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Budget 2027 : derrière les 30 % visés pour l’investissement, des impayés à régler et des chantiers à finir[

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Budget 2027 : derrière les 30 % visés pour l’investissement, des impayés à régler et des chantiers à finir[
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun veut consacrer au moins 30 % de son budget général à l’investissement en 2027, avec priorité aux chantiers en cours et aux paiements en instance. La circulaire signée le 12 octobre 2026 par Paul Biya restreint le lancement de nouveaux projets dans certaines administrations, compte tenu des engagements déjà pris.

Au paragraphe 66, le président précise que « le démarrage de nouveaux projets est proscrit, selon le cas, pour le budget 2027 ». Les administrations concernées ne sont pas nommées. Cette interdiction n’est pas générale : de nouveaux investissements pourront être inscrits dans l’espace budgétaire restant après la prise en compte des projets en cours et des paiements en instance.

Les instances de paiement des exercices antérieurs devront ainsi être budgétisées en priorité. Une provision équivalente à 2 % des dépenses en capital sur ressources internes ordinaires de 2026 devra couvrir, en 2027, les dépenses engagées mais non ordonnancées de l’exercice précédent. Ce mécanisme de report, déjà prévu pour 2026, ne chiffre pas le stock total d’impayés.

Les administrations devront aussi inventorier leurs infrastructures et prévoir suffisamment de crédits pour leur entretien avant d’ouvrir de nouveaux engagements. Un plan prévisionnel d’engagements devra alimenter le plan de trésorerie de l’État. Dès le 13 février 2026, la mission du FMI conduite par Christine Dieterich recommandait« un calendrier réaliste pour le règlement des arriérés », afin notamment d’améliorer la liquidité du secteur privé.

Un seuil budgétaire ne garantit pas l’exécution

Ces arbitrages interviennent alors que la croissance attendue en 2026 est ramenée à 3,5 %, contre 4,3 % dans la loi de finances initiale. Le déficit budgétaire est revu de 1,7 % à 2,2 % du PIB. Pour 2027, la circulaire prévoit une croissance de 3,6 %, une inflation de 3,2 % et un déficit, dons compris, de 2,7 % du PIB. Le rebond attendu de l’activité reste faible, tandis que le déficit projeté se creuse.

La difficulté sera aussi de transformer les crédits en dépenses exécutées. Dans sa revue à fin juin 2025, la Direction générale du budget (DGB) constatait :« Seuls 26,2% des crédits d’investissement ont été ordonnancés. » Soit 432,7 milliards de FCFA sur 1 650,2 milliards prévus pour l’année, en recul de 119,3 milliards, ou 21,6 %, par rapport au premier semestre 2024. L’ordonnancement est l’ordre de payer ; il ne mesure ni les versements effectifs ni l’avancement des ouvrages.

La DGB expliquait une partie de cette lenteur par le calendrier des travaux. Elle relevait aussi des retards dans la passation des marchés, l’instabilité des applications budgétaires et la faible implication des contrôleurs financiers. Augmenter les enveloppes ne suffit donc pas à lever les blocages identifiés.

À ces difficultés s’ajoute la disponibilité des fonds. Dans son rapport sur les consultations de 2026, publié en avril, le FMI juge les tentatives d’accroissement des investissements« bridées par les conditions de liquidité restreintes et le risque élevé de surendettement ». Il considère toutefois la dette comme soutenable dans son scénario de référence.

Des règles anciennes, une sélection réorganisée

Le visa de maturité, reconduit pour 2027, figurait déjà dans la circulaire du 30 août 2023 préparant le budget 2024. L’obligation de tenir compte de la soutenabilité budgétaire des engagements pluriannuels y était également inscrite. La sélection préalable des investissements et l’examen de leur financement ne sont donc pas des exigences nouvelles.

Un résultat de la sélection est toutefois disponible. Selon le Minepat, lors de la première session du comité national de maturation institué par le décret du 17 juin 2025, tenue le 4 août 2026, 21 des 23 projets sollicitant un visa pour le budget d’investissement public 2027 ont reçu un avis favorable. Ce bilan porte sur l’examen des dossiers, pas sur l’exécution des chantiers.

Paul Tasong, ministre délégué chargé de la Planification, expliquait alors vouloir éviter« des infrastructures achevées alors même que les connexions pour la pleine fonctionnalité du projet ne sont pas encore mises en place ».

Baudouin Enama

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le FDC apporte des éclaircissements sur la lettre-circulaire signée par Paul Biya

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le FDC apporte des éclaircissements sur la lettre-circulaire signée par Paul Biya
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Par la voix de son président Denis Émilien Atangana, le FDC indique que la lettre-circulaire relative à la préparation du budget de l’État pour l’exercice 2027 signée par le chef de l’État Paul Biya confirme les élections législatives et municipales entre le 31 janvier et le 7 février 2026.

Le Front des démocrates camerounais (FDC), par la voix de son président Denis Emilien Atangana, fait un éclairage sur la lettre-circulaire relative à la préparation du budget de l’État pour l’exercice 2027 signée par Paul Biya le 12 octobre 2026. D’entrée de jeu, il note qu’aucune allusion n’a été faite dans cette lettre-circulaire à l’organisation des élections prévues en 2027.

