandat, hérité de celui inachevé de Blatter, ne compte pas dans le plafond des 12 ans et des trois mandats. De quoi lui offrir, en cas de réélection au printemps prochain, la perspective de totaliser 15 ans à la tête de l’instance.

Les élections se tiennent tous les quatre ans, lors du Congrès qui suit chaque Coupe du monde masculine. Celles de 2019 et 2023 n’ont même pas nécessité de vote formel : Infantino a été réélu par acclamation, sans opposition. Pour retrouver une véritable élection démocratique à la FIFA, il faut remonter à 2016, lorsqu’il avait devancé quatre autres candidats — dont Sheikh Salman Bin Ibrahim Al Khalifa, aujourd’hui vice-président de la FIFA — lors d’un Congrès extraordinaire à Zurich.

Comment fonctionne concrètement l’élection

Le processus électoral s’étale en réalité sur une année complète, d’un Congrès à l’autre. Pour se présenter, un candidat doit avoir « joué un rôle actif dans le football associatif » pendant deux des cinq années précédentes, réussir un contrôle d’éligibilité mené par une commission de la FIFA, et surtout obtenir le soutien déclaré d’au moins cinq associations membres avant la date limite — fixée cette année au 18 novembre.

Chaque association ne peut soutenir qu’un seul candidat, un détail qui prend tout son sens depuis le retrait symbolique de soutien à Infantino annoncé ces derniers jours par plusieurs fédérations, dont le pays de Galles et l’Angleterre. Une défection d’autant plus marquante que le président affirmait, en début d’année, avoir reçu des promesses de soutien de 200 des 211 nations membres.

Obtenir le soutien de cinq associations suffit pour officiellement entrer dans la course. Mais pour espérer réellement l’emporter face à Infantino, il en faudra beaucoup plus. Les statuts de la FIFA exigent une majorité simple, supérieure à 50 %, lorsque deux candidats s’affrontent — soit 106 voix sur les 211 associations. Chaque vote pèse le même poids, qu’il vienne de l’Espagne ou des Seychelles, de l’Argentine ou d’Aruba.

Trois confédérations qui pourraient faire vaciller Infantino

Le soutien systématique accordé aux petites nations a longtemps constitué le socle de la popularité d’Infantino. Mais la fronde venue de trois confédérations change la donne. L’UEFA, qui représente 55 voix, a officiellement retiré sa confiance. L’AFC (confédération asiatique, 46 voix) et la Concacaf (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes, 35 voix) se sont elles aussi montrées critiques envers le projet de cession désormais abandonné.

Additionnées, ces trois confédérations représentent largement de quoi faire tomber Infantino sur le papier. Rien ne garantit cependant un vote uniforme au sein de chacune d’entre elles. Le Qatar, pourtant membre de l’AFC, a affirmé ces derniers jours soutenir pleinement le président sortant. L’élection FIFA se déroule à bulletin secret, sans logique de vote de bloc — Sheikh Salman en avait fait l’expérience amère en 2016, en ne recueillant que 88 voix alors qu’il bénéficiait, en théorie, du soutien de plus de 100 associations issues des confédérations asiatique et africaine.

Qui pourrait sérieusement défier Infantino ?

Selon les informations de The Athletic, le président de la Concacaf, Victor Montagliani, envisagerait très sérieusement de se lancer dans la course — ce qui constituerait le premier véritable défi à l’autorité d’Infantino depuis plus d’une décennie. D’autres noms ont circulé, notamment celui de Nasser Al Khelaifi, président du PSG, poussé en coulisses par l’UEFA selon certaines sources ; l’intéressé aurait toutefois fait savoir qu’il n’avait « aucun intérêt » pour le poste.

Le calendrier joue contre les éventuels prétendants : il ne reste que 16 semaines avant la date limite de dépôt des candidatures. Si plus de deux candidats se présentent, une majorité des deux tiers sera nécessaire dès le premier tour, avec des tours supplémentaires jusqu’à ce qu’un candidat se dégage clairement — un scénario qu’Infantino avait déjà connu en 2016, où il avait fallu deux tours avant que ses 115 voix ne lui assurent la victoire.

Vers un possible vote de défiance avant même l’élection

L’élection était initialement prévue le 18 mars 2027 au Maroc, un choix hautement symbolique pour un pays qui ambitionne d’accueillir la finale du Mondial 2030 face au co-organisateur et tenant du titre, l’Espagne. Ce choix reflétait aussi la solidité du soutien dont bénéficie traditionnellement Infantino auprès de la CAF, la confédération africaine.

Mais ce calendrier pourrait être bousculé bien avant mars 2027. Un Congrès extraordinaire de la FIFA peut être convoqué dans deux cas de figure : si une majorité des 37 membres du Conseil perd confiance dans la direction actuelle, ou si un cinquième des associations membres en fait la demande — un seuil que l’UEFA, à elle seule, a largement les moyens d’atteindre. Un tel scénario ouvrirait la voie à un véritable vote de défiance contre le président en exercice, bien avant l’échéance électorale initialement prévue.

