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« L’Agence Française de Développement(AFD) a accompagné 8000 projets productifs au Cameroun »


L’Agence Française de Développement (AFD) vient de signer deux conventions d’un montant de près de 20 milliards de FCFA pour le développement du sport et l’aménagement urbain au Cameroun. Quelle pourrait être la contribution de ces projets au développement durable et à la lutte contre la pauvreté au Cameroun ?
La signature de la convention sur le Sport s’inscrit dans la droite ligne des efforts portés par la France pour faire du sport un levier de développement et d’inclusion sur le continent africain ; projet dans lequel s’inscrit SPORCAP qui fait partie des nouvelles priorités sportives autour de 2 axes (i) Le développement d’infrastructures sportives de proximité et (ii) le renforcement des capacités des acteurs sportifs. Ce projet répond à la stratégie Sport & Développement de l’AFD qui encourage l’intégration de composantes sport dans les projets de développement urbain ou de formation. Le projet est également aligné avec la stratégie « Villes durables » de l’AFD : (i) en réalisant des équipements sportifs de proximité, adaptés aux effets du changement climatique, le projet améliore la qualité de vie des citadins ; (ii) en améliorant le niveau d’infrastructures de villes intermédiaires et en contribuant au développement durable des différents territoires urbains ; et (iii) en renforçant les capacités des villes et des acteurs du sport camerounais. Plus précisément, SPORCAP apporte des réponses aux enjeux de vulnérabilité, en prenant en compte les enjeux d’adaptation dans les aménagements : (i) la réduction de la vulnérabilité au risque d’inondations via le rehaussement des plateformes sportives par des terrassements et la mise en place de drains d’évacuation des eaux pluviales lors de l’aménagement des terrains ainsi que la préservation des espaces naturels/nus aux abords des équipements sportifs pour faciliter l’infiltration des eaux, (ii) la végétalisation des espaces dans et aux abords des sites sportifs pour prévenir les îlots de chaleur, (iii) une conception bioclimatique des bâtis (vestiaires, salles de stockage, etc.) pour améliorer le confort thermique, et, lorsque ce sera possible, des structures recouvrant tout ou partie des terrains (toitures ou auvents à partir de matériaux locaux adaptés aux conditions climatiques) permettant la pratique sportive, lors de vagues de chaleur ou en période de pluie, (iv) la préservation des ressources en eaux. SPORCAP contribue également à la cohésion sociale et la réduction des déséquilibres sociaux et territoriaux en investissant davantage dans les capitales régionales, dont deux (Bertoua et Garoua) situées dans des régions plus pauvres que la moyenne nationale. L’aménagement d’équipements sportifs de proximité et l’accompagnement des acteurs locaux contribuent également à renforcer et promouvoir l’identité et la cohésion sociale des villes, en particulier à Bamenda. Par ailleurs, le développement d’équipements sportifs participe à la structuration sociale des quartiers et génère d’importants impacts sociaux, notamment pour la jeunesse qui est directement visée par le projet. La pratique sportive, en tant que vecteur de lien social, permet d’apporter une forme d’enseignement et de transmission de compétences et valeurs, notamment auprès des jeunes déscolarisés ou en situation de difficulté. Ces compétences et valeurs serviront ensuite aux jeunes dans le milieu professionnel et contribueront à leur insertion. Les travaux engendrés par les opérations génèreront des opportunités de contrats pour les entreprises locales de la construction/supervision de chantier et des emplois locaux. Les inégalités sociales et professionnelles seront réduites et différents milieux sociaux, économiques, ethniques, religieux et culturels pourront se rencontrer dans le cadre de la pratique sportive. Pour conclure, le sport est un espace de vie, d’échange, d’émancipation et de développement personnel. Il permet la création de relations sociales et de réseaux de soutien. Au-delà de favoriser l’inclusion sociale de tou.te.s, il donne la possibilité aux populations les plus vulnérables de se développer physiquement, mentalement et socialement. Populaires, les infrastructures sportives contribuent à tisser les liens dans les quartiers concernés. Facteur d’identification positive et de désenclavement, elles participent au maintien des populations dans les quartiers et à leur engagement dans la vie collective, sociale et économique.
Au 21 mai 2024, 50 conventions ont été signées entre le Cameroun et l’AFD, représentant un montant global de près de 930 milliards de FCFA, destinées à la réalisation de projets de développement. Dans quels domaines l’AFD a-t-elle eu le plus d’impact ces dernières années ?
