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Cameroun | Legislature: Des députés de l’opposition contre la prorogation de leur mandat

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Par Mon’Esse

Le député Jean Michel Nintcheu s’est violemment élevé contre le projet de loi du gouvernement camerounais, visant une prorogation jusqu’au 30 mars 2026 du mandat des élus de l’Assemblée nationale.
Dans une longue analyse publiée dimanche sur les réseaux sociaux, le leader de l’Alliance politique pour le changement (APC) qualifie cette initiative d’

«illégale en plus d’être malhonnête et inopportune».

«Cette tentative maladroite de justifier une énième violation de la loi n’est qu’une grossière et pathétique manipulation politicienne du pouvoir. Elle confirme l’incurie et l’incompétence notoire du régime Rdpc sur plusieurs plans.»

Et de s’interroger : comment, dans un pays où les scandales financiers récurrents, impliquant des ministres, des directeurs généraux et autres personnalités identifiées sont la norme, et la répression des crimes financiers l’exception, le gouvernement peut-il invoquer le coût financier des élections pour accorder 12 mois de salaires supplémentaires aux députés d’une Assemblée nationale elle-même rongée par les détournements des fonds publics dénoncés publiquement ?

Pour M. Nintcheu, qui encourage par ailleurs ses compatriotes à aller encore plus massivement s’inscrire sur les listes électorales pour impulser le changement, quand l’argent et la logistique sont rares, un délai plus long entre les scrutins est plutôt un avantage et non un inconvénient, encore moins un obstacle.
Elue du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), Nourane Foster regrette, pour sa part, que tout soit mis en place pour une élection législative pour 2027, au plus tôt.
Annonçant son vote négatif audit projet de loi, elle se dit convaincue

«qu’il faut redistribuer les cartes politiques et permettre, en 2025, aux Camerounais d’élire de nouveaux députés et de nouveaux maires».

Le régime de Yaoundé, rappelle-t-on, justifie la demande de prorogation du mandat des députés et maires par la nécessité d’alléger le calendrier électoral, prévoyant 4 scrutins en 2025.

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Bonne nouvelle pour les Lions Indomptables, Devis Epassy sur le point de trouver un nouveau point de chute

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Le portier international camerounais Devis Epassy est sollicité par Amiens SC qui a déjà enclenché les pourparlers.

Désireux de recruter un nouveau gardien, Amiens SC a jeté son dévolu sur Devis Epassy. Libre de tout contrat depuis la fin de son aventure avec Abha FC en Arabie Saoudite, le Lion Indomptable pourrait s’engager dans les prochains jours avec le club évoluant en Ligue 2, selon les informations d’Africafoot.

Devis Epassy a quitté Abha FC d’un commun accord en janvier dernier. Son aventure en Saudi Pro League n’a pas été un long fleuve tranquille. En 1 an et demi, il a pris part à 30 rencontres pour 52 buts encaissés, et seulement 3 clean sheets. En effet, le gardien camerounais, sur le marché des transferts depuis son départ de l’Arabie Saoudite, serait en contact avec Amiens SC. Le portier des Lions Indomptables serait sollicité par le club de deuxième division française.

Amiens SC est prêt à lui proposer un contrat de deux saisons pour le convaincre. Les deux parties seraient en pourparlers pour trouver un accord. Epassy aimerait revenir en France, le pays où il est né et où il a commencé sa carrière professionnelle.

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Un club européen tente sa chance avec Souaibou Marou

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Sans club depuis son départ d’Orlando Pirates, Souaibou Marou pourrait rebondir du côté de la Serbie.

Souaibou Marou est libre de tout contrat. Le joueur a récemment mis met fin à sa collaboration avec Orlando Pirates. L’attaquant camerounais rarement utilisé à Orlando Pirates depuis son arrivée, a trouvé un accord avec les dirigeants du club sud-africain pour résilier son contrat. Le ballon d’or camerounais 2022 était lié à Orlando jusqu’en 2025. Mais il ne devra pas tarder à trouver preneur.

