Actualités locales
Le vote du juré camerounais a-t-il été trafiqué ?
Harry Kane est au sommet du football mondial. L’attaquant anglais a remporté le Ballon d’Or 2026, devant Kylian Mbappé, deuxième, et Lamine Yamal, troisième. Une consécration qui récompense une saison remarquable pour le joueur anglais, mais dont la publication détaillée des votes vient de faire émerger une controverse inattendue au Cameroun. Le classement attribué au représentant camerounais dans le jury international ne correspond pas à celui qu’il avait lui-même annoncé publiquement quelques jours auparavant », soutient Steve Wilfried Yomba Kemadjou de L’Athlétique.
Lire ici son analyse :
La situation concerne Emmanuel Gustave Samnick, journaliste camerounais et membre du jury du Ballon d’Or depuis 2013. Dans un entretien accordé au quotidien Mutations le 28 octobre 2026, deux jours avant la publication des votes individuels, il avait révélé les quatre premiers joueurs de son classement. Pourtant, le bulletin publié par France Football et attribué au Cameroun présente des choix sensiblement différents. Une contradiction qui soulève des interrogations sur la fiabilité du vote et sur les circonstances dans lesquelles le classement officiel a été établi.
Le classement annoncé par Samnick
À la question de savoir quels joueurs il avait placés en tête de son vote, Emmanuel Gustave Samnick avait répondu sans détour dans les colonnes de Mutations : « Moi, j’ai voté en premier Kylian Mbappé, en deuxième Fabian Ruiz, et puis enfin Harry Kane. Lamine Yamal arrivait en quatrième position dans mon classement. » Cette déclaration établissait clairement son Top 4 : Kylian Mbappé en première position, Fabian Ruiz en deuxième, Harry Kane en troisième et Lamine Yamal en quatrième.
Le journaliste ne s’était donc pas contenté d’exprimer une préférence générale pour certains joueurs. Il avait communiqué un ordre précis, avec des positions qui comptent dans le système de points du Ballon d’Or. Sa déclaration était publique, datée et attribuée à un membre identifié du jury international. Elle constitue aujourd’hui un élément de comparaison avec le document publié par l’organisateur du trophée.
Le bulletin camerounais publié par France Football
Le 30 octobre, France Football a rendu publics les votes des journalistes composant le jury international. La consultation du classement attribué au Cameroun révèle pourtant une tout autre configuration. Kylian Mbappé conserve la première place et Fabian Ruiz la deuxième, mais Rodri apparaît en troisième position, devant Ousmane Dembélé, quatrième. Harry Kane, annoncé troisième par Samnick, est relégué à la dixième place, tandis que Lamine Yamal ne figure même pas dans le Top 10 camerounais.
L’écart entre les deux versions est difficile à ignorer. Sur les quatre premières positions annoncées par le journaliste, seules les deux premières correspondent au bulletin publié. Harry Kane perd sept places et Lamine Yamal disparaît complètement de la sélection des dix joueurs. Il ne s’agit donc pas d’une simple différence sur un joueur classé en fin de liste, mais d’une divergence qui concerne directement deux des trois premiers du classement final du Ballon d’Or 2026.
Comment expliquer que le vote annoncé publiquement par le juré camerounais ne corresponde pas au bulletin officiellement attribué à son pays ? A-t-il transmis un classement différent de celui qu’il a communiqué à Mutations ? Le document publié par France Football contient-il une erreur ? Ou une modification a-t-elle été effectuée entre la réception du bulletin et la publication des résultats ?
Une anomalie qui peut peser dans le résultat final
La question est d’autant plus importante que le scrutin du Ballon d’Or repose sur un système de points précis. Chaque juré doit sélectionner dix joueurs parmi les trente nommés. Le premier reçoit quinze points, le deuxième douze, le troisième dix, puis les autres positions rapportent respectivement huit, sept, cinq, quatre, trois, deux et un point. Chaque changement de position peut donc avoir une incidence sur le total attribué aux candidats.
Dans le classement annoncé par Samnick, Harry Kane obtenait la troisième place et Lamine Yamal la quatrième. Dans le bulletin publié, le premier se retrouve dixième et le second sort du Top 10. Cette différence représente une baisse importante des points attribués à deux joueurs qui ont finalement terminé sur le podium mondial, tandis que d’autres candidats occupent les places laissées vacantes. Une telle divergence mérite donc d’être examinée au-delà de la seule question de la retranscription du vote.
