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“Le piège constitutionnel que Paul Biya s’est lui-même tendu”, tribune de Michèle Ndoki

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Michèle Ndoki, avocate camerounaise a publié ce lundi 21 septembre, une tribune sur le poste de Vice-président de la République, non pourvue depuis la révision de la constitution intervenue en avril 2026. Selon cette ancienne militante du MRC, le Chef de l’Etat se serait pris en piège.

Le piège constitutionnel que Paul Biya s’est lui-même tendu
Pendant des décennies, la Constitution camerounaise a été modifiée à plusieurs reprises pour répondre à des calculs politiques. La dernière réforme pourrait, elle, avoir créé un problème que ses auteurs n’avaient pas pleinement anticipé.

En avril 2026, la Constitution a été modifiée pour réintroduire la fonction de vice-président. Au lieu, cependant, qu’il s’agisse d’un colistier élu avec le Président, comme dans toute République digne de ce nom, le vice-président camerounais est nommé par le chef de l’État. Or, si la présidence devient vacante en raison du décès, de la démission ou de l’incapacité permanente du Président, ce vice-président nommé et non élu prend le pouvoir et achève le reste d’un mandat présidentiel qu’il n’a jamais reçu. Pire, l’ancienne obligation d’organiser une nouvelle élection présidentielle dans un délai de 20 à 120 jours imposée au Président du Sénat assurant l’intérim selon la Constitution avant la dernière modification (un élu, lui) a été supprimée.

Cela signifie qu’une personne désignée par la volonté d’un seul citoyen camerounais pourrait, dans certaines circonstances, devenir le Leader en Chef de notre grande et belle Nation sans que les Camerounais ne retournent aux urnes avant la fin du mandat actuel de Paul Biya, commencé en novembre 2025 et courant jusqu’en 2032.

Il existe un aspect encore plus dérangeant dans ce dispositif. En cas d’incapacité permanente, le vice-président peut déclencher la procédure constitutionnelle qui saisit le Conseil constitutionnel. Le vice-président ne peut pas, à lui seul, destituer le Président : c’est le Conseil constitutionnel qui prend la décision déterminante. Il n’empêche que cela place un vice-président nommé par le Chef de l’Etat au cœur d’un processus capable de mettre fin aux fonctions de celui même qui l’aura désigné.

L’indépendance et la neutralité du Conseil constitutionnel du Cameroun ont régulièrement été remises en cause par les acteurs de la scène politique camerounaise. Ses 11 membres sont tous en définitive nommés par le Président de la République, même si leurs candidatures proviennent respectivement de la Présidence, de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil supérieur de la magistrature. Rappelons que lors de l’élection présidentielle contestée de 2025, le Conseil a rejeté les dix recours contestant le scrutin avant de proclamer Paul Biya vainqueur.

Pendant des années, le dispositif institutionnel actuel a peut-être semblé rassurant à ceux qui détenaient déjà le pouvoir. Dès lors cependant que le fauteuil de vice-président sera pourvu, la donne changera. La même institution que beaucoup perçoivent comme destinée à protéger l’ordre établi pourrait un jour être appelée à trancher une question d’incapacité opposant deux centres de pouvoir à l’intérieur même de ce système.

C’est là, à mon sens, que se trouve le piège. La réforme constitutionnelle devait garantir la continuité du pouvoir, mais elle crée aussi un successeur constitutionnel disposant d’un accès direct à la magistrature suprême et d’un rôle dans le déclenchement de la procédure d’incapacité. Cela pourrait expliquer pourquoi, plusieurs mois après la création de cette fonction, aucun vice-président n’a encore été nommé.

Lorsque les constitutions sont modifiées à répétition pour résoudre des problèmes politiques immédiats et/ou personnels, les conséquences n’apparaissent parfois qu’après coup. Le Cameroun pourrait aujourd’hui être confronté à l’une d’entre elles.

