Actualités locales
« le Cameroun se renforce face aux crises et fait du patriotisme un socle de sa résilience »

Le Cameroun a traversé, depuis le début des années 2000, plusieurs épisodes d’insécurité qui ont touché ses frontières terrestres, maritimes et certaines régions du pays. Dans un éditorial consacré à la paix et au patriotisme, le Capitaine de Vaisseau Cyrille Atonfack Guemo, chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, estime que cette succession de crises a contribué à renforcer la résilience collective et le sentiment d’un destin commun.
« Le Cameroun. Voici un pays qui, depuis plus de deux décennies, livre une bataille sans merci à divers types d’agressions », écrit-il, évoquant notamment les coupeurs de route, la piraterie maritime et les incursions de groupes armés opérant dans les pays voisins.
L’auteur revient notamment sur la lutte contre Boko Haram, dont les attaques se sont intensifiées dans l’Extrême-Nord à partir du début des années 2010. Le 17 mai 2014, lors du sommet de Paris consacré à la sécurité au Nigeria, le président Paul Biya avait déclaré que le Cameroun était déterminé à « déclarer la guerre » à Boko Haram.
Plus d’une décennie plus tard, la menace n’a toutefois pas totalement disparu. Les Nations unies continuent de documenter des attaques et des incidents liés à Boko Haram et à ses groupes affiliés dans l’Extrême-Nord. Entre juin et novembre 2025, 317 incidents liés à Boko Haram avaient ainsi été recensés au Cameroun, faisant 72 morts parmi les civils, selon un rapport onusien.
Pour Cyrille Atonfack, les forces de défense et de sécurité ne se limitent cependant pas à leurs missions strictement militaires. Il met en avant les actions civilo-militaires menées auprès des populations confrontées à l’insécurité, citant notamment la distribution de denrées alimentaires, les campagnes sanitaires et le soutien au fonctionnement des écoles dans certaines zones difficiles d’accès.
Lire l’éditorial de Cyrille Atonfack Guemo :
Paix au Cameroun : le patriotisme en socle de la résilience collective
Le Cameroun. Voici un pays qui, depuis plus de deux décennies, livre une bataille sans merci à divers types d’agressions, sur pratiquement les 360 degrés de son espace terrestre, maritime et aérien. À l’aube des années 2000 déjà, le phénomène des coupeurs de route faisait son apparition, suivi quelque temps après de l’irruption de la piraterie maritime. Deux sources d’insécurité auxquelles venaient s’ajouter les rapines des groupes séditieux en activité dans les pays voisins. À ce jour, ces facteurs de grande inquiétude sont réduits à leur plus simple expression.
Le 17 mai 2014, exaspéré par les incursions prédatrices de Boko Haram sur son territoire, le Cameroun déclare solennellement la guerre à la secte terroriste. Au détour de batailles épiques et à force de détermination, la vague mortifère a été rendue résiduelle sur nos terres.
Trois ans après l’irruption des illuminés du califat obscurantiste, l’on notera l’entrée en scène des enragés de l’imposture séparatiste dans les régions administratives du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ici aussi, la situation est sous le contrôle des pouvoirs publics, et selon toute vraisemblance, nos succès ne sont pas du goût de tout le monde.
Surtout qu’en même temps qu’elles combattent l’ennemi, nos Forces de Défense et de Sécurité subviennent, du mieux qu’elles le peuvent, aux besoins existentiels de nos compatriotes affectés par l’insécurité engendrée par les extrémismes djihadistes et séparatistes. De Bakassi à Makari, d’Akwaya à Gari-Gombo, les actions civilo-militaires se déclinent par centaines chaque année. Des denrées alimentaires sont distribuées, des campagnes sanitaires organisées jusque dans les localités les plus enclavées, et même nos militaires assurent l’effectivité du système éducatif dans les écoles situées en zone d’insécurité.
