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Société

Me Akeré Muna : « pourquoi j’ai défendu Junior Ngombe »

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Me Akeré Muna : « pourquoi j’ai défendu Junior Ngombe »
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Le bâtonnier Me Akere Muna explique les raisons qui l’ont poussé à se constituer comme avocat du jeune activiste Junior Ngombe arrêté le 24 juillet 2024 à Douala. L’homme politique évoque également des menaces qui pèsent sur les libertés fondamentales au Cameroun et fait le point de l’affaire Glencore.

Quels sont vos impressions après la libération de Junior Ngombè ?

Je pense que les choses se sont bien déroulées cette fois-ci. Ce jeune homme a interpellé le 24 juillet 2024 à Douala aux environs de 19h. Il a été interpellé par les hommes habillés en tenue civil, ne disposant d’aucun mandat. Il a été conduit à la gendarmerie de Bonanjo et puis le lendemain il a été déporté à Yaoundé. Une fois au secrétariat d’Etat à la défense, un responsable lui a demandé s’il savait pourquoi il a été arrêté. Il a répondu par la négative.

Ayant été informé de son arrestation, j’ai décidé de me constituer pour assurer la défense de ce jeune garçon. J’ai été rejoint par mon confrère Me Chend- jou. Nous avons assisté à son audition au service central des recherches judiciaires au Secrétariat d’Etat à la défense. Ensuite avons pris l’engagement de l’accompagner au parquet du tribunal militaire de Yaoundé le 30 juillet 2024. Ce jour, il a été renvoyé au secrétariat d’Etat à la défense ce même jour pour compléments d’enquête.

Ce 31 juillet, il a été déféré pour une deuxième fois au parquet du tribunal militaire de Yaoundé. C’est comme cela que nous avons décidé de nous porter garant pour sa libération. Je tiens à préciser qu’il n’a pas été inculpé, parce qu’il n’est pas passé devant un juge d’instruction. Je présumé que l’enquête se poursuit, par ce que son téléphone reste encore sous scellé. Je pense qu’il est important que les autorités judiciaires prennent les dispositions pour que les droits des personnes soient respectés pendant leur interpellation.

Il n’est pas normal que dans un Etat de droit, un citoyen soit interpellé et qu’il ne soit pas capable de savoir pourquoi il a été interpellé. C’est regrettable de constater que c’est devenu une règle dans notre pays de voir les policiers et gendarmes procéder à une interpellation sans avoir un mandat signé par les autorités compétentes. Les procédures doivent être conformes aux lois républicaines. En dehors des conditions d’arrestation qui n’ont pas été respectées pour ce jeune activiste, je peux vous affirmer que notre client a été bien traité pendant sa détention au SED.

Qu’est-ce qui justifie votre implication dans ce dossier?

J’ai lu sur les réseaux sociaux et les journaux qu’un jeune compatriote a été inter- pellé dans la ville de Douala parce qu’il s’est exprimé sur les sujets politiques de son pays. Cela m’a choqué par ce que ça fait quatre années que je suis impliqué dans la recherche de la justice dans l’affaire Glencore, un dossier de corruption, dans lequel les Camerounais sont accusés d’avoir touché indûment des milliards FCfa. Je me suis dit voilà les gens qui sont libres après avoir pris des milliards et ont décidé de s’acharner sur un jeune homme de 22 ans qui dit certaines vérités.

Ce jeune homme dénonce la corruption et tout le monde sait que la corruption est une réalité dans notre pays. Ce qui m’a motivé à me constituer dans ce dossier c’est le fait de voir que toute la machine de l’Etat est mobilisée sur un jeune citoyen, titulaire d’un baccalauréat D, qui s’est battu du coté de Bertoua comme conducteur de moto, puis est revenu à Douala chez sa maman pour devenir coiffeur. Ce jeune est frustré parce qu’il a fait plusieurs concours y compris le concours des élèves gendarmes, il n’a reçu à aucun de ses concours.

Je n’aime pas lorsque les droits des citoyens sont bafoués sous le prétexte que ces citoyens n’ont pas d’appui. Voilà ce qui m’a motivé à rencontrer la maman du jeune homme pour me constituer. Je dois préciser que tous les avocats constitués dans ce dossier n’ont pas exigé des honoraires. Etant quelqu’un qui est politiquement exposé, je pense que je dois être prêt à défendre tout citoyen, car c’est depuis 46 ans que j’exerce comme avocat. Etant avocat, la défense des droits des personnes reste pour moi une chose spontanée. Mes activités politiques ne doivent pas être un frein à la défense des droits des personnes. N’en déplaise à ceux-là qui estiment que je fais de la récupération politique lorsque je me constitue pour défendre les droits d’un jeune compatriote qui exige de vivre dans les conditions décentes dans son pays.

En tant que homme politique et défenseur des droits de l’homme, quel est votre regard sur certaines menaces qui pèsent sur certaines libertés au Cameroun à la veille d’une élection présidentielle?

Face à cette question je préfère donner une réponse qui va rassurer les populations. Je suis rassuré par ces menaces qui montrent que le régime est dans une mauvaise posture. Si vous interpellez un jeune homme de 22 ans pour avoir publié son opinion sur les réseaux sociaux cela montre que vous avez peur de quelque chose. Toutes ces démarches montrent les gens qui sont mal assis sur leurs chaises et tout cela doit nous apprendre, nous de l’opposition que le peuple a besoin qu’on se mette ensemble parce que nous sommes interpellés par l’avenir de notre pays. Nous ne sommes pas interpellés par nos ambitions personnelles.

Vous avez évoqué au début de cet entretien l’affaire Glencore. Que retenir dans ce dossier. La procédure judiciaire est à quel niveau?

J’ai la certitude que peut être en septembre que quatre membres de Glencore seront poursuivis par la justice. Les noms de toutes les personnes ainsi que ceux des Camerounais soupçonnés dans ce dossier sont sous anonymat devant la justice. Il est question ce mois d’aout de voir si les anonymats doivent être retirés pour que les poursuites commencent.

Propos recueillis par Prince Nguimbous, Le Jour

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Société

Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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