Cette éventuelle manipulation visait-elle à favoriser Mbappé ?
Une interrogation encore plus sensible se pose alors : une éventuelle modification du vote camerounais aurait-elle pu servir les intérêts de Kylian Mbappé ? Le capitaine français a terminé deuxième du classement final, derrière Harry Kane et devant Lamine Yamal.
Or, dans la version annoncée par Samnick, ces deux joueurs figuraient respectivement aux troisième et quatrième positions, derrière Mbappé. Dans le bulletin attribué au Cameroun, Kane est relégué au dixième rang et Yamal disparaît du Top 10.
Dans un scrutin aussi serré, réduire les points accordés à des concurrents directs peut théoriquement modifier les écarts au classement général. Si le bulletin publié ne correspond pas au vote réellement transmis, il faudrait donc déterminer si cette différence a eu une incidence sur le résultat final et, surtout, à qui elle aurait pu profiter.
Kylian Mbappé est-il simplement le bénéficiaire potentiel d’une anomalie ou cette modification aurait-elle pu être effectuée dans le but de renforcer ses chances de remporter le trophée ? Aucun élément disponible ne permet aujourd’hui d’établir une telle intention. Mais la question mérite d’être posée au regard des divergences constatées.
Il serait injustifié d’imputer une quelconque responsabilité au joueur français sur la seule base de cette affaire. En revanche, il serait tout aussi problématique de ne pas s’interroger sur les conséquences possibles d’une modification des votes nationaux, surtout lorsque les joueurs concernés occupent les trois premières places du classement final. La transparence du scrutin exige que cette contradiction soit éclaircie, sans présumer de son origine ni de ses responsables.
Samnick et France Football doivent s’expliquer
Emmanuel Gustave Samnick est le premier concerné par cette controverse. Membre du jury depuis 2013, il devrait pouvoir préciser si le classement publié correspond au bulletin qu’il a effectivement transmis. La présentation d’une copie de son vote ou une explication détaillée de la différence entre sa déclaration à Mutations et le document officiel permettrait de lever une partie des interrogations. Son silence éventuel ne ferait qu’entretenir un doute qui dépasse désormais sa seule personne.
France Football doit également apporter des éclaircissements. L’organisateur du Ballon d’Or est en mesure de confirmer l’authenticité du bulletin camerounais, de préciser les conditions de sa réception et de vérifier si une correction ou une modification est intervenue avant sa publication. La mise à disposition des votes individuels est censée garantir la transparence du processus. Cette exigence prend tout son sens lorsqu’un juré affirme publiquement avoir voté d’une manière différente de celle qui apparaît dans les résultats officiels.
Le sacre de Harry Kane et le podium composé de Kylian Mbappé et Lamine Yamal auraient dû être les principaux enseignements de cette édition 2026. Mais au Cameroun, une autre question s’impose désormais : le vote attribué au pays est-il réellement celui de son représentant ? Et si une modification a eu lieu, était-ce une erreur ou une intervention volontaire susceptible de favoriser certains candidats, notamment Kylian Mbappé ?
L’Athlétique demande des explications à Emmanuel Gustave Samnick et à France Football. Car derrière cette contradiction, c’est la crédibilité du vote camerounais et la transparence du Ballon d’Or qui sont désormais en question.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« le 6 novembre est toujours l’occasion d’une commémoration historique avec la charge émotionnelle qu’impose cette évocation »

Le secrétaire général du comité central du RDPC, Jean Nkuete, affirme qu’au RDPC, on est conscient des défis relevés au Cameroun.
En ce 6 novembre 2026, le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), s’est retrouvé à son siège. Jean Nkuete, le secrétaire général du comité central du RDPC, a reçu des personnalités, entre autres le très honorable Datouo, le président de l’Assemblée nationale. En cette date d’anniversaire de prestation de serment du président national du RDPC Paul Biya, il a prononcé un discours qui fait un bref tour sur l’action de ce dernier au Cameroun.
Retrouvez ci-dessous le discours de Jean Nkuete.
