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Maurice Kamto exprime son choc car la carte d’identité coûte désormais un tiers du salaire minimum

Par David Atangana
La poussière soulevée par l’augmentation du coût d’obtention d’une carte nationale d’identité au Cameroun n’est pas encore retombée.
Le coût de l’obtention d’une carte nationale d’identité, qui est un document obligatoire pour tout adulte, s’élève désormais à un tiers du salaire minimum du pays. Cela fait suite à la récente décision du gouvernement d’augmenter le coût de plus de 250 pour cent.
Les Camerounais de tous horizons ont réagi à la nouvelle après que le Président Paul Biya a signé, jeudi 20 juin 2024, une ordonnance modifiant la loi de finances 2024 du 19 décembre 2023.
Chef du parti politique de l’opposition, Maurice Kamtoqui dirige le Mouvement pour la Renaissance Camerounaise (CRM), affirme que le régime a perdu le lien avec les réalités locales en raison de son attitude nonchalante.
“Après la hausse continue des prix des carburants, l’ordonnance présidentielle n°2024/001 du 20 juin 2025 est une preuve supplémentaire que le gouvernement du RDPC est déconnecté des réalités de la vie des Camerounais”, a déclaré le leader du MRC dans un communiqué.
Il s’interroge : « Sinon, comment peut-on, dans un contexte d’appauvrissement généralisé des populations, procéder à une augmentation astronomique du coût des timbres de passeport et autres documents, notamment la Carte Nationale d’Identité (CNI) ?
La récente ordonnance présidentielle a prévu une forte augmentation du coût d’acquisition d’une carte nationale d’identité au Cameroun.
Intitulé « Droits de timbre sur les passeports et autres documents de l’ordonnance présidentielle n°2024/001 du 20 juin 2024 », le président Paul Biya a augmenté le coût du document national de 2 800 FCFA à 10 000 FCFA, les documents complémentaires totalisant 15 500 FCFA.
« Une telle décision, qui s’inscrit dans le cadre de l’attitude indifférente du régime, est indéfendable et donc inacceptable », a déclaré Kamto.
Avant l’ordre présidentiel, L’obtention d’une carte nationale d’identité a été un enfer pour les Camerounais.
En plus d’avoir dépensé des sommes énormes pour obtenir le document, la plupart des citoyens se sont plaints de ne pas l’avoir reçu plus d’un an après avoir entamé le processus.
Cette décision, qui, selon Kamto, est le résultat d’une mauvaise gouvernance, a entraîné une augmentation exponentielle du coût des cartes d’identité de 257 pour cent.
“Quand on ajoute à ce prix du timbre, le coût de l’acte de nationalité (3.500) et celui de la copie d’acte de naissance (2.000), le coût final de la mise en place du NIC s’élève désormais à près de 15.500, soit 1/3 du SMIC qui soit 41 875frs», précise-t-il.
La loi fiscale modifiée « ne prend pas en compte l’impôt privé prélevé sur les usagers dans nos différentes administrations », précise Kamto.
Cela arrive à un moment où une majorité de Camerounais sont confrontés à la pauvreté et à un faible pouvoir d’achat.
L’Institut national de la statistique (NIS) estime que 10 millions de Camerounais vivent avec moins de 1 000 FCFA par jour.
L’augmentation du coût d’une carte d’identité, dit Kamto, « prive les Camerounais sans emploi et sans revenus d’éléments essentiels à l’exercice de leurs droits de citoyen et à leurs activités économiques ordinaires ».
« ……..les caisses de l’État ont été vidées par des cleptomanes impénitents et notre pays vit au jour le jour », a-t-il poursuivi.
“Cet ordre trahit la pression financière à laquelle le pays est confronté depuis un certain temps déjà.”
©Mimi MefoInfos
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Réforme tarifaire de l’électricité au Cameroun : lier les prix à la fiabilité du service

Alors que le MINEE prépare une politique tarifaire nationale, le Cameroun peut exiger une contrepartie claire à tout ajustement des prix : moins de coupures, des travaux de réseau datés, des résultats vérifiés et une protection effective des ménages modestes.
Pour un ménage ou une petite entreprise, le prix réel de l’électricité dépasse largement la ligne inscrite sur la facture. Il comprend le carburant du groupe électrogène, les appareils abîmés, les produits perdus dans une chambre froide, les heures de travail interrompues et les déplacements nécessaires pour trouver ailleurs une connexion ou une machine qui fonctionne. Une électricité peu fiable coûte cher, même lorsque le tarif officiel reste stable.
