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Orange Summer Challenge. 24 jeunes en course pour 2024


Porteurs d’idées de projets technologiques innovants, ils vont passer 3 mois de stage à Orange Digital Center à Douala, après quoi sera dévoilé le meilleur projet entrepreneurial à fort impact socio-économique.
Le Cameroun vient de dévoiler la cuvée de jeunes appelés à competir dans le cadre de la 4emed’Orange Summer Challenge. Il s’agit en effet d’un stage de vacances sous forme de compétition destinée aux porteurs d’idées de projets technologiques innovants et aux étudiants. Cette formation qui va se dérouler de juillet à septembre 2024, va réunir 24 jeunes (20 talents étudiants et 4 porteurs de projets) répartis en 4 équipes.
En provenance de différentes régions du pays, ils ont été sélectionnés au terme d’un appel à candidatures qui s’est déroulé du 19 mai au 15 juin dernier. Ces stagiaires ont été choisis dans un lot de 610 candidatures d’étudiants et de 78 projets. Le processus de sélection était constitué d’ entretiens et de tests techniques. Pendant le stage qui vient de démarrer, 4 solutions technologiques innovantes sont à concevoir par les 4 équipes constituées avec l’appui des experts de l’Ecole du code (pour la partie Software), du FabLab Solidaire (pour la partie Hardware) ou des employés de la filiale du groupe Orange.
Ce stage permet la mise en relation entre des porteurs d’idées de projets technologiques innovants, ayant des difficultés à prototyper leur solution, avec des jeunes talents étudiants désireux de travailler sur des projets concrets et de contribuer à la création de startups à succès. Le thème de cette édition c’est « Tech4Impact : l’entrepreneuriat au cœur du changement ». Les participants sont accompagnés par les experts d’Orange Digital Center et de ses différents partenaires. Notamment, Nokia, Amazon Web Services en association avec Ernst & Young.
Orange Summer Challenge a été créé pour dynamiser l’entrepreneuriat responsable grâce aux jeunes talents en Afrique et au Moyen-Orient. L’objectif de ce concept est de permettre à chacun aux jeunes de développer leur savoir-faire numérique, les aider à trouver un emploi à valeur ajoutée et favoriser l’entrepreneuriat. Au terme de trois mois à Orange Digital Center Douala, le génie qui sera dévoilé bénéficiera d’un financement pour démarrer son projet.
Réactions
Calvin Adamou Koudanbe, chef de projet Orange Summer Challenge
« Nous avons sélectionné des projets à fort impact »
« Le thème de cette année est un thème global qui est appliqué dans tous les pays où Orange a déployé le concept Orange digital center. Et la thématique c’estTech for impact, la technologie au service de l’entrepreneuriat. La sélection s’est faite par appel à candidatures afin d’avoir les meilleurs projets. Tous les projets que nous avons sélectionnés sont selon nous impactant. Ils ont trait à la santé, au bien-être et à l’environnement. L’objectif ici étant à la fin de permettre d’impacter l’environnement et d’amener les jeunes à être des entrepreneurs, des chefs de projets. Orange Summer Challenge dure 3 mois exactement. Nos différentes formations se feront avec l’accompagnement de nos partenaires qui vont nous aider avec des formations théoriques et pratiques et les experts Orange vont aussi apporter leur savoir-faire afin que les jeunes puissent développer leurs idées de projets. A la fin, ce que nous attendons ce sont des prototypes fonctionnels de leurs idées pour pouvoir être compétitifs et viables pour le marché camerounais. ».
Uziel Nguessie, lauréat Orange Summer 2024
« Orange summer challenge m’a beaucoup apporté ».
« Nous avons remporté Orange Summer Challenge l’année dernière avec notre solution Pixys+ qui propose un système de gestion moderne des fermes piscicoles reposant essentiellement sur l’autonomisation des tâches pour un meilleur rendement. Notre projet vient répondre à un triple problème : la faiblesse du rendement des producteurs ; l’exécution manuelle des tâches et le déficit de production nationale de poissons. Orange summer challenge m’a beaucoup apporté sur le plan technique en informatique et sur le management des projets. Et en ce moment, j’ai sur le plan professionnel, j’ai pu obtenu un stage à Orange Cameroun. Et pour le projet, nous sommes en phase recherche de financement pour pouvoir entamer la prochaine phase qui est la phase test de marché. Donc nous allons nous concentrer sur un des trois prototypes qui est le moins cher à réaliser. D’ici 2025, nous allons le commercialiser. »
Estelle Ngongang, stagiaire 2024
« Cette formation va nous aider au plan professionnel »
« Ce qui m’a motivée à participer à Orange Summer Challenge, ce sont les opportunités qu’ils offrent aux jeunes talents comme nous. Cette formation pourra nous aider au plan professionnel en complétant ce que nous avons appris à l’école et ce que nous avons eu à expérimenter. Nous allons donner nos idées aux porteurs de projets pour qu’ensemble nous puissions développer un mettre un produit final au terme du challenge et aussi gagner en expérience auprès des experts qui seront là pour nous accompagner. Mes attentes sont de gagner en termes de travail en équipe et bien d’autres. »
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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.
Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.
DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS
Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.
Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.
Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.
Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.
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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.
Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.
L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.
Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».
Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.
Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.
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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.
Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.
« République en pilotage automatique »
Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».
Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…
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