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Afrique > Sommet de L’Aes: Le Burkina, le Mali et le Niger s’unissent et actent le divorce avec la Cedeao

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Par Julie Peh

Ce sommet rassemblait pour la première fois les présidents de l’Alliance des États du Sahel (Aes), une organisation créée en septembre 2023, qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où des militaires ont pris le pouvoir par des coups d’État entre 2020 et 2023 et qui font tous face à des violences jihadistes récurrentes.

Cette alliance est devenue ce samedi 06 juin 2024, une confédération de quelque 72 millions d’habitants, afin de “franchir une étape supplémentaire vers une intégration plus poussée entre les États membres”, selon le communiqué final du sommet. Ces trois pays avaient annoncé en janvier leur départ de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), une organisation qu’ils jugent instrumentalisée par la France, ex-puissance coloniale avec laquelle ils ont multiplié les actes de rupture. 

Et ils ne semblent pas disposés à faire marche arrière. Samedi, en ouverture du sommet, le chef du régime militaire nigérien Abdourahamane Tiani a affirmé que les peuples de leurs trois pays avaient “irrévocablement tourné le dos à la Cedeao”. Le général Tiani s’exprimait devant son homologue burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, et malien, le colonel Assimi Goïta. Les trois hommes, tous vêtus de leurs habits militaires, se sont rendus vers 13H00 (12H00 Gmt) au centre de conférences de Niamey où le sommet s’est tenu sous haute sécurité.

Le général Tiani a appelé à faire de l’Aes une “alternative à tout regroupement régional factice en construisant une communauté souveraine des peuples, une communauté éloignée de la mainmise des puissances étrangères”. Les relations Aes-Cedeao se sont considérablement détériorées à la suite du coup d’État du 26 juillet 2023 ayant porté le général Tiani au pouvoir.

La Cedeao avait alors pris de lourdes sanctions économiques contre le Niger et menacé d’intervenir militairement pour rétablir le président déchu, Mohamed Bazoum, dans ses fonctions. Les sanctions ont depuis été levées, en février, mais les relations entre les deux camps restent glaciales, malgré des appels de certains présidents – sénégalais et mauritanien notamment – à renouer le dialogue.

– Force conjointe – La Cedeao doit tenir dimanche un sommet de ses chefs d’État à Abuja, où la question des rapports avec l’Aes sera au menu des discussions.

“L’Aes constitue le seul regroupement sous-régional efficient dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, la Cedeao ayant brillé par son déficit d’implication dans cette lutte”, a également déclaré le général Tiani samedi.

Avant lui, le capitaine Traoré avait estimé que l’Afrique continuait de “souffrir du fait des impérialistes”. “Nous mènerons une guerre sans merci à quiconque osera s’attaquer à nos États”, a-t-il ajouté.

Assimi Goïta a lui assuré que les armées des trois pays “opèrent en totale complémentarité face aux attaques terroristes”. Début mars, Mali, Burkina et Niger avaient annoncé la création d’une force conjointe antijihadiste, dont les contours et les effectifs n’ont pas été précisés. Les pays de l’Aes ont fait de la souveraineté une ligne directrice de leur gouvernance. La question de la monnaie commune et d’une éventuelle sortie du franc Cfa n’a pas été évoquée dans le communiqué final.

Samedi, l’organisation Reporters sans Frontières (Rsf) a alerté sur le fait que ce sommet intervient “dans un contexte difficile pour les médias” dans les pays de l’Aes, où plusieurs journalistes ont été arrêtés ces derniers mois, au Mali et au Burkina notamment.

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Kiev envisage de négocier avec la Russie pour mettre fin à la Guerre (Média)

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Alors que la guerre se poursuit en Ukraine et que le rapport de force est toujours en faveur de la Russie malgré le soutien occidental à Kiev, le journal américain, le New York Times rapporte que Kiev envisage de mettre un terme aux hostilités et d’entamer des négociations avec Moscou.

Les dirigeants ukrainiens seraient en train d’envisager des discussions avec la Russie pour mettre fin à la guerre qui se poursuit et qui fait rétrécir le territoire de l’Ukraine au fil des temps. Selon le NYT, « l’Ukraine poursuit un plan visant à mettre fin aux combats de manière négociée ».

Le président ukrainien Vladimir Zelensky avait auparavant déclaré qu’une délégation russe devrait participer à la deuxième conférence de paix ukrainienne. Les préparatifs de l’événement devraient être finalisés d’ici novembre. Cela intervient après un fiasco du premier sommet de paix sur l’Ukraine sans la participation russe.

Plus tôt cette semaine, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjarto, a indiqué que la stratégie de l’Occident en Ukraine a échoué et la situation sur le champ de bataille n’est pas en faveur des États-Unis et de l’UE.

Le diplomate estime que l’échec de la précédente approche de l’Occident concernant la situation en Ukraine souligne la nécessité d’une « nouvelle stratégie ». En parlant de cette nouvelle stratégie, il évoque le dialogue pour régler la crise en Ukraine et mettre fin à la guerre.

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La Russie soutient l’adhésion de la Palestine indépendante à l’ONU

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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, s’exprimant lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Moyen-Orient, a évoqué la question palestinienne et a déclaré que la Russie soutient l’adhésion de la Palestine à l’ONU, près de 150 Etats ayant déjà reconnu son indépendance.