Mesdames, Messieurs, chers camarades,
Il va sans dire qu’en ce 44 anniversaire de l’accession à la magistrature suprême de Son Excellence Paul BIYA, notre joie est, comme relevé plus haut, exaltée par votre impressionnante présence parmi nous, joie qui de surcroit exhale l’ambiance d’une famille politique fière de son champion et de ses incommensurables accomplissements matériels et immatériels pour notre pays et ses compatriotes, actuellement comme à l’avenir.
En effet, pour nous, pour toutes les Camerounaises et tous les Camerounais de bonne volonté qui prennent la pleine mesure du chemin parcouru et qui sont conscients des défis relevés par notre pays, le 6 novembre est toujours l’occasion d’une commémoration historique avec la charge émotionnelle qu’impose cette évocation.
Du point de vue de la restitution de la vérité historique, il est de notre responsabilité et de notre devoir de relever que le 6 novembre 1982 n’a pas été exclusivement vécu comme un temps de passation de pouvoir entre deux grands hommes d’État.
Ce fut aussi et surtout le temps de la révélation de la volonté de notre pays de sortir du bois et de dompter les profondes mutations du monde qui s’annonçaient afin qu’il puisse exister dans cet environnement international implacable en devenir à son rythme et selon sa propre identité, de telle sorte que, par-delà les tumultes et les incertitudes d’un monde toujours en quête de lui-même, le Cameroun demeure toujours le Cameroun.
Ainsi naquit le Renouveau avec son ambition et son projet qui n’ont pas pris une seule ride. 44 années sont passées, mais le souvenir reste toujours aussi vivace. Certains d’entre nous ont eu le privilège de vivre ce moment. D’autres, plus jeunes, se contentent du souvenir que nous leur en livrons. Oui, quoi qu’on en dise, le 6 novembre 1982 est une date inoubliable !
Aujourd’hui, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, qui porte le Renouveau depuis le 24 mars 1985, se souvient du 6 novembre 1982, non pas avec nostalgie, mais avec lucidité, comme on regarde dans le rétroviseur pour mieux avancer.
Notre famille politique commémore donc le 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président Paul BIYA comme un pèlerinage dans le temps, en vue d’aborder rationnellement et efficacement les chantiers du présent et du futur.
Nous vivons également cet anniversaire comme un temps de respiration pour nous rappeler que malgré le temps qui passe inexorablement, il y a toujours un commencement. Et que le commencement ne doit jamais être oublié, au risque de briser la boussole qui aide à se projeter vers l’avenir.
Armés de l’ardeur imprimée par l’historique prestation de serment le 6 novembre 2025, un autre 6 novembre, nous avons alors raison de fêter et de célébrer dans la joie et l’allégresse le 44ᵉ anniversaire du Renouveau, qui d’une part, coïncide cette année avec la première année du septennat de la Grandeur et de l’Espérance du président Paul BIYA, et d’autre part se situe à la veille d’importantes échéances électorales dans le sillage du dernier scrutin présidentiel.
Il y a probablement, voire certainement, dans ce croisement d’évènements, ce trinaire, un autre appel qui nous est lancé à poursuivre avec méthode et rigueur notre préparation pour les prochaines élections législatives et municipales jusqu’au dernier jour.
Dès lors, au-delà des stratégies gagnantes à mettre en place, nous devons proposer des listes de candidats constituées d’hommes et de femmes, jeunes ou moins jeunes, mais davantage femmes et jeunes, qui soient en mesure de porter triomphalement les couleurs du Parti dans leur circonscription électorale.
Il nous faut ratisser large, en ayant à l’esprit que lors des élections locales, l’électeur vote pour un visage connu, une figure convaincante, un homme, une femme ou un jeune en qui ils se reconnaissent et qui portent fièrement les valeurs du RDPC.
Au total, les retrouvailles autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession du président Paul BIYA à la magistrature suprême sont une occasion supplémentaire d’approfondissement des réflexions sur les conditions nécessaires à la victoire dans chaque localité en ayant sans cesse à l’esprit le respect de grandes orientations données par la circulaire-cadre du président national, la note d’application du secrétaire général, les recommandations et les enseignements du séminaire stratégique du 22 juillet dernier.
■ Mesdames, Messieurs, chers camarades.
Oui, toutes et tous ici rassemblés, nous sommes venus cet après-midi parce que nous croyons au programme du président Paul BIYA ; parce que nous lui faisons entièrement confiance; parce que nous sommes convaincus, comme par le passé, qu’il est, pour le moment, l’homme qu’il faut pour le Cameroun à Etoudi.
