Actualités locales
quatre civils tués et trois assaillants neutralisés lors d’une attaque de Boko Haram à Koza

Une attaque de Boko Haram survenue dans la nuit du 4 au 5 novembre 2026 a coûté la vie à quatre civils habitants de la ville. Un homme et deux enfants ont été élevés.
La localité de Koza dans le département du Mayo-Tsanaga a été le théâtre d’une attaque terroriste dans la nuit du 4 au 5 novembre 2026. Des éléments de la secte islamiste Boko Haram ont fait une incursion éclair dans la ville de Koza, attaquant et pillant des magasins, commerces et concessions. Ils ont ouvert un feu nourri sur la population en pleine nuit.
Sur le champ, trois personnes ont trouvé la mort. La quatrième personne a succombé à ses blessures à l’hôpital adventiste de Koza. Parmi les personnes décédées, un septuagénaire au nom de Yaouba et son fils Adama, tués au retour des assaillants après avoir terrorisé la ville par des coups de feu tirés dans tous les sens. Les terroristes ont, dans leur opération, enlevé un autre homme et deux enfants.
Sur le corridor de leur retrait, ils sont tombés sur une embuscade tendue par des éléments des forces de défense camerounaise en périphérie de la ville de Koza, dans la localité de Kazier. La riposte à l’aide de coups de feu et de l’explosion d’une grenade lancée aux terroristes a permis de neutraliser trois membres du groupe armé.
D’autres membres blessés ont réussi à se retirer avec le groupe. Le bilan de l’attaque et de la riposte de l’armée régulière fait état de sept morts : quatre civils, trois assaillants et trois personnes enlevées, un homme et deux enfants.
Des habitants plongés dans la peur attendent des autorités des mesures visant à renforcer la sécurité dans le département.
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Actualités locales
« si Ahidjo m’aimait, c’est à moi qu’il aurait donné le pouvoir »

À l’occasion du 44ᵉ anniversaire de la transmission du pouvoir entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya le 6 novembre 1982, le journaliste Guibai Gatama dévoile une anecdote de feu Ayang Luc relative aux tensions de juin 1983 et à la « Réunion du lac ».
Sollicité par un émissaire pour rallier une fronde de fidèles de l’ancien président, le ministre de l’Élevage et des Industries animales de l’époque avait refusé de s’y rendre, affirmant la légitimité du nouveau chef de l’État.
Lire ici le texte de Guibai Gatama :
6 novembre 1982 – 6 novembre 2026
Ayang Luc : « Si Ahidjo m’aimait, c’est à moi qu’il aurait donné le pouvoir »
En ce 6 novembre, qui marque le 44ᵉ anniversaire de la transmission du pouvoir entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya, je voudrais partager une anecdote que m’avait racontée feu Ayang Luc, paix à son âme, ancien président du Conseil économique et social.
Ahmadou Ahidjo avait cédé le pouvoir à Paul Biya le 6 novembre 1982. Quelques mois plus tard, en juin 1983, dans un contexte de crise entre les deux hommes d’État, survint l’épisode de ce que certains ont appelé la « Réunion du lac ».
Quelques jours après un remaniement ministériel, cette rencontre devait réunir plusieurs hauts responsables du pays, considérés comme toujours fidèles à l’ancien président, qui demeurait également à la tête de l’UNC, le parti unique.
Alors ministre de l’Élevage et des Industries animales, Ayang Luc reçoit un soir un visiteur venu le convaincre de prendre part à ce conclave. Selon son récit, celui-ci, cherchant à flatter son ego pour emporter sa décision, lui aurait lancé : « Luc, tu sais combien le président Ahidjo t’aime… »
Il le coupe aussitôt : « Non, le président Ahidjo ne m’aime pas. Il aime Paul Biya. S’il m’aimait, c’est à moi qu’il aurait remis le pouvoir ». Ayang Luc ne se rendra pas à cette réunion.
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Actualités locales
les secousses attendues ne sont pas annonciatrices d’une phase éruptive

