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Cameroun | Prorogation arbitraire du mandat des députés: Entre violation flagrante de la constitution et mensonge d’état

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Cameroun | Prorogation arbitraire du mandat des députés: Entre violation flagrante de la constitution et mensonge d’état
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Par Honorable Jean Michel
Nintcheu, président national du Fcc, Coordonnateur National par Intérim de l’Apc

La prorogation du mandat des députés que projette le régime Biya-Rdpc est illégale en plus d’être malhonnête et inopportune. En effet, l’article 15 (4) de la Constitution soumet la prorogation du mandat des députés à une “crise grave, ou lorsque les circonstances l’exigent”.

Le pouvoir-Rdpc essaie de justifier la prorogation d’un an du mandat en cours des députés à l’Assemblée nationale par ” la nécessité d’alléger le calendrier électoral qui prévoit quatre (04) élections au cours de l’année 2025 à savoir : l’élection des députés à l’Assemblée nationale et des Conseillers Municipaux, ainsi que l’élection du Président de République et des Conseillers Régionaux. À cet égard, et en dehors de l’élection des Conseillers Régionaux, les autres élections qui sont des scrutins directs, nécessitent un déploiement aussi bien humain que matériel et financier important.”
Sur la base de cet argument, le mandat en cours des députés, qui doit arriver à échéance en novembre 2025, est prorogé au 30 mars 2026.

Cette tentative maladroite de justifier une énième violation de la loi n’est qu’une grossière et pathétique manipulation politicienne du pouvoir. Elle confirme l’incurie et l’incompétence notoire du régime Rdpc sur plusieurs plans. Sur le plan du principe d’abord. Depuis l’élection présidentielle de 2018 et les élections législatives et municipales de 2020, le pouvoir-Rdpc sait parfaitement que toutes les élections invoquées auront lieu e 2025. Il avait l’obligation juridique et le devoir politique de prendre toutes les dispositions humaines et financières pour les organiser, sauf à avouer, comme il le fait piteusement, son incompétence et son incapacité à gérer le pays. Tant d’autres pays africains, qui ne sont pas plus nantis que le Cameroun organisent plusieurs élections au cours de la même années.

Concrètement, ensuite. En considérant plus spécifiquement les contraintes alléguées liées au “déploiement aussi bien humain que matériel et financier important”, il n’y a pas quatre (04) élections au cours de l’année 2025. Il n’y en a que deux en réalité : l’élection couplée Législatives et Municipales, et l’élection présidentielle.
L’élection des Conseillers Régionaux est un scrutin indirect, avec un corps électoral réduit aux seuls conseillers Municipaux. En conséquence, il ne requiert pas le fameux ” déploiement aussi bien humain que matériel et financier important” nécessaire à l’organisation des scrutins directs.

En outre, comment dans un pays où les scandales financiers récurrents impliquant des ministres, des directeurs généraux et autres personnalités identifiées sont la norme, et la répression des crimes financiers l’exception, le Gouvernement peut-il invoquer le coût financier des élections pour accorder douze mois de salaires supplémentaires aux députés d’une Assemblée nationale elle-même rongée par les détournements des fonds publics dénoncés publiquement ?

Si l’élection couplée des députés et des Conseillers Municipaux avait lieu à bonne date, en 2025, soit en février, elle serait distante de l’élection présidentielle d’octobre 2025 de huit (08) mois. En la prorogeant d’un an, c’est à dire jusqu’au 30 mars 2026, le délai qui va désormais la séparer de l’élection présidentielle d’octobre 2025 ne serait que de quatre (04) mois.

On ne peut que relever l’incongruité de l’argument financier convoqué par le Rdpc au regard du coût financier d’une prorogation du mandat des députés d’un an comparativement aux dépenses liées à l’organisation de plusieurs scrutins.
Quand l’argent et la logistique sont rares, un délai plus long entre les scrutins est plutôt un avantage et non un inconvénient, encore moins un obstacle. La prorogation des mandats des députés et des Conseillers municipaux en 2018 était fondé sur un trop grand rapprochement entre le double scrutin législatif et municipal et le scrutin présidentiel qui étaient séparés de quelques jours. Cette fois-ci, c’est le contraire !
Toutes considérations faites, sur la base des mêmes arguments invoqués par le pouvoir pour décider de cette prorogation du mandat des députés, on aurait également bien pu programmer pour le même jour des élections générales Législatives, Municipales et Présidentielles.

Sur la base de cette démonstration simple, les Camerounais et la communauté internationale peuvent aisément constater que les motivations de cette prorogation du mandat des députés sont ailleurs. Le régime Biya-Rdpc a peur des échéances électorales à venir, du fait de son bilan désastreux et de la colère populaire légitime des Camerounais, perceptible à travers leur exceptionnelle mobilisation pour les inscriptions massives sur les listes électorales que rien ne décourage, même pas les honteuses et grossières manœuvres des principaux dirigeants nationaux d’Elecam, agissant en coaction avec le ministre de l’Administration Territoriale. Le régime a une peur bleue d’affronter à l’élection présidentielle de 2025 Maurice Kamto, le candidat du Mrc et de l’Apc, le Souffle de l’Espoir.
La prorogation arbitraire et inconstitutiinnelle du mandat des députés n’est donc en fait qu’une grossière manœuvre visant à tenter d’exclure de la course, notre candidat déclaré, le candidat du peuple du Changement et de l’Alternance. Malheureusement pour le pouvoir, comme annoncé lors de la Convention du Mrc en novembre 2023, Maurice Kamto sera bel et bien candidat au scrutin présidentiel d’octobre 2025.

Croyez-moi, l’Apc et les Camerounais de toutes les origines, victimes de la souffrance que leur inflige la gestion catastrophique et les violences multiformes d’un pouvoir qui se rêve éternel sont prêts à affronter le régime Biya-Rdpc sur le terrain juridique, et sur tout autre terrain que ce régime aura choisi.

Camerounaises, Camerounais, mes chers compatriotes,
allez encore plus massivement vous inscrire sur les listes électorales. Bravez les obstacles d’Elecam, qui seront de plus en plus nombreux, pour mettre à profit, au Cameroun comme dans la diaspora, les huit (08) mois supplémentaires que la prorogation arbitraire et illégale du mandat des députés nous offre. Nous pourrons ainsi viser le record d’au moins douze millions d’inscrits d’ici la convocation du corps électoral de la présidentielle d’octobre 2025.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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