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La Mairie de Buéa alloue 69 millions FCFA pour la reconstruction du pont du Garage de Moki

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La Mairie de Buéa alloue 69 millions FCFA pour la reconstruction du pont du Garage de Moki
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Par Béatrice Manka’a

Après plusieurs années de retard, la municipalité de Buea a enfin commencé à reconstruire un pont dans la ville qui ne permet le passage qu’à un seul véhicule à la fois. Le pont Moki’s Garage, d’une largeur de 3 mètres, situé le long de Sand Pit Road à Great Soppo, est en cours de reconstruction pour un coût estimé à 69 millions de FCFA.

Cette initiative d’agrandissement du pont, conçue pour réduire les embouteillages et améliorer l’efficacité des transports, sera réalisée sur une période de six mois par une entreprise locale basée à Buea.

Le projet est estimé à 69 millions de FCFA et est financé par le Fonds Routier du Ministère des Travaux Publics.

Le pont de Moki’s Garage, construit il y a de nombreuses années, est devenu inadéquat en raison de la forte croissance démographique de la région.

David Mafany Namange, maire de Buea, a souligné l’urgence de ce projet : « Ce pont a causé beaucoup de problèmes. Deux véhicules ne pouvaient pas passer en même temps, ce qui entraînait des embouteillages et des embouteillages aux alentours.»

Ngivie Nkoulou, chef du service technique de la Mairie de Buéa, a apporté plus de précisions sur la radio CRTV. “Le pont actuel mesure environ 3 mètres sur 12. La première étape consiste à démolir le pont existant car ses murs se sont dépréciés au fil du temps en raison de l’érosion et des vibrations, ce qui indique un risque d’effondrement éventuel.”

L’agrandissement prévu devrait améliorer considérablement la fluidité de la circulation et la sécurité des véhicules et des piétons.

Nkoulou a ajouté : « Nous avons des ingénieurs de contrôle qui veilleront à ce que la qualité du travail soit à la hauteur de nos attentes. »

Pendant la période de construction, un itinéraire alternatif passant par le terrain de lutte de Great Soppo jusqu’à l’école de l’OCI sera utilisé afin de minimiser les perturbations.

L’entrepreneur est tenu de respecter tous les termes de référence et de maintenir des mesures de sécurité strictes tout au long du projet.

Le pont devait être construit il y a plusieurs mois. Cependant, le maire a déclaré que l’entreprise qui avait remporté le contrat avait soudainement refusé d’exécuter le projet, mais que le Conseil n’avait pas pu immédiatement retirer le contrat en raison des procédures légales en matière de marchés publics.

Pendant que le garage de Moki est en construction, plusieurs autres routes de Buea méritent d’être reconstruites, notamment une partie autour du siège du conseil d’administration du GCE, qui est inondée dès qu’il pleut.

Par ailleurs, la route nationale n°8, qui relie Buea à Kumba, Mutengene, Douala et Limbé, est dans un état déplorable.

©Mimi MefoInfos

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Cameroun : L’art de la soupape de sécurité (partie 2)

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Cameroun : L’art de la soupape de sécurité (partie 2)
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Par Louis Marie Kakdeu

En rappel, l’image de la « soupape de sécurité » vient de la sociologie du conflit, popularisée au 20ème siècle par Georg Simmel puis développée par Lewis Coser : dans un système sous tension, offrir des exutoires contrôlés à la contestation permettrait de relâcher la pression sociale sans toucher au cœur du pouvoir, un peu comme une soupape laisse s’échapper la vapeur d’un système fermé pour éviter l’explosion. Voici quelques techniques utilisées par le régime de Yaoundé pour dissiper la colère populaire :

1. L’institutionnalisation de la révolte : il s’agit de transformer une colère sauvage et imprévisible en un processus bureaucratique ou légaliste bien encadré. C’est le cas de « l’opération épervier » qui est visiblement l’opération de sacrifice de quelques boucs-émissaires devant permettre de sauver le système de gestion patrimoniale qui règne, sans toutefois s’attaquer aux bases du clientélisme, de la mauvaise gouvernance et de la corruption.