Le ministre de la Recherche scientifique Madeleine Tchuinte affirme qu’il n’y a pas eu de crise sismique devant aboutir à la conclusion d’une phase éruptive du Mt Cameroun.
Le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation Madeleine Tchuinte a communiqué sur la situation du Mont Cameroun. Elle affirme qu’en dépit des secousses attendues par des habitants de la ville de Buea dans la région du Sud-Ouest, il n’y a pas lieu de croire à une phase éruptive.
« Si ces secousses ne sont pas à négliger, il convient de dire qu’elles ne nous semblent pas annonciatrices d’une phase éruptive. En effet, une phase éruptive est toujours précédée d’une crise sismique, ce n’est pas le cas en ce moment car les enregistrements faits le 23 octobre 2026 par notre station sismique internationale d’Edéa et ceux des autres stations sismiques du système international (GEOFON) ne montrent aucun évènement sismique majeur émanant du mont Cameroun. Toutefois il est important de rappeler que l’histoire éruptive du Mont Cameroun montre que lors du dernier siècle, la fréquence des éruptions se situe autour de vingt (20) ans. La dernière éruption ayant eu lieu en 2000, il est fort à craindre qu’une nouvelle éruption survienne à tout moment », peut-on lire dans le communiqué final du membre du gouvernement.
Le ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation Madeleine Tchuinte assurent que les chercheurs de son département ministériel continuent de suivre de près la situation actuelle du Mont Cameroun.
« L’examen de la sismicité du Mont Cameroun entre 2022 et 2026 montre une évolution en dents de scie avec une alternance entre des périodes d’intense activité pouvant atteindre des pics de 76 séismes par mois, et des périodes d’activité normale avec une moyenne de 30 séismes par mois, comme l’atteste l’histogramme… On a noté depuis le début de cette année une tendance à la baisse de cette activité », peut-on lire dans le communiqué final du membre du gouvernement.
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Marchés publics : les exclusions pour faux documents ont plus que doublé en 2025, à 65 entreprises

(Investir au Cameroun) – Le ministère des Marchés publics (MINMAP) a exclu 65 entreprises de la commande publique en 2025 pour production de faux documents et manœuvres frauduleuses, contre 28 en 2024. Cette progression de 132,1 % ressort de la comparaison des rapports sur l’exécution du budget de l’État des deux exercices. Le document relatif à 2025, publié le 2 novembre 2026 par la Direction générale du Budget (DGB), fait également état d’une augmentation des résiliations de marchés imputées aux entreprises.
Le nombre d’entreprises concernées par des résiliations de marchés à leurs torts exclusifs est passé de 46 en 2024 à 99 en 2025, soit une hausse de 115,2 %. Parmi ces 99 cas, 49 résultent d’abandons de prestations constatés par 26 maîtres d’ouvrage. Les abandons représentent ainsi près de la moitié des résiliations recensées dans cette catégorie.
Les données communiquées par le MINMAP et reprises dans le rapport budgétaire ne précisent ni les montants des marchés concernés ni les prestations qui restaient à réaliser au moment de leur interruption. Elles ne permettent donc pas de mesurer le coût financier des abandons pour les administrations publiques ou les collectivités territoriales.
Le rapport dénombre par ailleurs 277 actes de sanctions et situations administratives associées au cours de l’exercice 2025. Ce total comprend notamment les 65 exclusions pour fraude, les 99 résiliations, mais également 55 décisions de remise de sanction et 56 suspensions arrivées à expiration. Deux autres décisions portent sur la suspension d’un maître d’ouvrage et d’un agent de la commune de Foumbot.
Les sanctions prononcées s’inscrivent dans le dispositif prévu par le Code des marchés publics du 20 juin 2018. Son article 191 autorise notamment l’exclusion temporaire d’une entreprise de la commande publique pour une durée maximale de deux ans. L’article 184 prévoit également une interdiction de soumissionner de deux ans pour certaines résiliations imputables aux cocontractants, sauf dérogation accordée par l’autorité compétente.
Le registre des exclusions tenu par l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) permet d’identifier certains dossiers. Il mentionne notamment une décision du 29 août 2025 visant les établissements Elim and Bro’s pour la production d’un faux certificat de non-exclusion dans un appel d’offres relatif à la construction d’une plateforme sportive à Kette, dans la région de l’Est. Une autre inscription concerne les établissements Tchamba pour l’abandon d’un chantier d’électrification dans la commune d’Okola.
Ces informations sont issues du registre administratif de l’ARMP. Le rapport budgétaire ne fournit toutefois pas la liste consolidée des 65 entreprises exclues pour fraude, ni celle des 99 entreprises concernées par les résiliations. Leur identification exhaustive, l’examen des décisions modificatives et la vérification des recours restent nécessaires pour établir le bilan définitif des sanctions de 2025.
Baudouin Enama
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