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Le Bal des Vampires, c’est l’histoire d’un jeune broyé par la justice de son pays

Le juriste et défenseur des droits humains Émile Kwengueng a présenté jeudi à Yaoundé son ouvrage Le Bal des vampires : vérités sur l’affaire Mu-Yenga, un roman inspiré d’événements réels qui aborde les questions de justice, de pouvoir et de respect des droits de la défense au Cameroun.
À travers cette œuvre de fiction, l’auteur entend attirer l’attention sur les conséquences des injustices judiciaires présumées et sur la perte de confiance d’une partie de la jeunesse envers les institutions.
« Le Bal des vampires » raconte le parcours de Mu-Yenga, un jeune homme qui arrive au Cameroun avec l’ambition de contribuer au développement de son pays, mais qui se retrouve confronté à un univers marqué, selon le récit de l’auteur, par la manipulation, le mensonge et l’injustice.
Dans une interview accordée à Cameroun Actuel à l’occasion de la présentation du livre, Émile Kwengueng explique avoir construit son récit à partir de situations rencontrées au cours de ses activités. Il affirme notamment avoir effectué des visites dans les tribunaux, rencontré des détenus et échangé avec des acteurs du monde judiciaire ainsi qu’avec des journalistes.
C’est quoi l’histoire derrière « Le Bal des Vampires » ?
Émile Kwegueng : « Le bal des vampires, c’est cette histoire de ce jeune qui arrive au pays pour apporter sa modeste contribution au développement. Il ne peut pas, parce que les vampires autour de lui ont empêché qu’il travaille.
Les vampires autour de lui ont construit tout un imaginaire de faux, de manipulation, de mensonge et d’injustice. Mu-Yenga a été condamné à 30 ans. Mu-Yenga pour les mêmes faits a été condamné à mort.
Vous comprenez que, comme je le dis, c’est une histoire impossible à raconter avec des mots justes. C’est l’histoire d’un jeune broyé par la justice de son pays.
Quel message voulez-vous faire passer ?
Je pense que le message est simple. Permettre à la jeunesse camerounaise d’avoir confiance en la justice. Muyenga pose le problème d’une jeunesse prise dans le tourbillon d’un pouvoir qui ne l’écoute pas.
Je l’ai dit, un pouvoir aveugle, sourd et muet. Et le cas de Mu-Yenga est un cas atypique. Lorsqu’on aura lu et compris l’histoire de Muyenga, beaucoup aimeraient partir de ce pays.
Ceux qui sont de l’autre côté, après avoir lu l’histoire de Muyenga, peut-être n’auront-ils pas à revenir au pays. Parce qu’il s’agit d’un jeune ambassadeur, qui pourtant était venu apporter sa modeste contribution au développement de son pays. Il faut que la justice, il faut que les pouvoirs publics, il faut que les politiques rassurent la jeunesse. C’est tout ça qu’il s’agit.
Alors, vous dites que les récits de ce roman sont des faits imaginaires, mais tirés des faits réels. Est-ce que vous pouvez évoquer ces faits réels ?
Je vous ai dit, j’ai parcouru les cours, les tribunaux. J’ai rencontré des prisonniers. J’ai échangé avec beaucoup d’acteurs du monde de la justice. J’ai échangé avec des journalistes comme vous sur la justice camerounaise.
Après des contacts avec des prévenus, je me suis dit, comment immortaliser tout ce que je vois, tout ce que j’entends, tout ce que j’écoute. Il fallait partir d’un fait réel pour construire un imaginaire. C’est pour ça que nous avons fait le juste milieu en prenant de la fiction, que nous avons construite avec de la réalité pour faire de l’histoire de Muyenga une affaire palpitante.
Une affaire, comme je le dis, impossible d’écrire et de raconter avec les mots justes ».
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Emmanuel Nganou Djoumessi accélère les travaux du pont de Palar, le « pont de la mort », à Maroua

Le chantier de construction du pont de Palar, à Maroua, entre dans une phase décisive. Longtemps redouté par les usagers et tristement surnommé le « pont de la mort », ce point de franchissement a déjà été le théâtre de plusieurs accidents mortels, faisant de sa reconstruction une urgence pour les populations.
Ce vendredi 30 octobre 2026, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, s’est rendu sur le site pour évaluer l’avancement des travaux et examiner le chronogramme d’exécution présenté par l’entreprise SINOHYDRO.
En présence des autorités administratives, du maire de la ville et des populations riveraines, cette visite ministérielle intervient dans un contexte de fortes attentes autour de la réalisation de cet ouvrage stratégique.
Depuis le démarrage effectif des opérations, le 9 septembre dernier, l’entreprise a engagé plusieurs travaux préparatoires, notamment l’aménagement de la base-vie et le nivellement de la plateforme.
Deux engins supplémentaires ont également été mobilisés à la veille de cette descente, tandis que les études d’exécution enregistrent une avancée significative. Toutefois, plusieurs étapes essentielles restent à franchir, notamment la réalisation des fondations et la commande de la charpente métallique.
Face aux retards potentiels, le ministre des Travaux publics a exigé une révision du calendrier d’exécution, un renforcement immédiat des équipes et une mobilisation accrue des moyens matériels afin d’accélérer le rythme des travaux. Il a également instruit la consolidation du radier provisoire permettant actuellement de traverser le Mayo Kaliao.
Sur le plan technique, le futur ouvrage sera un pont mixte à deux poutres métalliques, long de 70 mètres et large de 10 mètres. Il reposera sur des fondations profondes en pieux forés et sera accompagné de l’aménagement d’environ deux kilomètres de voies d’accès.
Financé grâce aux économies réalisées dans le cadre du projet de réhabilitation de la route Magada-Guidiguis, cet ouvrage comprend la réalisation des fondations, des piles, des culées, la pose de la charpente métallique et la construction du tablier.
Pour les populations de Maroua, l’enjeu dépasse largement la construction d’un simple pont. Il s’agit surtout de mettre fin aux risques liés à ce passage dangereux, de prévenir de nouveaux drames et de tourner définitivement la page du tristement célèbre « pont de la mort ».
À Palar, les populations attendent désormais un ouvrage solide, sécurisé et livré dans les meilleurs délais.
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