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Gilles Jacob Lellouche, le touche-à-tout de La Goulette

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Gilles Jacob Lellouche, le touche-à-tout de La Goulette
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CES JUIFS TUNISIENS QUI ONT MARQUÉ L’HISTOIRE DE LEUR PAYS 4/4 –Dans la banlieue nord de Tunis, et en particulier à La Goulette, où il est né en 1959, Gilles Jacob Lellouche était connu comme le loup blanc. Dans sa famille, pourtant, la vedette fut d’abord son frère aîné, Sydney, champion de volley-ball et coqueluche de son quartier dans les années 1960- 1970. Jacob, lui, était le petit dernier. Mais c’est bien à lui, ainsi qu’à Lily, sa mère, que le réalisateur Karim Belhaj s’apprête à rendre hommage dans un film qui sera bientôt sur les écrans et dont le titre, La Question juive en Tunisie, fait écho à celui d’un article de Karl Marx, publié en 1844.

Cuisine judéo-arabe

Pour comprendre cet intérêt, retour sur le parcours de celui qui fut, entre autres, le chef cuisinier fétiche de La Goulette. Jacob suit toute sa scolarité dans la capitale, à l’école Carthage Byrsa, puis au lycée Carnot. Après un baccalauréat venu couronner des études secondaires au cours desquelles il a accumulé plus de « potes » que de bonnes notes, Jacob vit son premier choc culturel lorsqu’il s’installe à Paris. Ses sœurs, elles, ont fait leur alyah: elles sont parties s’installer en Israël.


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En France, malgré un grand amour, un mariage et deux magnifiques enfants, Jacob ne parvient pas à dissiper son malaise : il est brillant, déborde de projets, mais en réalise peu. Il a soif de réussite, et Paris ne lui déroule pas le tapis rouge.

Gilles Jacob Lellouche, premier juif en lice pour une Tunisie plurielle

Avec sa moustache qui frise et son regard taquin, le Tunisois possède pourtant une tchatche impressionnante, propre à séduire les interlocuteurs les plus rétifs. Elle lui permet d’enjoliver la réalité, de s’arranger avec les contrariétés, et de toujours tirer son épingle du jeu. Son extravagance et ses gestes théâtraux participent à son art du récit et à sa manière de convaincre du bien-fondé d’idées saugrenues. Comme cette trouvaille, qui consiste à commercialiser à un prix prohibitif trois gouttes de fleur d’oranger dans une éprouvette sous l’étiquette « L’air du pays » . Un coup marketing qui trouva un financeur… mais peu de clients.

À la fin des années 1990, Jacob est de retour à Tunis. Là encore, il se compose un personnage : celui du grand gaillard à la marinière, qui a la nostalgie de La Goulette. Un retour au bercail et dans le giron de Lily, la matriarche aux yeux immenses, qui en a vu de toutes les couleurs depuis sa naissance en Libye.

À la mort de son époux, qui était boucher, Lily aurait pu prétendre à une retraite tranquille, mais elle a continué à travailler en cuisine, au restaurant Les Jasmins, que tient Patrick Sebag. Cet établissement, qui a remis La Goulette à la mode, est longtemps resté un pilier des nuits tunisoises jusqu’à ce qu’il soit rattrapé par des problèmes de gestion, en 2023. Des difficultés aggravées par une interview, accordée en 2005 à un média israélien, dans laquelle Patrick Sebag disait envisager « de déménager en Israël ».


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La révolution tunisienne de 2011

Jacob, lui, comprend rapidement que la conjoncture se prête à la nostalgie. Il sait que les Tunisiens sont friands de cuisine judéo-arabe. Or, celle-ci n’est plus servie dans les restaurants. Le contexte politique est à l’ouverture à la communauté juive et, malgré l’attentat contre la synagogue de la Ghriba, en 2002, les indicateurs sont au beau fixe. Il ouvre donc son restaurant, Mamie Lily. Le concept est simple : ce sera « comme à la maison ». Une villa coloniale flanquée d’un jardin exubérant, au cœur de La Goulette, sera le décor rêvé pour l’enseigne, qui attire rapidement le tout-Tunis.

L’adresse conviviale, où officient mère et fils, devient le repère préféré des grandes tablées de copains, et, aussi, de tous ceux qui veulent que la gastronomie tunisienne se renouvelle et sorte des sentiers battus. Si les privilégiés passent par la cuisine pour saluer Lily avant d’accéder à la salle, rares sont ceux qui savent que les spécialités qu’ils dégustent sont congelées, puis passées au micro-onde à la demande. « Un truc de restaurateur », pensent les avertis, devenus des amis indulgents.


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Jacob réussit en quelque sorte là où la diplomatie a échoué. Dans un joyeux désordre, il reçoit aussi bien les membres de l’éphémère Bureau d’intérêt israélien qu’un tout-Tunis en quête de l’insouciant communautarisme que décrit Férid Boughedir dans son film Un été à La Goulette. Avec sa faconde, le chef excelle à donner l’illusion d’un « vivre ensemble » simple, amical, bon enfant. Au fil du temps, le restaurateur, qui se pique de création artistique, lance « Les sales gosses », une marque de produits d’artisanat de son cru fabriqués par des marginaux. Lily n’apprécie pas ces jeunes, qu’elle considère comme des petites frappes opportunistes et source de problèmes. Certains amis non plus. Ils prennent leurs distances.

René Trabelsi, le directeur général de Royal First Travel, a été nommé le 13 novembre 2018 à la tête du ministère du Tourisme. © Vincent Fournier/JA

Tunisie : la nomination d’un ministre juif, René Trabelsi, suscite fantasmes et polémiques

« Je considérais Jacob comme un frère, mais je me suis rendue compte qu’il mentait impunément », assure l’une de ses intimes, qui s’est éloignée en découvrant qu’il s’était dangereusement rapproché, en 2007, du puissant Imed Trabelsi, neveu de l’épouse du président Zine el-Abidine Ben Ali, qui a mis La Goulette en coupe réglée et règne sur toutes sortes de trafics.

Après la révolution de 2011, Jacob Lellouche occulte soigneusement cette relation. Il est alors candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) à l’Assemblée constituante – le premier et le seul Tunisien de confession juive à se présenter à la députation, notera-t-on à l’époque.

Il ne sera pas élu. Cela n’empêchera pas ce touche-à-tout, qui a publié plusieurs livres sur la cuisine judéo-arabe, de continuer à brasser des projets, en particulier celui d’un musée de la mémoire juive pour lequel il crée une association, Dar El Dhekra (Maison de la mémoire), installée au-dessus de son restaurant. L’initiative, louable, ne s’accompagne d’aucun travail historique digne de ce nom.

La révolution de 2011 et les années suivantes ne sont pas propices aux affaires. Le contexte change. Les islamistes et de nouvelles tendances politiques apparaissent sans que Jacob y trouve ses marques. Celui qui s’appropriait l’air du « J’habite seul avec maman », de Charles Aznavour, doit se faire une raison : Lily vieillit, et l’envie n’y est plus.

Jacob se résout à vendre le restaurant, tout en annonçant sur les réseaux sociaux que cette fermeture est due… à des menaces terroristes. Une pure invention, il finira par le reconnaître, mais ce nouveau mensonge le coupe de son dernier carré d’amis fidèles. Dans une ultime tentative de rebondir, il s’installe à La Marsa, où il crée, pour le café Le Saf-Saf, la ftira loca, une variante du beignet traditionnel. Ce sera sa dernière trouvaille : Gilles Jacob Lellouche est mort le 29 mars 2023, des suites d’un accident vasculaire cérébral.

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« T’es nul, t’as les pieds carrés » : Didier Deschamps avait été sévèrement recadré par Jean Tigana à l’OM

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Avant de devenir l’un des entraîneurs les plus titrés du football français, Didier Deschamps a lui aussi connu des débuts difficiles. En 1989, alors qu’il découvrait l’Olympique de Marseille à seulement 20 ans, le futur champion du monde aurait essuyé une remarque particulièrement cinglante de Jean Tigana, selon une anecdote rapportée dans un ouvrage consacré aux perles du football.

Aujourd’hui associé aux plus grands succès des Bleus, Didier Deschamps n’a pas toujours bénéficié du même respect dans les vestiaires. Au début de sa carrière, le milieu de terrain devait encore faire ses preuves face à des coéquipiers beaucoup plus expérimentés.

