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En RDC, 25 soldats condamnés à mort pour « fuite » devant le M23

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Publié le 4 juillet 2024

Lecture : 2 minutes.

Leur procès aura duré une journée : 31 prévenus (27 militaires et 4 femmes civiles, épouses de militaires) ont comparu en « flagrance » (comparution immédiate) devant le tribunal militaire de garnison de Butembo (Nord-Kivu) siégeant en audience foraine près de la ligne de front, dans le village d’Alimbongo. Accusés de « fuite devant l’ennemi » lors des récents combats contre les rebelles du M23, 25 militaires congolais ont été condamnés à mort.

Appel des condamnations

Poursuivis pour « fuite devant l’ennemi », « dissipation de munitions de guerre », « violation des consignes » et « vol », ces « 25 militaires, dont deux capitaines, ont été condamnés à la peine de mort », a déclaré Me Jules Muvweko, un des avocats de la défense, avant d’annoncer l’intention de la défense de faire appel de ces condamnations. Les autres accusés, dont les quatre femmes, ont été acquittés faute de preuves, a-t-il précisé.


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Depuis la fin de la semaine dernière, les rebelles du M23 (« Mouvement du 23 mars »), soutenus par le Rwanda selon des rapports de l’ONU, ont pris le contrôle de plusieurs localités sur le front nord du conflit, notamment Kanyabayonga. Située à une centaine de kilomètres de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, cette ville est considérée comme un verrou contrôlant les accès aux villes du nord de Butembo et Beni, fiefs de l’importante tribu Nande et grands centres commerciaux du pays.

« Une désolation totale » : dans l’est de la RDC, le M23 s’empare de Kanyabayonga

Depuis fin 2021, le M23, rébellion congolaise majoritairement tutsi, a conquis de larges pans de territoire du Nord-Kivu, jusqu’à encercler presque entièrement Goma. La déroute de l’armée congolaise et de ses milices supplétives face à cette progression rebelle a attisé chez les autorités des soupçons d’infiltration des forces de sécurité.

De nombreux militaires, y compris des officiers supérieurs, des députés, sénateurs et personnalités du monde économique dans l’Est de la RDC ont été arrêtés et accusés de « complicité avec l’ennemi ».

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En mars, Kinshasa a en outre annoncé sa décision de lever un moratoire sur l’exécution de la peine de mort qui était en vigueur depuis plus de 20 ans en RDC. Selon le gouvernement, cette mesure, très critiquée par les organisations de défense des droits de l’Homme, cible notamment les militaires accusés de trahison.


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(Avec AFP)

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Le scandale des concours truqués enflamme la toile

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Concours Cameroun

Une tempête médiatique secoue le Cameroun. Les résultats des récents concours d’entrée dans les grandes écoles nationales soulèvent un tollé sans précédent. Des accusations de tribalisme éhonté et de favoritisme flagrant mettent à mal le mythe de l’unité nationale et menacent d’embraser un pays déjà fragilisé par des tensions séparatistes.

L’école de police au cœur du scandale

Le cas de l’École Nationale Supérieure de Police (ENSP) cristallise toutes les tensions. Sur 526 inspecteurs admis en 2023, plus de 450 appartiendraient au même groupe ethnique que le président Paul Biya. Un chiffre qui, s’il se confirmait, représenterait une surreprésentation sidérante de 85% des admis issus d’une seule région.

Un système gangrené par le clientélisme ?

Cette affaire jette une lumière crue sur les pratiques de recrutement dans la fonction publique camerounaise. L’équilibre régional, censé garantir une représentation équitable de toutes les composantes de la nation, semble avoir laissé place à un népotisme décomplexé. Comment justifier une telle disparité dans un pays qui se veut uni et solidaire ?

Les risques d’une poudrière sociale

Dans un contexte déjà tendu par la crise anglophone, ces révélations font l’effet d’une bombe à retardement. Le sentiment d’exclusion, déjà palpable dans certaines régions, risque de s’exacerber face à ce qui apparaît comme une marginalisation institutionnalisée. Le spectre d’une fragmentation accrue de la société camerounaise plane dangereusement.

Cette affaire des concours truqués est bien plus qu’un simple scandale administratif. Elle révèle les failles profondes d’un système qui, sous couvert d’unité nationale, semble perpétuer des pratiques discriminatoires. Le Cameroun saura-t-il se réformer pour offrir une vraie égalité des chances à tous ses enfants ? Ou assistons-nous aux prémices d’une crise sociale majeure ?