Notre bilan d’activité indique qu’au 31/12/2023 nous avons un encours de 721 milliards de FCFA. En 2023, les secteurs impactés par notre activité sont (i) la gouvernance (55%), les infrastructures (21%) et l’agriculture et la sécurité alimentaire (13%). En termes d’outils, plus de 80% de nos engagements se font à travers les Prêt Souverains et le C2D. Pour toute information complémentaire, vous pouvez vous référer à notre bilan d’activité 2023 : Bilan d’activité – Afrique centrale | AFD – Agence Française de Développement (en image ).

Dans un contexte de promotion du « Made in Cameroon » et de la politique d’import-substitution, quelles sont les priorités concrètes et les perspectives de l’Agence Française de Développement au Cameroun aujourd’hui ? Notre intervention dans le secteur agricole est la preuve de l’accompagnement d’une production « Made in Cameroun ». Le projet SECAL, d’un montant de 16 Millions d’euros (plus de 10,498 milliards de FCFA) vise à contribuer durablement à la création d’emplois, à la croissance inclusive et à la sécurité alimentaire à travers l’amélioration de l’environnement des entreprises rurales. Il cible principalement le maïs, une des filières prioritaires de la politique d’import-substitution du gouvernement camerounais, avec une forte demande sur le marché local et international. Les principaux objectifs du projet sont :
Objectif spécifique 1 : Renforcer les capacités du personnel des ministères sectoriels (Minader, Minepia, Minpmeesa) intervenant dans les chaines de valeurs agricoles ;
- Élaborer les démarches et outils d’accompagnement (outils de diagnostic, guide d’élaboration des projets, supports pédagogiques, référentiels de formation, catalogue de service) ;
- Organiser des formations sur des thématiques précises (itinéraires techniques de production, pratiques agro écologiques, techniques de transformation et de conservation, gestion technico-économique de l’entreprise rurale) ;
- Mettre en place des ateliers pédagogiques et sites d’expérimentations (visites d’échanges, journées portes ouvertes communes).
Objectif spécifique 2 : accompagner l’entreprise rurale (EFA, GIC, Coopératives, PME) à produire plus et mieux :
- Réaliser le diagnostic et le plan d’actions de l’entreprise rurale ;
- Accompagner la structuration des entrepreneurs ruraux ;
- Accompagner la mise en œuvre du plan d’action
- Appuyer l’élaboration et la mise en œuvre du projet de l’entreprise.
Objectif spécifique 3 : Faciliter un accès à des services financiers adaptés aux entrepreneurs ruraux :
- Sensibiliser les entreprises rurales sur les services financiers existants dans leur milieu ;
- Renforcer les capacités des entrepreneurs ruraux à l’accès et à l’utilisation des services financiers adaptés à leur besoins et contraintes à travers l’éducation financière ;
- Mettre en relation les EMF/IMF et les clients ;
- Accompagner les entreprises rurales au montage des dossiers de demandes des services financiers ;
- Mettre en place des mécanismes de financements (fonds de prêts d’honneur).
Objectif spécifique 4 : Promouvoir des systèmes alimentaires et nutritionnels résilients :
- Réaliser une étude sur les systèmes alimentaires et nutritionnels avec une attention particulière sur les populations les plus dépendantes à l’insécurité alimentaire ;
- Mettre en œuvre les recommandations de l’étude.
Le programme d’Amélioration de la compétitivité des exploitations familiales agropastorales (ACEFA) a financé, depuis 2015, 391 projets pour une enveloppe globale de 2 195 861 388 FCFA dans la région du Littoral. Pouvez-vous nous faire le point sur les projets financés au niveau national et les difficultés rencontrées dans le cadre de ce programme ?
