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Agbor Balla reçoit le prix de l'American Bar Association

Par Daniel D.
L'avocat des droits de l'homme, Barrister Agbor Nkongho, alias Balla, a reçu un prix de l'American Bar Association (ABA) récompensant ses « réalisations exceptionnelles » en tant que champion et défenseur des droits de l'homme en dehors des États-Unis.
Il a reçu cette distinction lors d'une cérémonie qui s'est tenue aux États-Unis le jeudi 1er août.
Selon l’ABA, les contributions de Barrister Balla ont démontré son leadership, son dévouement, son courage et sa persévérance dans la promotion des droits de l’homme.
Il est le président de la Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique (CHRDA), une organisation non gouvernementale qui milite pour la protection des droits de l’homme, la bonne gouvernance et la paix au Cameroun et dans le reste de l’Afrique.
Le prix reçu par Balla est décerné chaque année au nom de six entités de l'ABA : le Centre des programmes mondiaux ; le Centre des droits de l'homme ; l'Initiative pour l'état de droit ; la Section des droits civils et de la justice sociale ; la Section du droit international ; et la Section des litiges.
« M. Nkongho s'est distingué, parmi un groupe exceptionnellement fort de nominés, par son plaidoyer courageux et fondé sur des principes en faveur des droits de l'homme et du règlement pacifique des différends », a déclaré Mark Agrast, président du comité de sélection du Prix international des droits de l'homme de l'ABA.
Le parcours difficile de Balla en tant que défenseur des droits de l'homme
Dans un discours de remerciement, le président de la CHRDA a relaté son combat pour les droits de l'homme, à partir du moment où il était étudiant au CCAS Kumba, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, où il a été injustement renvoyé pour avoir écrit des écrits subversifs connus sous le nom de « Lavoir ».
Il s’agissait d’un article dénonçant les abus et les mauvaises actions commises par les administrateurs scolaires.
« Cela a marqué le point de départ de mon militantisme et de mon travail pour garantir le respect de tous les droits fondamentaux de l’homme. J’ai plutôt décrit mon licenciement comme une bénédiction dans une interview car cela m’a valu une rencontre avec le regretté Bate Besongun dramaturge, poète et critique anglophone de renom », a-t-il déclaré.
L'avocat a déclaré que sa recherche inébranlable de connaissances sur la manière de défendre et de protéger les droits des autres l'a conduit du Cameroun au Nigéria, en Belgique et aux États-Unis.
« Après avoir travaillé à l’étranger comme chercheur au Centre de droit international en Belgique, comme assistant juridique à la Cour pénale internationale de la Sierra Leone et comme spécialiste des droits de l’homme au bureau des Nations Unies en Afghanistan et au Congo, j’ai senti qu’il était temps de rentrer chez moi, auprès de mon peuple, et de défendre ses droits », a-t-il déclaré.
C’est ainsi qu’il a fondé l’ONG CHRDA, qui surveille et documente les violations des droits de l’homme au Cameroun et défend les droits des victimes.
« Passé président de l’Association des avocats Fako au Cameroun ; ancien vice-président du Barreau africain ; région Afrique centrale ; et membre de nombreuses associations de droit africaines et internationales, je ne pouvais rester en retrait et assister aux souffrances de mon peuple – je veux dire les gens des régions anglophones du Cameroun », a-t-il déclaré.
« En tant que leader du mouvement de la société civile pour contester la marginalisation et la discrimination systémique à l’encontre des Camerounais anglophones, en 2016, j’ai rejoint d’autres militants de premier plan pour mener des manifestations pacifiques d’avocats et d’enseignants anglophones afin d’exprimer leurs griefs contre la marginalisation croissante de la langue anglaise et de la Common Law dans les tribunaux et les écoles du Cameroun anglophone », a-t-il ajouté.
En janvier 2017, le Le Consortium de la société civile anglophone a été interdit par le gouvernement du Cameroun, et Balla, parmi d’autres dirigeants, a été arrêté et accusé de trahison, de terrorisme, de troubles civils et d’atteinte à la paix et à l’unité de la République du Cameroun.
Mais après la pression de la communauté internationale, le 31 août 2017, ils ont été libérés, alors qu’un bon nombre sont toujours détenus dans des conditions déplorables.
« Depuis lors, mon organisation, mes partenaires et moi-même devons plaider pour des solutions au problème anglophone au Cameroun et attirer l’attention sur la crise humanitaire croissante qui en résulte depuis son escalade en 2016 », a-t-il déclaré.
« Les cas de violations des droits de l’homme et d’abus au Cameroun augmentent de jour comme de nuit. »
©Mimi Mefo Info
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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.
Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.
DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS
Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.
Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.
Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.
Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.
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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.
Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.
L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.
Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».
Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.
Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.
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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.
Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.
« République en pilotage automatique »
Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».
Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…
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