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La crise pétrolière fracasse le budget, l’avenir en péril ?

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Le Cameroun traverse une tempête économique sans précédent. La chute vertigineuse des recettes pétrolières menace de faire sombrer le navire budgétaire du pays. 237online.com vous plonge au cœur de ce tsunami financier qui pourrait bien redessiner l’avenir économique de la nation.

Le pétrole camerounais : un puits qui se tarit

Autrefois considéré comme l’or noir du pays, le pétrole camerounais semble avoir perdu de son éclat. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une baisse de 96,8 milliards de FCFA en glissement annuel. C’est comme si le robinet des pétrodollars s’était soudainement mis à fuir.

« C’est un véritable cauchemar budgétaire« , confie un haut fonctionnaire du ministère des Finances à 237online.com. « Nous sommes comme un boxeur sonné, cherchant désespérément à retrouver son équilibre. »

Les majors boudent, Perenco règne en maître

Le Cameroun, jadis terre promise pour les géants pétroliers, se retrouve aujourd’hui délaissé. Seule Perenco, telle une oasis dans un désert d’investissements, maintient une production de 100 000 barils par jour. Mais est-ce suffisant pour étancher la soif budgétaire du pays ?

Un expert du secteur, sous couvert d’anonymat, nous livre son analyse : « C’est comme si on essayait de remplir un océan avec un arrosoir. Perenco fait ce qu’elle peut, mais sans l’arrivée de nouveaux acteurs, le Cameroun risque de se retrouver à sec. »

2027 : l’année de tous les dangers ?

Les projections du ministère des Finances font froid dans le dos. En 2027, les recettes pétrolières pourraient chuter à 580 milliards de FCFA, un niveau jamais vu depuis la crise du Covid-19. C’est comme si le pays se préparait à une nouvelle pandémie, mais cette fois-ci, économique.

« 2027, c’est demain », s’alarme un économiste renommé interrogé par 237online.com. « Si rien n’est fait, le Cameroun pourrait se retrouver au bord du gouffre financier. »

Le FMI sonne l’alarme : les subventions dans le viseur

Comme si la situation n’était pas assez complexe, le FMI vient ajouter son grain de sel. L’institution pointe du doigt les subventions aux produits pétroliers raffinés, véritable boulet budgétaire pour l’État.

Un analyste financier commente : « C’est comme si le Cameroun essayait de naviguer dans une mer déchaînée avec une ancre attachée à sa coque. Ces subventions, bien qu’importantes socialement, risquent de couler le navire économique du pays. »

Des réformes urgentes : la course contre la montre

Face à cette situation alarmante, le gouvernement camerounais semble enfin prendre conscience de l’urgence. Des réformes budgétaires sont sur la table, visant à élargir l’assiette fiscale. Mais sera-ce suffisant ? Et surtout, est-ce trop tard ?

L’après-pétrole : un mirage ou une nécessité ?

La question qui brûle toutes les lèvres : comment le Cameroun peut-il se réinventer dans un monde post-pétrole ? Diversification économique, investissements dans les énergies renouvelables, développement du secteur tertiaire… Les pistes sont nombreuses, mais le temps presse.

Un jeune entrepreneur camerounais, plein d’espoir malgré la situation, nous confie : « C’est peut-être l’occasion ou jamais de repenser notre économie. Le pétrole a été notre béquille pendant trop longtemps. Il est temps de réapprendre à marcher par nous-mêmes. »

Et maintenant ?

Le Cameroun se trouve à un carrefour critique de son histoire économique. Les choix faits aujourd’hui détermineront l’avenir du pays pour les décennies à venir. Entre urgence budgétaire et nécessité de réinvention, le chemin s’annonce semé d’embûches.

Une chose est sûre : les Camerounais, résilients par nature, devront faire preuve d’une créativité et d’une détermination sans faille pour surmonter cette crise. 237online.com continuera de suivre de près cette situation explosive, qui pourrait bien redéfinir l’avenir économique non seulement du Cameroun, mais de toute la région.