« En 1949, nous avons soutenu la demande d’adhésion d’Israël à l’ONU, sous réserve de la mise en œuvre des résolutions 181 et 194 de l’Assemblée générale de l’ONU concernant le droit au rapatriement des réfugiés palestiniens. Cela a été dit clairement lorsque nous avons voté en faveur de l’adhésion d’Israël à l’ONU. De même, aujourd’hui, nous soutenons l’adhésion de la Palestine, dont la souveraineté a été reconnue par près de 150 pays, à l’organisation mondiale », a déclaré le chef de la diplomatie russe.

Selon l’agence de presse TASS, Lavrov a souligné que la Russie défend une position fondée sur le droit international, dans le cadre de divers formats internationaux de règlement du conflit israélo-palestinien, ainsi que du conflit du Moyen-Orient en général.

« Nous procédons de l’impératif de mise en œuvre des décisions de l’ONU, y compris les résolutions susmentionnées de l’Assemblée générale et les résolutions clés du Conseil de sécurité – numéro 242 et 338 – adoptées après la guerre des Six Jours et la guerre du Kippour, ainsi que les résolutions numéro 478 et 497 concernant le statut de Jérusalem et du plateau du Golan », a-t-il ajouté.

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L’ONU appelle à une action urgente pour éviter une catastrophe humanitaire en Haïti (OCHA)

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L’urgence humanitaire multidimensionnelle à laquelle Haïti fait face nécessite une attention urgente et des stratégies allant au-delà des mesures d’urgence, ont déclaré aujourd’hui (mercredi) trois hauts responsables des Nations et de l’Union européenne à la fin d’une visite de quatre jours dans le pays.

Les représentants du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et du Département de la protection civile et de l’aide humanitaire de l’Union européenne (ECHO ) ont pu constater personnellement l’impact de la violence persistante qui bouleverse la vie quotidienne des Haïtiens.

« Ce que les Haïtiens désirent le plus c’est la paix, qui leur permettra de retourner à l’école, de cultiver leurs champs, d’accéder aux services de base comme aller à l’hôpital », a déclaré Edem Wosornu, Directrice des opérations et du plaidoyer d’OCHA.

Alors que les violences se poursuivent dans le pays, plus de 578 000 personnes ont dû fuir leurs maisons. Près de 5 millions d’Haïtiens, soit près de la moitié de la population, font face à une faim aiguë, avec 1,6 million d’entre eux menacés par la famine. La violence a paralysé le secteur agricole haïtien, une source clé de revenus pour les familles ; l’accès à l’éducation et aux soins de santé ont également été perturbé : plus de 900 écoles ont été fermées depuis janvier ; dans la capitale Port-au-Prince, près de 40 pour cent des établissements de santé avec hospitalisation sont hors service. La violence a provoqué une perte de revenus pour les familles qui, auparavant, étaient économiquement indépendantes, compromettant leur capacité à se nourrir et à se soigner correctement. La majorité des familles déplacées ayant des enfants en âge scolaire ne savent pas si ces derniers pourront retourner à l’école.

Madame Wosornu, qui était accompagnée de la Directrice des opérations d’urgence d’UNICEF, Madame Lucia Elmi, et de la Directrice régionale d’ECHO, Madame Andrea Koulaimah, à une rencontre des hauts responsables haïtiens, y compris le nouveau Premier ministre Monsieur Gary Conille, ainsi que les autorités des villes des Cayes et de Gonaïves. La délégation a insisté sur le fait que la communauté internationale doit continuer à soutenir le gouvernement haïtien dans l’apport d’une aide vitale et d’une assistance au développement.

« Des millions de familles appellent à la fin de cette violence incessante. Il est capital d’intensifier les services de protection pour les femmes et les enfants, ces derniers subissant les plus grandes affres de cette crise, et augmenter l’aide humanitaire pour ceux-là. qui en ont besoin », a déclaré Madame Elmi, Directrice des opérations d’urgence de l’UNICEF.

Le Plan de réponse humanitaire 2024 pour Haïti sollicite 674 millions de dollars. Avec plus de la moitié de l’année s’étant écoulée, l’appel est financé à moins d’un quart du montant demandé. Le coût de l’inaction serait trop élevé si la réponse humanitaire n’est pas collectivement intensifiée en soutien à la population haïtienne. Cependant, malgré la situation sécuritaire difficile, les partenaires humanitaires internationaux et nationaux ont réussi à trouver des solutions pour apporter un appui à la population à travers le pays.

Toutefois, bien que l’aide humanitaire soit vitale, les responsables ont martelé que les défis actuels du pays sont enracinés dans des années de sous-investissement dans les services sociaux de base et que l’aide humanitaire est une solution temporaire qui ne peut résoudre les problèmes structurels profonds du pays.

« Nous devons ancrer la réponse humanitaire dans la durabilité, faire en sorte qu’elle serve de tremplin à des actions de relèvement durable » a déclaré Andrea Koulaimah, Directrice ECHO pour l’Amérique Latine et les Caraïbes. « Nous appelons la communauté internationale à ne pas évaluer cette occasion pour intensifier leurs efforts et mobiliser des ressources devant répondre aux besoins pressants tant au niveau de l’humanitaire que du développement ».

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