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Mort tragique de Landry Nguemo : la dernière conversation avec son père

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Mort tragique de Landry Nguemo : la dernière conversation avec son père
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Le mort de l’ex Lion Indomptable est arrivée hier 27 juin comme un coup de poignard. Elle a surpris la famille du défunt à Bafoussam qui savait que leur fils et frère était en route pour regagner la France où se trouve sa famille. Interrogé par les équipe de Balafon Télévision, le père de Landry Nguemo Tsafack révèle sa dernière conversation avec son fils.

« Hier soir à 22h, il m’a dit : papa je vais chercher les bagages, je voyage tôt le matin…Il devait voyager 4h du matin pour rentrer en France ce soir à 20H45. Quand j’ai suivi le bruit du portail à 4H, j’ai tiré le rideau pour voir et je su que c’est lui qui partait. Mais depuis ce matin j’ai l’impression qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Autour de 11H, j’étais assis ici, et mon téléphone a sonné. Quelqu’un m’a dit que c’est de la morgue d’Obala qu’il m’appelait, et que mon fils a fait un accident. Je lui ai demandé s’il était à l’hôpital ou à la morgue ? il m’a confirmé qu’il était à la morgue. J’ai compris que c’était le corps de mon fils qu’on a identifié », témoigne le père du défunt aux journalistes de Balafon TV.

La famille de l’ancien milieu de terrain de Nancy en France laisse sa famille inconsolable.

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General Bank of Cameroon domine l’offre de crédit au premier trimestre 2026

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General Bank of Cameroon domine l’offre de crédit au premier trimestre 2026
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Le premier trimestre 2026 marque un tournant symbolique pour Société Générale Cameroun, récemment rebaptisée General Bank of Cameroon. Quelques mois seulement après son passage sous le contrôle de l’État camerounais, la banque s’est hissée au rang de premier pourvoyeur de nouveaux crédits dans le pays, selon les statistiques officielles de la BEAC. Avec une part de marché de 17,64 %, elle devance légèrement SCB Cameroun, qui en détient 17,48 %.

Cette performance intervient dans un contexte de ralentissement global du financement bancaire. En effet, selon la banque centrale, le montant total des nouveaux crédits octroyés par les établissements de crédit en activité au Cameroun a reculé de 28,24 % au premier trimestre 2026, pour s’établir à 1 337,3 milliards de FCFA, contre 1 887,0 milliards de FCFA à la même période en 2025. Les banques ayant assuré 99,65 % des financements distribués au cours de la période, leur enveloppe globale peut être estimée à environ 1 332,6 milliards de FCFA sur les 1 337,3 milliards de FCFA de nouveaux crédits accordés par l’ensemble du système financier.

Dans ce contexte, General Bank of Cameroon a distribué l’équivalent d’environ 235,1 milliards de FCFA de nouveaux crédits au cours du trimestre, ce qui lui permet d’occuper la première place du classement. SCB Cameroun arrive en deuxième position avec un volume estimé à 232,9 milliards de FCFA, correspondant à 17,48 % du marché. La BICEC complète le podium avec une part de marché de 14,76 %, soit environ 196,7 milliards de FCFA de nouveaux financements. Elle est suivie par Afriland First Bank, dont les 13,48 % de parts de marché représentent près de 179,6 milliards de FCFA de crédits distribués, puis par CCA-Bank, qui atteint 10,97 %, pour un volume estimé à 146,2 milliards de FCFA. Au-delà du classement, les données de la BEAC révèlent une recomposition significative du marché du crédit bancaire. General Bank of Cameroon affiche la progression la plus spectaculaire parmi les principaux établissements.

Sa part de marché est passée de 11,07 % au premier trimestre 2025 à 17,64 % un an plus tard, soit un gain de plus de six points. Cette évolution témoigne du renforcement de sa présence sur le marché du financement de l’économie. SCB Cameroun enregistre également une progression notable, sa part de marché passant de 13,22 % à 17,48 % sur la même période. CCA-Bank figure aussi parmi les grands gagnants du trimestre. L’établissement voit sa part de marché bondir de 3,98 % à 10,97 %, consolidant ainsi sa place parmi les principaux acteurs du secteur bancaire camerounais.

À l’inverse, plusieurs banques historiques enregistrent un recul de leur activité de crédit. La BICEC voit sa part de marché diminuer de 17,60 % à 14,76 %, tandis que BGFIBank passe de 11,27 % à 8,61 %. Le repli est encore plus prononcé pour la Banque Atlantique Cameroun (BACM), dont la part de marché chute de 13,26 % à 5,80 % en un an. Le cas de la Commercial Bank-Cameroun (CBC) mérite également d’être souligné. Alors qu’elle représentait 10,92 % du marché des nouveaux crédits au premier trimestre 2025, aucune donnée relative à ses activités n’a été intégrée dans les statistiques du premier trimestre 2026.