Par Christine Etoga pour 237online.com

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Climat politique : Bapooh Lipot appelle à la “fermeté” du gouvernement face aux opposants

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Au moment où Yaoundé souffle le chaud et le froid avec le projet de loi portant prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux, « l’Union des Populations du Cameroun apporte son soutien au gouvernement et toutes les institutions régaliennes dans sa dynamique visant à contrecarrer les stratégies mises en place par une certaine opposition satellisée pour déstabiliser le Cameroun et ses institutions », écrit Robert Bapooh Lipot. Dans un communiqué rendu public ce 17 juillet 2024.

Le Secrétaire général de la faction de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) reconnue par l’Administration territoriale, dénonce « la détermination des leaders d’une certaine opposition à profiter du prétexte des élections présidentielles pour semer le chaos au Cameroun et déstabiliser ses institutions ». Sans citer de noms ; mais cela survient dans un contexte marqué par des remous sur la scène politique nationale. Avec notamment Maurice Kamto le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qui menace de recourir à la violence s’il est écarté de la course pour la prochaine présidentielle. Et dans une certaine mesure Cabral Libi’i le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) en pleine zone de turbulence, qui est en guerre ouverte contre Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) qui a pris fats et causes pour Robert Kona le co-fondateur du parti, qu’il reconnait comme le nouveau président dudit parti.

Face à une telle situation, « l’Etat doit nécessairement opposer la fermeté régalienne fondatrice de la sauvegarde de la paix sociale, de l’unité nationale et la souveraineté du Cameroun», conseille-t-il au gouvernement. En rappelant que « l’unité nationale et la souveraineté sont les piliers sur lesquels repose notre nation», Robert Bapooh Lipot « appelle tous les citoyens à rester vigilants et à s’unir derrière le gouvernement dans cette dynamique, afin de préserver l’intégrité et la souveraineté de notre nation». Non sans promettre son « engagement à travailler pour la stabilité et la prospérité du Cameroun ». Lui qui se pose en successeur politique d’Augustin Frédéric Kodock.

C’est l’une des après voix politiques extérieures au gouvernement, à prendre position après les menaces de Paul Atanga Nji le Minat lors de la Conférence des gouverneurs. Mais surtout, à s’aligner sur les positions rigides de l’Etat.

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Législatives et municipales : La Communauté internationale mise en garde contre la menace d’une guerre civile

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Dans une lettre adressée à Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies, au sujet de la prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux, dont le projet de loi déposé à l’Assemblée nationale, a été adopté illico presto, le Dr Benjamin Akih met en garde contre une « potentielle guerre civile au Cameroun». Dénonçant le motif avancé par le pouvoir de Yaoundé, le manque de moyens pour organiser quatre scrutins la même année. « Un souci logistique n’est pas une bonne justification », est formel ce membre de la Coalition des Camerounais anglophones pour le fédéralisme. « Aucune crise ou circonstance grave n’a justifié le report d’élections qui auraient eu lieu au moins 8 mois avant le prochain scrutin. Ils ont désormais été déplacés seulement environ trois mois après les prochaines élections du Conseil régional», fait constater l’auteur de la lettre.

Pour l’activiste dont l’organisation produit régulièrement des sondages au sujet de la prochaine élection présidentielle, et qui constatent à chaque fois que le président Biya ne peut plus gagner face à Maurice Kamto, « les griefs de la population de l’ancien Southern Cameroons sont complexes mais peuvent être résolus de manière durable grâce à une démocratie constitutionnelle efficace accompagnée d’élections compétitives et transparentes ». En dénonçant le fait que « le gouvernement de M. Biya légifère de manière égoïste dans le but d’exclure les partis politiques compétitifs des élections cruciales et de la vie politique active », l’homme pense que « le report des élections municipales et législatives a un impact négatif sur toute tentative de transition du conflit armé dans l’ancien Southern Cameroons vers un processus politique responsable avec de nouveaux porte-parole élus ».