Pour précision, le montant annoncé de 2,1 milliards de FCFA concerne tout le programme national et ce depuis 2017. L’accompagnement réalisé par le PCP-ACEFA se fait à travers un dispositif de conseil technico-économique et de gestion aux exploitations familiales agricoles. Cet accompagnement va de la structuration, élaboration et maturation des microprojets jusqu’à leur financement, la mise en œuvre et le suivi technico-économique. Environ 2000 des conseillers agro pastoraux dont la majeure partie sont des agents du MINADER et MINEPIA sont sur le terrain sous la coordination de l’Unité de gestion du projet. Au total, le projet a permis de toucher sur l’ensemble du territoire 260 000 exploitations et d’appuyer environ 8 000 projets d’investissements productifs en cumul sur les trois phases. Il faut dire que les secteurs d’intervention du projet concernent aussi bien l’agriculture (céréales ; légumes, fruits, etc), l’élevage (aviculture, ovin, bovin, poisson, etc), la transformation agroalimentaire et la commercialisation des produits agropastoraux. Les difficultés rencontrées ont principalement été d’ordre opérationnel, et notamment l’accès à certaines zones enclavées du pays dès lors que le projet a un maillage national. Sur le plan stratégique, nous pouvons noter l’enjeu de la pérennisation du programme qui se pose étant donné que les ressources C2D sont pratiquement épuisées. Cependant, une étude de faisabilité d’une Agence nationale de conseil agricole (ANCA) a été conduite portant sur la pérennité du conseil agricole (ACEFA)et une restitution a été faite aux acteurs en juin dernier.
Comment l’AFD s’attaque-t-elle aux défis du changement climatique ?
De nos jours, les effets et conséquences du dérèglement climatique sont visibles au niveau global et même local : montée des températures, augmentation des précipitations, montée des océans, multiplication et intensification des incendies des forêts, acidification des océans, inondations, sécheresse/précarité alimentaire, perte de la biodiversité, etc. Le dérèglement climatique étant une problématique mondiale, il est au cœur de la Stratégie globale de l’AFD. C’est pourquoi les interventions de l’AFD doivent contribuer à protéger l’environnement et promouvoir un développement durable. Au Cameroun, en collaboration avec le Gouvernement et les autres bailleurs de fonds, l’AFD finance les projets :
- Qui visent à limiter et à atténuer les conséquences du changement climatique et de la raréfaction des ressources naturelles sur les populations du Septentrion dans un souci de prévention des crises alimentaires et des conflits agro-pastoraux qui peuvent découler d’une surexploitation des territoires et de leurs ressources naturelles. C’est le cas du Projet Cameroun Septentrion vert (CASEVE) financé par une délégation des fonds de l’UE ;
- Qui contribuent à la gestion des déchets dans certaines villes (Villes durables) ;
- Qui promeuvent la protection de la biodiversité, l’appui aux communautés locales, l’adaptation au changement climatique et la limitation des effets anthropiques sur les parcs naturels (Adapt’Action) ;
- Qui concourent à une meilleure gouvernance de l’administration en matière de pilotage de la politique forestière et environnementale au Cameroun. En outre, il faut noter que les projets financés par l’AFD dans tous les secteurs (Agriculture, Infrastructures, Energie, …) sont soumis au préalable à une étude d’impact environnemental et sociale, afin d’identifier les problèmes pouvant être crées par ces projets et trouver les mesures d’atténuation appropriées. L’objectif est de contribuer à un développement durable et inclusif.
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Conseil constitutionnel: Remy Nama pour succéder à Clément Atangana

Le Conseil constitutionnel a un nouveau chef. Le président de la République a jeté son dévolu sur Remy Nama. Le nom du successeur de Clément Atangana a été dévoilé par un décret présidentiel signé ce 16 octobre 2026. Au moment où la dépouille du premier président de l’institution atterri à Yaoundé, en provenance de Paris où le natif du Nyong et So’o a poussé son dernier soupir, Paul le remplace par son voisin de département. Le nouvel homme fort du Conseil constitutionnel est originaire de la Mefou et Akono. Jusqu’ici chargé de mission à la présidence de la République, ce magistrat hors échelle a ete préféré aux autres juristes de la maison dont les noms circulaient déjà, comme Adolphe Minkoa She.
« Ma réaction à chaud, c’est une expression de gratitude à l’endroit du chef de l’État, qui m’a jugé digne d’être nommé au Conseil constitutionnel, qui est, comme vous le savez, une assemblée des sages appelée à réfléchir sur la Constitution. C’est vraiment un sentiment de gratitude et de reconnaissance, et je peux lui dire que la confiance qu’il a placée en moi, je vais tout faire pour la mériter», a réagi le nouveau président du Conseil constitutionnel au micro de PRC TV.
Rémy Nama est donc le 2ème président de cette institution. Clément Atangana en a posé les jalons entre 2018 et 2026. Jusqu’à ce que la mort en décide autrement le 4 octobre dernier. L’homme ne reviendra pas vivant de son évacuation sanitaire en France. La suite de la vie de cette institution suprême en charge des élections au Cameroun se fera avec Rémy Nama aux commandes.