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Marchés publics : Jusqu’à 3 milliards FCFA de chiffre d’affaires exigés aux PME pour accéder aux marchés PROLOG

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Marchés publics : Jusqu’à 3 milliards FCFA de chiffre d’affaires exigés aux PME pour accéder aux marchés PROLOG
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Le projet Prolog, doté d’un financement de 300 millions de dollars, soit environ 189 milliards de FCFA, a lancé un appel général à manifestation d’intérêt en vue de constituer une liste restreinte d’entreprises appelées à réaliser des infrastructures dans les régions de l’Adamaoua, de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les futurs marchés portent notamment sur la construction d’écoles, de centres de santé, de réseaux d’adduction d’eau potable, de routes et d’autres ouvrages communautaires. Avant même les appels d’offres, les entreprises doivent franchir une première étape.

Outre les références techniques, elles doivent démontrer une capacité financière conséquente. Le dossier fixe des seuils progressifs selon le montant des travaux. Une entreprise qui ambitionne un marché supérieur à un milliard de FCFA devra justifier d’au moins trois milliards de FCFA de chiffre d’affaires annuel. Le seuil est fixé à deux milliards de FCFA pour les marchés compris entre 500 millions et un milliard de FCFA, à un milliard pour ceux compris entre 250 et 500 millions de FCFA et à 500 millions de FCFA pour les marchés inférieurs à 250 millions.

Les candidats devront également prouver leur capacité à mobiliser des financements, à travers leurs fonds propres, des lignes de crédit ou des prêts bancaires. À ces exigences s’ajoutent des références similaires, des équipes qualifiées, des dispositifs de gestion environnementale, sociale et sécuritaire ainsi que des engagements en matière de lutte contre la fraude et la corruption.

DES CRITÈRES EN DÉCALAGE AVEC LE PROFIL DES PME

Ces exigences interviennent dans un contexte où les PME dominent largement le paysage entrepreneurial camerounais. Selon les statistiques 2025 du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, le Cameroun compte 472 208 PME, soit 83,1 % des entreprises formelles. Les très petites entreprises représentent à elles seules 68,2 % des créations enregistrées en 2025, tandis que les moyennes entreprises demeurent peu nombreuses.

Dans ces conditions, les critères financiers fixés par Prolog pourraient limiter l’accès direct d’une partie des entreprises nationales aux marchés les plus importants. Beaucoup disposent des compétences techniques requises, mais peinent encore à atteindre les niveaux de chiffre d’affaires ou les capacités de financement exigés. Le constat rejoint celui du Minpmeesa. Malgré leur poids dans l’économie, les PME contribuent encore modestement à la transformation structurelle du pays.

Le ministère fait du changement d’échelle de ces entreprises l’une de ses priorités, à travers un meilleur accès au financement, un accompagnement technique et le renforcement de leur compétitivité.

LA SOUS-TRAITANCE OUVRE UNE AUTRE PERSPECTIVE

Toutes les PME ne sont cependant pas condamnées à rester à l’écart des marchés Prolog. L’adoption de la loi n° 2025/010 du 15 juillet 2025 portant régime de la sous-traitance au Cameroun introduit de nouveaux mécanismes destinés à renforcer leur participation aux grands projets. Le texte réserve l’activité de sous-traitance aux PME camerounaises dont au moins 51 % du capital est détenu par des nationaux et dont le siège social est établi au Cameroun.

Cette disposition vise à favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur nationales et à soutenir la montée en compétences du tissu productif local. La réforme instaure également une obligation pour les entreprises adjudicataires des grands marchés. Elles devront réserver au moins 40 % de la valeur des contrats à la sous-traitance au profit des PME camerounaises. Le législateur entend ainsi favoriser un meilleur partage de la valeur créée par les grands projets et accélérer le transfert de compétences vers les entreprises locales.

La loi apporte aussi une réponse aux difficultés de trésorerie auxquelles les PME sont régulièrement confrontées. Elle impose à l’entreprise principale de verser un acompte de 30 % avant le démarrage des prestations. Le paiement du solde doit intervenir au plus tard 90 jours après la livraison. Ces dispositions visent à limiter les tensions de trésorerie provoquées par les retards de paiement, souvent considérés comme l’un des principaux freins au développement des petites entreprises.

ENTRE EXIGENCES DE PERFORMANCE ET PRÉFÉRENCE NATIONALE

L’appel à manifestation d’intérêt de Prolog illustre ainsi les deux dynamiques qui traversent aujourd’hui la commande publique camerounaise. D’un côté, les bailleurs de fonds et les maîtres d’ouvrage exigent des entreprises présentant des garanties financières suffisantes pour assurer la bonne exécution de projets de grande envergure. De l’autre, l’État cherche à renforcer la place des PME nationales dans les grands investissements publics à travers la nouvelle loi sur la sous-traitance et les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

Pour de nombreuses PME, l’accès direct aux marchés PROLOG restera probablement hors de portée. En revanche, les nouvelles règles sur la sous-traitance pourraient leur permettre de participer à leur réalisation. Leur efficacité dépendra désormais de l’application effective des quotas prévus par la loi et de la capacité des entreprises titulaires des marchés à associer durablement les PME camerounaises aux grands chantiers publics.

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