On voit aussi l’éternisation du procès de Martinez Zogo qui a permis de faire tomber la clameur populaire sans espoir que justice sera rendu. On note surtout le détournement de l’indignation sur les féminicides et les infanticides vers des actions folkloriques qui éloignent du vrai sujet : l’absence d’une législation sur ces atrocités qui servent souvent de crimes rituels à certains acteurs du régime.

2. La focalisation sur des cibles secondaires : C’est la stratégie de la création des affaires dans l’affaire. Il s’agit de dévier la fureur de la foule vers des détails, des faits divers, des fusibles (accusation d’un ministre par exemple) pour sauver le cœur du système. Le régime excelle dans le storytelling. Il contrôle le narratif.

Puisque son opposition « radicale » n’a jamais participé au gouvernement, le régime a le monopole de la fabrication des scoops et des faits divers. Il lâche de temps en temps des informations sur des collaborateurs pour distraire l’opinion. L’on peut voir dans l’actualité, l’émergence à la suite des supposés « influenceurs », des ex-agents de renseignements qui disent détenir le « carnet des révélations » sur des personnalités de la République.

Ce faisant, le régime neutralise l’opposition politique qui perd l’attention du grand public. Le régime détourne l’attention de la foule et l’oriente vers des agents et autres « influenceurs » sous contrôle qui font l’actualité et qui détiennent des scoops. L’on voit bien que le régime contrôle le narratif et peut de temps en temps donner un peu de « sang » au peuple qui en raffole ou qui en réclame. Le régime peut même provoquer des clashs entre personnalités pour animer ce qui est désormais devenu une « scène politique ». L’opposition politique au Cameroun devient donc affaiblie et sans importance aux yeux du grand public. Mieux, le régime fabrique son « opposition radicale » sous contrôle qui est constituée des personnes que ses agents et autres influenceurs sous contrôle désignent comme étant la « vraie opposition ». Comme on peut le constater, cette supposée « opposition radicale » ne marque jamais l’essai. Elle se lance dans des débats interminables dans des chaînes de télévision sous contrôle ; ces débats amusent bien la galerie mais, ils n’aboutissent jamais à l’action.

3. La fonction exutoire de la parole : En sociologie politique, cela désigne le fait de laisser la foule exprimer sa colère (slogans, votes protestataires) pour « lâcher de la vapeur ». Une fois l’énergie dissipée dans des actions symboliques, la pression retombe sans que les structures du pouvoir ne bougent.

Dans l’actualité, l’on voit arriver la multiplication des discours enflammés pour donner l’illusion de l’action, tout en temporisant les réelles actions sur le terrain afin que la fatigue, l’épuisement et le découragement gagnent la foule. L’on laissera prospérer des « débats de dimanche » ou des émissions de décryptage de l’actualité sur des plateaux de télévision sous contrôle où il y aura des personnages qui tiennent des discours enflammés pour distraire le peuple.

Le régime est bien tranquille aussi longtemps que les débats politiques se déroulent dans ces médias et sur les réseaux sociaux, très loin de la réalité sur le terrain. Le régime fabriquera des sujets pour ces débats : révélation d’un agent de renseignement, mandat impératif, président légitime ou président légal d’un président de parti, scandales sexuels de certains responsables politiques, la main du président de la république, etc., des débats qui s’éternisent autour des procédures juridiques, de la morale ou de l’éthique, et non autour de l’action publique.

Cela arrange le régime aussi longtemps que l’on ne débat pas de son bilan politique et économique, et que l’on ne promeut pas des offres alternatives. L’on arrive au Cameroun à aller à une élection présidentielle comme celle de 2025 sans parler de bilan et de projets politiques, et en tournant en dérision le peu de candidats qui en parlent.

L’on a discuté de la capacité d’un « diable » à être « bon » et l’on a sanctionné électoralement tous les candidats qui expliquaient comment avoir l’eau, l’électricité, les routes, le pouvoir d’achat, etc.

Une fois les élections passées, le régime a encore laissé la pression monter aussi longtemps que cela ne sert plus à rien : on entend les citoyens pleurer et tempêter : il n’y a pas d’eau ou d’électricité dans mon quartier depuis deux semaines, il n’y a pas de route, etc. Mais, les citoyens ne se demandent pas pour qui ils avaient voté lorsqu’il fallait choisir le bon candidat. Et cela risque encore de durer 7 ans!