Alors aujourd’hui, à toutes les militantes et tous les militants, tous les amis, sympathisants du RDPC ainsi qu’à tous nos compatriotes de bonne volonté, je lance un appel solennel à la mobilisation finale et efficace afin de donner au président Paul BIYA, lors des prochaines élections législatives et municipales, les majorités encore plus larges et confortables dont il a besoin à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux pour conduire dans la sérénité l’exaltante mission que le peuple camerounais lui confie sans relâche depuis le 6 novembre 1982 à la tête de l’État et attend de lui avec espoir, espérance et confiance depuis le 6 novembre 2025 une impulsion capitale pour l’accélération du processus de développement économique et social du pays.
Chers camarades.
Tel est le sens profond que nous donnons à la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême de Son Excellence Paul BIYA, à qui nous souhaitons très humblement et très respectueusement toujours plus de santé, de sagesse, de résilience et de vigilance dans l’accomplissement de ses nobles et exaltantes missions.
Vive le Rassemblement démocratique du peuple camerounais,
Vive le Cameroun, uni et indivisible, et son prestigieux chef, le président Paul BIYA.
Je vous remercie de votre bienveillante et aimable attention.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
300 ministres en 44 ans de règne
Quarante-quatre ans de remaniements pour un bilan qui tient en un mot : immobilisme. Le chiffre qui accuse. 299 cadres ont servi dans les gouvernements de Biya en 33 ans, comme :- premier ministre, vice-Premier ministre, ministre d’État, ministre, ministre délégué, secrétaire d’État.
Selon le décompte, on parle de 32 équipes dont 13 pour les seules années 1980. Trois cents ministres, des dizaines d’équipes, et un pays qui n’avance pas. Si le remède avait été le bon, une seule équipe aurait suffi. Ce qu’on change sans cesse, c’est le casting, jamais la politique.
Le remaniement comme méthode de survie
Le remaniement n’est pas un outil de gouvernement, c’est un outil de pouvoir. Chaque décret réduit à néant la carrière d’un ministre devenu trop populaire ou trop ambitieux. Les ministres ne sont jamais évalués sur des résultats, mais maintenus ou balayés selon leur loyauté. Le pouvoir entretient, selon ses détracteurs, une cour de courtisans et d’obligés.
Le chef de l’État n’a pas toujours eu la main heureuse dans ses choix, relève une enquête de presse. Des dizaines de ministères passent entre des centaines de mains. Mais le véritable centre de décision reste unique, et il est vieux.
Chronologie d’un système
– 6 novembre 1982. Premier gouvernement de Biya : 34 membres dont 2 femmes.
– Années 1980. Treize équipes en dix ans, dans le sillage des tentatives de putsch de 1983 et 1984. Biya supprime le poste de Premier ministre en 1984.
– 1991. Sous la pression des « villes mortes », il rétablit la primature et forme un gouvernement de 31 membres, dont une seule femme. L’ouverture démocratique n’a pas changé le fond.
– 1992-2009. Les Premiers ministres se succèdent : Achidi Achu, Mafany Musonge, puis Inoni, nommé le 8 décembre 2004, puis Philémon Yang, nommé le 30 juin 2009.
– 2015. Après les élections, Biya reste de marbre et fait mentir ceux qui croyaient à la règle d’un nouveau gouvernement après chaque scrutin.
– Avril 2016. Publication de l’enquête sur les 299 ministres : 66 ministres du Renouveau étaient déjà décédés au 14 avril 2016.
– 4 janvier 2019. Dion Ngute devient Premier ministre, plus de deux mois après la présidentielle d’octobre 2018.
– 16 janvier 2019. Dernier conseil ministériel convoqué par le chef de l’État. Aucun n’a eu lieu depuis.
– 31 décembre 2025. Biya annonce lui-même un « nouveau gouvernement » dans « les prochains jours ». C’est la première fois qu’il annonce un remaniement lui-même, lui qui en a pratiqué plus de trente en 43 ans.
– Août 2026. Neuf mois plus tard, l’équipe de Joseph Dion Ngute est toujours en poste, avec une longévité exceptionnelle de sept ans. L’annonce est attendue chaque jour à 17 heures devant la radio.