Par Ulrich NDENGA pour 237online.com

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La France joue sa dernière carte dans un partenariat fragile

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France 14 juillet

Dans un contexte géopolitique tendu pour l’Hexagone, l’ambassadeur de France au Cameroun tente de rassurer et de resserrer les liens. Comme le rapporte 237online.com, le discours du 14 juillet 2024 à Yaoundé sonne comme un appel désespéré à préserver l’influence française dans son ancien pré carré, alors que le sol se dérobe sous ses pieds ailleurs en Afrique.

Un plaidoyer pour l’action qui masque mal l’inquiétude

L’ambassadeur insiste lourdement sur le « faire ensemble », comme pour conjurer le spectre d’un Cameroun qui pourrait suivre l’exemple du Sahel. Cette rhétorique de l’action commune semble être le dernier rempart contre la perte d’influence française dans le pays.

Des projets qui peinent à cacher les failles du partenariat

De Nachtigal aux programmes de santé, l’énumération des réalisations franco-camerounaises ressemble plus à un bilan désespéré qu’à une véritable projection vers l’avenir. La France cherche-t-elle à se convaincre elle-même de son utilité au Cameroun ?

La culture et l’éducation, ultimes leviers d’une influence déclinante

L’accent mis sur les échanges culturels et universitaires trahit la crainte de voir s’effondrer les derniers piliers de la Françafrique. Ces domaines restent-ils les seuls où la France peut encore prétendre à une certaine légitimité ?

Un travail de mémoire qui arrive bien tard

L’évocation d’une commission mémorielle sur le rôle de la France dans la répression post-indépendance sonne comme un aveu tardif. N’est-ce pas là une tentative in extremis de sauver une relation compromise par des décennies d’ingérence ?

Le discours de l’ambassadeur français au Cameroun révèle en filigrane les angoisses d’une puissance en déclin sur le continent africain. Entre les lignes, on lit la peur de voir le Cameroun suivre l’exemple du Sahel et tourner le dos à son ancien colonisateur. La France saura-t-elle réinventer sa relation avec l’Afrique, ou est-elle condamnée à voir son influence s’éroder inexorablement ?

Par Émilie Nguembou pour 237online.com

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Le Groupe BOCOM défie les géants hôteliers, Ibis Douala change de main

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Un séisme vient de secouer le paysage hôtelier camerounais. Comme le rapporte 237online.com, l’homme d’affaires Dieudonné Bougne, à la tête du Groupe BOCOM, vient de racheter l’hôtel Ibis de Douala pour la somme astronomique de 26 millions d’euros. Cette acquisition audacieuse marque un tournant dans l’industrie hôtelière du pays et pose la question de l’avenir du secteur touristique camerounais.

Un entrepreneur local face aux géants internationaux

Dieudonné Bougne n’est pas un novice dans le monde des affaires. Connu pour ses activités dans les hydrocarbures, le recyclage et l’exploitation minière, il ajoute aujourd’hui une corde prestigieuse à son arc. En rachetant l’Ibis Douala, il lance un défi direct aux grands groupes hôteliers internationaux qui dominent traditionnellement le marché.

Une transaction qui soulève des questions

Le montant de 26 millions d’euros (plus de 15 milliards de FCFA) pour cette acquisition soulève des interrogations. Comment un entrepreneur local a-t-il pu mobiliser une telle somme ? Cette transaction ne cache-t-elle pas des enjeux plus profonds sur l’avenir économique du Cameroun ?

Un pari sur l’avenir du tourisme camerounais

En investissant massivement dans l’hôtellerie de luxe, Bougne semble parier sur un boom du tourisme au Cameroun. Mais dans un contexte économique incertain et face à une concurrence internationale féroce, cette stratégie est-elle viable ? Le Cameroun peut-il vraiment devenir une destination touristique de premier plan ?

L’acquisition de l’Ibis Douala par Dieudonné Bougne est bien plus qu’une simple transaction immobilière. Elle symbolise l’émergence d’une classe d’entrepreneurs camerounais prêts à défier les multinationales sur leur propre terrain. Mais au-delà du symbole, cette opération soulève des questions cruciales sur l’avenir économique du pays.

Le rachat de cet établissement emblématique par un acteur local pourrait-il marquer le début d’une « camerounisation » de l’économie ? Ou n’est-ce qu’un coup d’éclat isolé ? L’avenir nous dira si Bougne a fait un pari visionnaire ou s’il s’est lancé dans une aventure trop risquée.

Par Jean-Paul Dzomo Nana pour 237online.com

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