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le « divorce sans faute » entre dans les tribunaux des régions anglophones

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le « divorce sans faute » entre dans les tribunaux des régions anglophones
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Un changement majeur s’opère dans le droit du divorce au Cameroun : les tribunaux des régions anglophones autorisent désormais les couples à demander le divorce sans avoir à prouver une quelconque faute de leur conjoint. Il leur suffit de déposer une déclaration de rupture irrémédiable du mariage, sans avoir à accuser leur partenaire d’une faute spécifique.

Dans un entretien récent accordé au Cameroon Tribune, Me Nfor Dieudonne Nkeh, avocat basé à Buea et habilité à plaider devant les Cours suprêmes du Cameroun et du Nigeria, a détaillé les évolutions juridiques ayant transformé les procédures de divorce dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lesquelles appliquent le système de la Common Law anglaise.

Auparavant, les couples ne pouvaient obtenir le divorce qu’en prouvant l’un des cinq faits suivants : l’adultère, un comportement déraisonnable, l’abandon du domicile conjugal pendant deux ans, une séparation de deux ans avec consentement mutuel, ou une séparation de cinq ans sans consentement.

Ces dispositions étaient conformes à l’article 11 de la loi de 1955 sur la Haute Cour du Cameroun méridional (Southern Cameroons High Court Law 1955 ou SCHL 1955), qui stipule que la Haute Cour doit appliquer la Common Law, les principes d’équité (Equity) et les textes législatifs d’application générale en vigueur en Angleterre au 1er janvier 1900.

En matière de divorce, les tribunaux appliquaient le Matrimonial Causes Act 1973 (MCA 1973), qui exigeait la preuve d’une rupture irrémédiable du mariage fondée sur l’un de ces cinq faits.

La nouvelle législation, à savoir le Divorce, Dissolution and Separation Act 2020 (DDSA 2020) — également appelée loi sur le divorce sans faute (No-Fault Divorce Law) — est entrée en vigueur en Angleterre le 6 avril 2022.

Elle modifie les articles 1 à 5 du MCA 1973 et supprime les cinq motifs précédents. Les couples déposent désormais simplement une « déclaration de rupture irrémédiable du mariage », que le tribunal doit accepter comme preuve irréfutable de l’impossibilité de poursuivre l’union conjugale. De manière officieuse, la Haute Cour de Fako, à Buea, a été la première à appliquer la nouvelle loi début 2024, lorsqu’un juge a accepté une demande de divorce fondée uniquement sur une déclaration, sans exiger du demandeur la preuve d’un comportement déraisonnable.

Les Hautes Cours de Kumba (Meme) et de Mamfe (Manyu) ont emboîté le pas, selon Me Nfor. La Haute Cour de Bamenda (Mezam) s’est montrée plus conservatrice, certains juges exigeant toujours la preuve de l’un des cinq motifs classiques, bien que des dossiers déposés récemment en 2025 témoignent d’une acceptation croissante.

Me Nfor a indiqué que ce changement pourrait entraîner une hausse à court terme du nombre de demandes de divorce.

« À court terme, oui, avec une légère augmentation des demandes de divorce. L’Angleterre a connu une hausse de 12 % après l’entrée en vigueur de la loi en avril 2022 », a-t-il déclaré. « Car beaucoup de gens étaient prisonniers de mariages sans issue, mais redoutaient la honte d’avoir à accuser publiquement leur conjoint. »

À long terme, toutefois, il estime que la loi contribuera à stabiliser les mariages.

« Les données provenant du Royaume-Uni et de l’Australie montrent que les taux de divorce se stabilisent après deux ou trois ans. La loi sur le divorce sans faute ne crée pas de mariages malheureux ; elle offre simplement une issue digne pour les unions déjà brisées. »

Il a ajouté que le taux de divorce au Cameroun est artificiellement bas en raison des coûts, de la honte et de l’obligation d’invoquer une faute, et que la nouvelle loi « pourrait révéler le taux réel ».

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Laurent Djam désigne les deux hommes qui ont marqué les esprits face aux Comores

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Le Cameroun a assuré l’essentiel face aux Comores en s’imposant 3-1. Une victoire qui n’a pas laissé indifférent Laurent Djam. Au micro d’Africafoot, l’ancien entraîneur adjoint des Lions U23 a livré son analyse de la rencontre et mis en avant plusieurs joueurs, avec une mention particulière pour Danny Namaso et Samuel Kotto.

Pour Laurent Djam, Danny Namaso a été l’un des grands artisans du succès camerounais. L’attaquant s’est notamment distingué par son intelligence dans le placement et sa capacité à participer à la construction du jeu. Une influence qu’il doit toutefois encore mieux mettre au service du collectif.

« On a vu une équipe qui utilise le ballon avec un joueur comme Namaso qui se dispose bien, qui amorce les attaques et organise le jeu. Même si je pense qu’il est encore un peu égoïste, il gagnerait à donner des ballons à temps et à faire preuve d’altruisme. Il a délivré une passe décisive et marqué un but, donc il a clairement été le facteur X de cette rencontre », a analysé Djam.

L’ancien adjoint des Lions U23 a également apprécié la prestation de Samuel Kotto. Le défenseur du Stade de Reims, pensionnaire de Ligue 2, a selon lui affiché suffisamment de sérénité et de solidité pour rassurer dans l’arrière-garde camerounaise.

« On a quand même un Samuel Kotto qui fait bien son travail. Il est solide dans les duels et fait preuve de sérénité. Ce qui est une très bonne chose pour un défenseur. En plus, il essaie de participer au jeu en tant que rampe de lancement et essaie de se projeter vers l’avant. C’est intéressant pour un défenseur », souligne-t-il.

Mbeumo appelé à prendre davantage ses responsabilités

Autre joueur passé au crible : Bryan Mbeumo. Pour Laurent Djam, l’attaquant camerounais doit encore franchir un cap dans son influence, notamment en raison de son statut de cadre au sein de la sélection.

« Au niveau de l’attaque, Mbeumo est un joueur qui a intérêt à prendre un peu plus ses responsabilités. Il est le leader et doit se donner un peu plus que les autres. Toutefois, son apport est déjà conséquent et il a fait un match correct, même s’il pouvait faire mieux. Je vois qu’il commence à prendre de la confiance et le but marqué va lui faire du bien », estime-t-il.

Si la prestation d’ensemble lui a donné satisfaction, Laurent Djam n’a pas occulté les imperfections. Il pointe notamment le manque de vigilance de la défense sur le but comorien, concédé sur un coup franc dévié.

« On a vu une bonne équipe bien organisée, mais une défense attentiste qui a conduit à ce but concédé sur coup franc dévié. On gagnerait à éviter ce genre de fautes les prochaines fois. Maintenant, il faut regarder ce qui n’a pas marché et s’appuyer dessus, mais surtout marcher sur ce qui a marché et le fructifier. »

Entre les satisfactions individuelles, les progrès attendus et les erreurs à corriger, Laurent Djam retient donc une prestation encourageante du Cameroun. Une victoire qui doit désormais servir de base pour poursuivre la progression du groupe.

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l’AFD prépare de nouvelles opérations au Cameroun

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l’AFD prépare de nouvelles opérations au Cameroun
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Le Secrétaire général du ministère de l’Habitat et du Développement urbain, le professeur Mathurin Nna, a reçu, au nom de Madame Célestine Ketcha Courtès, Ministre de l’Habitat et du Développement urbain, une délégation de l’Agence Française de Développement (AFD), conduite par Madame Nina Hadji Marie-Sainte, responsable de l’équipe projet à la division « Développement urbain, Aménagement, Logement » au siège de l’AFD à Paris.

Cette audience, tenue le jeudi 24 septembre 2026, s’inscrit dans le cadre de la mission de l’AFD effectuée au Cameroun du 21 au 25 septembre 2026. Elle porte à la fois sur l’identification d’opérations en faveur de la résilience urbaine des villes camerounaises et sur la supervision du portefeuille « Développement urbain » et « Sport & Développement ».

Suivi des programmes en cours

La mission de l’AFD vise notamment à examiner l’état d’avancement de plusieurs programmes mis en œuvre avec l’appui de la coopération française. Il s’agit, entre autres, des différentes phases du programme Capitales Régionales, ainsi que du programme Sport Capitales Régionales (SPORCAP).

À travers ce suivi, les partenaires entendent faire le point sur les actions engagées, les résultats obtenus, les éventuelles difficultés rencontrées et les prochaines étapes nécessaires à la poursuite des projets. La mission constitue également une occasion de renforcer le dialogue entre les institutions camerounaises et l’AFD autour des priorités du développement urbain. Sur ce point l’AFD a exprimé toute sa satisfaction.

Un accent particulier sur SPORCAP

Le programme SPORCAP occupe une place importante dans le portefeuille « Sport & Développement » de l’AFD. Il vise à contribuer au développement d’infrastructures sportives de proximité et au renforcement des acteurs intervenant dans le secteur.

Sa supervision permettra d’apprécier l’évolution du programme et de préciser les actions à engager pour consolider sa mise en œuvre. Au-delà de la construction ou de l’aménagement des équipements, ce programme participe à la promotion d’un sport accessible et intégré au développement des villes et des territoires Bertoua, Garoua, Bafoussam, Maroua et Bamenda.

Vers de nouvelles opérations de résilience urbaine

L’autre volet majeur de la mission concerne l’étude d’identification d’opérations de « résilience urbaine » dans les villes camerounaises.

Cette démarche vise à repérer des projets susceptibles de répondre aux défis liés à la croissance urbaine, aux vulnérabilités des territoires et aux effets des changements climatiques. La délégation a manifesté un intérêt particulier, dans le cadre de cette nouvelle opération, aux travaux de protection des berges du Mayo Kaliao à Maroua

La mission marque notamment le démarrage de la phase terrain de cette étude. Les travaux engagés pourraient permettre de dégager des opérations pouvant bénéficier de financements de l’AFD et du Fonds Vert pour le Climat.

Pour les autorités camerounaises, cette initiative ouvre des perspectives nouvelles en matière d’accompagnement des villes, d’amélioration du cadre de vie et de renforcement de leur capacité à faire face aux risques urbains et climatiques.

Restitution et validation des conclusions

L’audience a également permis d’aborder les conclusions de la mission et les perspectives de leur mise en œuvre. La restitution et la validation des principaux résultats constituent une étape importante dans la consolidation du partenariat entre le Cameroun et l’AFD.

À travers cette mission, l’AFD réaffirme son accompagnement du Cameroun dans des secteurs prioritaires tels que le développement urbain, les infrastructures, le logement et le sport. Les échanges devraient contribuer à mieux orienter les prochaines interventions et à renforcer leur cohérence avec les priorités nationales.

La mission de supervision et d’identification apparaît ainsi comme un cadre de dialogue, de suivi et de préparation de nouvelles actions en faveur du développement durable et résilient des villes camerounaises.

Le dispositif C2D Urbain « Capitales régionales » couvre cinq villes secondaires : Bafoussam, Bertoua, Garoua (Capitales Régionales 1 – CR1), puis Bamenda et Maroua (Capitales Régionales 2 – CR2). L’ensemble des programmes (CR1, CR2 et SPORCAP) représente un budget global d’environ 120 M€, dont 20 M€ pour CR1 phase 2, 90 M€ pour CR2 et 10 M€ pour SPORCAP.

Dans le cadre de CR1, 54 km de routes ont été aménagés en béton compacté au rouleau (BCR) à Bafoussam, Bertoua et Garoua. La voirie de Maroua a été revêtue en béton compacté au rouleau (BCR) et en pavés sur une distance de 15 kilomètres. Il faut ajouter à ces réalisations des équipements marchands, socio collectifs des parcs de loisirs.

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Simon Ebonog affole le marché, Monaco toujours à l’affût

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Simon Ebonog pourrait bien être l’un des milieux camerounais les plus courtisés lors du prochain mercato. À seulement 22 ans, le natif de Yaoundé s’est déjà imposé comme un joueur à suivre.

Actuellement sous contrat avec le Havre AC jusqu’au 30 juin 2029, le milieu de terrain central est estimé à 4,5 millions d’euros par Transfermarkt, un montant qui pourrait encore évoluer au regard de ses performances récentes.

D’après les informations d’Africafoot, l’AS Monaco avait déjà avancé ses pions pour le jeune international camerounais. Le club de la Principauté avait trouvé un accord de principe avec Ebonog afin de préparer un éventuel départ de Lamine Camara. Convaincus par son profil et son impact dans l’entrejeu, les dirigeants monégasques en avaient fait une priorité en fin de mercato.

Mais le scénario ne s’est finalement pas concrétisé. Le départ de Lamine Camara ayant échoué dans les dernières heures du mercato, le transfert d’Ebonog à Monaco a lui aussi été mis de côté. Une décision qui ne signifie toutefois pas que le dossier est définitivement refermé.

Le milieu havrais resterait en effet dans les radars de l’AS Monaco, qui continue de suivre attentivement son évolution. Mais le club monégasque n’est pas seul sur le dossier. Plusieurs formations anglaises et espagnoles auraient également pris des renseignements sur le Camerounais, dont le début de saison n’est pas passé inaperçu.

Avec un contrat courant encore sur plusieurs années et une valeur marchande déjà estimée à plusieurs millions d’euros, Simon Ebonog pourrait ainsi devenir l’une des attractions du prochain mercato. Reste à savoir quel club saura convaincre Le Havre et le jeune milieu de terrain de passer à l’étape supérieure.

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