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Société

Le Minfi appelle la diaspora à déclarer leurs biens d’origine camerounaise

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C’est à travers une lettre signée le 27 juin et publiée le 02 juillet que Louis Paul Motaze invite les compatriotes vivant ailleurs à se conformer.

 

Le ministre des Finances rappelle aux personnes physiques non résidentes au Cameroun que, conformément aux dispositions des articles 74 bis et 579 (2) du Code Général des Impôts, elles sont tenues à l’obligation de déclaration annuelle de leurs revenus de source camerounaise, qu’ils soient tirés de l’exploitation d’une activité ou de la détention d’un capital (mobilier ou immobilier).

Elles sont également soumises à l’obligation de déclaration de la taxe foncière sur les propriétés situées au Cameroun.

Pour l’exercice 2023, le Ministre des Finances précise que ces déclarations doivent être effectuées auprès de l’administration fiscale camerounaise, au plus tard le 1er septembre 2024, via le site web de la Direction Générale des Impôts à savoir: www.impots.cm.

Concrètement, cela signifie qu’ils devront contribuer à la collecte fiscale en payant l’IRPP, un impôt basé sur les gains réalisés par les personnes physiques imposables.

Par exemple, les bailleurs devront déclarer leurs frais locatifs, les actionnaires leurs dividendes et les salariés du secteur privé leurs rémunérations mensuelles. L’État vise également à capturer une partie des recettes qui lui échappait auparavant, en imposant les commerçants, agriculteurs et autres prestataires de services

En rappel, le Minfi ressuscite une loi datant de dix ans. Elle a été introduite dans le code général des impôts, suite à la loi de finances de l’année 2021.  Non appliquée jusqu’ici, cette disposition fiscale a été remise au goût du jour par un communiqué du ministre des Finances du 7 mars 2024. Dans cette sortie, le membre du gouvernement invitait les contribuables non professionnels à déposer leurs déclarations annuelles de l’IRPP au plus tard le 30 juin 2024, échéance finalement prorogée au 1er septembre 2024.

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Société

Kiev envisage de négocier avec la Russie pour mettre fin à la Guerre (Média)

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Alors que la guerre se poursuit en Ukraine et que le rapport de force est toujours en faveur de la Russie malgré le soutien occidental à Kiev, le journal américain, le New York Times rapporte que Kiev envisage de mettre un terme aux hostilités et d’entamer des négociations avec Moscou.

Les dirigeants ukrainiens seraient en train d’envisager des discussions avec la Russie pour mettre fin à la guerre qui se poursuit et qui fait rétrécir le territoire de l’Ukraine au fil des temps. Selon le NYT, « l’Ukraine poursuit un plan visant à mettre fin aux combats de manière négociée ».

Le président ukrainien Vladimir Zelensky avait auparavant déclaré qu’une délégation russe devrait participer à la deuxième conférence de paix ukrainienne. Les préparatifs de l’événement devraient être finalisés d’ici novembre. Cela intervient après un fiasco du premier sommet de paix sur l’Ukraine sans la participation russe.

Plus tôt cette semaine, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjarto, a indiqué que la stratégie de l’Occident en Ukraine a échoué et la situation sur le champ de bataille n’est pas en faveur des États-Unis et de l’UE.

Le diplomate estime que l’échec de la précédente approche de l’Occident concernant la situation en Ukraine souligne la nécessité d’une « nouvelle stratégie ». En parlant de cette nouvelle stratégie, il évoque le dialogue pour régler la crise en Ukraine et mettre fin à la guerre.

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Société

La Russie soutient l’adhésion de la Palestine indépendante à l’ONU

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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, s’exprimant lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Moyen-Orient, a évoqué la question palestinienne et a déclaré que la Russie soutient l’adhésion de la Palestine à l’ONU, près de 150 Etats ayant déjà reconnu son indépendance.

« En 1949, nous avons soutenu la demande d’adhésion d’Israël à l’ONU, sous réserve de la mise en œuvre des résolutions 181 et 194 de l’Assemblée générale de l’ONU concernant le droit au rapatriement des réfugiés palestiniens. Cela a été dit clairement lorsque nous avons voté en faveur de l’adhésion d’Israël à l’ONU. De même, aujourd’hui, nous soutenons l’adhésion de la Palestine, dont la souveraineté a été reconnue par près de 150 pays, à l’organisation mondiale », a déclaré le chef de la diplomatie russe.

Selon l’agence de presse TASS, Lavrov a souligné que la Russie défend une position fondée sur le droit international, dans le cadre de divers formats internationaux de règlement du conflit israélo-palestinien, ainsi que du conflit du Moyen-Orient en général.

