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Me Alice Nkom déclarée coupable de bris de scellés

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Le Tribunal de Première Instance de Douala a déclaré Me Alice Nkom coupable de bris de scellés ce lundi 21 septembre 2026, dans l’affaire qui l’oppose au Ministère Public et à l’État du Cameroun.

L’éminente avocate et militante des droits humains a écopé d’une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis pendant 5 ans, assortie d’une amende de 500 000 FCFA et de 62 100 FCFA de dépens.

La peine de prison s’appliquera si elle commet une nouvelle infraction durant la période de sursis de 5 ans. Pour ce qui est de la rébellion en coaction (Non coupable) Me Alice Nkom ainsi que la directrice exécutive du REDHAC, Chantal Maximilienne Ngo Mbe, ont été relaxées pour ce chef d’accusation en raison d’un délit non caractérisé.

En raison de son âge, il n’y aura pas de contrainte par corps. La défense dispose de 10 jours pour interjeter appel.

Pour rappel, cette affaire judiciaire découle d’un bras de fer survenu après la suspension, en décembre 2024, du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, pour des motifs de « financement illicite ».

Jugeant cette mesure administrative arbitraire, Me Alice Nkom avait publiquement retiré les scellés apposés sur les bureaux de l’organisation à Douala.

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Pierre Emmanuel Binyam soutient Maurice Kamto et rejette le « dauphinat »

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Pierre Emmanuel Binyam soutient Maurice Kamto et rejette le « dauphinat »
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Pierre Emmanuel Binyam, le candidat déclaré à la présidence du MRC, se montre solidaire avec Maurice Kamto qui dit que le poste de vice-président est une supercherie.

Pierre Emmanuel Binyam est d’accord avec Maurice Kamto pour ce qui est de la nomination d’un vice-président au Cameroun.

« Je suis totalement d’accord avec la pensée du jour du président Maurice Kamto. Aucun dauphinat ne doit être toléré, que ce soit au sein d’une organisation politique ou au sein d’une institution nationale. La démocratie ne saurait s’accommoder de ces méthodes arrangées de dévolution du pouvoir. Les élections libres, crédibles et transparentes demeurent l’unique voie d’accès au pouvoir », a-t-il écrit.

Rappelons que dans sa pensée de ce lundi 21 septembre 2026, Maurice Kamto, le président démissionnaire du MRC, a déclaré que non seulement le poste de vice-président est une supercherie pour le Cameroun, mais aussi un changement anticonstitutionnel.

« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.

Pourtant, Cabrel Libii, le leader du PCRN, a demandé de son côté au chef de l’État Paul Biya de procéder à la nomination d’un vice-président pour mettre fin aux guerres au sommet de l’État.

« MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NOMMEZ VOTRE VICE-PRÉSIDENT ! Le vice-président n’est pas un poste administratif de plus à pourvoir. Nommer votre vice-président, c’est sécuriser votre magistère. Je suis conscient de la crise de confiance qui ronge votre entourage. Cependant, en plus de quatre décennies au sommet de l’État, vous avez une ou deux personnalités qui cochent toutes les cases de la loyauté, de la discrétion et de l’expérience dans la gestion de l’État. Un vice-président de cette nature pourrait aider à atténuer les luttes de succession qui paralysent actuellement l’action collective », a-t-il écrit.

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“Le piège constitutionnel que Paul Biya s’est lui-même tendu”, tribune de Michèle Ndoki

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Michèle Ndoki, avocate camerounaise a publié ce lundi 21 septembre, une tribune sur le poste de Vice-président de la République, non pourvue depuis la révision de la constitution intervenue en avril 2026. Selon cette ancienne militante du MRC, le Chef de l’Etat se serait pris en piège.

Le piège constitutionnel que Paul Biya s’est lui-même tendu
Pendant des décennies, la Constitution camerounaise a été modifiée à plusieurs reprises pour répondre à des calculs politiques. La dernière réforme pourrait, elle, avoir créé un problème que ses auteurs n’avaient pas pleinement anticipé.

