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Un réseau de trafiquants d’ossements humains démantelé à Yaoundé

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Le 10 octobre 2026, suite à une information signalant la présence d’un individu au quartier Ngousso en possession d’un sac de voyage contenant des ossements […]

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après les auditions au GSO, une quarantaine de personnes envoyées à Kondengui

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après les auditions au GSO, une quarantaine de personnes envoyées à Kondengui
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Les réserves stratégiques de carburant du Cameroun sont vides, et la facture de la police reste en grande partie impayée. Dans deux correspondances datées du 6 octobre 2026, la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) et le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, font le même constat. La Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) a prélevé 22 765 m³ de produits pétroliers, soit 21 061 896 338 FCFA, et la SCDP n’est plus en mesure de la livrer.

Selon la SCDP, ces prélèvements se répartissent entre 11 543 613 litres de super et 11 221 664 litres de gasoil, effectués jusqu’à fin juillet 2026 sur instruction de la Présidence, qui voulait garantir un approvisionnement continu des forces de police. L’entreprise subordonne toute nouvelle livraison à la restitution des volumes consommés. Elle réclame aussi 204 887 493 FCFA de frais de passage, calculés à 9 FCFA le litre hors taxes.

Le problème dépasse la seule dette de l’État. Les stocks de sécurité contenaient aussi du carburant appartenant à des opérateurs privés, qui en demandent le remplacement. La SCDP se retrouve ainsi exposée à des risques financiers et juridiques.

Le ministre a saisi le secrétaire général de la Présidence de la République. Il propose de rattacher la DGSN au circuit d’approvisionnement des corps de défense, géré par Tradex.

Le dossier n’est pas nouveau. Des documents budgétaires du ministère des Finances, datés d’août 2022 et de mai 2023, évoquaient déjà une « dette flottante » liée à la consommation de carburant de la police. Une convention de 4,875 milliards de FCFA avec Neptune Oil, censée remplacer 5 860 m³ consommés en 2022 et 2023, a été engagée, liquidée et ordonnancée, mais elle n’a jamais été payée. Elle ne peut pas être additionnée d’office aux 21 milliards, le périmètre exact de chaque opération restant flou.

L’affaire a pris un tour judiciaire. Une cinquantaine de policiers ont été entendus au Groupement spécial d’opérations (GSO) à Yaoundé. Dans la nuit du 9 au 10 octobre, une quarantaine de personnes ont été placées sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui sur décision du Tribunal criminel spécial (TCS).

Parmi elles figurent des gestionnaires de soutes à carburant de Yaoundé, Soa et Bamenda, ainsi que le chef de service adjoint des carburants à la DGSN. Le commissaire divisionnaire Henrick Walter Elouna, déféré devant le TCS, aurait été libéré faute de preuves, selon plusieurs médias. La presse avance un préjudice présumé d’environ 40 milliards de FCFA sur près d’une décennie, un chiffre qui reste une estimation.

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Industrie navale : l’américain Metal Shark décroche un contrat pour construire un patrouilleur destiné au Cameroun

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Industrie navale : l’américain Metal Shark décroche un contrat pour construire un patrouilleur destiné au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le constructeur naval américain Metal Shark a décroché un marché de 1,197 million de dollars (environ 691 millions de FCFA) pour fournir un patrouilleur et des équipements associés au Cameroun. Attribuée par les garde-côtes américains, la commande comprend un navire de type 38 Defiant, une remorque de transport, des pièces de rechange et la formation des opérateurs. Son montant, absent du communiqué publié le 12 octobre 2026 par le constructeur, ressort des données américaines de marchés publics reproduites par la plateforme spécialisée GovTribe.

Le marché a été attribué à Gravois Aluminum Boats LLC, société américaine qui commercialise ses navires sous la marque Metal Shark. Enregistré sous le numéro 70Z02326F92200018, il porte sur la fourniture d’un patrouilleur d’environ 11,6 mètres, destiné aux forces maritimes camerounaises. Le navire sera construit dans l’usine de l’entreprise à Jeanerette, dans l’État américain de Louisiane.

Les données contractuelles font apparaître une commande initiale de 1,144 million de dollars, augmentée de près de 53 000 dollars à la suite d’un avenant daté du 24 septembre 2026. Ce supplément concerne des pièces de rechange. La valeur du marché atteint ainsi 1,197 million de dollars, sans ventilation publique du coût du navire, de ses équipements et des prestations de formation.

Trois offres reçues pour un contrat à prix ferme

Selon les données fédérales américaines reprises par GovTribe, trois offres ont été reçues dans le cadre de la procédure d’attribution. Le marché a été passé au titre d’un accord-cadre fédéral américain permettant aux administrations de commander des biens et des services auprès de fournisseurs préalablement référencés.

Le contrat est conclu à prix ferme. Ce mode de rémunération fixe le montant des prestations convenues, sous réserve d’éventuelles modifications contractuelles. Les informations disponibles indiquent une date de fin d’exécution fixée au 31 août 2027, sans préciser la date à laquelle le patrouilleur sera effectivement réceptionné au Cameroun.

La commande camerounaise fait partie de deux contrats annoncés simultanément par Metal Shark le 12 octobre. Le second concerne la Géorgie, qui doit recevoir un patrouilleur du même modèle. Le constructeur présente ces deux pays comme de nouveaux débouchés pour ses activités internationales.

Le 38 Defiant est un navire à coque en aluminium, conçu notamment pour la surveillance côtière, les interventions en mer et la sécurité portuaire. Les caractéristiques précises du patrouilleur commandé pour le Cameroun, notamment sa motorisation et ses équipements opérationnels, ne sont pas détaillées dans le communiqué du constructeur.

Le financement de l’acquisition reste à préciser

Le marché est exécuté dans le cadre du programme américainForeign Military Sales(FMS), un dispositif de ventes d’équipements militaires entre gouvernements. Contrairement à un achat commercial direct auprès d’un industriel étranger, ce mécanisme permet au gouvernement américain de négocier et de passer les commandes auprès des fournisseurs pour le compte d’un pays partenaire.

Selon la Defense Security Cooperation Agency (DSCA), l’agence américaine chargée de la coopération militaire, les opérations FMS peuvent être financées par les ressources du pays bénéficiaire ou par des fonds du gouvernement américain. Ce mécanisme peut donc permettre l’acquisition d’équipements sans que leur valeur corresponde nécessairement à une dépense directe du budget du pays destinataire.

Dans le cas camerounais, les documents consultés ne précisent pas l’origine des ressources mobilisées pour l’opération. Les 691 millions de FCFA correspondent à la valeur du marché attribué au constructeur américain et ne permettent pas d’établir le montant éventuellement supporté par le Trésor camerounais.

Le coût global de l’acquisition pourrait également différer de la valeur de ce seul contrat, selon les autres prestations et frais prévus dans l’accord conclu entre les gouvernements. Le montant de cet accord n’est pas disponible dans les sources consultées.

L’administration camerounaise qui réceptionnera le navire n’est pas identifiée. Les documents disponibles ne précisent pas non plus les conditions de maintenance du patrouilleur après sa livraison, ni les éventuelles prestations supplémentaires qui pourraient être confiées au constructeur.

Baudouin Enama

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Le Burkina Faso rétablit la peine de mort, abolie en 2018 !

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Au Burkina Faso, la peine de mort fait son retour dans le Code pénal. Abolie en 2018, cette sentence a été réintroduite dans le Code […]

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