En effet, d’après les informations d’Africafoot, le natif de Garoua suscite de l’intérêt en première division de Serbie. Un des clubs du haut du tableau a d’ores et déjà pris de l’avance en faisant une offre au joueur.

Souaibou Marou a connu des difficultés depuis son arrivée en Afrique du Sud. Le 30 mai 2024, le joueur camerounais et le club sud-africain Orlando Pirates ont annoncé la rupture de leur contrat, avec effet le 31 mai 2024. Sacré Ballon d’Or camerounais en 2022, Souaibou Marou a rejoint les rangs d’Orlando Pirates en janvier 2023.

Après 17 mois, les deux parties ont décidé d’un commun accord de mettre un terme à leur collaboration. Utilisé à seulement sept reprises depuis son arrivée, le joueur aux trois sélections a quitté la Premier League sud-africaine sans jamais avoir marqué le moindre but.

Cependant, comme en Serbie, plusieurs clubs européens, dont le Sheriff Tiraspol en Moldavie et le Riga FC en Lettonie, ont manifesté leur intérêt pour l’ancien capitaine de Coton Sport.

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Interdiction de séjour dans le Mfoundi : “il s’agit d’une atteinte grave à la constitution du Cameroun”

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Selon Cabral Libii, le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), par ailleurs juriste, ni la loi de 1990 relative au maintien de l’ordre, ni le décret de 2008 fixant les attributions des chefs des circonscriptions administratives ne donnent au préfet le pouvoir d’interdiction de séjour temporaire à un citoyen dans un département du Cameroun.

C’est dans l’air depuis ce mardi 16 juillet 2024. Un document qui fait débat sur les réseaux sociaux, signé d’Emmanuel Marcel Djikdent, le préfet du Mfoundi, interdit de séjour dans ce département « toute personne appelant au soulèvement contre la République ou se serait rendu coupable d’outrage envers celle-ci ou ceux qui l’incarnent ».

« Est susceptible d’être frappée d’une interdiction de séjour dans le Département du Mfoundi pour une durée déterminée, toute personne qui appelle au soulèvement contre les Institutions de la République, outrage dangereusement les Institutions ou celui qui les incarne (par tout moyen de communication suivi dans le Département du Mfoundi), entreprend des manœuvres pouvant entraîner de troubles graves à l’ordre public », peut-on lire dans le document.

« Ce pouvoir n’existe pas même en cas d’état d’urgence »

Selon Cabral Libii, il s’agit là d’une grave dérive dans un État démocratique. « Dans l’hypothèse où le document portant la signature du préfet du Mfoundi n’est pas un fake, il me paraît absolument nécessaire de dénoncer cette frappante et inadmissible dérive autoritaire », souligne le président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).

Pour lui, ni la loi de 1990 relative au maintien de l’ordre, ni le décret de 2008 fixant les attributions des chefs des circonscriptions administratives ne donnent au préfet le pouvoir d’interdiction de séjour temporaire à un citoyen dans un département du Cameroun. « Ce pouvoir n’existe pas même en cas d’état d’urgence », ajoute l’homme politique qui parle aussi dans la foulée d’une violation de notre loi fondamentale.

Les préfets ne retirent pas les titres de séjour aux nationaux au Cameroun

« Il s’agit donc là d’une atteinte grave à la constitution du Cameroun qui dès le préambule consacre pour tout citoyen la liberté d’aller et venir et le droit de jouir d’une vie de famille normale. »

« Il s’agit également là d’une atteinte grave à tous les engagements internationaux du Cameroun consacrant la liberté d’expression et d’opinion. Par ailleurs, l’infraction d’outrage vis-à-vis de certaines autorités publiques figure déjà dans le code pénal. Nous prions le préfet du Mfoundi, dans l’hypothèse où il ne s’agit pas d’un fake, de rapporter cet acte qui traduit une régression démocratique historique. Les préfets ne retirent pas les titres de séjour aux nationaux au Cameroun », conclut Cabral Libii.

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