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Georges Dougueli : « Ça casse en France, ça brûle et ça pille… »

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« Ça casse en France, ça brûle et ça pille… » C’est par ce constat brut que le journaliste ouvre une réflexion sans concession sur […]

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Boko Haram tue le chef d’un village et incendie près de 30 maisons

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Boko Haram tue le chef d’un village et incendie près de 30 maisons
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L’armée camerounaise a annoncé l’envoi de renforts à Kotserehe, dans le département du Mayo-Sava (région de l’Extrême-Nord), à la suite d’une attaque de Boko Haram qui a coûté la vie à deux personnes — dont le chef du village — et entraîné la destruction de dizaines d’habitations.

Le général de brigade Joseph Nouma, commandant de la 4e Région militaire interarmées (RMIA4), s’est rendu sur les lieux le 20 octobre 2026, accompagné de hauts responsables de l’armée et de la gendarmerie, ainsi que du préfet du département du Mayo-Sava (basé à Mora).

L’attaque a eu lieu dans la nuit du 17 octobre. Selon les informations communiquées par les autorités locales, près de 30 maisons ont été incendiées et du bétail a été dérobé au cours de l’assaut.

Lors d’une réunion de travail avec les responsables locaux, la délégation militaire a réaffirmé la détermination du gouvernement à protéger les populations civiles et à lutter contre l’insurrection de Boko Haram. Des renforts ont été décidés sur place afin de consolider la sécurité dans la zone.

Le maire de Mora, Chetima Hamidou, a plaidé pour un renforcement des mesures de sécurité, exhortant les autorités à consolider les postes militaires de Kotserehe, Malika et Godjimdele.

Il a également préconisé la réhabilitation des postes de Kassa, Guirbala et Kangaleri, ainsi que la création de nouveaux dispositifs de sécurité à Igawa Doulo et Gazla.

Le maire s’était rendu auprès des victimes le 19 octobre pour leur distribuer des biens de première nécessité, notamment des tissus, des nattes, des seaux, des récipients et des sandales.

Le général Nouma, qui a pris le commandement de la 4e Région militaire interarmées le 14 août 2026, a souligné que cette visite témoignait de la proximité de l’armée avec les communautés touchées et de son engagement dans la lutte contre le terrorisme.

Cette attaque met en lumière les défis sécuritaires persistants dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, où Boko Haram mène régulièrement des incursions, ciblant les populations civiles et détruisant des biens, ce qui aggrave l’insécurité et les préoccupations humanitaires.

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Appuis budgétaires : le Cameroun tarde à engager les négociations avec le FMI pour un nouvel accord

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Appuis budgétaires : le Cameroun tarde à engager les négociations avec le FMI pour un nouvel accord
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun n’a toujours pas officiellement demandé l’ouverture de négociations pour conclure un nouveau programme économique et financier avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette situation persiste alors que le gouvernement prévoit de mobiliser 300 milliards de FCFA d’appuis budgétaires en 2027, sous réserve de la signature d’un nouvel accord avec l’institution de Bretton Woods. Dans un entretien accordé àInvestir au Camerounà l’issue des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, indique que les arguments en faveur de la reprise des négociations ont déjà été présentés aux autorités camerounaises.« Nous attendons leur réaction pour entamer les discussions », précise-t-il, sans avancer de calendrier.

Cette attente dure depuis plusieurs mois. Dès le Conseil de cabinet du 30 octobre 2025, Louis-Paul Motaze avait plaidé pour la conclusion d’un nouveau programme, après l’expiration du précédent en juillet de la même année. Le dossier devait alors être soumis à l’arbitrage du président de la République, Paul Biya. Près d’un an plus tard, le ministre des Finances défend toujours cette option, mais la démarche officielle n’a pas encore été engagée.

Entre-temps, les engagements se sont multipliés à l’échelle sous-régionale. Le 22 janvier 2026 à Brazzaville, les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont exhorté les pays membres à négocier et conclure de nouveaux programmes avec le FMI, ou à poursuivre ceux déjà en cours. Le 17 mars, à Paris, les ministres des Finances et les responsables des institutions de la sous-région ont réaffirmé cet engagement lors d’une rencontre avec leurs homologues français.

Pour Louis-Paul Motaze, le Cameroun peut difficilement rester à l’écart de cette démarche collective. Le pays représente, selon lui, près de 46 % du produit intérieur brut (PIB) de la CEMAC.« Quel serait le programme de la CEMAC si le Cameroun n’en faisait pas partie ? », interroge-t-il. Cet argument a, assure le ministre, déjà été présenté aux autorités camerounaises.

Des financements de 300 milliards de FCFA encore hypothétiques

L’absence de négociations officielles contraste avec les prévisions budgétaires du gouvernement. Dans son Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029, publié en juillet 2026, le ministère des Finances prévoit 300 milliards de FCFA d’appuis budgétaires en 2027, expressément conditionnés à la signature d’un nouveau programme avec le FMI.