« Nous procédons de l’impératif de mise en œuvre des décisions de l’ONU, y compris les résolutions susmentionnées de l’Assemblée générale et les résolutions clés du Conseil de sécurité – numéro 242 et 338 – adoptées après la guerre des Six Jours et la guerre du Kippour, ainsi que les résolutions numéro 478 et 497 concernant le statut de Jérusalem et du plateau du Golan », a-t-il ajouté.

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L’ONU appelle à une action urgente pour éviter une catastrophe humanitaire en Haïti (OCHA)

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L’urgence humanitaire multidimensionnelle à laquelle Haïti fait face nécessite une attention urgente et des stratégies allant au-delà des mesures d’urgence, ont déclaré aujourd’hui (mercredi) trois hauts responsables des Nations et de l’Union européenne à la fin d’une visite de quatre jours dans le pays.

Les représentants du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et du Département de la protection civile et de l’aide humanitaire de l’Union européenne (ECHO ) ont pu constater personnellement l’impact de la violence persistante qui bouleverse la vie quotidienne des Haïtiens.

« Ce que les Haïtiens désirent le plus c’est la paix, qui leur permettra de retourner à l’école, de cultiver leurs champs, d’accéder aux services de base comme aller à l’hôpital », a déclaré Edem Wosornu, Directrice des opérations et du plaidoyer d’OCHA.

Alors que les violences se poursuivent dans le pays, plus de 578 000 personnes ont dû fuir leurs maisons. Près de 5 millions d’Haïtiens, soit près de la moitié de la population, font face à une faim aiguë, avec 1,6 million d’entre eux menacés par la famine. La violence a paralysé le secteur agricole haïtien, une source clé de revenus pour les familles ; l’accès à l’éducation et aux soins de santé ont également été perturbé : plus de 900 écoles ont été fermées depuis janvier ; dans la capitale Port-au-Prince, près de 40 pour cent des établissements de santé avec hospitalisation sont hors service. La violence a provoqué une perte de revenus pour les familles qui, auparavant, étaient économiquement indépendantes, compromettant leur capacité à se nourrir et à se soigner correctement. La majorité des familles déplacées ayant des enfants en âge scolaire ne savent pas si ces derniers pourront retourner à l’école.

Madame Wosornu, qui était accompagnée de la Directrice des opérations d’urgence d’UNICEF, Madame Lucia Elmi, et de la Directrice régionale d’ECHO, Madame Andrea Koulaimah, à une rencontre des hauts responsables haïtiens, y compris le nouveau Premier ministre Monsieur Gary Conille, ainsi que les autorités des villes des Cayes et de Gonaïves. La délégation a insisté sur le fait que la communauté internationale doit continuer à soutenir le gouvernement haïtien dans l’apport d’une aide vitale et d’une assistance au développement.

« Des millions de familles appellent à la fin de cette violence incessante. Il est capital d’intensifier les services de protection pour les femmes et les enfants, ces derniers subissant les plus grandes affres de cette crise, et augmenter l’aide humanitaire pour ceux-là. qui en ont besoin », a déclaré Madame Elmi, Directrice des opérations d’urgence de l’UNICEF.

Le Plan de réponse humanitaire 2024 pour Haïti sollicite 674 millions de dollars. Avec plus de la moitié de l’année s’étant écoulée, l’appel est financé à moins d’un quart du montant demandé. Le coût de l’inaction serait trop élevé si la réponse humanitaire n’est pas collectivement intensifiée en soutien à la population haïtienne. Cependant, malgré la situation sécuritaire difficile, les partenaires humanitaires internationaux et nationaux ont réussi à trouver des solutions pour apporter un appui à la population à travers le pays.

Toutefois, bien que l’aide humanitaire soit vitale, les responsables ont martelé que les défis actuels du pays sont enracinés dans des années de sous-investissement dans les services sociaux de base et que l’aide humanitaire est une solution temporaire qui ne peut résoudre les problèmes structurels profonds du pays.

« Nous devons ancrer la réponse humanitaire dans la durabilité, faire en sorte qu’elle serve de tremplin à des actions de relèvement durable » a déclaré Andrea Koulaimah, Directrice ECHO pour l’Amérique Latine et les Caraïbes. « Nous appelons la communauté internationale à ne pas évaluer cette occasion pour intensifier leurs efforts et mobiliser des ressources devant répondre aux besoins pressants tant au niveau de l’humanitaire que du développement ».

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