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Cameroun | Alerte sur l’incidence économique et politique du ” Cni Struggle”

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Cameroun | Alerte sur l’incidence économique et politique du ” Cni Struggle”
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Avec Célestin Bedzigui

La question de la délivrance de la carte nationale d’identité s’est muée en nième acte de la tragédie économique et financière camerounaise. Certains y voient même une scène suivant les précédentes qui auront été les scandales du Cangate, du COVIDgate, du Glencoregate dont aucun n’a donné lieu ni à ouverture d’une information judiciaire, ni initiation d’ une enquête parlementaire.

A vrai problème, fausse solution: le choix du pire

Pour résoudre le problème de la délivrance de la Carte Nationale d’ Identité au Cameroun ,la solution aurait été de rechercher les causes et les remèdes au fait qu’ en ce moment, les cartes de Cni sont établies et entassées dans les Commissariats. Ce n’ est donc pas dans la mise en place d’ un système faisant intervenir un ” prestataire” etranger que le “Cni struggle” sera résolu.

Il importait plutôt que fût effectué un audit organisationnel pour comprendre et apporter des solutions aux dysfonctionnements du système actuel, un audit qui ne coûterait pas plus de…200 millions F sur les dix régions en recourant à une expertise endogène et domestique. C’était la voie pour une résolution administrative de cette si agaçante défaillance de l’ État.

En lieux et places de cette solution simple et pragmatique, le régime a fait le choix du pire. Les dispositions de l’ Ordonnance no 2024/001 du 20 juin 2024 prise par le Président de la République en modification du Budget 2024 avait pour véritable raison de donner un habillage légal à ce qui se révèle être une opération aux fondements financiers suspects et questionnables.
Dans ses dispositions relatives aux timbres sur les Cartes Nationales et les passeports nationaux, l’ article 37 ( ter) portant sur la répartition de ces recettes fiscales produites par la délivrance de ces documents, au delà de leur prix absolument aberrant, 10 000Fcfa pour la carte d’ identité et 110 000 Fcfa pour les passeports, cette loi révèle un partage léonin en faveur du soit- disant prestataire, une indication ou un indice de collusion dans une opération d’extorsion d’argent aux citoyens au profit de une nébuleuse ou serait associés certaines administrations et des prédateurs étrangers.

Cette opération instaure une rente viagère qui favorisera un enrichissement sans cause de ces” prestataires ” véritables vautours et charognards des carcasses qu’ ils voient en nos pays avec la complicité de certains de nos concitoyens.

Jugez en par les chiffres édictés dans Article 37 ( ter): Les recettes issues de la délivrance des titres identitaires et de la délivrance des passeports sont réparties ainsi qu’ il suit:
-pour le droit de timbre de 10 000 Fcfa sur la Cni, l’administration ( maître d’ouvrage) ne percoit que 10%, tandis que le ” prestataire” perçoit 90%.
-pour le droit de timbre de 110 000 F sur passeport, l’ administration ( maître d’ouvrage) ne perçoit 6, 36%, le Trésor Public reçoit 6,36% et tandis que le prestataire perçoit 82,40%. Dans quel enfer cet ordre gouvernant plonge – t-il ce peuple qui pourtant lui a tout donné, le temps, sa confiance, sa soumission? Ne frisons nous pas par une telle ignominie, la trahison du peuple qui à tous les droits de se relever et dire NON?

Dans la pratique des affaires dans lesquelles nous sommes immergés depuis plus de quarante ans, la rémunération des “prestataires” dont ce type d’ activités vont du courtage à l’assistance technique et se situe dans la fourchette de 2 à 10%. La générosité suspecte observée ici qui attribue de 82 jusqu”a 90% de la valeur du timbre comme prime du prestataire ne peut que nourrir de graves soupçons voire être là preuve de rétro-commissions.

Avant de faire une estimation du coût de cette opération pour notre pays, on ne saurait ne pas relever le fait inacceptable de voir ainsi les populations être assujetties à ce qui en réalité une taxe de surcroît d’un montant excessif pour avoir une carte nationale d’identité alors que comme l’ acte de naissance, elle est l’un des symboles de gratification de la nationalité. Utiliser ce biais pour consacrer un enrichissement de certains est tout simplement immoral.
Cette pratique est en totale contradiction avec ce qui s’ observe dans la plupart d’autres pays où, comme au Gabon, la Cni est obtenue et gratuite.

Faut-il dépouiller à ce point le Peuple ?

Avec cette nouvelle loi, les citoyens sont sous la coupe d’ un partage léonin comme signalé plus haut en faveur d’ un “prestataire” qui n’est en réalité que l’ arbre qui cache la forêt d’ une prédation systémique dans configuration de coaction criminelle.

Le caractère criminel ressort crûment quand on fait une évaluation de ce qu’empocheront les acteurs de cette tragédie. En retenant l’hypothèse basse d’une production annuelle de 2 millions de cartes nationales d’identité auquel seraient ajoutés 10 mille passeports, le pactole qui sera perçu par ce ou ces ” prestataires” est, d’après nos estimations, estimé à 500 milliards F en 10 ans, soit le coût en ligne droite d’ une autoroute de quatre voies Yaoundé – Ngaoundere. Dans le modèle mis en en place, l’ administration camerounaise est ravalée au rang de simple collecteur de recettes fiscales pour alimenter les gains faramineux de ces soit disant “prestataires” et leurs accointances locales.

Le caractère aggravant ici est que la technologie utilisée par ce ou ces prestataires est sommaire et proche de la fabrication des cartes de visite plastifiées obtenues dans les secrétariats de nos quartiers à 100 Cfa l’ unité. Cette technologie peut être fournie par de jeunes camerounais formés en génie logiciel et en infographie. De plus, le coût de la technostructure nécessaire à son déploiement dans dix regions du pays ne peux excéder 5 milliards Fcfa.

Nous nous retrouvons ainsi dans une situation où un investissement de 5 milliards Fcfa va permettre que nos populations soient spoliés 1000 milliards Fcfa en 20 ans… Y a-t-il pire ???

Dénoncer la fausse vantardise

L’ Ordonnance est la partition écrite par le Président de la République. L’ orchestration a été assurée par l’ Assemblée Nationale qui a voté cette loi, elle dont la mission est de s’assurer que les intérêts du Peuple sont saufs. Tout ce processus interrogent sur ce qui restent des valeur et de l’éthique républicaine dans notre pays. La vantardise de la promesse de produire la Cni en 48H est en réalité la feuille de vigne qui veut cacher ce qui pourrait n’être qu’un crime si cette machine infernale n’ est pas arrêté par celui là qui en a encore le pouvoir et l’autorité, qui nous voulons le croire a été trompé.

Touchons du bois que la présente interpellation atteignent ses oreilles et qu’il épargne à notre peuple cette nouvelle forme d’esclavage moderne.

Célestin Bedzigui
Élu local
Président du PAL- Parti de l’ Alliance Libérale.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun, Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet. Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025, Adelphe Wenceslas Evaga prend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey, Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri, Adelphe Wenceslas Evaga exerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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