C’est dans ce contexte qu’une anecdote impliquant Jean Tigana, ancienne figure de l’équipe de France, a refait surface. Rapportée par le magazine Parlons Basket, elle raconte un échange particulièrement brutal entre les deux joueurs à l’époque où ils évoluaient ensemble à Marseille.

Jean Tigana aurait sèchement recadré Didier Deschamps à l’OM

Nous sommes en 1989. Didier Deschamps, alors âgé de 20 ans, découvre l’Olympique de Marseille et doit s’imposer dans un effectif ambitieux, où plusieurs joueurs possèdent déjà une solide expérience du haut niveau.

Parmi eux figure Jean Tigana. Ancien international français et membre du célèbre « carré magique » du milieu de terrain des Bleus, aux côtés de Michel Platini, Alain Giresse et Luis Fernandez, le joueur ne passait pas pour un coéquipier particulièrement tendre lorsqu’il s’agissait de recadrer ses partenaires.

Selon l’anecdote reprise par Parlons Basket, Tigana aurait adressé au jeune Deschamps cette remarque particulièrement virulente au cours d’un match :

« T’es nul, t’es une merde et t’as les pieds carrés. Qu’est-ce que tu fous là ? »

Cette phrase est rapportée dans l’ouvrage 300 perles de foot cultissimes. Faute de témoignage direct supplémentaire dans le récit disponible, elle doit toutefois être considérée comme une anecdote rapportée, et non comme une déclaration dont les circonstances exactes seraient établies indépendamment.

De cette période à la gloire mondiale, Deschamps a changé de dimension

Les années suivantes ont donné une tout autre portée à la carrière de Didier Deschamps. Le milieu de terrain s’est progressivement imposé au plus haut niveau, jusqu’à devenir l’un des cadres de l’équipe de France.

Capitaine des Bleus lors de la Coupe du monde 1998 remportée à domicile, il a également conduit la sélection au titre européen en 2000. Deux succès majeurs qui ont définitivement inscrit son nom dans l’histoire du football français.

Sa carrière d’entraîneur a ensuite prolongé cette réussite. Nommé sélectionneur en 2012, Deschamps a conduit la France au sacre mondial en Russie en 2018. Les Bleus ont également atteint la finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar, avant de poursuivre leur parcours international sous sa direction.

Après la Coupe du monde 2026, son mandat de sélectionneur s’est achevé, mettant fin à quatorze années à la tête de la sélection française.

La petite pique de Deschamps à Tigana au sujet du vin

Malgré les années écoulées, une autre déclaration de Didier Deschamps a entretenu l’intérêt autour de sa relation avec Jean Tigana. Interrogé par RMC au sujet de son ancien coéquipier, le sélectionneur avait évoqué avec ironie leur proximité géographique dans le sud de la France.

« Je sais qu’il est à Cassis, mais je ne l’ai jamais vu. On ne doit pas avoir les mêmes horaires. Et puis je ne bois pas de vin ! »

La remarque faisait référence à l’activité viticole de Jean Tigana, installé dans la région de Cassis. Sur un ton humoristique, Deschamps laissait entendre que les deux anciens partenaires ne se croisaient guère malgré leur proximité.

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Cameroun : l’Interprofession avicole conteste les résultats d’une étude sur les poulets et les œufs

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Cameroun : l’Interprofession avicole conteste les résultats d’une étude sur les poulets et les œufs
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Une polémique enfle sur la filière avicole au Cameroun. Elle fait suite à une étude publiée le 16 septembre dernier, affirmant avoir détecté des métaux lourds et d’autres agents jugés dangereux dans des poulets et des œufs produits au Cameroun. Dans un communiqué rendu public le 6 octobre 2026 à Yaoundé, le président de l’Interprofession avicole du Cameroun (IPAVIC) conteste les résultats de cette étude et l’opportunité de sa publication.

Pour l’interprofession, ces conclusions méritent d’être examinées avec prudence avant d’être généralisées à l’ensemble de la production nationale. Le document à l’origine de la controverse porte, selon le communiqué, sur 48 poulets et 180 œufs. Un échantillon que les professionnels invitent à mettre en perspective avec l’ampleur de la filière camerounaise.