(La suite de la liste des techniques utilisées sera communiquée demain matin)

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président du SDF

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MRC : Maurice Kamto démissionne de la présidence du parti

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MRC : Maurice Kamto démissionne de la présidence du parti
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Maurice Kamto n’est plus président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) depuis ce mardi 8 septembre 2026.

L’information fait le tour des réseaux sociaux. Le professeur a quitté ce jour, la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). « Je vous informe par la présente que dans l’intérêt supérieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du changement en général, j’ai décidé de démissionner des fonctions de président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) » , peut-on lire dans la note.

À en croire l’universitaire, cette décision prend effet à compter de ce jour. Quelques mois après son retour à la tête du MRC, Maurice Kamto rend à nouveau sa démission. L’opposant au régime de Paul Biya dit avoir pris sa décision dans l’intérêt supérieur de son parti, dont il restera un simple membre.

Son premier vice-président, Mamadou Mota, a aussi démissionné. Maurice Kamto, qui avait quitté la tête du MRC en 2025 et présenté en vain sa candidature pour le scrutin du 12 octobre dernier sous l’étiquette du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), avait ensuite été réélu à la tête du MRC en décembre à l’issue d’une convention contestée par certains militants.

Une audience judiciaire entre le directoire de la formation d’opposition et les contestataires était prévue le 24 septembre. Le ministre de l’Administration territoriale avait par ailleurs écrit dans un courrier adressé à l’un des cadres exclus du MRC « ne pas juger opportun de prendre acte de la convention » ayant ramené Maurice Kamto à la tête du parti.

Déjà appelée à assurer l’intérim à la tête du MRC en 2019, alors que Maurice Kamto et plusieurs cadres du parti étaient détenus, Tiriane Noah retrouve ainsi les premiers rangs de la direction dans une nouvelle période de turbulences.

Affaire à suivre…

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MRC : Maurice Kamto et Mamadou Mota démissionnent de la présidence

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MRC : Maurice Kamto et Mamadou Mota démissionnent de la présidence
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Dans un courrier adressé au directoire du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto annonce sa démission de la présidence du parti. Ce « dans l’intérêt supérieur de notre parti, de ses militants et sympathisants, et du Peuple du changement en général». Cette décision survient dans un contexte marqué par une guerre juridique que mène Okala Ebode, membre du Directoire du parti exclu et qui a attaqué le parti en justice, contestant la légitimité de Maurice Kamto à la tête du parti. Un épisode au cours duquel Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat), particulièrement engagé contre un certain nombre de parti politiques d’opposition, a clairement apporté son soutien au membre déchu, en déniant à Maurice Kamto sa qualité de président du MRC.

L’homme qui a fait trembler Yaoundé lors de l’élection présidentielle de 2018, a fini par jeter l’éponge. Lui qui, après avoir annoncé sa démission de la tête du MRC en 2025, avait rejoint le Manidem, pour se faire investir à la présidentielle par ce parti. Le Minat avait joué sa partition pour faire invalider la candidature de Maurice Kamto, au motif que Dieudonné Yebga, ancien président de ce parti, et qui avait également annoncé sa candidature à la présidentielle, pour le compte du même parti après que son nom se soit retrouvé sur le site internet du Minat comme président du Manidem. Plus tard, l’homme avouera avoir lui-même « piraté » le site internet du Manidem pour y effectuer des modifications. Rien n’y a fait. Elecam et le Conseil constitutionnel s’étaient appuyé sur le le Minat pour invalider la candidature de Maurice Kamto.

C’est après cet épisode que le retour de Maurice Kamto à la tête du parti, après l’intérim de Mamadou Mota, sera contesté par Okala Ebode. Cette fois-ci, Mamadou Mota n’assurera plus l’intérim. Peu après la démission de Maurice Kamto, le premier vice-président a lui aussi jeté l’éponge. «Cette décision murement réfléchie est dictée exclusivement par l’intérêt supérieur de notre parti face à l’acharnement et à l’oppression qu’exerce le régime à mon endroit ». Et d’ajouter que « Si ma modeste personne doit servir de prétexte ou de cible pour fragiliser nos activités ou bloquer la marche du parti, je refuse d’en être l’instrument ».

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