La BEAC précise qu’en raison d’« une anomalie générée dans le dispositif de reporting des données de son système d’information », l’établissement n’a pas été en mesure de transmettre ses statistiques pour la période concernée. Cette absence de données invite à une certaine prudence dans l’interprétation des évolutions observées sur le marché. Néanmoins, les chiffres disponibles mettent en évidence une redistribution des parts de marché au profit de certains établissements, dans un environnement marqué par un recul général du volume des nouveaux crédits accordés à l’économie camerounaise.

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Un prêt Allemand de 10 milliards FCFA pour les villes exposées aux crises

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Un prêt Allemand de 10 milliards FCFA pour les villes exposées aux crises
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Cet accord préfigure l’octroi d’un prêt concessionnel de 15 millions d’euros (9,8 milliards FCFA Ndlr) pour la mise en œuvre de la phase III du Programme de Développement Economique et Social des Villes secondaires exposées aux facteurs d’instabilité », a annoncé Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, lors de la cérémonie officielle.

Le Prodesv n’est pas un programme nouveau. Sa deuxième phase avait été financée intégralement sous forme de don. La KfW, banque allemande de développement, avait alors mobilisé 8,6 milliards de FCFA, soit environ 5,6 milliards de FCFA exactement. Le Cameroun avait apporté une contribution de contrepartie de 1,46 milliard de FCFA. Le coût global du projet s’élevait à plus de 7,06 milliards de FCFA.

Pour la phase III, l’architecture change. L’enveloppe d’environ 9,8 milliards de FCFA prend la forme d’un prêt concessionnel, crédit accordé à des conditions beaucoup plus avantageuses que celles du marché. Le ministre n’a pas détaillé le taux d’intérêt ni la durée de remboursement de ce prêt. Mais le glissement d’un mécanisme de don vers un mécanisme remboursable marque une étape dans la trajectoire de cette coopération bilatérale, vieille de plus de soixante ans selon les mots du ministre lui-même. Les négociations qui ont scellé l’accord.

L’accord est l’aboutissement de négociations intergouvernementales tenues les 27 et 28 avril 2026 à Yaoundé. Le financement transite par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et de Développement, le BMZ, qui l’octroie via la KfW au bénéfice de l’État du Cameroun. Le Feicom porte le projet, avec l’appui d’une assistance technique internationale. Le ministre Alamine Ousmane Mey a justifié le lancement d’une troisième phase par les résultats obtenus sur les deux premières. « L’implémentation d’une troisième phase de ce programme démontre la satisfaction des parties au terme des deux premières. Elle témoigne de la volonté de poursuivre dans cette dynamique favorable », a-t-il affirmé.

LE BILAN DE LA PHASE II AVANT LE SAUT VERS LA PHASE III

Les chiffres de la phase II donnent la mesure du programme. Le Prodesv II a permis la réalisation de 220 projets. Près de 90% d’entre eux sont déjà réceptionnés et mis en service. Les domaines couverts sont la santé, l’éducation, l’eau, l’énergie, l’agroalimentaire et les travaux publics. Ces réalisations ont amélioré les conditions de vie de près de 50 000 personnes.

L’approche HIMO, à haute intensité de main-d’œuvre, a permis la création de 894 emplois locaux lors des travaux d’infrastructures. Sur cet effectif, 25% sont des personnes déplacées internes et 20% sont des femmes. Des activités génératrices de revenus, sous forme de groupements d’intérêt commun, de coopératives ou de petites entreprises, ont créé des emplois supplémentaires. Huit communes ont bénéficié de ce programme. Dans la région du Littoral, Dibombari, Mbanga, Nkongsamba 1er et Melong ont été retenues. Dans la région de l’Ouest, ce sont Babadjou, Bangourain, Galim et Nkong-Zem.

Ces localités étaient confrontées à un afflux massif de déplacés internes venus des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Le programme a bénéficié d’une prorogation de six mois, avec une clôture désormais prévue le 30 juin 2026.

L’AMBASSADEUR D’ALLEMAGNE DÉFEND LA CONTINUITÉ DU PARTENARIAT

L’ambassadeur d’Allemagne au Cameroun, Christian Sedat, a salué la signature comme une étape supplémentaire dans une relation déjà dense. « C’était aujourd’hui un grand privilège, un honneur de signer ensemble avec monsieur le ministre de l’économie un accord de 15 millions d’euros pour des projets qu’on a identifiés ensemble pour promouvoir la décentralisation ici au Cameroun », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large. « Il y a quelques semaines que nous avons signé ensemble des accords de 65 millions d’euros de coopération et maintenant ces projets comme aujourd’hui qu’on a signés avec son monsieur le ministre de l’Economie, ça concrétise la coopération », a-t-il ajouté.