Cette enveloppe représente environ 9,5 % des besoins globaux de financement de l’État pour 2027, évalués à 3 161,5 milliards de FCFA. Le document ne précise toutefois pas quelle part des 300 milliards proviendrait directement du FMI et quelle part pourrait être mobilisée auprès d’autres partenaires financiers.

Le gouvernement reconnaît lui-même les conséquences possibles d’une absence d’accord. Le document de programmation précise que le financement des budgets 2027 à 2029 repose en partie sur les appuis attendus d’un nouveau programme. Il considère la non-conclusion de cet accord comme un risque pour la soutenabilité des finances publiques à moyen terme.

Louis-Paul Motaze justifie également l’intérêt d’un nouveau programme par l’évolution de la conjoncture internationale. La hausse des cours du pétrole a notamment renchéri le coût des subventions aux carburants, le gouvernement ayant choisi de maintenir les prix à la pompe pour préserver le pouvoir d’achat des ménages.

« Compte tenu du pouvoir d’achat des populations, nous avons estimé que le budget pouvait encore soutenir ce prix », explique le ministre. Mais il reconnaît que la durée des tensions internationales demeure incertaine.« Personne ne sait jusqu’où ira la crise », souligne-t-il.

Dans ces conditions, Louis-Paul Motaze estime que le Cameroun ne peut se permettre de renoncer aux appuis budgétaires susceptibles d’être mobilisés auprès du FMI, de la Banque mondiale, de la France et de la Banque africaine de développement (BAD).« La réponse d’un ministre des Finances est non, parce que je sais bien ce que cela nous coûte », affirme-t-il à propos de l’éventualité de refuser ces financements.

Une trajectoire budgétaire à ajuster

Le ministre des Finances considère par ailleurs que le Cameroun dispose d’arguments favorables à la conclusion d’un nouvel accord. Il met en avant l’approbation des différentes revues du précédent programme et le niveau de la dette publique.« La chance que nous avons dans le cas du Cameroun, c’est que les conditions fixées par le FMI sont remplies », soutient-il.

« Notre dette est maîtrisée, puisqu’elle est inférieure à 45 % du PIB », ajoute le ministre, sans préciser la période de référence. Le document de programmation budgétaire situe effectivement la dette publique à 44,7 % du PIB à fin mars 2026, mais projette une hausse de ce ratio à 50 % en 2027.

L’appréciation du FMI reste plus nuancée. En juillet 2025, son conseil d’administration avait achevé la huitième et dernière revue du précédent programme, tout en accordant des dérogations pour le non-respect de certains critères budgétaires. À l’issue d’une mission d’évaluation post-financement conduite en septembre 2026, les services du Fonds ont de nouveau classé le Cameroun parmi les pays présentant un risque élevé de surendettement.

Une autre difficulté apparaît dans la trajectoire budgétaire de 2027. La circulaire présidentielle du 12 octobre 2026 prévoit un déficit budgétaire global, dons compris, de 2,7 % du PIB. Le document de programmation 2027-2029 retient, quant à lui, un solde budgétaire de référence CEMAC de -2,3 % du PIB, alors que le plancher fixé par les règles communautaires est de -1,5 %. Ce dernier indicateur, calculé en tenant compte notamment des recettes pétrolières sur plusieurs années, est distinct du déficit budgétaire global.

Selon une source autorisée interrogée à Yaoundé le 28 septembre 2026 parInvestir au Cameroun, le respect du seuil de 1,5 % par les pays de la CEMAC serait également une condition à la conclusion de nouveaux programmes avec le FMI dans la sous-région. Cette source soutient que le dépassement du seuil par un seul État pourrait bloquer la conclusion de nouveaux accords pour l’ensemble des pays. Cette condition collective n’a toutefois pas été confirmée dans ces termes par un document public du FMI.

Le Cameroun se trouve ainsi devant deux décisions encore attendues : autoriser l’ouverture officielle des négociations avec le Fonds et définir une trajectoire budgétaire compatible avec les engagements communautaires. Sans nouvel accord, les 300 milliards de FCFA d’appuis budgétaires envisagés pour 2027 ne sont pas garantis.

Amina Malloum

Lire aussi :

20-10-2026 – Budget 2027 : avec un déficit projeté à 2,7% du PIB le Cameroun fragilise la signature d’un nouvel accord avec le FMI

19-10-2026 – A Bangkok, le Cameroun plaide pour des financements moins coûteux en faveur des pays en développement

02-10-2026 – Déficit budgétaire : les subventions aux carburants éloignent Louis-Paul Motaze de sa cible 2026

30-09-2026 – Cemac : sans réduction du déficit budgétaire des États à 1,5% du PIB en 2027, le FMI ne signera aucun nouveau programme

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Scandale foncier Tawamba-Baboke : « un crime macro-économique », selon Dieudonné Essomba

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Le conflit foncier qui oppose à Yaoundé l’industriel Célestin Tawamba, président du Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM), à Crescence Baboke, l’épouse du Directeur Adjoint […]

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