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CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun

Echanges Cameroun-Nigéria : Des exportateurs annoncés
Une délégation de l’Assemblée des exportateurs nigérians sera au Cameroun du 18 au 24 octobre 2026. Ils viennent discuter des opportunités de partenariats entre secteurs privés des deux pays dans les domaines d’import/export des produits agricoles, manufacturés et de service. Il s’agit aussi d’identifier de potentiels distributeurs Camerounais afin de renforcer et faciliter les relations commerciales entre les deux pays et d’explorer les possibilités de joint-ventures dans les domaines de la logistique et de l’industrie.
Assemblées annuelles du FMI : Louis Paul Motaze en Thaïlande
Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances est actuellement à Bangkok en Thaïlande. Il y prend part aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Le Cameroun cherche à conclure un nouveau programme à conclure un nouveau programme avec le FMI, après l’achèvement en juillet 2025 de l’accord couvrant la période 2021-2025. Les discussions en vue d’un nouvel engagement se poursuivent depuis plus d’un an. Dans son communiqué, le Minfi indique que les audiences menées en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent des occasions de dialogue avec des interlocuteurs susceptibles d’éclairer les options de financement du pays.
Intégration régionale : Environ 130 milliards décaissés par la BEAC pour accélérer les décaissements
La Banque de développement des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a levé 222 millions de dollars (environ 130 milliards FCFA) le 13 octobre 2026 lors de sa première émission obligataire sur les marchés internationaux, à échéance octobre 2029. L’Africa Finance Corporation a joué le rôle d’investisseur d’ancrage. Selon africa-news-agency.com, l’opération vise à diversifier ses sources de financement et accélérer les décaissements pour l’intégration régionale, les infrastructures, l’agriculture et l’industrie dans ses six États membres. L’institution est notée Ba3 par Moody’s, avec une perspective stable.
Lutte contre Ebola : Les pays de la Cemac harmonisent une série de protocoles
Les six pays membres de la CEMAC harmonisent leurs plans de prévention de la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo. La réunion s’est tenu le 15 octobre 2026 à Brazzaville. C’est au total, 8 protocoles qui ont été harmonisés et axés, entre autres, sur la surveillance épidémiologique, le suivi et la gestion des contacts, le contrôle aux frontières d’entrée ou encore la communication sur les risques. L’objectif est de prévenir, de détecter tôt et de répondre efficacement, en cas d’apparition de la maladie à virus Ebola dans la communauté.
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Cameroun : La Douane adopte une feuille de route pour maximiser les recettes en 2026

Au cours de la réunion hebdomadaire du Comité de direction, tenue le lundi 5 octobre 2026, le Directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a engagé ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés à maintenir une performance haussière, en vue d’atteindre les objectifs budgétaires et non budgétaires escomptés.
À trois mois de la fin de l’exercice budgétaire 2026, la Direction générale des Douanes a défini une feuille de route stratégique visant à maximiser la collecte des recettes et à surpasser les résultats de 2025. À cette fin, plusieurs propositions d’actions fortes ont émergé de la réunion du Comité de direction.
Il s’agit notamment de l’harmonisation des méthodes de travail et des bases de taxation des marchandises, de la ponctualité et de l’assiduité des personnels des Douanes, de l’anticipation sur les procédures de dédouanement, de la rationalisation de la dépense fiscale induite par l’octroi de certaines facilités douanières, ainsi que du renforcement des contrôles à la détention et à la circulation des marchandises.
Sont également prévus le renforcement de la collaboration avec les opérateurs économiques et les banques, l’amélioration de la mobilisation des recettes spontanées, le traitement diligent des dossiers contentieux, le renforcement de la discipline, le suivi des marchandises à fort potentiel de recettes et le renforcement de la collaboration avec les autres acteurs de la chaîne logistique et du commerce extérieur.
La feuille de route prévoit enfin la facilitation des opérations douanières, l’apurement des dettes dues par les opérateurs économiques, l’organisation des ventes aux enchères publiques des marchandises, la consolidation des acquis de certaines réformes à impact fiscal, la sécurisation des marchandises en transit, l’amélioration de la prise en charge des marchandises à l’importation et à l’exportation, ainsi que l’amélioration de la rentabilité fiscale par conteneur.
