Dernières actualités
Financement des entreprises : l’affacturage à la rescousse des TPE/PME locales


Un vent nouveau souffle pour les Très petites entreprises (TPE) et Petites et Moyennes entreprises (PME) camerounaises. C’est le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilekin III vient de mettre sur les rails, l’opération de l’affacturage dans le cadre du projet BluPass. C’est une bouée de sauvetage pour les PME et TPE parce que « ces grandes entreprises vont aider les TPE à desserrer les difficultés de solvabilité », a rassuré Achille Bassilekin III. Ce mécanisme encadré par la loi du 23 avril 2014 apporte une solution au besoin en fonds de roulement qui caractérise les types d’entreprises cibles. Pour sa mise en œuvre, le gouvernement a sélectionné neuf entreprises.
L’essentiel de ces entreprises dont le siège social se trouve à Douala, opèrent dans les secteurs de commerce et distribution ; fabrication et commercialisation ; brasseries ; expédition et transport maritime et industrie métallurgique. A savoir : Tradex Cameroun ; Total Cameroun ; Ola Cameroun ; Cimencam ; CIMAF ; Boissons du Cameroun ; Union Bank of Cameroon (UBC) ; CMACGM et l’Aluminium du Cameroun (Alucam). Ces dernières vont en effet identifier les PME prestataires dans leurs structures présentant un profil acceptable qui peuvent bénéficier de l’opération de l’affacturage et dresser une liste de ces PME ayant des factures en attente de paiement et transmettre à la Société camerounaise d’Equipement (SCE).
Pour davantage dynamiser le recours à l’affacturage, le gouvernement a pris l’initiative d’entrer en collaboration avec une société BluPass, le 18 décembre 2023. « À partir du moment où on est capable d’avoir de l’information financière facilement, fiable et qui est comprise par les TPE/PME, et par les partenaires financiers aussi, ça veut dire qu’on est capable de faciliter l’accès de ces entités aux financements », avait expliqué François Xavier Tokpanou, directeur général de Blupass, alors qu’il signait une convention de collaboration avec Achille Bassilekin III.
L’affacturage est un moyen de financement et de recouvrement des créances qui permet à une entreprise appelée « adhérent », d’obtenir un paiement anticipé auprès d’un établissement de crédit, appelé « affactureur », et de sous-traiter la gestion de ces créances par ledit établissement. Ainsi, « la facture qui est due à l’entreprise n’est plus réglée auprès de cette dernière, puisqu’elle a déjà reçu un paiement anticipé de l’établissement de crédit ou « affactureur ». La facture est plutôt réglée, ultérieurement, auprès de l’établissement de crédit qui l’a acheté. Un tel procédé est à la fois un moyen d’externalisation des tâches administratives, d’assurance contre les impayés et de financement à court terme de l’Entreprise, résolvant ainsi le problème habituel de tension de trésorerie », a expliqué le Minpmeesa. Ce service qui permet aux entreprises d’améliorer leur trésorerie ou besoin en fonds de roulement et de réduire les délais de paiement, est rémunéré par une commission de gestion sur le montant des factures.
Réactions
Achille BASSILEKIN III, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa)

« Un nouvel oxygène à nos TPE/PME, pour l’essor de notre écosystème entrepreneurial »
Dans le but de dynamiser davantage le recours à l’affacturage, nous avons pris l’initiative d’entrer en collaboration avec une société qui s’appelle BluPass. Le 18 décembre 2023, dans cette même salle, nous avons signé une convention de collaboration pour explorer des solutions visant justement à alléger les difficultés d’accès au financement, de suivi comptable, de transparence autour des TPE qui représentent, comme vous le savez, 79% de notre écosystème entrepreneurial. Et donc aujourd’hui, avec la Société camerounaise d’équipement (SCE), l’option de l’affacturage a été davantage décuplée et nous voyons à travers les grandes entreprises ici représentées, C’était Total, Alucam, Boisson du Cameroun et bien d’autres grandes entreprises que nous encourageons à travers cette initiative pour qu’elles rejoignent les solutions liées à l’affacturage, pour réduire les délais de paiement, pour desserrer les difficultés parfois de règlement, de raccourcissement des délais d’accès, de solvabilité des très petites entreprises et des PME. Et donc j’ai très bon espoir que cette dynamique qui est aujourd’hui initiée va donner un nouvel oxygène à nos très petites entreprises, à nos PME, pour l’essor de notre écosystème entrepreneurial.
Raïssa WADEM, représentante de la Société camerounaise d’Equipement


« Nous pouvons aujourd’hui financer les PME jusqu’à hauteur de 70% du montant net à payer »
Donc la SCE, c’est un établissement financier agréé par le MINFI et qui est spécialisé dans le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises, principalement le crédit-bail. Donc aujourd’hui nous sommes en train d’élargir notre offre de produits et en partenariat avec le ministère des PME depuis quelques mois et le partenaire technique Blupass dont nous avons lancé SCE Factor. Donc c’est un produit qui est spécialisé, qui est adapté pour la PME et la TPE, dont les petites et moyennes entreprises et les très petites entreprises, et qui va leur permettre de pouvoir disposer de liquidités, on va dire à tout moment, de pouvoir anticiper sur leur tension de trésorerie et de les réduire également. Au niveau de la SCE, nous allons communiquer sur le produit. L’idée aujourd’hui, c’était d’entrer en relation déjà avec les grandes entreprises, parce que c’est un produit qui marche de manière répartit, donc il faut l’intervention de la grande entreprise, de la SCE et de la PME. Donc, après cette étape, nous allons nous adresser à la PME en leur présentant les conditions d’accompagnement qui sont très simples. Donc, nous pouvons aujourd’hui financer les PME jusqu’à hauteur de 70% du montant net à payer des factures qu’elles pourront avoir auprès de leurs grandes entreprises et donc sur une durée de trois mois renouvelables. C’est les principales caractéristiques du projet.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.newsducamer.com
Dernières actualités
Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.
Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.
DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS
Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.
Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.
Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.
Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.
Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.
L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.
Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».
Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.
Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.
Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.
« République en pilotage automatique »
Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».
Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…
Sur le même sujet
Séjour de Paul Biya : la leçon constitutionnelle de Fame Ndongo
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales4 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé















