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David Pagou : « Nous ne sommes pas venus faire de cadeau à la Côte d’Ivoire ici à Abidjan »
Le ton est donné avant le choc amical entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire. À la veille de cette affiche très attendue, David Pagou […]
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le Tchad s’allie à LaLiga pour créer sa future académie nationale

Le ministère tchadien de la Jeunesse et des Sports a signé un partenariat pluriannuel avec LaLiga espagnole afin de soutenir le développement des joueurs, de former des professionnels du football et d’apporter une expertise technique pour la création d’une future académie nationale.
L’accord a été officialisé au siège de la Liga à Madrid lors de la visite du ministre tchadien de la Jeunesse et des Sports, Naïr Abakar, accompagné d’une délégation, selon un communiqué de presse daté du 1er octobre 2026.
Le programme se déroulera par étapes, en commençant par le repérage de talents à l’échelle nationale, la formation et une évaluation du championnat national de football. Les phases ultérieures viseront à rendre l’académie opérationnelle et à mettre en œuvre des recommandations pour les clubs et les compétitions.
M. Abakar a déclaré que le gouvernement souhaitait multiplier les opportunités pour les jeunes joueurs, favoriser la croissance des clubs et rendre le championnat national plus compétitif.
« Ensemble, nous voulons bâtir un programme qui aura un impact concret sur la carrière des joueurs, le travail des entraîneurs et le fonctionnement quotidien de nos clubs », a-t-il affirmé.
Repérage national et formation professionnelle
La première phase comprend une campagne nationale de détection de talents et la mise en place d’un système de suivi de la progression des joueurs sélectionnés.
La Liga apportera également son expertise pour la conception et l’organisation de la future académie nationale. Des entraîneurs, des administrateurs et des responsables sportifs devraient bénéficier de formations dans le cadre de ce programme.
Une évaluation stratégique du championnat national permettra d’analyser ses besoins de développement et d’élaborer des recommandations ainsi qu’une feuille de route pour des améliorations.
Selon le communiqué, ce travail initial contribuera à établir une méthodologie commune et à identifier les besoins des clubs et des compétitions avant que le partenariat ne s’étende à des opérations plus vastes.
La visite de la délégation tchadienne à Madrid a inclus une séance de travail avec l’équipe projet de la Liga afin de planifier les prochaines étapes.
Mise en service de l’académie prévue pour les phases ultérieures
Les phases suivantes devraient soutenir le lancement de l’académie et assurer la continuité du processus de détection, de formation et de suivi des joueurs.
Le programme aidera également à mettre en œuvre des recommandations pour le championnat et les clubs, en mettant l’accent sur le transfert de connaissances et de compétences aux professionnels tchadiens.
Trésor Penku, directeur général de la Liga pour l’Afrique, a indiqué que ce partenariat allierait développement des talents et formation à des efforts visant à renforcer les capacités locales. Il a déclaré que l’objectif était de garantir que « les connaissances acquises restent au sein de l’écosystème footballistique du pays et contribuent à son développement à long terme ».
Le président de LaLiga, Javier Tebas, a indiqué que l’organisation travaillerait aux côtés des institutions et des professionnels locaux, en adaptant ses méthodes au contexte tchadien.
Les objectifs affichés de ce partenariat vont au-delà des joueurs eux-mêmes pour englober la gestion des clubs et des compétitions. Le ministère et LaLiga précisent que le programme répondra aux priorités définies par le Tchad, en collaboration avec ses institutions et la communauté du football.
LaLiga qualifie cet accord de partenariat d’une « ampleur inédite » pour l’organisation en Afrique subsaharienne. Elle affirme avoir mené plus de 1 000 projets de développement sportif dans 60 pays depuis 2015.
Le communiqué ne dévoile ni la valeur financière de l’accord, ni sa durée précise, ni le calendrier d’ouverture de l’académie nationale.
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Ngambè : le Centre Jeunes JVEPI-Fomack offre des kits scolaires à 450 élèves
Du 20 septembre au 3 octobre 2026, environ 450 élèves issus d’une vingtaine de villages de l’arrondissement de Ngambè, dans la Sanaga-Maritime, ont bénéficié de […]
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53 milliards FCFA d’exportations menacés par la pénurie d’huile de palme

Les savonneries camerounaises exportent pour environ 53 milliards FCFA, mais leur approvisionnement en huile de palme reste fragile. C’est l’alerte que relaie Défis Actuels dans sa une du jeudi 1er octobre 2026, qui évoque un marché de 53 milliards FCFA menacé par la pénurie de cette matière première. Le montant est proche des recettes d’exportation de savons de ménage enregistrées en 2025.
Ces recettes se sont établies à 52,9 milliards FCFA, contre 34,2 milliards un an plus tôt. Les volumes ont suivi : 74 208 tonnes exportées en 2025, contre 56 624 tonnes en 2024, soit une hausse de 31,1 %. Le savon est ainsi entré dans le top 10 des exportations du pays. Le Nigeria en est le principal débouché : en 2023, le savon pesait 68 % des exportations camerounaises vers ce marché.
Cette dynamique repose sur une ressource que le pays ne produit pas en quantité suffisante. Les besoins non couverts sont évalués entre 200 000 et 300 000 tonnes par an, selon les acteurs du secteur. Fin 2025, le directeur général d’Opalm, Tarek Daoud, estimait le déficit national à environ 300 000 tonnes. Les raffineries et les savonneries ne tournent souvent qu’à une partie de leurs capacités, faute de matière première.
La tension a atteint un point critique en 2026. Lors d’une concertation tenue le 2 juin au ministère du Commerce, sous la présidence du ministre Luc Magloire Mbarga Atangana, les participants ont indiqué que les disponibilités nationales étaient tombées sous le seuil de 10 000 tonnes. Le Cameroun prévoit donc de nouvelles importations au second semestre 2026. Les cours internationaux restent toutefois orientés à la hausse, portés notamment par la demande en biodiesel.
La facture extérieure s’alourdit déjà. Selon l’Institut national de la statistique, les importations d’huiles brutes ou raffinées sont passées de 69 719 tonnes en 2024 à 130 564 tonnes en 2025. En valeur, elles ont progressé de 49,9 à 92,2 milliards FCFA. En 2023, le gouvernement avait autorisé l’importation de 200 000 tonnes d’huile de palme pour approvisionner raffineries et savonneries.
Une réponse structurelle est engagée. En décembre 2025, Opalm a signé avec l’État un programme d’investissement de 45 milliards FCFA pour construire cinq unités de production. L’entreprise vise environ 108 000 tonnes supplémentaires par an, soit un peu plus du tiers du déficit estimé. Lors de la réunion du 2 juin, les parties prenantes ont aussi convenu de créer des comités techniques pour améliorer la coordination de la filière et réduire le commerce informel de l’huile en vrac.
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