En août 2026, le ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) a lancé un appel d’offres pour élaborer une politique tarifaire nationale de l’électricité. Ce chantier arrive au bon moment. Il permet de poser une question très concrète : si l’on demande demain un effort supplémentaire aux usagers ou au budget de l’État, quel meilleur service obtiendront-ils en échange ?
La production supplémentaire doit arriver jusqu’aux usagers
La mise en service de la centrale hydroélectrique de Nachtigal, d’une puissance de 420 MW, a renforcé l’offre du pays. Le rapport d’achèvement publié par la Banque mondiale en mars 2026 relève toutefois que les retards de renforcement des réseaux limitent encore son utilisation optimale, notamment vers les charges industrielles de Douala. Produire davantage ne suffit donc pas si un poste est saturé, si une ligne reste fragile ou si un quartier manque de transformateurs.
Toutes les coupures n’ont pas la même origine. Certaines viennent de la production, d’autres du transport ou de la distribution. Pour l’usager, chacune compte. Le suivi public doit indiquer la durée totale des interruptions vécues, puis en préciser la cause afin que le bon acteur intervienne. La future organisation autour de la SOCADEL ne pourra être jugée équitablement que si les incidents liés à la SONATREL ou à un ouvrage de production sont également identifiés.
Tester un contrat de fiabilité sur quelques zones
Une entreprise électrique ne peut réparer durablement un réseau sans trésorerie. Une hausse de recettes ne garantit pourtant pas que les moyens atteindront les secteurs les plus dégradés. La réforme tarifaire devrait relier ces deux réalités dans un contrat public de fiabilité.
Le Cameroun pourrait tester ce contrat pendant vingt-quatre mois dans trois types de territoire : une agglomération, une ville secondaire et une zone moins dense. Une dizaine de départs moyenne tension formerait un périmètre assez précis. Un départ est une ligne qui part d’un poste et alimente un ensemble connu de quartiers, d’entreprises et de services publics. À cette échelle, on peut relier les travaux réalisés aux coupures réellement subies.
Avant le lancement, chaque zone disposerait d’un état initial, d’une liste de travaux, d’un budget, d’un calendrier et d’un responsable pour chaque action. Les réparations prioritaires, la sécurité, le comptage utile et la maintenance seraient financés dès le départ. Une enveloppe supplémentaire pourrait ensuite être versée lorsque les résultats prévus sont vérifiés. Le réseau reçoit ainsi les moyens indispensables pour agir, tandis que les financements additionnels récompensent des progrès observables.
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L’État doit aussi payer ses factures à l’échéance
L’État est régulateur et financeur, mais il est aussi un grand client de l’électricité. Lorsque des administrations paient tard, elles privent le système d’une trésorerie nécessaire aux achats d’énergie, aux réparations et à l’entretien. La discipline demandée aux opérateurs et aux usagers doit donc s’appliquer aux services publics.
Le ministère des Finances pourrait consolider les abonnements des administrations, rapprocher chaque mois la consommation et les factures, puis programmer le règlement des échéances courantes. Les dettes anciennes suivraient un calendrier séparé. Régler une vieille dette est utile, mais ce paiement ne doit pas être présenté comme une amélioration du recouvrement des factures du mois. Cette séparation rendrait les comptes plus lisibles et les responsabilités plus claires.
Protéger les ménages tels qu’ils vivent réellement
Une protection fondée uniquement sur un petit volume de kilowattheures peut manquer sa cible. Plusieurs familles partagent parfois le même compteur. Leur consommation cumulée les place alors dans une tranche plus chère, alors même que chaque foyer consomme peu. Les travaux de la Banque mondiale sur l’accès à l’électricité en Afrique invitent à tenir compte de ces compteurs partagés et du coût du raccordement.
La protection devrait associer un prix abordable pour une consommation essentielle et une aide ciblée lorsque les bénéficiaires peuvent être identifiés de façon fiable. Elle doit être financée et accessible avant toute mesure qui affecte les ménages modestes. Un recours simple est également nécessaire pour corriger une erreur de classement ou une facturation contestée.
Le prépaiement mérite la même attention. Un meilleur taux d’encaissement peut masquer des jours passés sans courant parce qu’un ménage n’a pas pu recharger son compteur. Le suivi social doit distinguer la coupure technique de l’absence de crédit et vérifier que l’amélioration financière ne repose pas sur une privation invisible.
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Publier des résultats que chacun peut comprendre
Les pourcentages nationaux sont utiles pour suivre le secteur, mais ils disent peu sur un quartier précis. Chaque zone pilote devrait publier tous les trois mois une fiche d’une page : nombre de coupures, durée totale sans électricité, qualité de la tension lorsque la mesure est disponible, travaux achevés, factures publiques payées à temps, énergie reçue, énergie facturée et encaissements correspondant aux mêmes factures.
