Actualités locales
l’étrange histoire de Virginie à Douala

Recherchée depuis le 15 septembre, Virginie E., ingénieure de 35 ans, a refait surface dimanche dernier, disant avoir été enlevée de façon mystérieuse par un inconnu et détenue à Kribi. Lire le récit de Cameroon Tribune.
Une histoire étrange a été contée à la police dimanche dernier par Virginie E., ingénieure de génie civil de 35 ans. Histoire étrange dans un contexte étrange. La concernée était portée disparue depuis un peu plus d’un mois, disparition constatée un mois après son mariage avec Noël Saturnin T., 42 ans, ingénieur en génie électrique. C’est d’ailleurs lui qui donnera l’alerte, selon les informations obtenues par CT sur l’affaire.
Noël et Virginie se sont mariés le 15 août 2026 à Douala. Le mari est donc en mode « lune de miel » quand son ciel s’assombrit le 15 septembre dernier. Rentré ce soir-là à son domicile sis à Pk 12, lieudit « Ngo Njoh » (côté Douala III), il ne trouve pas son épouse. Vers 23h, il l’appelle. Aucun numéro ne passe. Noël joint alors sa belle-sœur, Véronique, à New Bell (Douala II). Celle-ci explique qu’elle n’a pas cherché sa sœur depuis le lendemain du mariage, estimant qu’il fallait laisser le couple en paix.
Le lendemain, la nouvelle de la disparition s’élargit aux cercles familiaux des époux. Les recherches commencent, plus ou moins orthodoxes. La police est saisie, qui mentionne l’affaire sur sa main courante. Certains parents se rapprochent d’un homme d’église. Lequel dit que Virginie a été enlevée mais est en vie. D’autres explorent la piste d’un « tradi ». Pour ce dernier, l’épouse de Noël a été enlevée et tuée… mais sa dépouille sera retrouvée. Une « source » familiale soutient que la jeune femme a été « vendue » mystiquement par un parent…
Noël Saturnin s’en remet à Dieu. Dimanche en début de soirée, il reçoit un appel. Virginie est réapparue. Chez Virginie. Elle est amaigrie et a l’air hagard. La dame a été retrouvée sous la véranda, par la maisonnée qui rentrait de l’église. Pressée de questions, elle a d’abord éclaté en sanglots. Avant de demander à boire, puis de parler.
A en croire la « revenante », de retour d’une rencontre professionnelle à Akwa le 15 septembre, elle s’est retrouvée à attendre un taxi au carrefour « Ancien Dalip ». N’en trouvant pas et n’étant pas fan de moto, elle s’est mise à héler des voitures « personnelles ». Un automobiliste l’a prise pour Ndokoti. Après un échange, notamment pour savoir où elle allait après Ndokoti, Virginie dit qu’elle a comme perdu connaissance. Elle émergera de ce brouillard en pleine nuit, pour entendre son conducteur lui dire : « Nous déjà sommes arrivés. » À sa question : « Nous sommes où ? », l’homme répondra : « A Kribi. » Dépourvue de volonté, Virginie a ensuite été conduite dans une maison, au bord de l’eau, par un autre inconnu. Le concerné lui aurait régulièrement donné à manger, et entretenu des rapports sexuels à haute fréquence avec elle… Pendant tout ce temps, elle ignorait où étaient ses téléphones, et ne songeait pas à fuir.
Jeudi dernier, l’inconnu est sorti et n’est plus revenu. Le lendemain, Virginie est sortie du logis. Elle croisera un homme portant deux pagaies, qui lui dira, après échange, qu’elle était dans une « maison de pêcheurs ». Virginie est ensuite conduite à un piroguer, et après environ une heure sur l’eau, elle touche terre ferme, et reçoit 300 F de ce transporteur bénévole pour une moto devant la conduire au centre de Kribi.
La police n’indique pas à quoi elle a passé la journée de samedi. Toujours est-il que c’est dimanche qu’elle arrive chez sa sœur, après avoir supplié un transporteur de l’embarquer à crédit… Noël Saturnin a dit qu’il ne croyait pas à cette histoire, et demandé à Véronique de garder sa sœur.
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Engrais : TMG et l’indonésien Turrima envisagent une usine de 8,8 milliards de FCFA au Cameroun