Le FMI préconise un resserrement budgétaire
Le Comité de direction s’est ouvert par la restitution de la mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) post-financement au Cameroun, menée du 17 au 30 septembre 2026. Dirigée par Christine Dieterich, cette mission faisait suite à l’achèvement du précédent programme économique et financier, en juillet 2025. Elle s’est concentrée sur la situation macroéconomique et l’analyse de la viabilité de la dette du pays.
À l’issue des consultations, le FMI a relevé que la croissance est restée stable à 3,5 % en 2025. Pour 2026, l’accélération attendue pourrait être freinée par la baisse continue de la production d’hydrocarbures et les tensions internationales.
Le FMI préconise donc un resserrement budgétaire, une meilleure mobilisation des recettes non pétrolières et une accélération des réformes structurelles pour soutenir le secteur privé.
Pendant cette mission, la Direction générale des Douanes, informe-t-on, a mis en relief plusieurs actions majeures, notamment la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, l’accentuation de la lutte contre la fraude et la contrebande, la mise en œuvre du concept d’Opérateur économique agréé (OEA), ainsi que l’apurement des dettes dues par les marketeurs et celles consécutives au bénéfice des régimes suspensifs.
Il convient de relever que le Cameroun n’est actuellement plus sous programme économique et financier avec le FMI. Bien que les autorités camerounaises plaident activement pour la conclusion d’un nouveau partenariat à moyen terme, les discussions indiquent que la signature d’un nouvel accord économique et financier n’interviendrait qu’au cours de l’année 2027.
Le rapport d’évaluation de septembre sera officiellement examiné par le Conseil d’administration du FMI en décembre 2026.
Mention honorable pour la surveillance douanière
Faisant le point de l’opération HALCOMI IV, mission spéciale lancée officiellement le 8 septembre dernier, Alain Parfait Eba’a Efandene, chef de la Division des enquêtes douanières et de la surveillance et superviseur délégué de cette opération, a indiqué qu’en moins d’un mois après son entrée en scène, le bilan est positif, avec 170,3 millions de FCFA dans les caisses publiques.
La zone 1, couvrant les régions du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Nord-Ouest, a engrangé 104,7 millions de FCFA, soit 69,7 millions de FCFA de droits compromis et 35 millions de FCFA d’amendes, pour 29 affaires bouclées.
La zone 2, qui couvre les régions du Centre, du Sud et de l’Est, a comptabilisé 31,02 millions de FCFA, soit 21,57 millions de FCFA de droits compromis et 9,45 millions de FCFA d’amendes, pour 31 affaires.
La zone 3, regroupant les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, a enregistré 34,61 millions de FCFA, soit 22,46 millions de FCFA de droits compromis et 12,15 millions de FCFA d’amendes, pour 19 affaires.
Des résultats salués par le DG des Douanes, qui a adressé ses félicitations aux équipes spéciales HALCOMI IV et aux unités organiques de surveillance, notamment celles du Secteur des Douanes du Sud-Ouest, qui s’illustrent dans le dynamisme du renseignement et la multiplication des saisies majeures.
La variété et la densité des saisies dénotent, selon la Direction générale des Douanes, une vigilance accrue et un engagement constant, conformément aux lignes directrices de l’Organisation mondiale des douanes pour l’année 2026.
Le DG des Douanes a en outre encouragé ses collaborateurs opérationnels à maintenir la cadence au cours de ce dernier trimestre de l’année. Un conclave des coordinations des zones HALCOMI IV est envisagé dans les prochains jours à Yaoundé.
La surveillance et la sécurité douanières demeurent pleinement actives aux frontières et à l’intérieur du territoire national, apprend-on.
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Regards vers l’avenir
Les mesures douanières à inclure dans le projet de loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2027 et l’impact de l’intelligence artificielle (IA) en matière douanière ont également figuré au centre des travaux du Comité de direction.
Particulièrement, l’IA est devenue un levier stratégique pour les administrations douanières modernes, en se posant comme un vecteur de performance, de conformité et de sécurité. Pour obtenir de meilleurs résultats opérationnels, elle intervient à plusieurs niveaux de la chaîne logistique et réglementaire. Son exploitation est recommandée aux services centraux comme aux services opérationnels.
Les travaux se sont achevés par la présentation du monitoring des éléments de taxation des marchandises du 28 septembre au 3 octobre 2026. Il en ressort, comme de tradition, les cohérences, les dysfonctionnements, les mesures correctives, la dépense fiscale et le transit communautaire des marchandises.
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Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 06/10/2026
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