L’IPAVIC souhaite donc que la question de la qualité des produits avicoles soit abordée sur la base d’éléments scientifiques suffisamment solides pour apprécier la situation de l’ensemble de la filière, plutôt qu’à partir de résultats dont la portée serait, selon elle, difficile à généraliser.

Derrière la réaction de l’IPAVIC se joue donc la défense d’un secteur devenu stratégique pour l’alimentation des ménages et l’activité économique. L’Interprofession rappelle que la production avicole serait passée de 68 millions de poulets en 2011 à 101 millions en 2020. Cette progression est présentée comme le résultat des investissements consentis par les entrepreneurs camerounais et comme un pas vers une plus grande autonomie du pays en matière de production avicole.

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Dans ce contexte, l’interprofession redoute qu’une communication alarmiste sur la qualité des produits locaux ne fragilise la confiance des consommateurs, alors que les producteurs se préparent à une période particulièrement importante pour leurs activités.

La période de publication de cette étude n’est pas anodine, de l’avis de l’IPAVIC. À l’approche des fêtes de fin d’année, la consommation de poulets et d’œufs connaît traditionnellement une hausse. Pour les aviculteurs, un recul de la demande aurait des conséquences directes sur les exploitations, les emplois et les revenus générés par toute la chaîne de production.

L’IPAVIC se pose donc plusieurs questions sur les effets de la médiatisation de cette étude, notamment sur les éventuels bénéficiaires d’une perte de confiance des consommateurs dans les produits avicoles camerounais et sur les intérêts qui pourraient être servis par un éventuel recul de la production locale.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Ces interrogations relèvent, à ce stade, du questionnement des professionnels. Le communiqué de l’IPAVIC ne fournit toutefois pas d’éléments permettant d’attribuer la publication ou la médiatisation de l’étude à un acteur cherchant délibérément à affaiblir la filière.

Au-delà de la controverse, l’enjeu reste celui de la confiance. Entre les producteurs qui défendent leurs investissements, les consommateurs qui veulent être rassurés sur ce qu’ils mettent dans leurs assiettes et les chercheurs appelés à documenter les risques sanitaires, le débat appelle surtout des données vérifiables et représentatives.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 06/10/2026

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SAFINUM 2026 : le compte à rebours est lancé pour la finance numérique au Cameroun

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SAFINUM 2026 : le compte à rebours est lancé pour la finance numérique au Cameroun
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Le Comité national économique et financier prépare la deuxième étape de la transformation numérique des services financiers, avec un salon annoncé du 26 au 28 novembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé.

Le compte à rebours est officiellement lancé. Le 7 octobre 2026, le Palais des Congrès de Yaoundé a accueilli, dans la salle A, la cérémonie de lancement du compte à rebours du Salon de la finance numérique (SAFINUM) 2026. La cérémonie a été ponctuée par les mots de bienvenue du directeur général du Palais des Congrès de Yaoundé, suivis de l’intervention du représentant du secrétaire général du Comité national économique et financier (CNEF), maître d’œuvre de l’événement. Le CNEF a ensuite présenté la vision et les articulations du SAFINUM 2026. Le cabinet B C a exposé les opportunités de partenariat et de sponsoring, avant les interventions des sponsors Huawei, Wave et Afriland First Bank, puis une session de questions-réponses avec la presse. À sept semaines de ce rendez-vous, les préparatifs s’accélèrent pour cet événement consacré aux mutations technologiques du secteur financier et aux opportunités qu’elles ouvrent pour les entreprises, les institutions et les usagers au Cameroun.

Prévu du 26 au 28 novembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, le salon est organisé par le Comité national économique et financier du Cameroun (CNEF). Son ambition est de contribuer à l’accélération de la transformation numérique du système financier, en favorisant les échanges entre les établissements financiers, les entreprises technologiques, les jeunes pousses innovantes, les investisseurs et les pouvoirs publics.