Communauté internationale

Avec la pirouette en cours à Yaoundé, Ben Akih est convaincu que « M. Biya se présentera aux élections à la veille de son 93e anniversaire ». Et « sa candidature dépend du caractère antidémocratique du parti au pouvoir. Mais cela pourrait conduire à une guerre civile», prévient-il. « Nous approchons d’un point d’inflexion dans notre histoire. Cela conduirait à un changement politique crédible ou déclencherait des protestations populaires, voire une guerre civile pour mettre fin à la tragédie de la présidence de Biya», met-il en garde le patron des Nations unies. Et, poursuit-il, « si les circonstances conduisent à une guerre civile, convenons que M. Biya a tiré le premier coup de feu avec cette législation ». Ce qui pourrait compromettre selon lui les chances d’un retour à la paix. Alors « l’ONU et d’autres organisations internationales ayant intérêt à une Afrique stable devraient orienter le pays vers une démocratie constitutionnelle efficace. Cela peut commencer par votre dénonciation de la récente manipulation du calendrier électoral », propose-t-il.

Le promoteur de la plateforme English Cameroon for a united Cameroon rappelle avoir écrit déjà en mars dernier à Antonio Guterres, sur la situation critique du Cameroun. Avec les multiples élections prévues, et qui pour lui devraient contribuer à décrisper les crises sociopolitiques et préparer le terrain d’un retour à la paix : « j’ai exprimé l’optimisme que ces élections pourraient accélérer la résolution du conflit dans l’ancien Southern Cameroons en produisant un gouvernement à l’esprit fédéraliste. J’ai exprimé mes inquiétudes quant au risque que le gouvernement de M. Biya manipule le calendrier électoral et recoure à la fraude et à l’intimidation pour maintenir son parti au pouvoir », relève-t-il.

La lettre actuelle est envoyée en copie à plusieurs dirigeants du monde comme Emmanuel Macron le président de la République française, Patricia Ecosse la Secrétaire générale du Commonwealth, Ursula Von Der Leyen la présidente de la Commission de l’Union européenne, Moussa Faki Mahamat le président de la Commission de l’Union africaine, Molly Phée le Secrétaire adjoint aux Affaires africaines au Département d’Etat américain.

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Colline de Dschang : encore un accident sur un tronçon tristement célèbre

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Un autre incident tragique s’est produit hier, mercredi 17 juillet 2024, s’ajoutant à la longue liste d’accidents qui ont émaillé le dangereux tronçon de la colline de Dschang. Selon les informations rapportées, un camion transportant des boissons Guinness s’est renversé en raison d’un mauvais virage.

Heureusement, cet accident n’a pas fait de victimes. Néanmoins, cette quasi-collision rappelle avec force les dangers qui existent le long de cette voie cruciale.

La colline de Dschang a malheureusement acquis la réputation d’être associée à des accidents tragiques. Au cours des dernières semaines, un nombre important d’accidents ont entraîné la perte tragique de nombreuses vies humaines, ce qui a suscité de vives inquiétudes quant à l’adéquation des mesures de sécurité.

Ce n’est pas une nouveauté, puisque l’incident de 2021 impliquant un autobus de Menoua Voyages est un événement profondément tragique, marqué par une chaîne de circonstances malheureuses qui a entraîné la perte de plus de 50 vies, selon l’ONG de sécurité routière Sécuroute.

On accorde souvent beaucoup d’attention à des problèmes tels que les inspections de véhicules défectueuses, l’insuffisance des équipements d’intervention d’urgence et le manque de rigueur dans l’application du code de la route. Le nombre élevé de décès sur les routes au Cameroun est en grande partie imputable à des défaillances systémiques, la colline de Dschang étant un endroit particulièrement dangereux.

Bien que cette fois-ci, le dernier accident ait été une bonne nouvelle, il met en évidence l’urgence d’agir. Il est crucial d’adopter une stratégie globale qui englobe l’amélioration de l’infrastructure routière, la sécurité des véhicules, la préparation aux situations d’urgence et le renforcement des règles de circulation afin de transformer efficacement la colline de Dschang d’une zone d’accident dangereuse en une route sécurisée.

Mimi Mefo Info

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