En avril 2026, la Constitution a été modifiée pour réintroduire la fonction de vice-président. Au lieu, cependant, qu’il s’agisse d’un colistier élu avec le Président, comme dans toute République digne de ce nom, le vice-président camerounais est nommé par le chef de l’État. Or, si la présidence devient vacante en raison du décès, de la démission ou de l’incapacité permanente du Président, ce vice-président nommé et non élu prend le pouvoir et achève le reste d’un mandat présidentiel qu’il n’a jamais reçu. Pire, l’ancienne obligation d’organiser une nouvelle élection présidentielle dans un délai de 20 à 120 jours imposée au Président du Sénat assurant l’intérim selon la Constitution avant la dernière modification (un élu, lui) a été supprimée.

Cela signifie qu’une personne désignée par la volonté d’un seul citoyen camerounais pourrait, dans certaines circonstances, devenir le Leader en Chef de notre grande et belle Nation sans que les Camerounais ne retournent aux urnes avant la fin du mandat actuel de Paul Biya, commencé en novembre 2025 et courant jusqu’en 2032.

Il existe un aspect encore plus dérangeant dans ce dispositif. En cas d’incapacité permanente, le vice-président peut déclencher la procédure constitutionnelle qui saisit le Conseil constitutionnel. Le vice-président ne peut pas, à lui seul, destituer le Président : c’est le Conseil constitutionnel qui prend la décision déterminante. Il n’empêche que cela place un vice-président nommé par le Chef de l’Etat au cœur d’un processus capable de mettre fin aux fonctions de celui même qui l’aura désigné.

L’indépendance et la neutralité du Conseil constitutionnel du Cameroun ont régulièrement été remises en cause par les acteurs de la scène politique camerounaise. Ses 11 membres sont tous en définitive nommés par le Président de la République, même si leurs candidatures proviennent respectivement de la Présidence, de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil supérieur de la magistrature. Rappelons que lors de l’élection présidentielle contestée de 2025, le Conseil a rejeté les dix recours contestant le scrutin avant de proclamer Paul Biya vainqueur.

Pendant des années, le dispositif institutionnel actuel a peut-être semblé rassurant à ceux qui détenaient déjà le pouvoir. Dès lors cependant que le fauteuil de vice-président sera pourvu, la donne changera. La même institution que beaucoup perçoivent comme destinée à protéger l’ordre établi pourrait un jour être appelée à trancher une question d’incapacité opposant deux centres de pouvoir à l’intérieur même de ce système.

C’est là, à mon sens, que se trouve le piège. La réforme constitutionnelle devait garantir la continuité du pouvoir, mais elle crée aussi un successeur constitutionnel disposant d’un accès direct à la magistrature suprême et d’un rôle dans le déclenchement de la procédure d’incapacité. Cela pourrait expliquer pourquoi, plusieurs mois après la création de cette fonction, aucun vice-président n’a encore été nommé.

Lorsque les constitutions sont modifiées à répétition pour résoudre des problèmes politiques immédiats et/ou personnels, les conséquences n’apparaissent parfois qu’après coup. Le Cameroun pourrait aujourd’hui être confronté à l’une d’entre elles.

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un corps retrouvé enterré dans le domaine d’un pasteur

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un corps retrouvé enterré dans le domaine d’un pasteur
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Un corps en état de momification avancée a été découvert le 19 septembre 2026 à Nkoabang, dans un domaine attribué à Kedi Samuel Kenechukwu, fondateur de Mercy of God Ministry, actuellement recherché.

Selon les premiers éléments recueillis auprès des forces de l’ordre, les fouilles ont permis de mettre au jour, sous une dalle de béton, un cercueil enfoui à environ 1,50 m de profondeur. Le domaine avait déjà fait l’objet d’une perquisition le 9 septembre.

Les enquêteurs y avaient notamment découvert une trentaine de chambres, des véhicules, d’importants stocks de vivres et une fosse. Des investigations se poursuivent pour identifier le corps, déterminer les circonstances du décès et faire la lumière sur les activités menées dans cette propriété.

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