Le SAFINUM s’inscrit dans la continuité des Journées scientifiques de l’économie numérique organisées les 6 et 7 juin 2024 par le CNEF à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé. Placée sous le thème « Transformation du système financier par les innovations digitales : enjeux et perspectives pour le Cameroun », cette rencontre avait notamment débouché sur une recommandation en faveur de l’élaboration d’un agenda pour accélérer la transformation numérique du secteur financier, assorti d’une feuille de route.

Le salon entend traduire cette orientation en actions concrètes, en rapprochant les acteurs de la finance et de la technologie et en donnant davantage de visibilité aux solutions numériques développées pour les services financiers.

Un marché à structurer autour de l’innovation

Au-delà des échanges professionnels, le SAFINUM 2026 entend contribuer au renforcement de la culture numérique du grand public et à l’amélioration de l’offre de services financiers numériques. Il ambitionne également de s’imposer comme une plateforme annuelle de référence pour les acteurs de la fintech au Cameroun et dans la sous-région.

L’enjeu est de favoriser les conditions d’une meilleure diffusion des innovations financières, en rapprochant les fournisseurs de solutions des établissements de crédit, des établissements de microfinance, des compagnies d’assurances et des établissements de paiement. Les startups, les porteurs de projets, les investisseurs et les sociétés de bourse figurent également parmi les parties prenantes ciblées.

Cette convergence entre finance et technologie constitue le fil conducteur de la programmation annoncée. Le salon prévoit des conférences, sept interventions principales de type keynote, cinq tables rondes, des espaces d’exposition et de démonstration, ainsi que des rencontres professionnelles. Plus de 15 nationalités devraient être représentées parmi les officiels et les participants.

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Les organisateurs annoncent par ailleurs 54 stands destinés à présenter les offres, les innovations et les savoir-faire des différents acteurs. L’objectif est de permettre aux visiteurs de découvrir les solutions disponibles, tandis que les entreprises pourront nouer des contacts avec des partenaires commerciaux, des financeurs et des utilisateurs potentiels.

Les startups au cœur du dispositif

L’une des composantes du SAFINUM 2026 est le Pitch Elevator, un dispositif destiné à faire émerger des projets innovants et à favoriser leur rencontre avec des financeurs potentiels et des entreprises partenaires.

Le processus annoncé prévoit une candidature en ligne, une sélection en trois étapes et la désignation de cinq finalistes. Lors de la finale organisée pendant le salon, chaque candidat disposera de trois minutes pour présenter son projet, avant une séquence de dix minutes de questions-réponses avec le jury.

Le hackathon constitue l’autre volet consacré à l’innovation. Les équipes seront présélectionnées dans les universités, les grandes écoles et les incubateurs à travers le pays. La compétition se déroulera sur les trois jours du salon, selon une progression allant de la conception des idées à la construction des solutions, puis à leur démonstration.

Ces deux dispositifs visent à donner une visibilité aux initiatives locales et à créer des passerelles entre les porteurs de projets, les entreprises et les investisseurs. Leur portée dépendra notamment de la capacité à transformer les présentations en partenariats, en financements et en solutions effectivement déployées.

De la démonstration aux usages

L’exposition doit permettre aux participants de présenter des produits, des services et des solutions technologiques, mais aussi d’en montrer concrètement les usages. Le programme prévoit également des rencontres entre professionnels et visiteurs, avec une dimension de réseautage entre entreprises et acteurs des différents écosystèmes.

Les tables rondes et les interventions d’experts doivent, pour leur part, éclairer les transformations de la finance numérique au Cameroun et dans la sous-région. Elles sont conçues pour confronter les points de vue des décideurs, des professionnels de la finance, des spécialistes des technologies et des innovateurs.

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Le défi consiste désormais à faire de cette mobilisation un levier durable pour l’écosystème financier national. La visibilité accordée aux innovations devra se traduire par une adoption accrue des services numériques, une amélioration de l’offre et une collaboration plus étroite entre les acteurs établis et les nouvelles entreprises technologiques.

Avec le lancement du compte à rebours, le SAFINUM 2026 ouvre ainsi la dernière ligne droite de ses préparatifs. Les 26, 27 et 28 novembre prochains, le Palais des Congrès de Yaoundé doit servir de point de convergence aux acteurs qui entendent prendre part à la transformation numérique de la finance camerounaise.

Par Félicien Ndjock
Défis Actuels du 09/10/2026

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