UNE ENVELOPPE GLOBALE EN FORTE HAUSSE

Le ministre camerounais a situé cet accord dans un cadre financier plus vaste. Lors des récentes négociations intergouvernementales, en présence de Philipp Knill, directeur Afrique du BMZ, le Cameroun a obtenu des financements en hausse substantielle, à hauteur de 89,2 millions d’euros, soit environ 58,43 milliards de FCFA, pour le cycle de coopération 2025-2026. Cette enveloppe reste majoritairement composée de dons. Elle comprend 74,2 millions d’euros de dons contre 15 millions d’euros de prêt concessionnel, celui-là même destiné au Prodesv III.

En cumulant les projets en cours d’exécution et ces nouveaux financements, l’enveloppe totale de la coopération germano-camerounaise atteint désormais 519,85 millions d’euros, soit près de 340,5 milliards de FCFA. Le prêt accordé au Prodesv III ne représente donc qu’une fraction limitée de cet ensemble, où le don reste largement majoritaire.

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Promote 2026: L’APME met en vitrine une PME qui remplace les palettes européennes

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Promote 2026: L’APME met en vitrine une PME qui remplace les palettes européennes
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Dans les allées du Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat (PROMOTE 2026), le stand de l’Agence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (APME) ne désemplit pas. Porteurs de projets, entrepreneurs, chefs d’entreprise, étudiants et chercheurs s’y arrêtent pour s’informer sur les dispositifs d’accompagnement, les mécanismes de financement et les solutions de digitalisation proposées par l’institution.

L’agence y expose également plusieurs PME qu’elle accompagne dans leur développement, offrant ainsi une vitrine concrète de son action sur le terrain. Parmi elles, CKJ attire particulièrement l’attention des visiteurs. À première vue, rien de spectaculaire : quelques palettes en bois soigneusement exposées. Pourtant, derrière cet objet du quotidien se dessine une ambition industrielle qui pourrait réduire la dépendance de certaines entreprises camerounaises aux importations.

Face aux curieux, Mohamed Ayou Massitno, directeur d’exploitation de CKJ, résume l’enjeu. « Ces industries agricoles n’ont plus besoin d’importer des palettes EPAL. Les palettes EPAL sont des palettes aux normes européennes. Au lieu d’aller importer en Europe, nous produisons déjà ici, sur place au Cameroun, les palettes qui respectent toutes ces normes-là. » À travers cette production locale certifiée, l’entreprise entend répondre aux besoins des secteurs exportateurs tout en conservant sur le territoire une partie de la valeur qui échappait jusquelà à l’économie nationale.

DES PALETTES POUR CIMENTIERS, BRASSEURS ET CHOCOLATIERS

Ces palettes servent à entreposer et transporter des produits agro-industriels. Cimenteries, chocolateries, brasseries figurent parmi les clients potentiels. « La liste est tellement longue que si je me mets à citer, on va passer toute la soirée », résume le directeur d’exploitation. L’entreprise, installée à Tifinda, à quelques kilomètres de Kribi, propose deux gammes. Les palettes standards coûtent entre 5 000 et 7 500 francs CFA. Celles qui respectent la norme internationale, capables de remplacer les EPAL importées, se vendent entre 8 000 et 19 000 francs CFA.

Le prix varie selon la dimension et l’essence du bois utilisée. Le directeur insiste sur un autre avantage technique. Les palettes légères permettent d’augmenter le volume de marchandise exportée dans un conteneur. « Si vous prenez des palettes légers, vous allez exporter des produits, peut-être que les palettes vont prendre 2 tonnes et votre produit va prendre 8 tonnes, et c’est à tout votre bénéfice », détaille-t-il.

UN APPUI INSTITUTIONNEL À L’INSTALLATION

CKJ doit une partie de son développement à l’Agence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises. « L’APME nous a accompagnés dans notre installation, le dédouanement déjà de nos produits nous ont aidés avec l’exonération de la taxe douanière », précise Mohamed Ayou Massitno. Cet appui a facilité l’entrée de l’entreprise sur un marché jusque-là dominé par les importations. L’entreprise revendique aujourd’hui plus de 50 employés. Une dizaine d’ingénieurs travaillent dans la structure. Le directeur d’exploitation y voit l’une des principales motivations des promoteurs du projet. Il évoque aussi un déclic personnel, lié à un appel du président de la République en faveur de la valorisation des ressources nationales par les jeunes entrepreneurs.

UNE MATIÈRE PREMIÈRE SOUS CONTRAT

CKJ s’approvisionne directement auprès d’entreprises d’exploitation forestière et de forêts communautaires, via des contrats de vente de coupes. Cette organisation garantit un flux régulier de bois pour la production de palettes. L’ampleur réelle de cette substitution aux importations reste à mesurer. Combien de cimentiers, brasseurs et chocolatiers camerounais ont effectivement basculé vers ce fournisseur local plutôt que vers l’Europe ? Quel volume de devises cette production locale permet-elle d’économiser chaque année ? Ces questions méritent d’être posées directement aux industriels concernés. Si la trajectoire de CKJ se confirme à grande échelle, elle pourrait inspirer d’autres filières du bois camerounais, encore largement tournées vers l’exportation de grumes brutes plutôt que vers la transformation locale.

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