« Le fait que le président de la République n’ait pas évoqué l’organisation des élections législatives et municipales de février 2027 dans cette lettre-circulaire confirme de fait la tenue desdites élections en début d’année 2027. * Pourquoi ? Parce que si le corps électoral est convoqué le 28 octobre ou le 8 novembre 2026, la date du scrutin se tiendra alors respectivement le 31 janvier ou le 7 février 2027. Techniquement, ce ne peut être le budget 2027 qui finance ces élections. C’est le budget 2026 qui supportera l’intégralité des dépenses liées à leur organisation, car au moment du scrutin, le budget 2027 ne sera même pas encore engagé. La majeure partie des opérations préélectorales auront déjà été exécutées dans les 90 jours qui suivent la convocation du corps électoral », a-t-il écrit.

Pour Denis Émilien Atangana, les Camerounais n’ont donc pas à s’inquiéter. Il croit qu’ils doivent continuer à se préparer pour les élections législatives et municipales.

« Il n’y a donc aucune inquiétude à avoir. Bien au contraire, cette non-mention est la preuve technique que les élections sont maintenues pour le début d’année 2027. Il faut donc rester concentrés, poursuivre le travail de proximité et finaliser dès maintenant la constitution de nos listes inclusives », a-t-il écrit.

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Microfinance : avec un bilan de 120 milliards FCFA, la MUPECI lance sa finance islamique dans quatre agences

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Microfinance : avec un bilan de 120 milliards FCFA, la MUPECI lance sa finance islamique dans quatre agences
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(Investir au Cameroun) – La Mutuelle pour la promotion de l’épargne et du crédit d’investissement (MUPECI) a officiellement lancé, le 8 octobre 2026 à Garoua, sa nouvelle activité de finance islamique baptisée AL-FALAH. Déployée simultanément dans quatre agences à Garoua, Yaoundé et Douala, cette offre vient compléter les services conventionnels de l’établissement de microfinance, qui annonce un total de bilan de 120 milliards de FCFA et 13 milliards de FCFA de capital et réserves au 30 septembre 2026.

Ces chiffres ont été dévoilés par son directeur général, Zéphyrin Blaise Tchoupou, à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau complexe à Foulbéré, dans la capitale régionale du Nord. Selon le dirigeant, la MUPECI compte désormais plus de 100 000 membres et emploie plus de 500 collaborateurs. Affiliée au réseau CamCCUL, elle entend s’appuyer sur son implantation pour développer cette nouvelle activité.

Le démarrage d’AL-FALAH repose sur quatre points de service : Garoua-Foulbéré, Yaoundé-Mokolo, Douala-Bessengué et Douala-Nkolbong. Dans ces implantations, la MUPECI propose désormais deux modes de financement, conventionnel et islamique. Ce dernier s’adresse notamment aux commerçants, agriculteurs, éleveurs et petites entreprises souhaitant accéder à des produits financiers sans intérêts.

Selon les précisions communiquées par la MUPECI, l’autorisation de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) pour l’ouverture de cette fenêtre a été délivrée le 15 juillet 2026. Le lancement intervient plus d’un an après l’annonce par l’établissement, en août 2025, de son intention de proposer des services de finance islamique.

Des ressources et des comptes à gérer séparément

La finance islamique repose sur des mécanismes de financement différents du crédit classique à intérêts. Dans une opération demourabaha, par exemple, l’établissement achète un bien avant de le revendre à son client avec une marge convenue. L’ijararepose sur la location d’un actif, tandis que lamoucharakapermet à plusieurs partenaires de financer conjointement un projet et d’en partager les résultats selon les modalités contractuelles.

Dans la CEMAC, cette activité est encadrée depuis 2023 par le règlement n° 04/22/CEMAC/UMAC/COBAC et ses textes d’application. Les établissements exerçant à la fois des activités conventionnelles et islamiques doivent disposer d’une autorisation spécifique. La réglementation prévoit notamment une affectation distincte des ressources, une comptabilité séparée et un dispositif de contrôle de conformité.

Ces dispositions imposent à la MUPECI d’organiser AL-FALAH comme une activité financière identifiable, même lorsque les deux offres sont commercialisées dans un même immeuble. Le directeur général a annoncé l’obtention des autorisations nécessaires auprès de la COBAC, notamment pour les membres de son comité de conformité, son coordonnateur national et sa responsable de conformité.

Reste à connaître les moyens financiers affectés à cette nouvelle activité. Zéphyrin Blaise Tchoupou affirme :« Nous avons mobilisé des centaines de millions pour le lancement. » L’établissement ne donne toutefois pas de montant précis pour cet investissement, ni pour la dotation en capital de la fenêtre islamique.

La MUPECI n’a pas davantage communiqué d’objectifs chiffrés de collecte de dépôts ou d’octroi de financements propres à AL-FALAH. Son bilan global de 120 milliards de FCFA donne une indication de la taille de l’institution, mais pas de celle de sa nouvelle activité. L’évolution des dépôts, des financements accordés et des revenus de cette fenêtre permettra d’en mesurer le développement effectif.

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Ajara Nchout Njoya de retour au Cameroun : Gabrielle Aboudi Onguéné salue un choix « courageux et inspirant »

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Le retour d’Ajara Nchout Njoya en Guinness Super League continue de faire réagir dans le paysage du football féminin camerounais. Quelques jours après son retour […]

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