Le gouvernement fantôme
Le comble de l’absurde est atteint aujourd’hui. Le gouvernement est en place depuis sept ans sans nouvelle nomination, malgré des décès et des démissions de ministres, dont celles de Bello Bouba Maïgari et d’Issa Tchiroma Bakary.
Quatre membres du gouvernement Dion Ngute sont morts en fonction sans être remplacés.
Un État qui n’enterre pas ses ministres décédés n’est plus gouverné, il est administré par inertie.
Voilà ce que ces 305 noms n’ont pas produit
Trois cents ministres, et pourtant :
– Aucune alternance : les mêmes cercles se recyclent d’un gouvernement à l’autre.
– Aucune culture du résultat : on ne démissionne pas, on est « remercié » par décret.
– Une jeunesse qui n’a vu que des visages usés, quand l’âge du chef de l’État a lui-même dépassé 93 ans.
– Des institutions qui ne fonctionnent plus sans lui : il suffit qu’il s’absente soixante-quatorze jours pour que le pays retienne son souffle.
Le bilan
Les 305 ministres sont la preuve d’un système où personne ne gouverne vraiment, puisque chacun sait que la décision appartient à un seul homme.
Le jour où le Cameroun sera enfin gouverné, ce sera par une équipe qui répond de ses résultats devant les citoyens, et non devant un décret lu à la radio.
Charles Armel Mbatchou
Journaliste, analyste politique, chroniqueur et historien d’art.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
la cinglante réponse d’Alex Nguépi au PCRN

L’homme politique Alex Nguépi demande au PCRN d’arrêter de porter la confusion entre la formation du gouvernement et la nomination d’un vice-président.
Alex Nguépi, démissionnaire du Social Democratic Front (SDF), a fait une publication réponse au Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Il convient de souligner que ladite réponse est motivée par la prise de parole d’Anne Féconde Noah, porte-parole de Cabral Libii, sur NTV. Rappelons qu’au sujet du vice-président, Cabral pense que le nommer permettrait au Cameroun de voir la continuité des affaires publiques et mettrait fin à la guerre des clans entre autres. L’homme politique Alex Nguépi demande de ne pas confondre deux questions fondamentales.
« J’ai suivi avec beaucoup d’amusement l’intervention de Madame Anne Féconde NOAH sur la demande de Cabral Libii concernant la nomination d’un vice-président. Il faut arrêter de mélanger deux questions fondamentalement différentes : la formation du gouvernement et la nomination d’un vice-président. La formation du gouvernement relève du fonctionnement normal des institutions après une élection présidentielle. Le Cameroun a besoin d’un gouvernement opérationnel, capable de répondre à la vie chère, au chômage, à la corruption et aux nombreuses urgences sociales.
En revanche, la vice-présidence soulève une véritable question de légitimité démocratique. Comment comprendre qu’un président élu au suffrage universel puisse être remplacé, en cas de vacance, par un vice-président désigné par nomination plutôt que choisi directement par le peuple ? Si le Cameroun doit avoir un vice-président, celui-ci devrait être élu en même temps que le président de la République », écrit-il.
L’homme politique Alex Nguépi, les réelles motivations de Cabral Libii par rapport à sa demande de nomination d’un vice-président. Il se demande si le leader du PCRN est à la recherche d’un poste ou bien s’il défend une République des héritiers parmi lesquels il fera partie.
« On est en droit de s’interroger sur le calcul politique de Cabral Libii. L’opposition doit-elle désormais construire son avenir autour de l’espoir d’une nomination présidentielle ? Certains semblent entretenir le rêve qu’un poste de vice-président pourrait être offert à l’opposition. Mais depuis quand la conquête démocratique du pouvoir se résume-t-elle à attendre une nomination ?
Le véritable combat doit se situer sur le terrain électoral : les législatives et les municipales. C’est en conquérant une majorité parlementaire que nous pourrons engager un véritable débat sur les réformes constitutionnelles nécessaires. Le Cameroun n’a pas besoin d’une compétition pour les strapontins institutionnels. Il a besoin d’institutions légitimes, d’un gouvernement responsable et d’un Parlement fort. Le peuple ne mange pas les titres, ne se soigne pas avec les nominations et ne nourrit pas sa famille avec les postes politiques ! La politique doit être un combat pour le peuple, pas une course aux privilèges », écrit-il.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