Pour ceux qui imputent des actes inhumains à nos soldats, y a-t-il meilleure œuvre de charité ? Y a-t-il meilleure démonstration de respect des droits de l’Homme que de donner sa vie pour ses compatriotes ? Protéger, défendre, nourrir et soigner les populations, participer à l’éducation de la jeunesse, construire des infrastructures publiques n’est-ce pas là une manière de préserver et de promouvoir les droits de l’Homme ? Nos militaires, nos gendarmes, nos policiers s’y attellent au quotidien, avec un dévouement sacrificiel et une efficacité qui leur valent l’admiration, l’estime, l’amour et le soutien de nos populations.
Les attaques venues de l’extérieur seraient un moindre mal et facilement contrecarrées, s’il ne se trouvait, hélas, trois fois hélas, des Camerounais prêts à cautionner la cabale meurtrière orchestrée à l’encontre de notre pays, leur pays. Quel déshonneur ! C’est le moins qu’on puisse dire. La question qui se pose alors avec acuité et persistance est de savoir sur quel autel et pour quels intérêts des camerounais sont prêts à vouer aux gémonies leur Patrie.
Tous ceux de nos compatriotes qui auront, quelle qu’en soit la raison, vendu leur âme au diable, devraient cependant garder constamment à l’esprit que le refus d’exprimer son patriotisme est une grave atteinte aux droits de l’Homme. Quoi qu’il en soit, au gré des difficultés rencontrées et des obstacles surmontés, le Cameroun se renforce davantage. Le peuple camerounais, plus solidaire que jamais, croit et tient à l’unicité de sa destinée. Ne dit-on pas qu’à cœur vaillant rien d’impossible ? Nous disons qu’impossible n’est pas Camerounais !!!
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Mgr Jean Mbarga exhorte à remettre l’école au cœur de la responsabilité collective

A l’occasion de la messe pontificale de rentrée scolaire de l’archidiocèse de Yaoundé, tenue le dimanche 4 octobre 2026 à la cathédrale Notre-Dame des Victoires, l’archevêque métropolitain a livré une homélie incisive, appelant à une responsabilité partagée entre l’école, la famille et l’Église. C’était en présence d’élèves des écoles maternelles aux collèges, d’enseignants, de chefs d’établissements et de responsables ecclésiastiques.
Devant une assemblée composite où se mêlaient chants d’enfants et visages de pédagogues, Mgr Jean Mbarga a articulé sa réflexion autour de deux impératifs complémentaires : la responsabilité et l’engagement. Il a rappelé, à ce titre, que l’éducation relève d’un pacte entre l’école, la famille et l’Église, et qu’aucun de ces acteurs ne saurait s’exonérer de ses devoirs sans compromettre l’édifice commun. Pour lui, il est clair que la responsabilité n’est pas un concept abstrait mais une pratique quotidienne qui se caractérise par la rigueur dans l’enseignement, l’exemplarité des adultes, et l’exigence de discipline chez les apprenants.
Son homélie a ainsi mis en exergue la nécessité de conjuguer excellence académique et transmission de valeurs. Travail, persévérance, discipline et sens de la responsabilité constituent, selon Mgr Mbarga, les piliers d’une éducation intégrale. Il a exhorté les enseignants à repenser leurs méthodes pédagogiques pour mieux intégrer cette finalité morale à l’apprentissage des savoirs. À plusieurs reprises, il a souligné que la compétence sans vertu reste incomplète, et que la formation intellectuelle doit être indissociable d’une formation humaine.
Au delà de la rentrée scolaire 2026-2027, cette messe pontificale a aussi été le cadre formel de la lecture de la synthèse des États généraux de l’éducation catholique, fruit de trois jours d’échanges, d’ateliers et de consultations. Les résolutions présentées dessinent un plan d’action centré sur la qualité de l’enseignement, la formation continue des enseignants, l’implication renforcée des familles et la révision des pratiques éducatives pour intégrer l’éducation aux valeurs.
Plusieurs directeurs d’écoles et représentants d’enseignants, présents à la cathédrale, ont salué la clarté des orientations tout en insistant sur l’indispensable accompagnement financier et logistique pour traduire les résolutions en réalisations effectives. Les élèves, dont la présence nombreuse a donné à la messe une tonalité vivante, ont participé aux rites et aux chants, matérialisant par leur engagement l’urgence d’un renouveau éducatif.
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