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Cameroun : un projet de loi en examen proroge le mandat des députés de 18 mois

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Cameroun : un projet de loi en examen proroge le mandat des députés de 18 mois
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le texte a été communiqué à l’Assemblée nationale ce 06 juillet 2024 après avoir été jugé recevable par la conférence des présidents.

Le mandat des députés de la 10è législature est sur le point de connaitre une rallonge de 18 mois. C’est ce qui ressort d’un projet de loi portant prorogation du mandat des députés soumis à l’examen au Parlement. Selon l’article 1er du projet de loi n°2061/PJL/AN, « le mandat des députés à l’Assemblée nationale est, à compter du 10 mars 2025, prorogé jusqu’au 30 mars 2026 ». A la lecture de cette disposition et au cas où le processus d’adoption et de promulgation de ce texte aboutit, il n’y aura pas élections législatives au mois de février 2025. Ces élections auront lieu en février 2026, sauf cas d’une seconde prorogation.

La prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale est prévue par l’article 15 de la constitution du 18 janvier 1996.  Dans l’alinéa 4 de cet article, il est mentionné que « en cas de crise grave, le Président de la République peut, après consultation du président du Conseil constitutionnel et des bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat, demander à l’Assemblée Nationale de décider par une loi de proroger ou d’abréger son mandat ».

L’initiative de la loi en examen survient dans un contexte où le calendrier électoral du Cameroun prévoit au cours de l’année 2025 quatre différentes élections, en l’occurrence, les législatives et municipales initialement prévues en février, la présidentielle d’octobre et les élections régionales de décembre. La prorogation du mandat des députés a pour but de réduire les charges liées à l’organisation des différents scrutins au cours du même exercice. Selon l’exposé des motifs qui accompagne le texte « la justification du décalage repose sur la nécessité d’alléger le calendrier électoral » en étalant les scrutins sur les années 2025 et 2026. Pour la même raison, le mandat des conseillers municipaux pourrait aussi être prorogé dans les prochains jours.

Au sein des formations politiques, la prorogation du mandat des députés entraine des effets sur la présentation des candidats à la présidentielle de 2025. Le code électoral exige au parti politique voulant présenter un candidat à la présidentielle d’avoir au moins un élu, à savoir, un député, un sénateur, un conseiller municipal ou un conseiller régional. Ou à défaut, ledit candidat a l’obligation de réunir 30 signatures de différentes personnalités par région. Soit 300 signatures au total des membres du Parlement ou d’une Chambre Consulaire,  des Conseillers régionaux, des conseillers municipaux, des chefs traditionnels de premier degré.

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun ayant opté pour le boycott des élections municipales, législatives et régionales de 2020, n’a pas d’élus. La prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux le cas échéant, obligera son candidat à satisfaire à la deuxième exigence légale. Maurice Kamto a à ce propos rassuré le peuple qu’il sera candidat.

 

 

 

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun, Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Société

Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet. Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025, Adelphe Wenceslas Evaga prend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey, Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri, Adelphe Wenceslas Evaga exerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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