L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL) définirait la méthode de calcul. Un vérificateur indépendant croiserait les journaux d’exploitation, les compteurs et un échantillon de factures. Des représentants des communes, des ménages et des petites entreprises pourraient participer à une revue trimestrielle et contester un résultat mal expliqué. Les données publiées seraient agrégées pour protéger les informations personnelles et commerciales.
Une enveloppe de performance ne devrait être débloquée que si les données sont auditables, si le service s’améliore et si les protections sociales fonctionnent. Une simple augmentation des montants facturés ne suffit pas. Au terme des vingt-quatre mois, l’extension du dispositif dépendrait de trois constats : moins de coupures sans déplacement du problème vers les zones voisines, un bilan financier qui présente honnêtement les coûts, et des équipes capables de maintenir les résultats. Les échecs devraient eux aussi être publiés, car ils permettent d’éviter de répéter des investissements mal conçus.
Une réforme compréhensible tient en quatre engagements
L’usager règle sa consommation. L’opérateur exécute les travaux annoncés et rend compte du service. L’État paie sa propre consommation et finance les obligations qu’il décide. Le régulateur vérifie les résultats et protège le droit de recours. Ces engagements réciproques donnent un contenu concret à la réforme tarifaire.
Le débat sur le prix de l’électricité ne peut être séparé de la qualité reçue. Pour chaque franc demandé en plus, les responsables publics devraient pouvoir répondre à trois questions : quel service, dans quel délai et avec quelle preuve ? C’est ainsi qu’une discussion tarifaire peut devenir un contrat de fiabilité crédible pour les ménages, les entreprises et les partenaires du Cameroun.
Par Romain Blachier, consultant en politiques énergétiques
Défis Actuels du 09/09/2026
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Cameroun : L’art de la soupape de sécurité (partie 2)

Par Louis Marie Kakdeu
En rappel, l’image de la « soupape de sécurité » vient de la sociologie du conflit, popularisée au 20ème siècle par Georg Simmel puis développée par Lewis Coser : dans un système sous tension, offrir des exutoires contrôlés à la contestation permettrait de relâcher la pression sociale sans toucher au cœur du pouvoir, un peu comme une soupape laisse s’échapper la vapeur d’un système fermé pour éviter l’explosion. Voici quelques techniques utilisées par le régime de Yaoundé pour dissiper la colère populaire :
1. L’institutionnalisation de la révolte : il s’agit de transformer une colère sauvage et imprévisible en un processus bureaucratique ou légaliste bien encadré. C’est le cas de « l’opération épervier » qui est visiblement l’opération de sacrifice de quelques boucs-émissaires devant permettre de sauver le système de gestion patrimoniale qui règne, sans toutefois s’attaquer aux bases du clientélisme, de la mauvaise gouvernance et de la corruption.
On voit aussi l’éternisation du procès de Martinez Zogo qui a permis de faire tomber la clameur populaire sans espoir que justice sera rendu. On note surtout le détournement de l’indignation sur les féminicides et les infanticides vers des actions folkloriques qui éloignent du vrai sujet : l’absence d’une législation sur ces atrocités qui servent souvent de crimes rituels à certains acteurs du régime.
2. La focalisation sur des cibles secondaires : C’est la stratégie de la création des affaires dans l’affaire. Il s’agit de dévier la fureur de la foule vers des détails, des faits divers, des fusibles (accusation d’un ministre par exemple) pour sauver le cœur du système. Le régime excelle dans le storytelling. Il contrôle le narratif.
Puisque son opposition « radicale » n’a jamais participé au gouvernement, le régime a le monopole de la fabrication des scoops et des faits divers. Il lâche de temps en temps des informations sur des collaborateurs pour distraire l’opinion. L’on peut voir dans l’actualité, l’émergence à la suite des supposés « influenceurs », des ex-agents de renseignements qui disent détenir le « carnet des révélations » sur des personnalités de la République.