(Investir au Cameroun) – L’entreprise camerounaise TMG International Investment Group PLC et l’indonésien PT Turrima Agro Mass envisagent de construire au Cameroun une usine de production d’engrais organiques, pour un investissement potentiel de 15 millions de dollars (environ 8,8 milliards de FCFA). Ce montant a été révélé le 19 octobre 2026 par le ministère indonésien des Affaires étrangères, dans un communiqué faisant état des résultats du salon Trade Expo Indonesia 2026. Les deux entreprises avaient signé, le 16 octobre, un protocole d’accord portant sur le transfert de technologies agricoles et le développement d’une capacité de production locale.
L’usine envisagée ferait partie d’un complexe agricole intégré d’une superficie de 25 hectares. Selon les informations publiées le 18 octobre par les médias indonésiensMedia Indonesia,Shangbao IndonesiaetDisway, ce projet comprendrait des laboratoires, des installations de stockage et de traitement des matières premières, ainsi que des espaces de culture et d’élevage. Les partenaires envisagent notamment de transformer les matières organiques issues des activités agricoles et animales en fertilisants.
Le ministère indonésien présente les 15 millions de dollars comme la valeur potentielle du projet d’usine d’engrais. Il ne précise toutefois pas la répartition des dépenses entre les équipements industriels et les autres installations du complexe agricole.
Une relation commerciale vieille de neuf ans
Le projet industriel repose sur une relation commerciale déjà établie. Selon l’ambassade d’Indonésie au Cameroun, Tebid Harmony Fongang, président de TMG International, importe depuis neuf ans des engrais organiques produits par Turrima. L’installation d’une usine au Cameroun permettrait aux deux partenaires de remplacer une partie de ces importations par une production locale.
Cette coopération trouve une confirmation documentaire dans les archives du ministère camerounais de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). Une liste officielle des engrais autorisés à la mise sur le marché au Cameroun mentionne TMG International Investment Group PLC comme promoteur de deux produits formulés en Indonésie par PT Turrima Agromass.
Le premier, Rhyzobium Polyvalent TMG, est un amendement organique granulé. Le second, Bio Stimulant A-C-G 7-5-6 TMG, est présenté sous forme de poudre. Ces produits figurent respectivement aux références 152 et 153 de la liste du Minader. Leur présence dans ce document confirme que les deux entreprises entretenaient déjà des relations commerciales avant la signature du protocole d’accord d’octobre 2026.
TMG est également présente dans les marchés publics camerounais. Le 17 septembre 2024, le Projet d’urgence de lutte contre la crise alimentaire (PULCCA) lui a attribué un accord-cadre de 999,9 millions de FCFA TTC pour l’acquisition et la distribution d’intrants et d’équipements de production agropastorale dans l’Adamaoua. La décision prévoyait une tranche ferme de quatre mois en 2024 et une tranche conditionnelle de douze mois en 2025. Ce marché documente les activités de TMG dans l’approvisionnement agricole, sans lien direct établi avec le nouveau projet industriel.
Réduire les coûts et les délais d’importation
Pour Turrima, le projet répond notamment aux contraintes logistiques de ses exportations vers le Cameroun. Selon son fondateur et directeur général, Mulyono, l’acheminement maritime des engrais depuis l’Indonésie prend entre 50 et 60 jours.
Dans des déclarations rapportées le 18 octobre parMedia Indonesia, le dirigeant explique que l’entreprise souhaite développer des capacités de production dans ses marchés étrangers afin de réduire les coûts de transport et sa dépendance aux chaînes d’approvisionnement internationales.
La fabrication locale pourrait ainsi modifier le fonctionnement commercial du partenariat : au lieu d’importer les engrais finis, TMG et Turrima envisagent de produire au Cameroun à partir de matières premières disponibles localement. Le projet nécessiterait toutefois des études techniques pour déterminer les équipements adaptés et les conditions de transformation de ces matières.
À ce stade, les partenaires n’ont pas rendu public de montage financier ni de contrat de construction. Le montant de 8,8 milliards de FCFA correspond à une valeur potentielle annoncée par les autorités indonésiennes, et non à des financements dont la mobilisation est établie.
La localisation du futur complexe reste également inconnue. Les entreprises n’ont communiqué ni les modalités d’accès aux 25 hectares envisagés, ni la capacité annuelle de production de l’usine, ni le calendrier prévu pour le démarrage des travaux.
Baudouin Enama
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Un réseau de trafiquants d’ossements humains démantelé à Yaoundé
Le 10 octobre 2026, suite à une information signalant la présence d’un individu au quartier Ngousso en possession d’un sac de voyage contenant des ossements […]
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après les auditions au GSO, une quarantaine de personnes envoyées à Kondengui

Les réserves stratégiques de carburant du Cameroun sont vides, et la facture de la police reste en grande partie impayée. Dans deux correspondances datées du 6 octobre 2026, la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) et le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, font le même constat. La Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) a prélevé 22 765 m³ de produits pétroliers, soit 21 061 896 338 FCFA, et la SCDP n’est plus en mesure de la livrer.
Selon la SCDP, ces prélèvements se répartissent entre 11 543 613 litres de super et 11 221 664 litres de gasoil, effectués jusqu’à fin juillet 2026 sur instruction de la Présidence, qui voulait garantir un approvisionnement continu des forces de police. L’entreprise subordonne toute nouvelle livraison à la restitution des volumes consommés. Elle réclame aussi 204 887 493 FCFA de frais de passage, calculés à 9 FCFA le litre hors taxes.
Le problème dépasse la seule dette de l’État. Les stocks de sécurité contenaient aussi du carburant appartenant à des opérateurs privés, qui en demandent le remplacement. La SCDP se retrouve ainsi exposée à des risques financiers et juridiques.
Le ministre a saisi le secrétaire général de la Présidence de la République. Il propose de rattacher la DGSN au circuit d’approvisionnement des corps de défense, géré par Tradex.
Le dossier n’est pas nouveau. Des documents budgétaires du ministère des Finances, datés d’août 2022 et de mai 2023, évoquaient déjà une « dette flottante » liée à la consommation de carburant de la police. Une convention de 4,875 milliards de FCFA avec Neptune Oil, censée remplacer 5 860 m³ consommés en 2022 et 2023, a été engagée, liquidée et ordonnancée, mais elle n’a jamais été payée. Elle ne peut pas être additionnée d’office aux 21 milliards, le périmètre exact de chaque opération restant flou.
L’affaire a pris un tour judiciaire. Une cinquantaine de policiers ont été entendus au Groupement spécial d’opérations (GSO) à Yaoundé. Dans la nuit du 9 au 10 octobre, une quarantaine de personnes ont été placées sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui sur décision du Tribunal criminel spécial (TCS).
Parmi elles figurent des gestionnaires de soutes à carburant de Yaoundé, Soa et Bamenda, ainsi que le chef de service adjoint des carburants à la DGSN. Le commissaire divisionnaire Henrick Walter Elouna, déféré devant le TCS, aurait été libéré faute de preuves, selon plusieurs médias. La presse avance un préjudice présumé d’environ 40 milliards de FCFA sur près d’une décennie, un chiffre qui reste une estimation.
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