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un corps retrouvé enterré dans le domaine d’un pasteur

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un corps retrouvé enterré dans le domaine d’un pasteur
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Un corps en état de momification avancée a été découvert le 19 septembre 2026 à Nkoabang, dans un domaine attribué à Kedi Samuel Kenechukwu, fondateur de Mercy of God Ministry, actuellement recherché.

Selon les premiers éléments recueillis auprès des forces de l’ordre, les fouilles ont permis de mettre au jour, sous une dalle de béton, un cercueil enfoui à environ 1,50 m de profondeur. Le domaine avait déjà fait l’objet d’une perquisition le 9 septembre.

Les enquêteurs y avaient notamment découvert une trentaine de chambres, des véhicules, d’importants stocks de vivres et une fosse. Des investigations se poursuivent pour identifier le corps, déterminer les circonstances du décès et faire la lumière sur les activités menées dans cette propriété.

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Miss Cameroun découvre le prestigieux trophée de la CAN à la FECAFOOT

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Le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) a reçu, ce lundi matin au siège de l’instance, une importante délégation du Comité Miss Cameroun (COMICA), conduite par la nouvelle Miss Cameroun, Maëllys NGO MBOUI.

Dans une atmosphère chaleureuse et conviviale, la nouvelle reine de beauté camerounaise et les autres ambassadrices du COMICA ont eu l’occasion de découvrir de près le prestigieux trophée de la Coupe d’Afrique des Nations remporté par les Lionnes Indomptables.

Un symbole du football féminin camerounais

Bien plus qu’un simple trophée, cette coupe représente un symbole fort de l’excellence et du rayonnement du football féminin camerounais. Cette rencontre entre les représentantes de la beauté nationale et la FECAFOOT a ainsi offert un moment chargé de symboles, autour d’un objet qui rappelle les succès des Lionnes Indomptables sur la scène continentale.

Entre échanges et découverte, Maëllys NGO MBOUI et les ambassadrices de la beauté camerounaise ont pu apprécier la portée de ce trophée, reflet d’une histoire sportive qui continue de marquer le football camerounais.

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250 milliards de FCFA investis, mais l’autoroute peine toujours à être rentable

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250 milliards de FCFA investis, mais l’autoroute peine toujours à être rentable
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Le modèle économique de l’une des infrastructures les plus emblématiques du désenclavement portuaire camerounais continue de vaciller.

Selon l’édition de ce lundi du quotidien L’Économie, China Harbour Engineering Company (CHEC), à travers sa filiale d’exploitation Kribi Highway Management (KHM), reste prise dans une situation financière tendue sur l’autoroute Kribi-Lolabé, quatre ans après son ouverture à la circulation.

Longue de 38,5 kilomètres et reliée par une bretelle de 4,9 kilomètres à la route nationale nᵒ 7, cette voie construite pour desservir le port en eau profonde de Kribi avait coûté 250 milliards de FCFA, financés à 85 % par un prêt de la China Eximbank et à 15 % par CHEC elle-même. Depuis sa mise en service le 29 juillet 2022, le trafic n’a jamais atteint le niveau nécessaire pour couvrir les charges d’exploitation prévues dans le montage contractuel.

Les recettes du péage de Mbeka’a, plusieurs fois pointées du doigt lors des réunions du Comité de suivi du partenariat public-privé, sont demeurées durablement inférieures aux loyers réclamés par KHM au titre de la maintenance courante. L’État camerounais a d’ailleurs déjà dû verser des dizaines de milliards de FCFA à l’exploitant chinois pour compenser une partie des investissements consentis.

D’après L’Économie, des discussions autour d’une révision du contrat signé en décembre 2020 se poursuivent actuellement entre les deux parties, sans qu’une issue n’ait encore été trouvée. Le rendement de l’infrastructure resterait, selon le journal, en deçà des hypothèses qui avaient justifié l’accord entre l’État et l’entreprise chinoise.

Ce dossier illustre les tensions récurrentes qui accompagnent les grands financements chinois d’infrastructures en Afrique centrale, où le décalage entre projections de trafic et réalité économique locale fragilise régulièrement l’équilibre financier des concessions autoroutières.

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