Ce faisant, le régime neutralise l’opposition politique qui perd l’attention du grand public. Le régime détourne l’attention de la foule et l’oriente vers des agents et autres « influenceurs » sous contrôle qui font l’actualité et qui détiennent des scoops. L’on voit bien que le régime contrôle le narratif et peut de temps en temps donner un peu de « sang » au peuple qui en raffole ou qui en réclame. Le régime peut même provoquer des clashs entre personnalités pour animer ce qui est désormais devenu une « scène politique ». L’opposition politique au Cameroun devient donc affaiblie et sans importance aux yeux du grand public. Mieux, le régime fabrique son « opposition radicale » sous contrôle qui est constituée des personnes que ses agents et autres influenceurs sous contrôle désignent comme étant la « vraie opposition ». Comme on peut le constater, cette supposée « opposition radicale » ne marque jamais l’essai. Elle se lance dans des débats interminables dans des chaînes de télévision sous contrôle ; ces débats amusent bien la galerie mais, ils n’aboutissent jamais à l’action.
3. La fonction exutoire de la parole : En sociologie politique, cela désigne le fait de laisser la foule exprimer sa colère (slogans, votes protestataires) pour « lâcher de la vapeur ». Une fois l’énergie dissipée dans des actions symboliques, la pression retombe sans que les structures du pouvoir ne bougent.
Dans l’actualité, l’on voit arriver la multiplication des discours enflammés pour donner l’illusion de l’action, tout en temporisant les réelles actions sur le terrain afin que la fatigue, l’épuisement et le découragement gagnent la foule. L’on laissera prospérer des « débats de dimanche » ou des émissions de décryptage de l’actualité sur des plateaux de télévision sous contrôle où il y aura des personnages qui tiennent des discours enflammés pour distraire le peuple.
Le régime est bien tranquille aussi longtemps que les débats politiques se déroulent dans ces médias et sur les réseaux sociaux, très loin de la réalité sur le terrain. Le régime fabriquera des sujets pour ces débats : révélation d’un agent de renseignement, mandat impératif, président légitime ou président légal d’un président de parti, scandales sexuels de certains responsables politiques, la main du président de la république, etc., des débats qui s’éternisent autour des procédures juridiques, de la morale ou de l’éthique, et non autour de l’action publique.
Cela arrange le régime aussi longtemps que l’on ne débat pas de son bilan politique et économique, et que l’on ne promeut pas des offres alternatives. L’on arrive au Cameroun à aller à une élection présidentielle comme celle de 2025 sans parler de bilan et de projets politiques, et en tournant en dérision le peu de candidats qui en parlent.
L’on a discuté de la capacité d’un « diable » à être « bon » et l’on a sanctionné électoralement tous les candidats qui expliquaient comment avoir l’eau, l’électricité, les routes, le pouvoir d’achat, etc.
Une fois les élections passées, le régime a encore laissé la pression monter aussi longtemps que cela ne sert plus à rien : on entend les citoyens pleurer et tempêter : il n’y a pas d’eau ou d’électricité dans mon quartier depuis deux semaines, il n’y a pas de route, etc. Mais, les citoyens ne se demandent pas pour qui ils avaient voté lorsqu’il fallait choisir le bon candidat. Et cela risque encore de durer 7 ans!
(La suite de la liste des techniques utilisées sera communiquée demain matin)
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président du SDF
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MRC : Maurice Kamto démissionne de la présidence du parti

Maurice Kamto n’est plus président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) depuis ce mardi 8 septembre 2026.
L’information fait le tour des réseaux sociaux. Le professeur a quitté ce jour, la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). « Je vous informe par la présente que dans l’intérêt supérieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du changement en général, j’ai décidé de démissionner des fonctions de président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) » , peut-on lire dans la note.
À en croire l’universitaire, cette décision prend effet à compter de ce jour. Quelques mois après son retour à la tête du MRC, Maurice Kamto rend à nouveau sa démission. L’opposant au régime de Paul Biya dit avoir pris sa décision dans l’intérêt supérieur de son parti, dont il restera un simple membre.
Son premier vice-président, Mamadou Mota, a aussi démissionné. Maurice Kamto, qui avait quitté la tête du MRC en 2025 et présenté en vain sa candidature pour le scrutin du 12 octobre dernier sous l’étiquette du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), avait ensuite été réélu à la tête du MRC en décembre à l’issue d’une convention contestée par certains militants.
Une audience judiciaire entre le directoire de la formation d’opposition et les contestataires était prévue le 24 septembre. Le ministre de l’Administration territoriale avait par ailleurs écrit dans un courrier adressé à l’un des cadres exclus du MRC « ne pas juger opportun de prendre acte de la convention » ayant ramené Maurice Kamto à la tête du parti.
Déjà appelée à assurer l’intérim à la tête du MRC en 2019, alors que Maurice Kamto et plusieurs cadres du parti étaient détenus, Tiriane Noah retrouve ainsi les premiers rangs de la direction dans une nouvelle période de turbulences.
Affaire à suivre…
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